[Acteurs] OPEP : actualités de l'OPEP, quotas...

Toute l'acualité, discutée à la lumière de la déplétion des réserves d'hydrocarbures.

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[Acteurs] OPEP : actualités de l'OPEP, quotas...

Message par PRODENT » 09 déc. 2004, 16:19

LE CAIRE, 9 déc (AFP)
L'Opep s'inquiète de la baisse des cours et prépare sa riposte

Inquiète de la brutale dégringolade des cours du pétrole depuis une semaine, l'Opep pourrait tenter d'y mettre un frein en abaissant sa production, une solution réclamée par plusieurs de ses pays membres à la veille d'une réunion du cartel au Caire.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) se réunit vendredi pour décider de sa stratégie au cours des mois à venir, alors que les cours ont dégringolé de plus de 15% en l'espace d'une semaine, et sont inférieurs de 25% aux sommets atteints fin octobre.

Ils remontaient toutefois quelque peu jeudi après la publication de statistiques américaines de stocks de pétrole jugées un peu décevantes, à un peu plus de 42 dollars le baril de "light sweet crude" (brut léger non sulfureux) à Singapour.

"Après la forte chute des cours toutes ces dernières semaines (...) je pense qu'à cette réunion nous devons d'abord arrêter toute surproduction", a déclaré le ministre de l'Energie koweïtien, cheikh Ahmed Fahd Al-Ahmed Al-Sabah, peu avant son départ pour Le Caire jeudi matin.

Le cartel pourrait décider d'anticiper sur la baisse saisonnière de la demande attendue au deuxième trimestre en annonçant une baisse de sa production entrant en vigueur en janvier, février ou mars.

L'Opep fournit actuellement environ 28 millions de barils par jour (hors Irak, exclu du système de quotas), pour un plafond officiel de 27 mbj. C'est ce dépassement de 1 mbj que certains pays appellent à annuler.

Le cartel produit environ 40% du pétrole consommé mondialement, et pompe depuis des mois à un niveau proche de son maximum, qui est aussi le plus haut depuis 25 ans.

Avant le Koweït, la Libye, l'Iran et le Venezuela avaient défendu une position semblable, appelant soit à un respect strict du quota, soit à une baisse du plafond. Les Emirats Arabes Unis y seraient également favorables.

Mais l'Arabie saoudite, chef de file du cartel et pays le plus écouté des marchés, a de son côté soufflé le chaud et le froid, faisant douter les opérateurs de l'issue réelle de la réunion.

"L'hiver est en train d'arriver, notre fourchette (de prix de référence) est toujours 22-28 (dollars), alors pourquoi devrions-nous faire quoi que ce soit. (...) Le panier de l'Opep est encore à 33 (USD), l'hiver n'a même pas commencé dans le Nord-Est" américain, a-t-il dit mercredi, suggérant ainsi qu'il était en faveur d'un statu quo.

Mais il a ajouté: "notre objectif est de maintenir l'équilibre du marché, et une action doit donc avoir lieu pour stabiliser le marché": ces propos semblent au contraire ouvrir la porte à une baisse de production.

Jeudi, M. Al-Nouaïmi s'est contenté de dire qu'il n'avait "absolument pas" d'idée préconçue. "Vous pensez que nous venons avec une idée déjà fixée: ce n'est pas le cas. Nous venons l'esprit ouvert, nous étudions les données (du marché) et nous décidons en fonction de cela", a-t-il dit.

Les intérêts des 11 pays membres de l'Opep divergent dans la mesure où certains ont à coeur de défendre leur part de marché, tandis que certains se préoccupent surtout de l'évolution présente des cours, a expliqué un haut responsable de l'Opep sous couvert d'anonymat.

Selon une analyste présente en marge de la réunion au Caire, l'Opep va quoiqu'il arrive lancer "un signal au marché pour mettre un plancher sous les prix" et empêcher la poursuite de la chute observée la semaine dernière.

Le cours actuel du panier (composé de sept types de bruts différents) est actuellement à 34 dollars environ. Or, "avec la dévaluation du dollar, ce prix correspond au haut de la fourchette antérieure", souligne cette analyste, qui n'exclut une annonce anticipée d'une baisse de quota valable dans plusieurs mois.

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Message par Eric » 09 déc. 2004, 17:37

deux remarques :

- C'est précisément parce que les pays producteurs de pétrole voulaient gagner plus d'argent qu'ils ont réduit leur production voici 30 ans, conduisant ainsi au premier choc pétrolier.

- Il est possible qu'ils fassent en partie vertue d'une nécessité. S'ils ont du mal à maintenir la production actuelle, ils ont tout intérêt à faire croire que cette réduction est volontaire.

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Message par PRODENT » 10 déc. 2004, 08:40

Dans un sens, cette organisation est mal récompensée de ces efforts, en remettant en marche des installations coûteuses.

Dès que cet objectif est atteint, les cours plongent (provisoirement ;-) et le $ avec! :D

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Message par PRODENT » 10 déc. 2004, 08:56

Le chef de file de l'OPEP prends position, c'est décisif à mon avis :

Opep: Arabie pour réduction production et frein chute des prix
LE CAIRE, 10 déc (AFP)

L'Arabie Saoudite est pour une réduction de la production de pétrole pour résorber le surplus et freiner la chute des prix, a déclaré le ministre du Pétrole saoudien Ali al-Nouaïmi au quotidien Al-Hayat, dans un entretien publié quelques heures avant une réunion cruciale de l'Opep.

"Le marché pétrolier a commencé à connaître une instabilité dans les prix qui ont amorcé un glissement vers le bas, en raison d'une offre plus importante que la demande et de la reconstitution de stocks", a indiqué le ministre.

"Notre inquiétude est que la reconstitution des stocks atteigne des niveaux qui vont influer négativement sur les prix. C'est la raison pour laquelle il faut prendre une mesure préventive pour résorber le surplus d'offre pétrolière estimée aujourd'hui à environ un million de barils par jour. Il est important aussi d'éviter l'effondrement des prix", a ajouté le ministre saoudien.
© 2004 AFP

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Et voici le rapport mensuel de l'OPEP

Message par manub » 17 févr. 2005, 20:02

le rapport mensuel de l'OPEP est sorti hier et c'est pas brillant.

leur prévision sur la demande mondiale est en hausse de 80000 b/j par rapport à janvier. , ils le mettent maintenant à 1,73mb/j, un peu supérieur à celui de l'AIE qui le met à 1,52 mb/j.

Ils s'inquiètent de la balance entre la demande et l'offre pour le quatrième trimestre 2005 vu qu'ils auront à fournir, au vu des chiffres d'aujourd'hui, 30,1mb/j, ce qui correspond à leur maximum de capacité qu'ils ont atteint en octobre. de plus, cette projection est en hausse de 630 000 b/j par rapport à leur prévision de janvier et de 1,21mb/j par rapport à celui de décembre!

Apparemment, l'AIE mettrait la capacité de l'OPEP à 31,5 mb/j à la moitié de l'année 2005. Mais l'OPEP sera mise à rude épreuve. Il ne faudra pas de problème, pas de guerre, par de grève, pas d'accident, pas de chute brutale de production. mais peut-être que l'Irak pourra sauver la mise...

De plus, ils revoient à la baisse les prévisions de croissance de la production non-opep de 13000 b/j pour 2005, toujours par rapport à janvier surtout à cause de la Russie. cela rejoint aussi le rapport de l'AIE.

On sait maintenant qu'il va y avoir des problèmes à la fin de l'année mais si la situation se détériore an cours de l'année comme cela semble en prendre le chemin, alors ce sera plus tôt, peut-être cet été.

Et pour fêter çà, le Nymex a pris 1$ à 48$ le barril. Mais maintenant, çà semble presque normal...
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Message par PRODENT » 17 févr. 2005, 21:08

:-(

C'est inquiétant à court terme ; en effet, c'est une crise de la demande qui a provoqué la hausse des cours du brut l'an dernier. Viendrait donc très vite une crise de l'offre, dépassant les prévisions les plus pessimistes de l'ASPO:!:

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Est -ce une crise de l'offre ou de la demande?

Message par manub » 18 févr. 2005, 15:09

C'est vrai que la demande a augmenté de presque 4% sur l'année. c'est considérable. c'est vrai aussi que c'est plus que les scénarios les plus pessimistes et avec une telle progression, on use toutes nos cartouches.

cependant, précédemment, l'OPEP avait pour mission de mantenir les prix dans la fourchette des 22-28$ le barril. c'était donc l'offre qui guidait les prix.

la nouveauté de l'année dernière était donc que l'OPEP ne pouvait plus assurer son rôle de régulateur des prix. C'est la demande qui a prit le dessus et qui guide les prix. l'offre tente de suivre. Cette année, la demande va continuer à guider les prix et cela continuera tant qu'on aura pas eu une grosse récession.

Mais l'étape supplémentaire à ce retournement de situation, c'est quand l'offre ne pourra suivre la demande et c'est à ce moment là que les prix
vont devenir vraiment incontrolâbles.

cependant, l'offre continuera peut-être à augmenter. Ensuite, on aura le peak oil conventionnel puis le peak oil tout liquide.

peut être, la demande qui depasse l'offre cette année, le peakoil conventionnel au début de l'année prochaine puis le peak oil tout liquide en 2007.

Ca fait un beau programme pour le deuxième mandat de Bush! Damned!
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L'Opep augmente ses quotas dans l'espoir de calmer les prix

Message par Inside » 15 juin 2005, 15:14

VIENNE (AFP) - L'Opep s'apprêtait à annoncer mercredi à Vienne une hausse en deux temps de ses quotas - 500.000 barils par jour (bj) au 1er juillet et éventuellement 500.000 bj supplémentaires avant septembre - pour tenter de faire retomber les prix sous la barre des 50 dollars le baril.

"C'est fait", a déclaré le ministre saoudien du Pétrole Ali al-Nouaïmi à l'issue d'une réunion ministérielle de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep).

"Notre accord porte sur 500.000 bj maintenant et encore 500.000 bj à la discrétion du président après consultation des autres membres", a expliqué le ministre de l'Energie du Qatar, Abdallah ben Hamad Al-Attiyah.

Mardi, le comité de surveillance des marchés" (MMC), un comité interne de l'Opep avait recommandé une hausse de 500.000 bj des quotas au 1er juillet doublée d'une hausse supplémentaire de 500.000 bj avant septembre.

Cette deuxième hausse avait été laissée à l'appréciation du président koweïtien du cartel, cheikh Ahmed Fahd al-Sabah, dans l'hypothèse où les prix demeuraient obstinément élevés.

"Nous espérons que notre décision va calmer le marché", a ajouté M. Al-Attiyah. La décision des ministres doit être officiellement annoncée lors d'une conférence de presse à 15H00 (13H00 GMT).

La proposition d'une hausse en deux temps, initialement formulée par le Nigeria, va porter les quotas de l'Opep à 28 millions de bj (mbj), les ramenant pratiquement au niveau de la production réelle du cartel, soit 28,2 mbj en mai sans l'Irak (exclu du système des quotas).

Si la deuxième hausse est décidée, les quotas s'établiraient à 28,5 mbj, leur plus haut niveau depuis leur création en 1987. Il s'agirait donc pour l'Opep de mettre davantage de pétrole sur le marché, ce que seule l'Arabie saoudite est capable de faire.

Des désaccords étaient apparus ces derniers jours entre les pays membres sur la question des conditions de déclenchement de cette deuxième hausse, en particulier si elle devait l'être en fonction des prix. En tout état de cause, le président devra consulter ses homologues avant de la mettre en oeuvre.

Par cette hausse en deux temps, le cartel, qui fournit 40% de la production mondiale, espère envoyer un message rassurant au marché et voir retomber les prix de l'or noir sous la barre symbolique des 50 dollars, contre 55 dollars actuellement à New York.

Les analystes se montrent cependant sceptiques quant à son véritable impact sur les cours, car l'Opep ne dispose que de très peu de marge de manoeuvre pour augmenter sa production.

Le président de l'Opep a lui-même reconnu qu'une décision de relever les quotas en deux temps n'aurait pas d'effet immédiat sur les prix. "Mais après un moment, je pense que le marché sera plus confiant qu'il y a assez d'offre sur le marché. Le problème n'est pas le pétrole brut, ce sont les produits raffinés", a-t-il expliqué.

Les responsables de l'Opep, à commencer par le Saoudien Ali Al-Nouaïmi, avaient ces derniers jours tenu à faire passer un fort message aux pays consommateurs: le problème des cours élevés n'est pas lié à une pénurie de brut mais à un manque de capacités de raffinage dans le monde.

"Construisez des raffineries", avait lancé mardi M. al-Nouaïmi, tout en promettant que "davantage de pétrole arriverait sur le marché" en cas d'envolée de la demande.

Ryad affirme pouvoir encore fournir 1,5 mbj mais sous la forme de brut lourd qui est très difficile et très cher à raffiner.

Un bond d'environ 4 mbj de la demande mondiale est attendue d'ici au quatrième trimestre, ce qui fait craindre au marché un envol des cours jusqu'à 60 dollars le baril, voire plus.

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OPEP, la fin d'un mythe ?

Message par epe » 07 juil. 2005, 09:20

OPEC won't meet demand in 10 years
businessworld.ie

The Organisation of the Petroleum Exporting Countries (OPEC) will be unable to meet projected western demand in 10 to 15 years, Saudi officials warned.

At today's prices, the world will need the cartel to boost its production from 30 mln to 50 mln barrels a day by 2020 to meet rapidly rising demand, according to the International Energy Agency, the energy watchdog for consuming countries.

But the Financial Times quoted senior Saudi energy officials as privately warning their US and European counterparts that OPEC would have an extremely difficult time meeting that demand.

Saudi Arabia, which has the world's largest oil reserves and is the biggest producer, calculates there is a 4.5 mln barrel per day gap between what the world needs and what the kingdom can provide
-Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
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Message par epe » 07 juil. 2005, 12:07

Ca circule : :-D

finfacts.com

Saudi Arabia calculates there is a 4.5m b/d gap between what the world needs and what the kingdom can provide.

OPEC produces about 29.5m b/d, 40 percent of world oil production and Saudi Arabia pumps 9.5m b/d. The FT says that Saudi has said that it could reach 12.5m b/d in 2009 and probably 15m b/d eventually. But a senior western energy official said: “They said it would be extremely difficult to move above that figure”.

BusinessWeek says that hiking its exploration-and-production expenditures by 50% since 2000, to $12 billion a year, Exxon Mobil Corp. expects to add more than 1.2 million bbl. per day of new supply by 2007 from 27 projects, including ones off the coast of Angola and Russia's Sakhalin Island. Chevron Corp. expects its Big Five fields in West Africa, Australia, the Gulf of Mexico, and Kazakhstan to generate 800,000 more bbl. per day by 2009 -- a third of its current production. "We've got that pretty well mapped out," says Chevron Vice-Chairman Peter J. Robertson. "Projects are more complex now. They take a little longer. There's still plenty of oil in the world."

Not everyone agrees, of course[...]What's more, despite all the new fields coming on stream, some experts argue that they won't be enough to compensate for the declining output of existing fields, which are being depleted at a rate of 5% per year. Since 1960 only four super-giant oilfields have been found outside the Middle East -- in China, Russia, Mexico, and Alaska -- and all except China's Daqing field are in steep decline. "Discovery size is going down," says J. Robinson West, chairman of consultant PFC Energy. "Decline rates are a problem."

Even mighty Saudi Arabia's ability to increase output substantially has come into question. The world's biggest oilfield, Saudi Arabia's Ghawar, has been producing for more than 50 years and is showing signs of age, with increasing amounts of water leaking into the oil, according to technical papers by Saudi Aramco engineers cited in a new book, Twilight in the Desert.
-Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
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Message par Eric » 07 juil. 2005, 12:20

What's more, despite all the new fields coming on stream, some experts argue that they won't be enough to compensate for the declining output of existing fields, which are being depleted at a rate of 5% per year. Since 1960 only four super-giant oilfields have been found outside the Middle East -- in China, Russia, Mexico, and Alaska -- and all except China's Daqing field are in steep decline.


Si ce n'est pas un aveu de l'approche du pic pétrolier, je ne sais pas ce que c'est...

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Message par nopasaran » 07 juil. 2005, 15:00

C'est mieux en français (pour moi en tout cas ;) ) : L'Opep ne pourra pas satisfaire la demande de pétrole à terme

"La production de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) d'ici une quinzaine d'années ne suffira pas à satisfaire la demande des économies industrialisées, relève jeudi le Financial Times s'appuyant sur des sources saoudiennes officielles.

De hauts responsables saoudiens ont mis en garde, en privé, les gouvernements américains et européens sur la pénurie probable de pétrole dans 10 à 15 ans, selon le quotidien britannique.

Au prix actuel du pétrole, dont le baril a battu un nouveau record jeudi, la demande mondiale nécessitera que l'Opep passe sa production de 30 millions de barils par jour actuellement à quelque 50 millions de barils, selon les prévisions de l'Agence internationale de l'énergie citées par le Financial Times.

Sur cette base et selon les estimations des Saoudiens, l'écart entre la demande de pétrole qui devrait être adressée à l'Arabie saoudite et ses possibilités de production est de l'ordre de 4,5 millions de barils par jour."

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Message par epe » 07 juil. 2005, 21:20

Normalement cet aveu (partiel) des saoudiens aurait du faire les gros titres des journaux pendant une semaine. Avec les attentats de Londres c'est passé preque inaperçu.

Avec ces chiffres (encore optimistes sans doute) :
Saudi Arabia pumps 9.5m b/d. The FT says that Saudi has said that it could reach 12.5m b/d in 2009 and probably 15m b/d eventually , But a senior western energy official said: “They said it would be extremely difficult to move above that figure”.
les instances officielles et zoptimistes peuvent déjà recalculer leurs prévisions (et les chiffres des réserves)

Sans oublier que ça implique non seulement les problèmes à 10 ou 15 ans comme le dit l'OPEP, mais tout le calcul de compensation des gisements en déclin par la seule Arabie Saoudite ou presque est à revoir dés aujourd'hui
Sans compter que le déclin brutal de production des gisements forcés (en plateau) semble être beaucoup plus brutal que prévu, même par l'ASPO, si on se base sur ce qui se passe en mer du nord et en Australie d'après les derniers chiffres de BP.

Les marchés vont-ils prendre conscience de l'importance de cet aveu?
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Message par epe » 10 juil. 2005, 20:14

lalibre.be

«La volatilité du marché pétrolier n’est pas uniquement le résultat des attaques terroristes, des conditions climatiques et de l’incertitude sécuritaire», a déclaré un spécialiste pétrolier des pays du Golfe, le Koweïtien Hajjaj Boukhdour. «Il y en a plus une capacité de production de réserve limitée et qui a nettement baissé», a-t-il ajouté.

«Dans les années à venir, la capacité de réserve pourrait tomber à 600.000 bj. C’est ce qui maintient les prix pétroliers sous une pression permanente», a expliqué M. Boukhdour.

«Le vrai problème, c’est que l’Opep pourrait dire un jour qu’il n’a plus de capacité de réserve. Ce serait la catastrophe. Leur actuelle capacité de réserve est de quelque 1 mbj, pour la plupart en brut lourd», a dit M. Harami.
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Message par mahiahi » 10 juil. 2005, 21:34

Bon, moi qui nous croyais sous Sulla, nous voilà sous Trajan... L'Histoire va très vite en ce moment!

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