ABC a écrit:
Citer:
pas vraiment : c'est bien évident de toutes façons qu'on n'a aucune mesure passée faite à la précision où on ausculte la température de la Terre aujourd'hui, et donc, il est exclus de reproduire des données mal connues ! un des problèmes fondamentaux de la climatologie est l'évolution de la précision avec laquelle on ausculte les phénomènes, précision qui a évolué en même temps que l'influence anthropique. Par exemple une contribution significative au réchauffement mondial vient de l'évolution des hautes latitudes (Arctique) en hiver, et il est bien évident qu'on n'avait pas de mesure précise de ça avant. On compare donc des données hétérogènes.
Tu tombes dans la confusion climat-météo. La question est de savoir si on peut reproduire des tendances générales, pas la température à Trifouillis-les-oies le 12 Juin 2023 à 17h30.
je n'ai absolument pas parlé de la température de Trifouillis les oies à 17h30, je parle de mesures d'effets comparables à ce qui est observé actuellement, sur des périodes comparables du passé.
Citer:
En plus, on peut comparer le rendu de ces modèles au tendances constatées sur le climat hors réchauffement(puisque c'est cela qui te dérangeait): répartition des différents climats sur la planète, leurs variations saisonnières, la variabilité constatée.Peut-être en regardant dans le détail on trouve des failles, mais je ne vois pas ce qui justifie ton point de vue selon lequel on peut discuter de la fiabilité des modèles à la mode "café du commerce".
quand les modèles diffèrent entre eux d'un facteur 2, et arrivent à des conclusions diamétralement opposées par exemple sur la mousson africaine qui a des conséquences très importantes sur la vie du Sahel, on ne peut pas parler de "détails" : on est juste dans un domaine mal maîtrisé, c'est tout.
Tu ne trouveras d'ailleurs nulle part dans la littérature scientifique ou le GIEC l'assertion que les modèles sont fiables. On se contente de donner leur résultat, c'est tout. Ce n'est que dans la doxa hagiographique construite par les médias à la Huet et Fouccart qu'on va ensuite présenter ça comme une certitude. Le problème n'est donc pas tant scientifique que médiatique.
Citer:
Que de confusions dans ces deux phrases!
1) Entre laisser s'exprimer quelqu'un et lui accorder un important temps d'antenne sans contradiction, il y a comme une marge...
franchement ne regardant presque jamais la télé, je serais bien en peine de savoir de qui, d'Allègre ou des climatologues, a le plus la parole sans être contredit, mais ta phrase s'applique autant aux deux.
Les climatologues seraient fiables si ils étaient neutres par rapport au débat. Malheureusement, la structure actuelle de la recherche, de son évaluation, et de son financement, rendent très improbable cette assertion. Un chercheur doit
a) trouver des sous pour sa recherche
b) qu'on en parle après.
Il est évident qu'ils ont alors tout interêt à la dramatisation de leur sujet de recherche, et si ils n'y participent pas toujours activement, ils la laissent en général complaisamment se développer.
Citer:
5) Lorsque Allègre cite des travaux de chercheurs pour appuyer ses thèses, et que ces même chercheurs jugent que la relation qu'en fait Allègre est fallacieuse, je ne vois pas au nom de quoi des journalistes n'auraient pas le droit(et même le devoir) d'en faire part à leurs lecteurs. Allègre écrit des ouvrages politique(c'est lui même qui l'a dit) et non des articles de recherche, Foucart et Huet font simplement leur boulot lorsqu'ils notent qu'il déforme les données pour assoir son raisonnement.
ce qui n'est pas normal alors, c'est qu'ils passent sous silence les erreurs des climatologues, qui sont elles aussi nombreuses (comme dans toute science je précise).
Citer:
6) Je trouve pour le moins contradictoire, le fait de de dire que des journalistes devraient se garder de prendre partie sur une querelle scientifique, et le fait de contester tout ou une partie de la science du climat en n'étant pas acteur de la recherche dans le domaine.
ils ont tout à fait le droit de prendre parti en fonction de leurs compétences, si ils sont scientifiques. Il n'y pas besoin d'être "acteurs" pour avoir un jugement, basé sur des raisonnements scientifiques. Mais en tant que journaliste scientifique, ils se doivent juste de faire un compte -rendu impartial des uns et des autres.
Citer:
C'est bien pourquoi j'avais parlé d'erreurs indépendantes. Ceci dit, les modèles ne sont pas équivalents, et correspondent à diverses hypothèses. Après, pour l'existence de biais systématiques, on en revient à la question de la validité des modèles et leur capacité à reproduire les climats actuels et passés.
exactement - capacité qui n'a pas été démontrée par des données indépendantes des données modernes.