Le probléme du sous investissement pétrolier

Toute l'acualité, discutée à la lumière de la déplétion des réserves d'hydrocarbures.

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 05 févr. 2012, 12:37

Des investissements record en 2012

le 05.02.12

Les investissements dans l’amont hydrocarbures devraient atteindre, en 2012, 595 milliards de dollars. On craint toutefois un recul des dépenses destinées à l’amont gazier si les prix du gaz naturel aux Etats-Unis ne s’améliorent pas.

L es investissements projetés dans l’exploration et la production de pétrole et de gaz devraient atteindre un niveau record en 2012, même si la courbe de croissance des dépenses reste faible.
Selon l’enquête menée par la banque d’investissement Dahlman Rose&Co, les investissements dans l’amont hydrocarbures devraient atteindre en 2012, 595 milliards de dollars. Ce qui constituerait une croissance d’environ 9,3% par rapport à 2011. Toutefois la progression marque le pas cette année comparativement à 2010 où la croissance a inscrit un taux à deux chiffres (16%). La Banque d’investissement spécialisée en industrie et infrastructures craint toutefois un recul des dépenses destinées à l’amont gazier si les prix du gaz naturel aux Etats-Unis ne s’améliorent pas.

L’enquête semestrielle, qui couvre 460 entreprises et initiée par l’analyste James Crandell en 1982, démontre que les résultats des grandes compagnies n’ont été, en fait, dopées que par la hausse des prix du pétrole. D’ailleurs, la croissance des investissements dans l’exploration et la production sera en majorité attribuée à ces grandes firmes, lesquels stimuleront l’investissement aux Etats-Unis. Il est censé croître de 11% grâce notamment au développement des pétroles de schiste. Selon Dahlman Rose, les forages de gaz sec devraient une fois de plus diminuer en raison de la faiblesse des prix du gaz naturel.
Les sables bitumineux seront aussi à l’origine du développement de nombreux projets en Amérique du Nord, au Canada plus précisément. Les dépenses augmenteront de 5,3% pour atteindre 42,8 milliards de dollars.
En dehors des hydrocarbures de schistes et des forages en offshore profond, les grandes firmes pétrolières devraient soutenir l’investissement en Afrique du Nord et dans l’Asie pacifique.

Dahlman Rose précise dans ce sens que contrairement à la période s’étalant de 2000 à 2008 où ce sont les compagnies nationales qui maintenaient l’effort en investissements, ce seront désormais les grandes majors comme Chevron Corp, BP PLC, et Total SA qui doperont la croissance en amont. Cependant la Banque d’investissement reconnaît qu’au Moyen-Orient, la croissance du secteur sera maintenue grâce aux engagements de compagnies nationales comme Koweït Oil Co., Saudi Aramco et Qatar Petroleum. L’enquête révèle aussi que la région Asie-Pacifique marquera la plus forte progression avec un gain de 15%. A contrario, les investissements ralentiront fortement en Amérique latine, à l’exception du Venezuela où c’est encore une compagnie nationale PDVSA qui maintiendra le cap et redressera la barre. En Russie, enfin, Gazprom s’achemine vers une forte réduction des investissements dans l’exploration et les immobilisations de la production. Notons enfin que les entreprises sondées par Dahlman Rose ont fondé leurs estimations sur un prix moyen du pétrole brut de 84,72/baril $ en 2012.
http://www.elwatan.com/economie/des-inv ... 72_111.php

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 23 août 2012, 17:16

Les investissements pétroliers et gaziers au-delà des 1 000 milliards de dollars en 2012

23 Aout 2012 Usine Nouvelle

Selon une étude du cabinet GlobalData publiée le 23 août, les investisseurs profitent de la hausse d’activité dans l’exploration et la production.

Les investissements dans le secteur des hydrocarbures devraient grimper de 13,4% cette année. Soit un montant de l’ordre de 833 milliards d’euros ou 1 039 milliards de dollars.

Ce bond serait dû selon le cabinet à une intensification des activités dans l’amont pétrolier et gazier notamment en mer, au large du Brésil ou dans l’Arctique.

A cela s’ajoute une multiplication des découvertes de gisements de pétrole et de gaz l’année dernière (environ 242). Le cabinet met aussi en avant les prix élevés du pétrole et les avancées technologiques donnant un accès aux gisements sous-marins très profonds.

Le cabinet estime qu’environ 254 milliards de dollars seront dépensés en Amérique du Nord, avec le développement des gaz et pétrole de schiste et des sables bitumineux. L’Asie et le Pacifique devraient aussi bénéficier de cet essor, tout comme le Moyen-Orient et l’Afrique.

Par compagnie, c’est la brésilienne Petrobras qui devrait le plus en profiter, suivie par l’américaine ExxonMobil. Le cabinet souligne qu'à elles deux, ces entreprises prévoient d'investir plus de 400 milliards de dollars d'ici 2016.
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... 12.N180582

Si le secteur ''investissement pétrolier'' était un pays il se classerait entre les pays-Bas à 858 milliards de $ de PIB (17 ieme mondial) et la Turquie à 1105 milliards de $ (16 iéme mondial).
http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_ ... _(nominal)
(Chiffres PIB de 2011)

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 26 déc. 2012, 12:00

2012's Top 5 Oil & Gas Plays

les cinq plus grops coups pétroliers et gazier de 2012 :
- Turkana County, Kenya
- Bakken, North Dakota
- Eagle Ford, South Texas
- Mediterranean Plays
- Offshore Tanzania & Mozambique

évidemment c'est quelques paquets de milliards de $ pour chacun.....

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 21 mai 2013, 10:23

Investissements dans le secteur pétrolier jusqu' en 2020 vu par l' EIA. (mid term report 2013).

Image

Source page 6/14 de http://www.iea.org/newsroomandevents/sp ... Launch.pdf

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 18 oct. 2013, 13:22

Nouveau record en 2013 pour les investissements pétroliers et gaziers

Par Anne Feitz | 18/10 Les Echos

Le prix élevé du baril pousse les compagnies pétrolières à investir lourdement dans l’exploration-production.

Le secteur pétrolier ne connaît décidément pas la crise. Les investissements dans l’exploration-production de pétrole et de gaz devraient atteindre 694 milliards de dollars cette année (+11 % par rapport à 2012) et 750 milliards en 2014 (+8 %), selon l’enquête annuelle de IFP Energies Nouvelles. Et ce, après avoir déjà augmenté de 21 % en 2011 et de 11 % en 2012. Un rythme soutenu lié à la fois au niveau élevé du brut, qui se maintient autour de 108-110 dollars par baril, et aux perspectives renouvelées dans de nombreuses zones. « 177 découvertes d’hydrocarbures ont été annoncées sur les douze derniers mois », a indiqué Nathalie Alazard-Toux, de la direction économie et veille de l’IFP EN. « Il est trop tôt pour en estimer les volumes, mais plusieurs ont été particulièrement importantes, en Afrique de l’Est, en Irak, au kazakhstan, ou encore ou large de Terre-Neuve. Le Brésil demeure aussi une zone importante, notamment dans le bassin de Santos ».

La plupart des grandes zones dans le monde ont ainsi été concernées par cette croissance soutenue, à l’exception notable de l’Amérique du Nord, où la hausse des investissements n’a atteint que 2 %. « Le rythme avait été particulièrement élevé durant les quatre années précédentes, tiré par le gaz et le pétrole de schiste », rappelle Nathalie Alazard-Toux. Le ralentissement s’explique essentiellement par la forte baisse du prix du gaz outre-Atlantique, qui a rendu la production de gaz peu rentable -et réduit le nombre de forages dans ce domaine. « L’activité est en revanche restée soutenue dans l’offshore, notamment dans le Golfe du Mexique », poursuit la spécialiste.

Un marché tiré par l’offshore

Tous les segments de l’activité bénéficient du boom des investissements. Le marché de la sismique, qui consiste à échographier les sous-sols, devrait croître de 12 % cette année et de 8 % en 2014, grâce à la hausse du nombre de campagnes mais aussi à la flambée des prix. Le marché du forage devrait progresser de 9 % cette année mais ralentir à 6 % l’an prochain, tiré notamment par l’offshore. La construction de plate-formes offshore et d’équipements sous-marins devrait, elle aussi marquer légèrement le pas l’an prochain (+6 %) après une croissance de 12 % cette année.

Côté raffinage, les investissements devraient également continuer à progresser légèrement (+1,9 %, à 70 milliards de dollars en 2013). Essentiellement concentrés sur l’Asie Pacifique et le Moyen-Orient, ces investissements vont aggraver encore le problème des surcapacités, qui pénalise tout particulièrement l’Europe, où les raffineries sont plus anciennes et moins compétitives. Au total, l’IFP EN estime que les capacités de traitement dans le monde augmenteront de 8,1 millions de barils par jour (Mb/j) entre 2012 et 2020, pour une demande qui ne croîtra que de 4,1 Mb/j.
http://www.lesechos.fr/entreprises-sect ... gaziers%5D

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 23 janv. 2014, 17:36

...........
L'AIE insiste sur le maintien dans l'avenir de coûts de production très élevés. Les dépenses du secteur pétrolier et gazier devraient atteindre un nouveau record en 2013, et dépasser 700 milliards de dollars.


Image
vu dans cet article de Oil Man du 13 Nov 2013 : http://petrole.blog.lemonde.fr/2013/11/ ... -lenergie/

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par phyvette » 01 mars 2014, 11:19

Suite à l’annonce des fortes hausses d’exploitations pétrolières et une probable éventuelle baisse des prix du baril, les majors sont en train de réduire leurs dépenses dans les forages les plus dispendieux comme dans l’Arctique et les forages en haute mer. Si l’impact actuel est minime, c’est dans les 5 prochaines années que ces coupes pourraient se comporter comme un boomerang avec l’incapacité de suivre la demande.

La production cumulée de ExxonMobil, Shell, BP, Chevron, Total, ConocoPhillips et Eni a atteint 9,517 millions b/j en 2013 (-2% par rapport à 2012). C’est la 4ème année de baisse consécutive. (10,865 millions b/j en 2009). (lire plus sur ce sujet) Ce qui me fait penser que les civilisations ne meurent pas d’assassinat mais de suicide.
http://www.2000watts.org/index.php/ener ... -2014.html
Quand on ne peut pas prendre place autour de la table, on se retrouve au menu.

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par yvesT » 01 mars 2014, 11:45

Le derniers post de Gail Tverberg à ce sujet :

http://ourfiniteworld.com/2014/02/25/be ... -spending/

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 22 mai 2014, 20:49

Hydrocarbures : plus de 650 milliards investis dans la partie amont en 2013

19 Mai 2015 lemarin.fr

Les entreprises françaises, notamment dans l’économie maritime, s’intéressent de plus en plus à l’industrie pétrolière et, sur un plan économique, elles ont quelques raisons à cela. L’ensemble des activités « upstream » (acquisition de blocs et de données, capacités de production, exploration et développement de champs) est certes resté stable en 2013 par rapport à 2012, après une croissance moyenne de 11 % par an depuis 2000. Mais cette stabilité situe le montant total investi à plus de 650 milliards de dollars.

Sur l’ensemble de ces investissements, les acquisitions de parts dans des réserves prouvées se tassent, en raison de la stabilité du prix du pétrole depuis quelque temps et de la hausse des coûts de production.

En revanche, les compagnies continuent d’investir dans leur production future et ont dépensé plus de 360 milliards de dollars en 2013, dans les activités d’exploration, pour localiser de nouvelles réserves, et de développement des champs, pour mettre en production celles qui sont déjà prouvées. Ces 42 compagnies ne constituent pas l’ensemble de la production mondiale, loin s’en faut, puisqu’elles pèsent 39 % de la production extérieure aux membres de l’Opec.

Image
Ce schéma diffusé par l'Agence internationale de l'énergie montre la progression des dépenses dans la partie amont de l'industrie pétrolière (exploration, acquisition, développement, production), qui a triplé en 13 ans. (AEIA)
http://www.lemarin.fr/articles/detail/i ... -2013.html

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par FOWLER » 23 mai 2014, 19:19

:shock: oui....tout le monde sait que ce moment (où l'investissement pétrolier devient casse gueule)

Est aussi celui où investir dans la guerre devient plus sûr ! Ouf ! Les actionnaires sont rassurés......
la nuit la raison dort, et simplement les choses sont.
St Ex

Tout ça pour dire comment ils ne savent pas pourquoi.
Prévert (et pas Guitry !)

J'ai fait fortune...parce que j'ai toujours vendu trop tôt !
Rotschild.

http://www.les-pieds-sur-terre.info

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par mobar » 23 mai 2014, 20:05

FOWLER a écrit ::shock: oui....tout le monde sait que ce moment (où l'investissement pétrolier devient casse gueule)

Est aussi celui où investir dans la guerre devient plus sûr ! Ouf ! Les actionnaires sont rassurés......
La guerre est aussi casse gueule pour ceux qui ont investi dans des entreprises industrielles qui risquent de disparaitre sous le tapis de bombes, adieu le patrimoine

Les investissements pétroliers qui ne rapportent plus que quelques % s'investiront plutôt ailleurs, sur les dettes publiques, les EnR, les nouveaux produits de com, le numérique ...
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 10 juil. 2014, 21:37

700 milliards de $ d' investissements en 2014 pour l' exploration.

bientot 1000 milliards de $ d' investissements en 2017 !
Global Oil Exploration Nears $1 Trillion - Where Are The Finds?

Rigzone July 10, 2014

Two years ago Total's chief Christophe de Margerie launched a "high risk, high reward" oil exploration strategy, betting he could hit a bonanza, even though his rivals had failed to make big discoveries.

But Total risks joining the industry trend of making only smaller and fewer finds, despite global investments in oil exploration heading to a record $1 trillion by 2017.

This week, Margerie told Reuters he gives himself until the year-end to find a major deposit or cut the exploration budget next year following several disappointing drilling campaigns.

Top players are struggling to find enough conventional oil. Majors are caught between growing pressure from investors to cut spending and boost profits and the increasingly costly need to replace declining onshore and offshore reserves.

"Over the last 10 years the rate of return from exploration has diminished with time," said Andrew Lodge, exploration director at London-listed explorer Premier Oil.

"In the heyday of 2001-2002 the average rate of return for the industry was 20 percent ... that dropped last year to around 10 percent," he said.

Disappointing exploration campaigns no longer make such big headlines as they were 10 years ago amid the "peak oil" debate.

That theory of oil as a diminishing resource has been transformed by the U.S. shale oil revolution. Speedy growth from North American unconventional oil reserves has helped stabilise oil prices, despite major supply outages.

As a long-standing U.S. ban on crude oil exports remains in place, however, the industry still hugely relies on conventional mega-projects, such as those off the coast of Angola or Brazil, which progress along generally predictable time frames and produce stable volumes for years.

The shale oil industry is more complicated and is still in its infancy, which makes it incredibly difficult to anticipate new oil coming onto the market.

Trillion Dollars
New conventional discoveries in recent years have disappointed in size and only a handful, such as Statoil's Johan Sverdrop oilfield in the North Sea, have emulated the mega fields discovered more than 50 years.

"Today we consume 33 billion barrels of oil per year and are discovering 10-20 billion barrels at most. It appears that the biggest single oil discovery in 2013 was less than 1 billion barrels in size," asset management firm Investec said in a report.

Despite a tight capital diet, oil companies are set to spend a record $1 trillion to explore for new reserves by 2017, according to Barclays.

Exploration and production spending has risen four-fold since 2000 to around $700 billion because of a rise in material and services prices, which in turn were driven to a large extent by a steep increase in global oil prices and inflation rates.

In 2014, ExxonMobil will spend the most on E&P among the oil majors at $35.3 billion dollars, followed by Chevron at $34.6 billion. PetroChina has the largest E&P budget for 2014 at $39.6 billion, according to Barclays data.

"Majors have increased exploration budget by 3 to 5 times in recent years but they have been very ineffective," said Investec's Charles Whall. "The oil companies are a little complacent".

........
https://www.rigzone.com/news/oil_gas/a/ ... _The_Finds

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 15 août 2014, 16:14

Des milliards de $ d' investissements risquent de ne pas se faire compte tenu des ''prix bas'' actuels du pétrole.

.... 548 milliards de $ d'investissements des compagnies à venir sur la période 2014-2025 demandent un baril à plus de 95 $.
Billions in Oil Investments at Risk from Low Crude Prices

by Reuters|Friday, August 15, 2014

More than half a trillion dollars of investments in major oil projects over the next decade are at risk from high costs and low crude oil prices, an environmental think tank said on Friday, warning that shareholders' returns could suffer.
To meet anticipated future demand, oil majors including BP, Chevron, and Eni, are spending billions to extract harder-to-reach oil, for example from Canadian oil sands and deep below the Atlantic Ocean. But many of the projects require high crude oil prices to turn a profit or even begin production, Carbon Tracker Initiative (CTI) said in a report on Friday, adding that some plans should be deferred or cancelled to avoid wasting capital or destroying shareholder value.
"The majors have a potential capital spend of $548 billion over the period 2014-2025 on projects that require a market price of $95/barrel," CTI said, adding that $357 billion of this is earmarked for as yet undeveloped, high-cost ventures. "(Cancellation or deferral) is becoming increasingly necessary as near term cash flows are not sufficient to maintain both dividends and capital expenditure plans."

...................
http://www.rigzone.com/news/oil_gas/a/1 ... s/?pgNum=0

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 03 oct. 2014, 12:47

A "seulement" 733 milliards d’euros, les investissements pétroliers ralentissent

UsineNouvelle le 03 octobre 2014,

En raison de retard et de surcoûts sur leurs grands projets, les majors pétroliers lèvent un peu le pied sur leurs investissements. Aussi, si le secteur investit de plus en plus depuis 2010, la croissance des dépenses se tasse légèrement entre 2013 et 2014.

Comme chaque année, l’Institut français du pétrole énergie nouvelle (IFPEN) publie son rapport sur l’état des investissements en exploration-production et raffinage. En 2014, le monde du pétrole fait face à des fortes instabilités politiques dans des zones productrices (Lybie, Irak, Nigeria, Venezuela, Russie…) qui ont pour effet d’abaisser la disponibilité des ressources pétrolières de 2,5 millions de barils par jour. Malgré ces tensions, le prix du baril est à la baisse en ayant perdu 17 % de sa valeur depuis juin. Olivier Appert, président de l’IFPEN, juge qu’un prix de 100 dollars par baril est envisageable à long terme.

RALENTISSEMENT MAIS RECORD

Pour ce qui est des investissements, les pétroliers lèvent le pied. En 2014, les dépenses en exploration-production atteignent 733 milliards d’euros, en progression de seulement 5 % par rapport à 2012. Une faible augmentation alors que depuis 2010, la croissance était de 11 % par an. Ce ralentissement est dû aux majors, comme Total, qui réévaluent leurs dépenses. Cela se ressent dans les découvertes pétrolières. Entre janvier et septembre 2014, seulement 155 découvertes de champs de pétrole et/ou de gaz ont été répertoriés dans le monde contre 172 en 2012 et 177 en 2013.

Le coût des nouveaux projets s’est envolé tandis que plusieurs chantiers ont pris du retard, des facteurs très négatifs pour les marges. Les majors ont ainsi diminué leur investissements de près de 8 % sur la période 2013-2014, tandis que les grandes compagnies nationales et les petits acteurs indépendants (en particulier dans le gaz de schiste en Amérique du Nord) sont restés plus actifs. Malgré ce ralentissement, les investissements en 2015, en croissance de 4 %, atteindront 762 milliards, un record absolu.

SURCAPACITÉS DE RAFFINAGE EN EUROPE ET EN CHINE

Un des premiers secteurs affectés par ce ralentissement est le secteur de la géophysique. Après un record de chiffre d’affaires à plus de 16 milliards de dollars en 2013, les commandes se sont écroulées de 20 % en 2014. La situation tombe d’autant plus mal que de nombreux navires modernes d’acquisition sismiques, commandés il y a plusieurs années, arrivent sur le marché et créent une surcapacité. Les compagnies de géophysiques compensent ce manque d’activité en finançant en fonds propres des campagnes, vendues a posteriori à des clients.

Le raffinage est pour sa part dans une situation singulière. Entre 2013 et 2014, les investissements ont bondi de 12 milliards de dollars pour atteindre 82 milliards. Cette croissance est tirée par trois moteurs : la construction de raffineries dans les pays émergents, une modernisation du raffinage russe et le développement de l’aval pétrolier aux Etats-Unis grâce au gaz de schiste. Pourtant dans le même temps, le monde connait des surcapacités gigantesques. Il y a 1,2 million de baril par jour de capacités excédentaires aujourd’hui et cela pourrait attendre 3,2 millions en 2022. Deux marchés sont concernés. Le premier est l’Europe où la baisse de la demande pétrolière et le déséquilibre essence/diesel met à mal l’outil industriel. Le deuxième est la Chine où le ralentissement de la croissance affecte le potentiel des nouvelles raffineries.

LE PARAPÉTROLIER FRANÇAIS EN FORME

De son côté, le secteur parapétrolier et paragazier français se porte bien, si l’on en croit les résultats de l’étude annuelle du Groupement des entreprises parapétrolière (GEP). Le secteur a réalisé 39 milliards de chiffre d’affaires en 2013, soit une hausse de 12% par rapport à 2012. Il est réalisé à 90 % par 35 grandes entreprises dont le chiffre d’affaires dépasse les 200 millions d’euros. La filière emploie désormais 65 000 personnes, contre 60 000 en 2012. Le chiffre d’affaires est réalisé en moyenne à 68 % à l’export.
http://www.usinenouvelle.com/article/a- ... nt.N288499

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Re: Le probléme du sous investissement pétrolier

Message par energy_isere » 05 déc. 2014, 22:10

Le cumul des projets d' exploration gaziers et pétroliers totalisant une valeur de 150 milliards de $ vont potentiellement étre suspendus l' an prochain en raison du plongeon du prix du baril qui les rendrait non économiquement interessant. Cela pourrait limiter l' approvisionnement dans les prochaines decenies.
More Than $150B Of Oil Projects Face The Axe In 2015

LONDON, Dec 4 (Reuters)

Global oil and gas exploration projects worth more than $150 billion are likely to be put on hold next year as plunging oil prices render them uneconomic, data shows, potentially curbing supplies by the end of the decade.

As big oil fields that were discovered decades ago begin to deplete, oil companies are trying to access more complex and hard to reach fields located in some cases deep under sea level. But at the same time, the cost of production has risen sharply given the rising cost of raw materials and the need for expensive new technology to reach the oil.

Now the outlook for onshore and offshore developments - from the Barents Sea to the Gulf or Mexico - looks as uncertain as the price of oil, which has plunged by 40 percent in the last five months to around $70 a barrel.

Next year companies will make final investment decisions (FIDs) on a total of 800 oil and gas projects worth $500 billion and totalling nearly 60 billion barrels of oil equivalent, according to data from Norwegian consultancy Rystad Energy.

But with analysts forecasting oil to average $82.50 a barrel next year, around one third of the spending, or a fifth of the volume, is unlikely to be approved, head of analysis at Rystad Energy Per Magnus Nysveen said.

"At $70 a barrel, half of the overall volumes are at risk," he said.

Around one third of the projects scheduled for FID in 2015 are so-called unconventional, where oil and gas are extracted using horizontal drilling, in what is known as fracking, or mining.

Of those 20 billion barrels, around half are located in Canada's oil sands and Venezuela's tar sands, according to Nysveen.

For a graphic on the outlook for global oil and gas projects click here: http://link.reuters.com/nab63w

Assessing the Economics

Geographically, the projects on the balance are widespread.

Chevron's North Sea Rosebank project is among those with a shaky future and a decision on whether to go ahead with it will likely be pushed late into 2015 as the company assesses its economics, analysts said.

"This project was not deemed economic at $100 a barrel so at current levels it is clearly a no-go," said Bertrand Hodée, research analyst at Paris-Based Raymond James. He estimates a development cost of $10 billion for Rosebank, with potential reserves of 300 million barrels - meaning the Chevron would only recoup $33 a barrel.

Even with oil at $120 a barrel, the economics of some projects around the world were in doubt as development costs soared in recent years. Chevron's Rosebank project has already been delayed for several years.

In response to a question from Reuters, the company said "the Rosebank project is in the Front End Engineering and Design phase. The review of the economics and the additional engineering work is progressing... It is premature to make any statements on an FID date."

Hodée said any offshore project with a development cost above $30 a barrel would most likely be put on hold in current oil prices.

Norway's Statoil this week said it had postponed until next October -- a six-month delay -- a decision to invest $5.74 billion in the Snorre field in the Norwegian Sea as its profitability was under threat.

New oil fields typically require four to five years to be developed and billions before the first drop of oil is produced.

Any cutbacks in oil production bodes ill for international oil companies that are already struggling to replace depleting reserves as exploration becomes harder and discoveries smaller. It also points to tighter supplies by the end of the decade.

Least Likely

Projects in Canada's oil sands, which require expensive and complex extraction techniques, are the most unlikely to go ahead given their high investment requirements and relatively slow returns. Total recently decided to postpone the FID on the Joslyn project in Alberta, the cost of which Hodée estimated at $11 billion.

Shell's liquefied natural gas (LNG) project in Canada's British Columbia, already under pressure from a looming supply surge, faces further strain in the current price environment, analysts said. According to research by Citi, the project requires oil at $80 a barrel to break even.

Royal Dutch Shell's chief financial officer Henry Simon indicated in October that it was "less likely" to go ahead with unconventional projects in West Canada if oil falls below $80 a barrel.

Asked by Reuters what the company's current thinking was, a Shell spokesman would not comment on "internal decision-making."

Even in the Gulf of Mexico, one of the most attractive oil production areas in the world, projects are facing challenges.

BP last year put on hold a decision on its Mad Dog Phase 2 deep water project in the Gulf of Mexico after its development costs ballooned to $20 billion and the oil major is now expected to further delay an investment on the field's development.

"BP were talking positively about bringing it back, but now it may be put on hold," BMO Capital Markets analyst Iain Reid said.

BP's chief financial officer Brian Gilvary however said in an analysts briefing in October that he expected Mad Dog Phase 2 to be sanctioned in the first quarter of 2015.

Statoil's Johan Castberg field in the Barents Sea, which was expected to get its FID in 2015, seems unlikely to get the go-ahead at the moment given it has an estimated project cost of $16-$19 billion, Hodée said.

Statoil said that the final project design is due in the summer of 2015. Its giant Johan Sverdrup field in the North Sea is still on track for development with a price tag of $32.5 billion.
https://www.rigzone.com/news/oil_gas/a/ ... xe_In_2015

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