[Production] L'Arctique, une alternative ...

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par Raminagrobis » 06 janv. 2014, 13:10

lien Cairn a exploré au large de la cote ouest du groendland en 2010 et 2011 (sans résultats). BP va maintenant explorer un autre territoire : au large de la cote nord-est.
Toujours moins.

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par energy_isere » 26 juil. 2014, 12:31

Exxon se prépare à forer dans l’Arctique russe, malgré les sanctions de Washington contre Moscou
500 milliards de dollars d'investissements en jeu.


22 juillet 2014, par Matthieu Auzanneau Oil Man

Le géant pétrolier américain ExxonMobil s'apprête à démarrer une campagne de forage dans les eaux territoriales russes de l'océan Arctique, en dépit des sanctions économiques visant la Russie, décidées par le gouvernement américain et l'Union européenne en réaction à la crise en Ukraine. Des sanctions restreintes, qui ne semblent guère devoir affecter les intérêts mutuels des industriels occidentaux et de Moscou.

Exxon a commencé à déplacer la plate-forme de forage West Alpha de la Norvège en direction de la mer de Kara, au large des côtes septentrionales russes. La plate-forme est louée jusqu'au premier trimestre 2016, précise l'agence Reuters.

Cette campagne de forages exploratoires est le fruit d'une alliance entre Exxon et la compagnie d'Etat russe Rosneft, scellée sous le patronage de Vladimir Poutine dans la station balnéaire de Sotchi le 30 août 2011.

En cas de découverte de pétrole, cette alliance prévoit un plan d'investissements potentiels pouvant atteindre 500 milliards de dollars, se félicite la direction d'Exxon.

Dos au mur à cause du déclin de leurs extractions de brut, les grandes compagnies pétrolières occidentales (les majors) se pressent d'investir en Russie, que ce soit en Arctique ou dans les hydrocarbures dits "de schiste".
............
............
http://petrole.blog.lemonde.fr/2014/07/ ... ashington/

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Message par energy_isere » 24 janv. 2015, 14:01

Pétrole : l’exploration de l’Arctique se poursuit malgré la chute du baril

ANNE FEITZ / JOURNALISTE | LE 22/01/2015 Les Echos

La Norvège a ouvert une large zone à l’exploration en mer de Barents.
Des compagnies ont ralenti, mais de nombreux projets se poursuivent.


Image

« Quoi ? » Samanta Smith, chargée des questions climatiques chez WWF, ne cachait pas sa surprise hier à Tromsø, au nord de la Norvège, où une conférence Arctic Frontiers réunit cette semaine 1.400 diplomates, industriels et ONG. Alors qu’elle espérait, comme beaucoup d’environnementalistes, que la chute des prix du baril allait interrompre la ruée vers l’or noir de l’Arctique, le gouvernement norvégien a en partie douché ses espérances. Il a annoncé l’ouverture de 57 nouveaux blocs à l’exploration pétrolière, pour la plupart en mer de Barents, bien au-delà du cercle polaire.

« C’est la première fois que cette zone, qui a fait jusqu’en 2010 l’objet d’un conflit frontalier, est ouverte à l’exploration », note Jon Marsh Duesund, spécialiste de l’Arctique chez le consultant norvégien Rystad Energy. Pour le pays, l’enjeu est crucial : la mer de Barents devrait être dans vingt-cinq ans la première zone de production de Norvège. » Oslo, qui s’interdit de réaliser des forages trop proches de la banquise, a même redessiné les contours de cette dernière, qui a reculé depuis vingt-cinq ans, date des dernières mesures. « De nombreuses compagnies sont intéressées : les zones non explorées à fort potentiel sont rares ! », poursuit-il.

Selon une étude de l’US Geological Survey de 2008, les réserves prouvées de l’Arctique sont gigantesques : 90 milliards de barils de pétrole (13 % des réserves mondiales) et 47 milliards de mètres cubes de gaz naturel (30 %). Mais explorer et produire des hydrocarbures dans des conditions extrêmes est non seulement risqué pour l’écosystème fragile de l’Arctique (lire ci-contre), c’est également complexe et coûteux. Selon une estimation du cabinet Polarisk, les investissements nécessaires sont compris entre 565 et 785 milliards de dollars, avec des coûts de production s’étalant entre 35 et 120 dollars le baril. « A 50 dollars le baril, de nombreux projets ne sont pas rentables », reconnaît Geir Seljeseth, porte-parole de l’Association norvégienne du pétrole et du gaz. Pour autant, l’engouement des compagnies pétrolières pour l’Arctique n’est pas retombé, loin de là ! »

Certaines lèvent le pied

Certaines ont pourtant bien levé le pied. Chevron a annoncé fin décembre avoir suspendu « indéfiniment » un programme de forage en mer de Beaufort, au Canada, évoquant « l’incertitude économique dans l’industrie pétrolière ». Mais le groupe américain en a maintenu d’autres dans la même région, prévoyant notamment des forages d’ici à 2020. Plusieurs compagnies, dont GDF Suez, Cairn Energy ou Statoil, ont rendu des licences il y a quelques jours au Groenland, « mais davantage parce qu’elles n’y avaient pas réalisé de découvertes commerciales qu’en raison du prix du baril », note Mikå Mered, président de Polarisk.

De même, Statoil réfute tout lien entre la chute du pétrole et sa décision toute récente de retarder à nouveau son projet Johan Castberg, en mer de Barents. « Les coûts de ce projet étaient simplement trop élevés », explique aux « Echos » Tim Dodson, patron de l’exploration de la société norvégienne. Nous ne prenons pas nos décisions d’exploration sur la base du prix du pétrole à court terme. En Arctique, les délais entre les premiers forages et la production sont supérieurs à dix ans : le prix du brut aura remonté d’ici là. Ce qui ralentit l’exploration aujourd’hui, c’est l’impact immédiat de la chute du brut sur les cash-flows des compagnies, et non les perspectives de rentabilité des gisements. »

De fait, de nombreux programmes se poursuivent. Shell, qui a dépensé plus de 5 milliards de dollars pour ses projets en Arctique, n’a pas renoncé à forer en mer de Chukchi, au large de l’Alaska, malgré les déboires rencontrés en 2012 avec sa plate-forme Kulluk. Le groupe anglo-néerlandais a demandé une extension de ses concessions et doit prendre une décision en mars pour des forages à l’été 2015.

L’italien ENI, dont la plate-forme Goliat sera la première à entrer en production cet été en mer de Barents norvégienne, ne compte pas s’arrêter là. « Nous allons poursuivre l’exploration », a insisté à Tromsø Franco Magnani, patron Europe du Nord et Russie. Exxon Mobil et BP ont aussi des projets en mer de Beaufort. Total poursuit son projet gazier Yamal en Russie. Les compagnies russes, enfin, restent volontaristes (lire ci-dessous).
« Nous estimons que 55 % des projets existants en Arctique se poursuivent malgré la chute du baril et les sanctions russes », note Mikå Mered. Les compagnies ont levé le pied, mais pas encore appuyé sur le frein.
http://www.lesechos.fr/industrie-servic ... 085697.php

:roll: "et 47 milliards de mètres cubes de gaz naturel (30 %)"
Le chiffre trop faible donné par la journaliste est faux de plusieurs ordre de grandeurs.

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par energy_isere » 20 juin 2015, 13:08

Le ministre de l' énergie Russe déclare que le programme de forage en Artique offshore est repoussé à 2016 voire plus tard.
Novak: Russian Arctic Offshore Drilling To Be Postponed To 2016 Or Later

by Reuters , June 18, 2015

Russia's Energy Minister Alexander Novak said on Thursday that Arctic offshore drilling planned for this year will be postponed until 2016 or later. "Drilling of wells (in Russia's Arctic offshore territory) scheduled for 2015 will be delayed to the next year and possibly even longer," Novak told Rossiya-24 state TV in an interview. He did not name specific projects.

Sources previously told Reuters that Russian state oil producer Rosneft will be forced to postpone drilling a second well in the Kara Sea for at least two more years, as a result of Western sanctions over the Ukraine crisis.
http://www.rigzone.com/news/oil_gas/a/1 ... 6_Or_Later

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par Raminagrobis » 28 sept. 2015, 09:13

lien Shell renonce à son exploration au large de la côte nord de l'Alaska. C'est un sérieux revers pour l'exploration de l'océan arctique, à rapprocher de l'info juste au dessus coté russe.
Toujours moins.

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Message par yvesT » 28 sept. 2015, 10:16

Raminagrobis a écrit :lien Shell renonce à son exploration au large de la côte nord de l'Alaska. C'est un sérieux revers pour l'exploration de l'océan arctique, à rapprocher de l'info juste au dessus coté russe.
Aussi sur le monde :
http://abonnes.lemonde.fr/energies/arti ... 53054.html

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Message par energy_isere » 28 sept. 2015, 17:16

Nouveau délai pour le démarrage d'un champ d'Eni dans l'Arctique

le 28 septembre 2015, Usine Nouvelle
OLSO (Reuters)

Eni est confronté à un nouveau retard dans la mise en route de son champ pétrolier Goliat, situé dans les eaux de l'Arctique et il doit encore obtenir l'autorisation des autorités norvégiennes pour lancer la production, ont déclaré le géant pétrolier italien et un régulateur du secteur.

Vers 11h20 GMT, le titre Eni perdait 1,7% à 13,77 euros, évoluant en phase avec l'indice regroupant les valeurs pétrolières européennes (-1,56%).

Premier champ pétrolier a être développé dans l'Arctique, Goliat a connu plusieurs dépassements de coûts et des retards au cours de sa construction. Mais Eni a dit le mois dernier que le démarrage du projet n'était plus qu'une question de semaines.


"Il y a encore du travail à faire à Goliat. Tant que cela restera le cas, l'Autorité de sûreté pétrolière ne donnera pas son feu vert, qui est nécessaire pour lancer les opérations", a dit Eileen O'Connell Brundtland, porte-parole de cette instance.

Eni a pour sa part dit être persuadé que la production commencerait cette année, allant ainsi à l'encontre d'un article de Teknisk Ukeblad (TU), une publication professionnelle, disant que la mise en route pourrait n'intervenir que l'année prochaine.

"Nous sommes dans la phase finale de l'installation. Certains de ses travaux ont pris plus de temps que prévu", a déclaré Andreas Wulff, porte-parole d'Eni.

Prié de dire si la production démarrera en 2015, il a répondu : "Oui", sans donner de date spécifique.

Le coût de Goliat a atteint à ce stade 46,7 milliards de couronnes (4,9 milliards d'euros) contre une estimation initiale, de 2009, de 30 milliards de couronnes.

Quand le champ, détenu à 65% par Eni et à 35% par Statoil, entrera en activité, ce sera le champ pétrolier situé le plus nord du globe.
http://www.usinenouvelle.com/article/no ... ue.N353108

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par kercoz » 28 sept. 2015, 19:30

yvesT a écrit :
Raminagrobis a écrit :lien Shell renonce à son exploration au large de la côte nord de l'Alaska. C'est un sérieux revers pour l'exploration de l'océan arctique, à rapprocher de l'info juste au dessus coté russe.
Aussi sur le monde :
http://abonnes.lemonde.fr/energies/arti ... 53054.html

J' y crois pas trop.....Si tu veux éviter la ruée vers l' or ( noir), tu évites de clamer que t'as gagné le Jack pot .....Comme si je poussais un grand cri qd je trouve un cèpe!
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Message par rico » 28 sept. 2015, 19:31

+1

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par energy_isere » 28 sept. 2015, 19:58

kercoz a écrit :
yvesT a écrit :
Raminagrobis a écrit :lien Shell renonce à son exploration au large de la côte nord de l'Alaska. C'est un sérieux revers pour l'exploration de l'océan arctique, à rapprocher de l'info juste au dessus coté russe.
Aussi sur le monde :
http://abonnes.lemonde.fr/energies/arti ... 53054.html

J' y crois pas trop.....Si tu veux éviter la ruée vers l' or ( noir), tu évites de clamer que t'as gagné le Jack pot .....Comme si je poussais un grand cri qd je trouve un cèpe!
Ben si, ENI à annoncé le plus gros gisement de Gaz en Méditerranée il y a 2-3 semaines.
rico a écrit :+1
non. -1

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Message par energy_isere » 08 oct. 2015, 20:42

Pourquoi les pétroliers n'ont pas renoncé à l'Arctique

Anne Feitz / Journaliste Les Echos Le 08/10/2015

En annonçant l'arrêt de sa campagne d'exploration au nord de l'Alaska, le groupe Shell a réjoui les ONG environnementales. Mais en réalité les compagnies pétrolières sont loin d'avoir tiré un trait sur les prometteuses réserves de l'Arctique.

Les amoureux des ours blancs ont crié victoire. Le 28 septembre, Shell a annoncé qu'il stoppait sa campagne d'exploration pétrolière en mer des Tchouktches, au nord de l'Alaska, après un forage décevant. Beaucoup ont vu dans ce recul le signal qu'ils attendaient : les compagnies pétrolières ont enfin renoncé à l'or noir de l'Arctique. Les ONG environnementales, comme Greenpeace, ont triomphé sur les réseaux sociaux. Peut-être un peu vite ?

« Il y a encore de nombreuses activités pétrolières en Arctique, par exemple sur terre en Alaska et en Russie, ou en mer en Norvège », souligne Mikå Mered, président du consultant spécialisé Polarisk. Exploitée par Gazprom, la plateforme de Prirazlomnoye, en mer de Pechora, produit même du pétrole depuis l'an dernier. ENI et Statoil s'apprêtent à démarrer leur projet Goliat, en mer de Barents norvégienne - qui deviendra alors le site de production de pétrole le plus au nord de la planète. Dans cette même mer de Barents, le gouvernement norvégien a lancé au début de l'été un processus d'enchères sur une toute nouvelle zone. « De nombreuses compagnies ont manifesté leur intérêt », assure Jon Marsh Duesund, spécialiste de l'Arctique chez le consultant Rystad Energy, à Oslo.


En réalité, si l'échec de Shell a donné un coup d'arrêt à l'exploration en Arctique, c'est seulement dans des zones restreintes, les plus fragiles : les mers polaires gelées une grande partie de l'année (ce qui n'est pas le cas de la mer de Barents), comme les mers des Tchouktches et de Beaufort, au large de l'Alaska, du Canada, ou du Groenland. « De nombreuses compagnies, comme ConocoPhillips, Statoil, ExxonMobil ou Chevron, ont laissé Shell partir le premier en adoptant une attitude "wait and see" », note Jon Marsh Duesund. « Je ne les vois pas y revenir avant au moins cinq ans. » Chevron, ExxonMobil et BP avaient déjà annoncé cette année qu'ils suspendaient leurs opérations dans la région.

Réaliser des forages d'exploration dans cet environnement extrême, c'est accumuler les difficultés - et les coûts. La fenêtre pendant laquelle les eaux ne sont pas gelées est réduite aux trois ou quatre mois d'été. Les conditions climatiques (froid, tempêtes, icebergs) rendent les opérations techniquement complexes et risquées. Et les contraintes imposées pour limiter les conséquences d'une fuite éventuelle dans cet écosystème extrêmement fragile sont énormes.


Shell en sait quelque chose. Lors d'une tentative précédente, en 2012, il avait accumulé les revers. L'un de ses systèmes anti-marée noire avait échoué à un test, ce qui l'avait empêché de forer jusqu'aux couches pétrolières. Surtout l'une de ses plates-formes, Kulluk, s'était échouée sur le chemin du retour. Pour sa campagne de 2015 le groupe avait pris ses précautions : il a acheminé sur le site deux plates-formes de forage, une trentaine de navires, sept avions… En dix ans, le groupe a englouti la somme exorbitante de 7 milliards de dollars dans l'aventure de la mer des Tchouktches.

Shell a aussi dû affronter les campagnes virulentes des ONG environnementales : Greenpeace a organisé des manifestations très médiatisées, mobilisant par exemple des centaines de kayaks à plusieurs reprises cette année pour protester et sensibiliser les régulateurs américains.

Ni le coût de l'exploration ni le risque juridique ou politique n'ont toutefois réellement découragé les compagnies pétrolières. Car l'espoir, en Arctique, est à la mesure des difficultés. Les réserves estimées en pétrole et en gaz y sont colossales : 90 milliards de barils de pétrole (15 % des réserves mondiales) et 47 milliards de mètres cubes de gaz (30 % du total mondial), selon une évaluation de l'US Geological Survey de 2008. Alors que les compagnies ont un besoin vital de renouveler leurs réserves, l'Arctique est l'une des rares « nouvelles frontières » où elles espèrent effectuer des découvertes majeures.

Même la chute récente du baril, qui a perdu 50 % depuis juin 2014, les a à peine freinées. Dans un premier temps, seules les compagnies les plus fragiles ont levé le pied. Non parce que le coût estimé d'extraction d'un baril en Arctique (entre 70 et 80 dollars) est largement supérieur au cours actuel (autour de 50 dollars) : « Nous ne prenons pas nos décisions d'investissement sur la base du prix du pétrole à court terme », expliquait en janvier Tim Domson, le patron de l'exploration de Statoil, dans un entretien aux « Echos ». « En Arctique, les délais entre les premiers forages et la production sont supérieurs à dix ans : le prix du brut aura remonté d'ici là. »

Ce qui a freiné l'exploration en Arctique, c'est l'impact de la chute du brut sur les cash-flows des compagnies, qui les a conduites à tailler dans leurs investissements. Ou encore, en Russie, les sanctions imposées aux compagnies occidentales, qui visent directement les technologies nécessaires à l'exploration de l'arctique offshore. ExxonMobil et Rosneft ont annoncé en septembre 2014 une découverte potentiellement gigantesque en mer de Kara, mais ont dû refermer les puits et interrompre leur programme pour respecter les sanctions. Les compagnies russes, Rosneft et Gazprom, n'ont ni les moyens ni la technologie nécessaires pour mener leurs programmes seules. Elles les ont décalés de plusieurs années : l'exploration ne reprendra pas en mer de Kara avant 2020 ou 2021, a indiqué le ministre russe de l'Energie mi-septembre, selon l'agence Interfax. Autant de circonstances toutefois loin d'être définitives. « Shell continue de voir un potentiel important en mer des Tchouktches », a affirmé Marvin Odum, patron de l'exploration-production de la compagnie pour l'Amérique. Les compagnies ont gelé leurs projets, mais ne les ont pas définitivement enterrés.

Anne Feitz
http://www.lesechos.fr/idees-debats/edi ... 163444.php

encore un chiffre erroné : ....et 47 milliards de mètres cubes de gaz (30 % du total mondial), [-X

le seul Gazoduc Nord Stream transporte 55 milliards de m3 de Gaz par an.

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par energy_isere » 19 oct. 2015, 20:11

Les États-Unis annulent deux ventes de permis dans l’offshore arctique

Publié le 19/10/2015 lemarin.fr

Nouveaux revers pour les activités pétrolières dans l’offshore arctique. Le département de l’Intérieur américain a décidé d’annuler deux ventes de permis pétroliers au nord de l’Alaska. Ces ventes étaient prévues dans le cadre du programme d’attribution de permis en mer 2012-2017.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... -loffshore

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par Raminagrobis » 26 déc. 2015, 15:52

Militarisation de l'océan arctique ?

lien La Canada va construire une classe de six navires destinés à défendre sa souveraineté dans l'Arctique, la classe Harry DeWorlf.
Conçus spécialement pour l'arctique, ils auront une capacité brise glace. Ils pourront aussi transporter un hélico, des troupes et du matériel.

C'est de la surveillance et du transports, ces navires ne seront armés que d'un canon.

Actuellement le Canada ne possède pas de "flotte du nord". Sa marine s'organise en deux flottes de taille à peu près égale :
La flotte de l'Atlantique basée à Halifax en Nvelle Ecosse qui possède 8 destroyers et frégates, et la flotte du Pacifique basée à Esquimalt en Colombie-Britannique qui en a 7.

Mais un nouveau petit port militaire est en construction à Nanisivik tout au nord de l'île de baffin, à partir d'un ancien site minier. Celà donnera à la marin canadienne un point d'appui logistique en plein dans l'Arctique. .
Toujours moins.

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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par Raminagrobis » 29 févr. 2016, 21:19

lien un puits "sec" dans le secteur norvégien de la mer de Barents...
Toujours moins.

tita
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Re: [Production] L'Arctique, une alternative ...

Message par tita » 22 mai 2016, 22:08

Arctique: Oslo ouvre de nouvelles zones à la prospection pétrolière

Oslo - La Norvège a attribué mercredi des licences à 13 compagnies pétrolières dans l'Arctique, y compris dans une nouvelle région de la mer de Barents jusque-là totalement inexplorée, au grand dam des défenseurs de l'environnement.

Alors que sa production pétrolière a été divisée de moitié depuis 2000 et que la faiblesse du cours du baril ampute les revenus de l'État, c'est la première fois depuis 1994 que le pays scandinave ouvre une nouvelle contrée à l'industrie pétrolière.

Trois des dix licences couvrant au total 40 blocs sont situées à proximité immédiate de la frontière maritime de la Russie, dans une zone que les deux pays se sont longtemps disputée jusqu'à la conclusion d'un accord en 2010.

L'exploitation de deux d'entre elles a été offerte au géant pétrolier national Statoil, la troisième à son compatriote Det norske avec une participation notable du russe Lukoil.

Aujourd'hui s'ouvre un nouveau chapitre dans l'histoire de l'industrie pétrolière norvégienne. Pour la première fois depuis plus de 20 ans, nous ouvrons de nouvelles zones à l'exploration, s'est félicité le ministre du Pétrole et de l'Énergie, Tord Lien, dans un communiqué.

Cela contribuera à l'emploi, à la croissance et à la création de valeur en Norvège. C'est maintenant au tour du Nord de la Norvège d'écrire les nouveaux chapitres de l'aventure pétrolière norvégienne, a-t-il ajouté.

Libres de glace grâce au Gulf Stream, les eaux ouvertes à la prospection, en particulier celles proches de la Russie, sont jugées prometteuses mais la décision a ulcéré les ONG de défense de l'environnement.

Nous ne pouvons risquer un Deepwater Horizon en mer de Barents, une région à l'écosystème riche mais fragile, a critiqué Truls Gulowsen, responsable de la branche norvégienne de Greenpeace.

En 2010, un accident qui s'était produit sur cette plateforme exploitée pour le compte de BP avait provoqué la mort de 11 personnes et une gigantesque marée noire dans le Golfe du Mexique.

A Paris (lors de la COP21 de décembre dernier, ndlr), les dirigeants du monde entier se sont engagés à maintenir la hausse des températures sous 1,5 degré, a aussi souligné M. Gulowsen. Si l'on veut atteindre cet objectif, on ne peut chercher du pétrole et du gaz naturel dans l'Arctique.

Parmi les autres groupes s'étant vu attribuer des parts figurent le suédois Lundin (représenté dans cinq des dix licences), les américains Chevron et ConocoPhillips ou encore le britannique Centrica.
source: http://www.romandie.com/news/Arctique-O ... 704212.rom

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