Mais comment le consommateur même un peu éduqué pourrait-il s'y retrouver?
A ma droite (ben oui, quand même

) le matraquage publicitaire des producteurs. A ma gauche, le message de culpabilisation bien-pensante des "puristes" écolos-diétético-dévelopmendurablo-machinchose.
--> au milieu, j'ai donc une pub où McDo me dit de manger 5 fruits et légumes par jour. Problème: où dois-je les mettre, dans mon hamburger ou dans mes nuggets?
En haut, toujours mes écolos qui me disent de ne pas polluer, d'acheter bio, local, durable, etc... En bas, mon Sarko et ma Lagarde me rappellent que mon pouvoir d'achat est en berne et que cela ne va pas s'arranger.
--> au centre, j'ai des produits certes éthiques mais que je ne peux pas me payer (c'est une image) et M. Leclerc qui en profite pour me fourguer toujours plus de camelote chinetoque à deux balles en m'expliquant qu'il lutte pour mon pouvoir d'achat.
Et si j'ajoute que dans le domaine du mieux consommer (bio, éthique, DD etc) quand vous avez 3 écolos vous à un instant t 7 opinions, chacune étant susceptible d'évoluer-assez vite- dans le temps et de produire de nouvelles variantes, oui il y a de quoi devenir fou.
Et l'arme fatale pour s'en sortir n'est pas toujours le bon sens, tout simplement parce qu'on a souvent affaire à des démarches différentes pour évaluer une situation, chacune respectable, mais aboutissant in fine à des conclusions opposées suivant qu'on privilégie tel ou tel aspect.
Perso j'ai résolu le problème (sauf pour la bouffe), je n'achète plus rien ou presque: mes chaussures ont 8 ans et je les fais ressemeler, ma TV a 20 ans est cela fait 2 fois qu'un petit réparateur la sauve pour trois fois rien, mes costumes durent des années, ma bagnole la plus récente a 9 ans, mon ordi 4 ans1/2 et je l'upgrade,... Y'a que la bouffe (et l'essence!) où je me lâche...