Cycle du carbone

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Environnement2100
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Message par Environnement2100 » 17 mars 2007, 15:19

kraveunn a écrit :Merci Schlumpf pour cette réponse ;)

Pour tiennel : Oui, c'est la vie qui a développée l'oxygène dans les quantités qu'on lui connait et en fait je crois que les premiers organisme a avoir fait de l'oxygène étaient des micro organismes (des bactéries ?)
En effet ; la Terre a même connu des concentrations en oxygène assez étonnantes, allant jusq'à 30 % de l'atmosphère ; nous aurions sans doute des problèmes à vivre avec une telle concentration pendant longtemps. C'est le régime auquel sont soumis les astronautes, ce qui permet de trimballer moins d'azote en orbite. J'ai moi-même vécu quelques heures avec une concentration en oxygène artificielle : comme l'être humain n'a pas de capteur de concentration en oxygène, il est impossible de s'en rendre compte si ce n'est par indices indirects.

Donc, si l'on suit cette logique, le carbone était là avant la vie et en quantité très importante ; la vie s'y est toutefois adaptée et à modifiée (théorie de lovelock) l'atmosphère terrestre pour mieux s'y adapter, prospérer et se complexifier.
C'est un peu l'inverse : le carbone est source de vie, par sa chimie extrêmement riche ; ce n'est qu'après l'arrivée de la vie qu'un choix se fait entre plusieurs comburants ; la Terre a finalement choisi l'oxygène, mais ce n'est pas un choix obligatoire.

Là où je deviens inquiet, c'est jusqu'à quel niveau de CO2 l'écosystème actuel peut il se maintenir en l'état et jusqu'à quel niveau le CO2 peut il grimper ? (grande incertitude sur les stocks fossiles aindant, ce n'est pas facile à évaluer).
C'est précisément la question à laquelle les scientifiques essaient de répondre actuellement.

Beaucoup de plantes résistent très bien à de hautes concentrations en CO2 ; en ce qui concerne les animaux actuels, tu peux tripler la concentration sans que ça pose de gros problèmes.

Le seul problème du CO2 est qu'il provoque une augmentation de la température du globe "mécanique", que l'on peut calculer à partir de sa concentration. Nous ne pouvons rien contre cette augmentation, qui, elle, est la source de toutes sortes de dérèglements du climat, entraînant eux-mêmes des dysfonctionnements des écosystèmes dont nous ne savons pas bien aujourd'hui mesurer les impacts.

Autre question : dans la période préhistorique du monde vivant, les taux de CO2 ont variés et des espèces s'y sont adaptés (la croissance des arbres en a été dopée) ; toutefois, quel a bien pu être le stock maximal de CO2 atteint sous le règne du vivant (complexe) ?
Les plantes sont sans doute le maillon le plus insensible au CO2, ce n'est pas le problème. En revanche, elles sont très sensibles à la température. Tu as du entendre qu'en France cet hiver beaucoup de plantes n'ont pas profité de la trève de l'hiver pour reconstituer leurs ressources, certains arbres produisant des fleurs eu coeur de l'hiver ; on sait que cela signifie un affaiblissement consécutif, avec une récolte de fruits moins bonne en 2007, et une plus grande sensibilité aux maladies. Et pourtant, nous n'en sommes aujourd'hui qu'à +0.6°C.
Trop de mépris entraîne des méprises - Phyvette, ca 2007.

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Message par kraveunn » 17 mars 2007, 15:59

Merci environnement pour tous ces éclaircicements ;)


En gros, j'en déduis donc que nous ne savons franchement pas trop où nous allons avec ces problèmes de RC induits par l'augmentation de CO2 et que nous en sommes, en fait, réduits qu'à ne faire que des supputations. ;)

Tu as raison, le carbone est source de vie sur terre ; ailleurs c'est peut être le silicium ou autre chose ; l'oxygène fut même un poison pour les premiers organismes vivants (et certains organismes contemporains).

Aujourd'hui la situation est différente et le CO2 risque donc d'être plutôt un danger indirecte (via le RC) pour notre confort et peut être notre survie ; que faire si l'on ne peut diminuer les emissions de CO2 ? Comment nous adapter à ce changement ? Bref, quelle serait notre existence dans un tel monde ?

Au sujet des plantes qui n'ont pas pu reconstituer leurs réserves, c'est valable sous nos latitudes et avec nos espèces locales ; ailleurs, d'autres plantes survivent très bien sans hivers ;)

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Message par sceptique » 17 mars 2007, 23:36

Le problème a déjà été abordé : ce n'est pas la variation de concentration du CO2 et le réchauffement induit qui est en cause mais la VITESSE de variation. Car au cours des ages géologiques on a eu des taux de CO2 très différents.
Et ce sont ces variations brutales qui entrainent des extinctions de masse.
Au sujet des plantes qui n'ont pas pu reconstituer leurs réserves, c'est valable sous nos latitudes et avec nos espèces locales ; ailleurs, d'autres plantes survivent très bien sans hivers
Le problème est que dans des régions entières les plantes (et les animaux et les hommes) vont mourir.
En schématisant, une foret peut se déplacer lentement : les arbres font des petits à qq metres. Si le climat se réchauffe une foret tempérée de hetres va migrer au Nord : les arbres au sud dépérissent, ceux du Nord prospèrent. Sauf si c'est trop rapide, auquel cas la foret et son écosystème dispararait.
Dernière modification par sceptique le 26 juin 2007, 21:05, modifié 1 fois.

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Message par Schlumpf » 18 mars 2007, 00:16

j'en déduis donc que nous ne savons franchement pas trop où nous allons avec ces problèmes de RC
je crois que si. Sceptique en donne une bonne interprétation. L'Homme et son biotope ne sont pas "faits" pour vivre des variations brutales en quelques dizaines d'années. C'est là tout le problème...
L'Homo sapiens se conjugue à la première personne du présent irresponsable...

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Message par GillesH38 » 18 mars 2007, 07:37

Schlumpf a écrit :je crois que si. Sceptique en donne une bonne interprétation. L'Homme et son biotope ne sont pas "faits" pour vivre des variations brutales en quelques dizaines d'années. C'est là tout le problème...
Ca dépend ce que tu appelles "fait pour" : il y a eu plein de sécheresses, des mini glaciations, des épidémies, qui ont fait beaucoup de dégats en quelques dizaines, et souvent même quelques années. C'est tout à fait traditionnel, on l'a juste un peu oublié, parce qu'on en a perdu l'habitude.... et on a bien survécu, la preuve!

il est symptomatique que le rapport Stern exprime ça en chiffrant la "perte de PIB" du RC : pouvoir se permettre de chiffrer ça en perte de PIB, c'est déjà du confort de riche. Avant on chiffrait ça en nombre de morts....
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Message par kraveunn » 18 mars 2007, 15:46

energy_isere a écrit :La discussion HS sur le cycle du Carbone initié par des questions (un peu naives) de Kraveun sont rassemblées dans un nouveau fil "Cycle du carbone" dans la section environnement

Merci des contributions pour éclairer Kraveun. ;)
Arrgghh ! Un peu naïves ? aïe ! ça fait mal ; moi qui les croyais pertinentes ;) Enfin, merci à tous de m'avoir éclairé ;)

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Message par sceptique » 18 mars 2007, 20:53

GillesH38 a écrit : Ca dépend ce que tu appelles "fait pour" : il y a eu plein de sécheresses, des mini glaciations, des épidémies, qui ont fait beaucoup de dégats en quelques dizaines, et souvent même quelques années. C'est tout à fait traditionnel, on l'a juste un peu oublié, parce qu'on en a perdu l'habitude.... et on a bien survécu, la preuve!
effectivemment ! au moyen Age des événements comme tu le décris ont anéanti la moitié de la population dans des régions entières ....
Dernière modification par sceptique le 26 juin 2007, 21:06, modifié 1 fois.

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Message par GillesH38 » 19 mars 2007, 07:51

On est bien d'accord. L'humanité a connu en gros trois étages :
* un étage paléolithique, de chasseurs cueilleurs, a quelques dizaines de milliers d'individus.
* un étage agricole, de quelques centaines de millions d'individus.
* un étage industriel, de quelques milliards d'individus.

Le troisième, caractérisé par une abondance d'énergie jamais connue auparavant, a permis à un dixième de l'humanité de vivre dans des conditions ou la plupart des causes de décès anticipés ont été maitrisées.

Nous tous vivons donc dans ce dixième le plus riche de l'age le plus riche qui ait jamais existé. Et cela inclut meme les RMIstes.

C'est ce troisième étage qui est menacé (et d'ailleurs je ne vois pas trop comment il pourrait survivre a la disparition des fossiles). Mais la disparition de l'humanité nécessiterait aussi la disparition du deuxième (c'est à dire en gros de l'intégralité des surfaces arables de la surface du globe), et même du premier (donc de l'intégralité des forêts et milieux naturels abritant du gibier et des plantes comestibles). On en est encore très loin, et ce n'est surement pas la disparition du pétrole ou même de tous les fossiles qui va causer ça!
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Message par energy_isere » 21 mars 2007, 13:13

Les cycles saisonniers du CO2, vus de Mauna Loa

L'amplitude des cycles saisonniers du dioxyde de carbone atmosphérique mesuré à l'observatoire de Mauna Loa (MLO, Hawaï) tend à diminuer depuis le milieu des années 1990.
l' article complet sur Enerzine : http://www.enerzine.com/14/2195+Les-cyc ... -Loa+.html

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Message par energy_isere » 26 juin 2007, 19:59

Les chercheurs réévaluent le rôle des puits de carbone

LE MONDE / 26.06.07

Après les mers, les terres. Après l'Atlantique nord et l'océan Austral, les scientifiques s'aperçoivent que les continents de l'hémisphère Nord n'absorbent pas non plus le dioxyde de carbone (le principal gaz à effet de serre) dans les proportions prévues. D'après une équipe internationale conduite par Scott Denning (université du Colorado), ces régions formeraient un plus petit puits de carbone que ce que les modélisations informatiques laissaient supposer.

Les puits de carbone jouent un rôle important dans la machine climatique, car ils absorbent une partie du CO2 atmosphérique. Sur les 8 milliards de tonnes émises chaque année, 40 % stagnent dans l'atmosphère, 30 % sont absorbés par les océans. Le reste serait consommé par les écosystèmes terrestres, en particulier les arbres.

L'étude, publiée vendredi 22 juin dans Science, s'appuie sur des mesures annuelles effectuées sur plusieurs strates de l'atmosphère, puis comparées à 12 modèles de transport atmosphérique. Avec, pour résultat, une redistribution des cartes : "Avec les informations obtenues grâce à nos échantillons d'air, nous voyons que les modèles surestimaient la quantité d'absorption au Nord et sous-estimaient celle des tropiques", explique Kevin Gurney, coauteur de l'étude.

Les échantillons ont montré que les forêts du Nord n'absorbaient que 1,5 million de tonnes de carbone, et non pas 2,4 millions, et que les forêts tropicales intactes constituaient des puits de carbone plus importants que ce qui était admis jusqu'alors. "Notre étude offre une meilleure compréhension de la façon dont les arbres et autres plantes répondent aux émissions de CO2 liées à l'industrie. Cela va nous permettre de mieux prévoir le changement climatique et d'identifier les stratégies possibles pour en amoindrir les effets", affirme Britton Stephens, un des auteurs de l'article.


LE CAS DE L'OCÉAN AUSTRAL


Ces résultats ont de quoi rasséréner la communauté scientifique, après l'annonce, il y a quelques semaines, de la réduction des capacités d'absorption du principal puits de carbone naturel qu'est l'océan Austral. L'équipe conduite par Corinne Le Quéré (université d'East Anglia-Max Planck Institute) avait conclu qu'à cause du réchauffement climatique, cet océan absorbait de moins en moins de CO2 atmosphérique et qu'en vingt-cinq ans 8 millions de tonnes de carbone n'avaient pas pu y être stockés (Le Monde du 19 mai). "L'étude de Science montre que c'est la répartition des puits qui change, donc cela n'a pas forcément de conséquences sur le bilan global de carbone et ce n'est donc pas forcément une mauvaise nouvelle pour le climat", explique Nicolas Metzl (Locean/IPSL).

Il faut tout de même prendre avec prudence les résultats de cette étude, de l'aveu même d'un de ses auteurs, Philippe Bousquet, chercheur au Laboratoire des sciences du climat et de l'environnement : "On ne donne pas une tendance, c'est une observation à un moment donné. On assiste peut-être à un épiphénomène."

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Message par Pura Vida » 04 juil. 2007, 11:46

De son côté, la revue mensuelle Sciences et Avenir de Juillet 2007 transmet ceci:

Climatologie
Le CO2 s"envole

Rien ne va plus sur le front du CO²: à peine la réunion du GIEC (Groupe International d'Experts sur l'Évolution du Climat) terminée, des chercheurs de l'institut Pierre-Simon-Laplace publient deux articles alarmants (PNAS, mai; Science, 17 mai). D'abord, l'augmentation du taux de CO² dans l'atmosphère dépasse les pires scénarios: de 1,1% par an dans les années 1990, elle est passée à 3% pour la période 2000 à 2005. pourquoi cette accélération? Les pays en voie de développement, Chine et Inde en tête, ne sont pas seuls en cause. Ils sont certes responsables à 73% de la croissance des émissions de CO² en 2004, mais de seulement 41% des émissions totales de la même année. Comme aveuglés par leurs investissements dans les énergies renouvelables, les pays riches fournissent trop peu d'efforts. Par ailleurs, la mondialisation a augmenté les transports.
L'autre résultat se focalise sur la capacité d'absorption du CO² par l'océan Austral. En effet, les océans se comportent comme des "puits de carbone" en assimilant une partie du carbone atmosphérique dans leurs couches superficielles et en le transférant dans les profondeurs sous forme de coquillages. Or, l'océan Austral ne jouerait plus son rôle en raison des effets indirects du réchauffement qui intensifie les vents dans cette région: sans cesse brassée, eaux de surface et eaux profondes, déjà riches en carbone, se mélangent, ce qui diminue la capacité d'absorption en CO² des eaux de surface. Deux nouvelles donnes dont il faut tenir compte dans les modélisations...
A. Kh. et R. M.

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Message par energy_isere » 27 juil. 2007, 01:48

L' Ozone à basse altitude pertuberait l' absorbtion du CO2 par les foréts

Encore une croyance qui s'évanouie. Contrairement à ce que les scientifiques croyaient jusqu'ici, les forêts ne seraient pas les poumons de la planète. Une étude à paraître jeudi dans la revue «Nature» (article payant) remet en cause la capacité d'absorption du dioxyde de carbone(CO2) par les forêts.

Leur efficacité comme «puits», ou réservoirs naturels, de carbone serait très réduite par la concentration excessive d'ozone (O3) dans les basses couches de l'atmosphère, en raison de la pollution.

L'ozone «provoque sur les cellules des feuilles des dommages qui ont un effet négatif sur la pousse de la plante (et) réduisent les taux de photosynthèse», ce qui a une influence sur la quantité de CO2 absorbée par les végétaux, souligne l'équipe britannique qui a réalisé cette première étude sur l'interaction entre ozone et CO2.

«Piéger le carbone»

Donc, «l'impact potentiel d'une élévation future de la présence d'ozone (dans la basse atmosphère) sur la capacité de nombreux écosystèmes à piéger le carbone est important», soulignent les auteurs.

En effet, selon eux, «les effets indirects de l'ozone sur les plantes pourraient contribuer, à l'avenir, de manière plus importante au réchauffement climatique que les effets directs» de ce gaz à effet de serre.

Réchauffement climatique

Un calcul grossier montre que l'effet ozone pourrait ajouter indirectement «environ de 0,5 à 1,25C°» au réchauffement climatique, selon l'un des chercheurs, Stephen Sitch, du Centre Hadley, organe du service de météorologie britannique.

En comparaison, les températures à la surface de la Terre ont augmenté en moyenne de 0,74C° de 1906 à 2005, ce qui a déjà eu pour conséquences une fonte partielle des glaciers et une diminution de la zone de pergélisol ou permafrost. L'ozone est notamment produit par les gaz d'échappement des véhicules.

source : http://www.20minutes.fr/article/172238/ ... de-CO2.php

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Message par mobar » 27 juil. 2007, 10:52

energy_isere a écrit :
L' Ozone à basse altitude pertuberait l' absorbtion du CO2 par les foréts
??? Le carbone contenu dans la biomasse ne proviendrait donc pas du CO2 atmosphèrique?

Pour le coup, là ce serait un scoop, je comprends que l'article soit payant ;) !

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Message par energy_isere » 27 juil. 2007, 13:05

mobar a écrit :
energy_isere a écrit :
L' Ozone à basse altitude pertuberait l' absorbtion du CO2 par les foréts
??? Le carbone contenu dans la biomasse ne proviendrait donc pas du CO2 atmosphèrique?
La formulation du début de l' article est mal foutue à mon avis. (A tel point que j' ai modifié le titre)

Bien evidement que le le carbone de la biomasse provient du CO2 atmosphérique. ce que l' article dit c'est que l' Ozone pertube et ralenti cette absorbtion de nos jours.
Il faut donc comprendre que sans l' Ozone les foréts auraient une capacité d' absorption plus forte du CO2.
;)

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Message par energy_isere » 27 juil. 2007, 13:23

L' article du Monde n'étant pas trés bon, voici l' info en Anglais, trouvé sur EnergyBulletin :
Ozone hampering plants' absorption of carbon dioxide

Pollution seems to limit the ability of flora to offset greenhouse gases.

Rising levels of ozone pollution near the ground are damaging the ability of plants to take up carbon dioxide, reducing their potential to act as a counterbalance to greenhouse gas accumulation, scientists said Wednesday.


When affected by projected high levels of ozone, plants can absorb up to one-third less carbon dioxide than healthy plants, the researchers found.



The finding adds a new component that will have to be factored into climate models used to assess the future effects of global warming, they said.

The study, published online by the journal Nature, was the first to consider the indirect effect of ozone on vegetation.

"It points out a real gap in our knowledge of climate change," said David Karnosky, a global change scientist at Michigan Technological University who was not associated with the study.

Ozone forms when nitrogen oxides and volatile hydrocarbons meet in the presence of sunlight. The precursors to ozone come primarily from the burning of fossil fuels, although plants also emit carbon compounds that can participate in the reaction.

High in the stratosphere, ozone is beneficial, shielding Earth from harmful radiation. In the lower atmosphere, it functions as a greenhouse gas and is an air pollutant that can make it hard for people to breathe.

Ozone pollution is particularly high downwind of industrial areas across the eastern United States, Southern California and parts of Texas.

The gas attacks plants by breaking down their cells, reducing growth and causing premature aging.
(26 July 2007)
Traduc :
Les chercheurs ont trouvés que :
La végétation affectée par des des niveaux elevés d' Ozone de basse altitude est susceptibles d' absorber jusqu' à un tiers de moins de CO2 que la végetation non soumise à pollution.

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