[Acteurs] IFP ( Institut Francais du Pétrole )

Toute l'acualité, discutée à la lumière de la déplétion des réserves d'hydrocarbures.

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Eric
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[Acteurs] IFP ( Institut Francais du Pétrole )

Message par Eric » 03 sept. 2004, 10:49

L'Institut Français du Pétrole a établis 3 scénarios pour 2005. Ces scénarios sont :

- la poursuite de la tendance actuelle
- un nouveau choc pétrolier
- un atterrissage en douceur

(D'après ce que je comprends, "l'atterrissage en douceur" est une crise assez importante pour ralentir la demande en pétrole, mais insuffisante pour être qualifiée de choc pétrolier. Pour résumer, c'est une récession.)

De façon étonnante, ils ne poussent pas plus loin leur analyse. Même si le choc pétrolier est évité en 2005, en sera t-il de même en 2006 ? Et l'année d'aprés ? Et la suivante ?

Voici le texte complet du communiqué :

Évolution des prix du pétrole : les scénarios de l'IFP


Les cours du pétrole brut sur les marchés internationaux atteignent, en monnaie courante, des valeurs sans précédent. Pour la première fois, le prix du baril de WTI à New York a dépassé le seuil de 45 $ et le prix du baril de Brent à Londres le seuil de 42 $. L'IFP propose l'analyse des facteurs à l'origine de cette situation et un panorama des scénarios d'évolution possibles.


L'analyse

1. Les fondamentaux macro-économiques, qui influencent directement les marchés de matières premières en général et de l'énergie en particulier, bénéficient depuis 2003 de deux soutiens majeurs :
a) la croissance économique chinoise, qui reste proche de 7 à 8 % en rythme annuel, stimulée par une industrialisation rapide (associée à des coûts de main d'oeuvre très bas) et par la diffusion rapide dans les provinces les plus avancées de modes de consommation de masse sur le modèle occidental (le parc automobile a augmenté de 50 % depuis 2000). L'activité chinoise explique en grande partie le regain de dynamisme tant du Japon que de l'ensemble de l'Asie du Sud-Est.
b) la croissance économique américaine stimulée par une politique monétaire volontariste visant à soutenir la consommation directement via des taux d'intérêt historiquement faibles et indirectement via la restauration des marges bénéficiaires des entreprises et le cercle vertueux des créations d'emplois.

2. Depuis le second semestre 2003, toutes les régions du monde présentent simultanément une croissance de la demande pétrolière très supérieure à la tendance historique depuis le contre-choc de 1986. Les estimations concernant la demande mondiale en 2004 ont été massivement revues à la hausse au cours des derniers mois pour s'établir actuellement à 82 mb/j, soit une croissance de 2,6 mb/j par rapport à 2003 à comparer à la moyenne de 1,3 mb/j entre 1989 et 2002. La zone Asie et les États-Unis sont les premiers contributeurs et représentent 67 % de la croissance de la demande pétrolière mondiale depuis 2002.

3. La croissance rapide de la demande pétrolière mondiale depuis 18 mois s'est traduite par l'érosion des capacités de production de pétrole brut excédentaires localisées dans les seuls pays producteurs de l'OPEP : de 4,6 mb/j en moyenne en 2002 à moins de 2 mb/j en moyenne en 2003, puis 1 mb/j environ au cours du 2e trimestre 2004.

4. Le marché pétrolier a été caractérisé depuis 1990 par des capacités excédentaires détenues par l'OPEP représentant 5 à 7 % en moyenne du total des capacités mondiales, assurant à l'OPEP une faculté de régulation à la hausse comme à la baisse, ce qui a contribué à une stabilisation du prix moyen du baril entre 18 et 20 $. Des capacités excédentaires plus faibles, de l'ordre de 2 à 3 % en moyenne, et ponctuellement proches de 1 %, ont directement contribué aux niveaux de prix élevés observés en 2000, 2003 et 2004.

5. Dans le contexte actuel de quasi-saturation des capacités de production, l'OPEP perd son pouvoir de producteur d'appoint et de régulateur. Il en découle deux conséquences :
a) les décisions de l'OPEP relatives aux quotas de production perdent toute signification aussi longtemps que des capacités excédentaires représentant 3 à 4 % du total des capacités ne sont pas restaurées. Dans les circonstances actuelles, la capacité de l'OPEP à enrayer la hausse du prix du brut est très faible.
b) tout événement susceptible de perturber les approvisionnements pétroliers qui ne pourrait être contrebalancé par les capacités excédentaires de l'OPEP provoque immédiatement une hausse de prix brutale et significative.

6. Les facteurs de déstabilisation du marché pétrolier se sont multipliés depuis janvier 2004 et concernent les plus importants pays producteurs :
a) perturbations avérées des approvisionnements : actions de sabotages récurrentes en Irak sur les pipelines d'exportation, conflits sociaux au Nigeria ;

b) perturbations anticipées des approvisionnements : attentats en Arabie Saoudite, menaces sur la production de la compagnie russe Youkos par suite du contentieux avec le gouvernement russe, tensions politiques au Venezuela.

7. Les niveaux absolus de stocks pétroliers aux États-Unis et en Europe se situent toujours dans le bas de la fourchette historique, même s'ils sont actuellement supérieurs à ce qu'ils étaient en 2000 et 2003. Ces niveaux sont toutefois faibles au regard de la vigueur de la demande.

La hausse du prix du baril de brut depuis début juillet reflète la perception de fondamentaux tendus et de menaces crédibles sur les approvisionnements sans dimension spéculative particulière. Les premiers signes de pressions inflationnistes dans les pays importateurs de l'OCDE amènent à s'interroger sur la durée de la situation actuelle et à évoquer les perspectives pour les prochains 18 mois.


Les perspectives pour fin 2004 et 2005

À court terme, les facteurs décisifs dans l'évolution des prix sont la croissance de la demande, le taux d'utilisation des capacités de production et de raffinage et les facteurs exogènes (géopolitique, conditions climatiques hivernales dans l'hémisphère nord, événements ponctuels comme les ouragans dans le Golfe du Mexique). Quel que soit le scénario retenu, la production non-OPEP devrait maintenir une croissance globale de 1 mb/j par an en 2004 et 2005 pour atteindre 50 à 51 mb/j.

L'IFP propose trois scénarios différenciés à l'horizon 2005 selon les facteurs dominants du marché : une demande toujours vigoureuse dans un contexte géopolitique détendu (la poursuite de la tendance actuelle), une rupture significative et durable des exportations affectant un grand pays producteur (un nouveau choc pétrolier), un fort ralentissement de la demande pétrolière illustrant les interactions entre énergie et situation macroéconomique (l'atterrissage en douceur).

· Scénario de référence : la poursuite de la tendance actuelle
Aucune perturbation des approvisionnements physiques n'est observée : la situation se normalise au Venezuela, l'Irak conserve un volume d'exportations au moins égal à celui du début de l'année 2004, le contentieux de la compagnie Youkos trouve une issue et le volume de la production russe n'est pas affecté, la situation interne de l'Arabie Saoudite reste stable. Les conditions climatiques de l'hiver 2004-2005 sont normales aux États-Unis et en Europe. Le marché gazier américain bénéficie de niveaux de stockages suffisamment élevés pour conserver le prix du gaz en deçà de 6 $/MBtu. La demande pétrolière mondiale conserve un rythme de croissance soutenu de l'ordre de 1,5 mb/j, mais inférieur à celui des 12 derniers mois, traduisant les premiers signes de réaction à la période de prix supérieurs à 35 $ (WTI) depuis plus de 8 mois. Le pic de consommation hivernal s'établit entre 82 et 83 mb/j si une saisonnalité normale est respectée. La saturation des capacités de l'OPEP, en dépit d'un ultime effort de la part de l'Arabie Saoudite qui produit près de 10,5 mb/j, ne permet toutefois pas de reconstituer les stocks de brut et de produits raffinés au-delà des niveaux moyens des 4 à 5 dernières années. La prime de risque associée aux facteurs géopolitiques tend à diminuer, mais le marché demeure susceptible de réagir avec nervosité à tout imprévu : le prix du baril de brut (WTI) évolue dans une fourchette de 35 à 40 $. Les indices de prix à la consommation des pays les plus développés s'établissent à 2,5 % environ et amènent les banques centrales à retarder la baisse des taux (Europe), voire à les relever graduellement (États-Unis).

· Scénario de crise : un nouveau choc pétrolier
L'un des grands pays exportateurs est l'objet d'une déstabilisation majeure affectant durablement les volumes exportés : attentats visant les infrastructures pétrolières (pipelines reliant les principaux terminaux d'exportation, sites de production, tankers) en Arabie Saoudite, chaos généralisé en Irak, troubles politiques au Venezuela... L'offre n'est plus en mesure de satisfaire la demande à l'occasion du pic de consommation hivernal. Les stocks pétroliers dans les grands pays consommateurs atteignent les niveaux les plus bas jamais observés. En dépit de l'utilisation concertée d'une fraction des stocks stratégiques, le prix du baril atteint les valeurs synonymes de choc pétrolier en 1979-1982 (80 $ de 2003). Plusieurs secteurs économiques subissent une hausse violente des coûts de production : transports aériens et terrestres, agriculture, chimie. La hausse du prix du baril se propage aux autres marchés énergétiques (gaz, charbon, électricité) et génère une volatilité qui s'auto-alimente. L'inflation est multipliée au minimum par un facteur 2. Les marchés financiers plongent et nourrissent des anticipations très négatives de la part des entreprises et des ménages. La croissance économique mondiale est immédiatement affectée.

· Scénario de modération de la demande : l'atterrissage en douceur
Aucun événement ne perturbe la production et les exportations des grands pays producteurs. La Chine, principal pilier de la croissance mondiale et asiatique en particulier, voit sa demande énergétique ralentir fortement sous l'effet de plusieurs facteurs internes : libéralisation des prix à la consommation, apparition de goulets d'étranglement, notamment dans la logistique, arrêt de la politique de stockage, mesures d'économies d'énergie drastiques. La demande pétrolière aux États-Unis stagne, répondant à retardement aux hausses de prix des derniers mois. Les autres pays occidentaux et les pays asiatiques suivent. La croissance de la demande pétrolière mondiale s'établit à environ 1 mb/j. Le retour de capacités de production excédentaires au sein de l'OPEP, de l'ordre de 2 % des capacités mondiales, et une certaine reconstitution des stocks dans les pays de l'OCDE ramènent le prix du baril (WTI) vers 30 $. La tendance baissière par rapport à 2003 et début 2004 relance le débat de l'objectif de prix de l'OPEP et des tensions internes à l'organisation dans l'attribution et le respect des quotas de production. La question des capacités de production n'est plus jugée prioritaire à court terme.


Chacun des trois scénarios présentés propose une vision cohérente, mais simplifiée, du champ des possibles. L'histoire enseigne que le marché pétrolier subit l'influence de facteurs multiples et, pour certains, indépendants et qu'il peut évoluer très rapidement d'une situation d'abondance à une situation de pénurie et vice-versa. La situation que nous observerons jusqu'en 2005 pourrait traverser des périodes relevant de ces trois scénarios. Il reste à espérer que nous saurons éviter le scénario de choc pétrolier.

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Message par mahiahi » 10 oct. 2004, 13:13

Le même IFP fait à présent l'apologie des moteurs mixtes essence/gaz naturel : une solution en attendant les énergies renouvelables?

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L'IFP croit au Père Noël

Message par Oilive » 01 juin 2005, 17:36

j'ai entendu cet après-midi sur France Info une intervention d'analyste de l'IFP qui parlait des réserves de pétrole : on n'en aurait pas pour 40ans mais pour "au moins 100 ans". Et que je t'en rajoute sur les merveilles technologiques... taux de récupération à 50%... forages à -6000 mètres... plateforme en matériaux composites... blablabla

Au delà des 100 ans de ratio R/P annoncés qu'on croirait sortis de l'USGS, ce qui décrédibilise ce genre de discours c'est de parler de volumes en réserve et pas de problème de débit. Et puis, pas un mot sur les coûts d'investissement et d'exploitation, qui pourtant nécessitent des prix élevés du baril sur le long terme.

On vous le dit et le répète : "y a qu'a tourner le robinet et puis ça coule"

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Message par dubyda » 01 juin 2005, 22:56

J'ai du mal à comprendre autant de disparités dans les opinions. Soit les industriels sont complètements mégalos ce que j'ai du mal à croire, soit nous autres sommes des terroristes. Je veux bien qu'il y ait des théories contracdictoires mais là, c'est franchement les antipodes!! De tout ce que je lis sur ce forum ou d'autres, j'ai l'impression que chaque église pousse à l'extreme ses opinions. Me trompai-je?? :shock:

Renaud
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Message par Renaud » 01 juin 2005, 23:22

Je ressens exactement la même chose.
Les sons de cloche sont tous complètement différents, c'est pour cela je pense que sur le forum, l'idée de faire un tri parmi les estimations et les chiffres est souvent revenue ces derniers temps...

Mais je trouve quand même que l'IFP fait très fort !

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Message par jerome » 02 juin 2005, 10:23

C'est pour ça que j'avais créé le fil sur la synthèse des dates du peak.
Je vais de ce pas rajouter la date de l'IFP avec une crédibilité de 0%

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Sylvain
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Re: L'IFP croit au Père Noël

Message par Sylvain » 02 juin 2005, 11:02

Oilive a écrit :une intervention d'analyste de l'IFP qui parlait des réserves de pétrole : on n'en aurait pas pour 40ans mais pour "au moins 100 ans".
Cette personne essaie peut-être de sauver son poste : si les gens comprennent que le pétrole va aller décroissant, un Institut Français du Pétrole serait de moins en moins utile.

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jerome
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Message par jerome » 02 juin 2005, 13:57

Ou alors ils se transformeront en IFP : Information sur la Faillite Pétrolière...
Dernière modification par jerome le 02 juin 2005, 16:49, modifié 1 fois.

Renaud
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Message par Renaud » 02 juin 2005, 14:37

mdr

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Message par Devenson » 02 juin 2005, 15:01

Je ne suis pas d'accord avec vous. L'IFP est un des seuls organismes officiels à offrir un point de vue honnête l'évolution de l'offre et de la demande pétrolière.
C'est dans les locaux de l'IFP que s'est tenu le 2eme congrès de l'Aspo.

Je vous invite à consulter les quelques documents en consultation libre sur leur site : http://www.ifp.fr/IFP/fr/fa.htm
Par exemple leurs analyses sur le prix du pétrole (aout 2004 et mars 2005) me semblent assez réalistes et lucides.
Leur document "Panorama 2004" présente les diverses dates de prévision du "peak oil" dont celles de l'Aspo.

A l'IFP, j'imagine que s'opposent aussi les économistes (que l'on entend le plus, il est vrai) et les géologues. A ce sujet, pour essayer de comprendre le point de vue (faussé) de la plupart des économistes, un texte intéressant d'un "économiste converti" :
http://321energy.com/editorials/banks/banks052905.html

epe
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lire entre les lignes

Message par epe » 23 juin 2005, 21:55

intéressant ce rapport de l'IFP http://www.ifp.fr//IFP/fr/espacepresse/ ... ements.pdf

Les réserves récupérables de pétrole dit «conventionnel» sont estimées à environ 1000 milliards de barils. Ce chiffre est à comparer aux quelques 4500 à 5000 milliards de barils restant dans les gisements qui ont été découverts. Il signifie que les trois quarts des ressources encore disponibles ne seront probablement pas ramenées à la surface. Elles resteront enfouies dans le sous-sol, si l on n arrive pas à modifier les conditions actuelles de la production.

On ne peut être plus clair

Le taux de récupération varie d un gisement à l autre. En tenant compte du pétrole déjà produit dans les gisements connus (910 milliards de barils), il s établit en moyenne à 35 %.
Récupération primaire
«Pour récupérer le maximum de pétrole il faut régler le robinet » «En voulant produire trop vite, on risquerait de dépasser le «point de bulle» et de ne récupérer que du gaz, tandis que le pétrole resterait au fond. Ou bien, si l épaisseur du réservoir est faible, c est de l eau qui risque de remonter, bloquant elle aussi la venue du pétrole».


Il est donc exclu d'accélérer l'extraction primaire là où c'est encore possible pour répondre à la demande

Le taux récupération primaire se situe entre 5 % et 10 % pour les bruts extra-lourds comme ceux de l Orénoque au Venezuela, par exemple. Il peut atteindre 25% sur certains gisements de la mer du Nord contenant un pétrole léger, très fluide. on ne laisse pas la récupération primaire aller jusqu à son terme, car cela compromettrait les phases suivantes »



Récupération secondaire
on va injecter des fluides dans le gisement, en premier lieu de l eau ou du gaz.
Ces procédés de récupération secondaire interviennent pour les deux tiers des quantités de brut produites dans le monde. En effet dans certains gisements, notamment au Moyen-Orient, des taux de récupération de 60% par injection d'eau sont observés. Néanmoins le taux de récupération moyen par injection secondaire est de l'ordre de 20 %.


Supposant qu'on exploite prioritairement le pétrole le moins cher à produire, si 60% de la production est déjà assurée par de la récupération secondaire, ça donne une vague idée de l'état des gisements, y compris au moyen orient

Récupération tertiaire
Les procédés de récupération tertiaire font appel à des méthodes nouvelles ou déjà connues, mais réadaptées grâce à l'évolution des technologies. Ils n interviennent que dans la production d environ 2 millions de barils par jour actuellement, soit à peine 2 % de la production mondiale. Ce sont des procédés qui sont généralement mis en Suvre dans les dernières phases de la vie d un gisement.
Injection de polymères
(exemple en Chine sur le champ de Daqing où l'IFP a réalisé, il y a plus de vingt ans, les première études d'injection de polymères pour la société chinoise Petrochina, qui a depuis poursuivi les opérations).
Injection de CO2
Cette technique a notamment été utilisée en Turquie au cours des vingt dernières années
Elle a également été employée dans le sud des Etats-Unis.
Un grand projet de récupération de brut par injection de CO2 est en cours à Weyburn au Canada.
Injection de vapeur
C est une méthode qui est utilisée au Canada


Ca fait donc vingt ans qu'on a commencé à mettre en oeuvre les techniques de récupération tertiaire! :shock:

Oxydation et combustion in situ
Une autre technique est envisagée pour récupérer les bruts légers ou plus lourds : réchauffer la roche en faisant brûler une partie du pétrole dans le gisement lui-même. Ce sont les fractions les plus lourdes du pétrole qui brûlent (5% à 10 % du brut contenu)


On en brûle une partie pour racler les dernières gouttes. Génial! :-(

Environ 300 opérations de ce type ont déjà été tentées dans le monde. La moitié se sont traduites par des succès techniques, parmi lesquelles une moitié encore ont été, en outre, des succès économiques.

Formidable!:evil:

Le monitoring des incertitudes
Les ingénieurs du pétrole le répètent à l envi : on commence à avoir une bonne connaissance du gisement quand il est presque épuisé


Merci de nous rassurer! 8-)

diego
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Message par diego » 16 nov. 2005, 22:04

De retour des catacombes, j'exhume ce rapport de l'IFP.

Une question, combien de fois l'OPEP a-t-elle promit d'augmenter sa production depuis cette date(septembre 2004)?cinq six?de 500 000 barils/jour à chaque fois?Je ne sais pas s'il l'ont fait, plus après Katrina en tout cas.
cf
La saturation des capacités de l'OPEP, en dépit d'un ultime effort de la part de l'Arabie Saoudite qui produit près de 10,5 mb/j, ne permet toutefois pas de reconstituer les stocks de brut et de produits raffinés au-delà des niveaux moyens des 4 à 5 dernières années

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Message par epe » 17 nov. 2005, 10:37

C'est une bonne question. Ce qui me surprend le plus c'est qu'entre la situation avec un pétrole à près de 70$, au moment où les marchés boursiers craignaient la pénurie à court terme, et la situation actuelle avec un pétrole revenu aux alentours de 55$, fondamentalement rien n'a changé.
Le discours de l'OPEP, qui annonce des marges entre 1 et 2 millions de barils par jour, pratiquement pour la seule Arabie Saoudite, et dans un pétrole dont personne ne veut, est en fait assez constant.
L'Arabie Saoudite annonce toujours une extention de ses capacités de production d'1,5 millions de barils par jour à l'horizon 2009, mais commence à laisser filtrer des informations comme quoi un retard est prévisible.
Dans le même temps, si la vitesse d'augmentation de la demande a ralenti, elle augmente toujours et l'AIE continue de mettre la pression sur les pays de l'OPEP, les seuls selon eux à pouvoir faire face à cette augmentation (le scenario selon lequel la part OPEP dans la production mondiale ne va cesser d'augmenter est toujours valide pour l'AIE)
Mais qui? Le discours de l'Arabie Saoudite, à la vérité sur ses réserves près, est beaucoup plus raisonnable que les projections de l'AIE, le Koweit semble mal engagé avec le déclin de son champ majeur, le Vénézuela n'annonce plus aucune marge, l'Iran, au cas où il aurait encore des marges utilise le pétrole comme arme politique, l'Indonésie espère tout au plus ralentir son déclin, l'Irak, faut voir l'état des champs si la situation se calme à terme (discours optimiste là :-P )...
Bref, je ne vois pas de différence entre la situation au mois de juin et aujourd'hui. La production augmente encore, donc on n'est pas encore au peak oil proprement dit, mais la demande augmente toujours en parallèle et reste toujours aussi proche de l'offre, sans être à l'abri du moindre incident géopolitique avec pénurie à la clé.
-Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
Les Shadoks

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L'IFP change de discours.

Message par kouack » 05 janv. 2006, 12:15

...
Dernière modification par kouack le 18 avr. 2008, 15:28, modifié 1 fois.

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Message par greenchris » 05 janv. 2006, 12:27

Oui, l'ASPO est donnée en tête des liens.
:shock:
Le charbon et le gaz prendront sa place (temporairement).
Dans l'ordre, Sobriété, Efficacité et enfin Renouvelables (negawatt).
Attention aux utopies techniques (Global Chance)

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