Pétrole : Quels Coûts ?

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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par energy_isere » 11 sept. 2012, 21:34

sceptique a écrit :En fait la marge est étroite entre les couts d'extraction du pétrole "techno" et le plafond à partir duquel l'économie ralentit. Les investisseurs y vont donc, certes, mais relativement prudemment. Sous peine de perdre leur chemise en cas de retournement brutal durant 1 an ou 2.
Tout à fait.
Il y a eu un gros coup de frein sur les investissements en Alberta (tar sands) lorsque le pétrole s' était cassé la gueule en 2008. Et ces gens la s' en souviennent.

Et moi aussi je m' en souviens , voir ce post viewtopic.php?p=220528#p220528 et le suivant ( 28 Nov 2008 ) et surtout celui ci du 17 Dec 2008 : viewtopic.php?p=223410#p223410

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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par Tovi » 20 sept. 2012, 10:58

mahiahi a écrit :Jusqu'au jour où ils ne peuvent plus
Manifestement ils peuvent encore. Il a suffit que le prix atteigne 99,99$ pour qu'ils annoncent une hausse de la production et que les prix reculent de 10$.
Si vous ne faites pas partie de la solution, alors vous faites partie du problème.
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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par energy_isere » 28 sept. 2013, 14:14

Pourquoi l'exploitation pétrolière restera rentable encore très longtemps
Les majors de l'industrie pétrolière annoncent régulièrement la découverte ou la mise en exploitation de nouveaux gisements dans des conditions toujours plus extrêmes.


27 Sept 2013 Atlantico

Atlantico : Au vu des récents gisements mis à jour par plusieurs grands groupes pétroliers, comment expliquer que la durée des stocks disponibles de pétrole soit sans cesse allongée ?
Stephan Silvestre : Pour ce qui concerne les compagnies pétrolières nationales, c’est-à-dire les Etats pétroliers, l’évaluation des réserves relève de la stratégie et de la géopolitique. Le facteur dominant étant l’allocation de quotas de l’Opep, qui est indexée sur les réserves prouvées des Etats. Donc plus ces réserves sont élevées et plus ils peuvent produire. Pour les compagnies privées, les majors, il faut comprendre que leurs valorisations boursières sont très dépendantes des réserves dont elles disposent dans leurs concessions. En effet, elles tirent leurs revenus actuels de gisements anciens, dont beaucoup sont en voie d’épuisement. Leurs performances financières futures dépendent donc de leurs nouveaux gisements. C’est la raison pour laquelle elles doivent sans arrêt investir massivement dans l’exploration et annoncer régulièrement leurs découvertes lors de leurs présentations financières. Les gisements les plus faciles à exploiter étant déjà tous connus, elles doivent soit en découvrir de nouveaux au moyen de technologies toujours plus sophistiquées, soit améliorer le rendement des champs connus, là aussi avec de nouvelles technologies de forage, notamment en eaux profondes ou dans les régions nordiques.

Les progrès technologiques (deepwater, pré-salifaire, FPSO, flexibles, etc.) permettent-ils systématiquement d'exploiter de façon rentable de nouveaux gisements toujours plus difficiles d'accès ?

Ces nouvelles technologies ont deux types de vertus aux conséquences divergentes sur les prix. Dans la phase développement, elles permettent d’améliorer les conditions d’extraction des gisements difficiles. Elles ont donc un impact positif sur la rentabilité des puits en baissant les coûts d’exploitation. En revanche, dans la phase d’exploration, elles permettent surtout de détecter de nouveaux gisements en vue d’augmenter les réserves exploitables des compagnies. Mais ces gisements s’avèrent souvent très onéreux à exploiter (comme en Arctique) et certains finissent même par être abandonnés.

Le pétrole profite-t-il d'un échec (momentané ?) du coût d'exploitation des autres énergies concurrentes comme le solaire, l'éolien et le gaz de schiste ?

Non. Le pétrole est très peu en concurrence avec ces énergies. La grande majorité de la production est destinée aux transports, pour lesquels il existe très peu d’alternatives. Seuls les biocarburants peuvent venir en concurrence. Mais leurs volumes de production, avec 1,5% du marché des carburants, sont encore très loin de pouvoir influencer le marché du pétrole.

Pour la production d’électricité, le gaz constitue une alternative au pétrole. Actuellement, son prix de revient est très inférieur au pétrole : alors que ce dernier dépasse les 100 $/baril sur les marchés, le gaz se négocie l’équivalent de 55 $/baril en Europe et seulement 20 $ aux Etats-Unis. Et les prix du gaz resteront bas, d’une part en raison de l’offre croissante en gaz, conventionnel ou non, et d’autre part en raison de la concurrence faite par le gaz liquéfié aux gazoducs.

La stratégie de maintien des prix de l'Opep entretient-elle la compétitivité du pétrole, et pour combien de temps ?

En réalité, il existe des forces divergentes dans l’Opep. Certains producteurs aimeraient produire davantage, alors que d’autres militent pour une hausse des prix, pour des raisons à la fois économiques et politiques. Au final, c’est l’Arabie saoudite qui joue l’arbitre car elle seule dispose d’une marge de manœuvre pour jouer sur le marché. Or, l’Arabie saoudite se satisfait des prix actuels, assez hauts pour générer de belles rentes aux producteurs, mais pas trop pour éviter un coup de frein sur la demande. Elle veille donc à maintenir un équilibre entre rente et demande. Le prix des autres énergies est assez secondaire, tant que celles-ci n’entrent pas en concurrence frontale avec le pétrole. Pour le moment, seuls les biocarburants pourraient jouer ce rôle. Or, ceux de première génération ont été stoppés dans leur ascension pour cause de conflit d’usage avec les cultures vivrières. Ceux de deuxième génération (à partir de bois et de déchets) ont du mal à atteindre des rendements élevés qui leur permettraient de se substituer au pétrole. Quant à la troisième génération (à partir d’algues), il va lui falloir encore beaucoup de R&D et d’investissements avant de pouvoir envahir le marché.
http://www.atlantico.fr/decryptage/pour ... 51097.html

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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par sceptique » 28 sept. 2013, 20:48

Cet article est la synthèse de ce que je pense depuis 10 ans : en résumé, à 100$ le baril, les réserves vont encore durer un bout de temps. L'inconnue était la tenue de l'économie. Cette dernière a eu du mal mais a finalement intégré ce prix. On est donc reparti pour un cycle.

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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par hyperion » 29 sept. 2013, 20:23

sceptique a écrit :
hyperion a écrit :ce qui m'interesse dans ce post c'est le cout du produit, d'ailleurs dans le fil sur les algues,il est évalué à ce jour autour de 80$
C'est une évaluation ! Si le biodiesel à partir d'algues était vraiment concurrentiel quantité d'entreprises se lanceraient dedans pour ramasser le pactole. La réailité est plus simple : personne ne se lance à grande échelle sur le biodiesel à partir d'algues car tout le monde a peur d'y laisser sa chemise.
L'évaluation à 80$ est donc largement bidonnée.
Autre point : la plus grosse part du pétrole produit l'est à un prix inférieur à 30$ voire très inférieure (Arabie Saoudite etc ). En cas de surproduction comme tu le dis (ou de sous consommation) le baril retomberait vite à 30$ (on a vu cela récemment). Les producteurs qui sortent le baril à 80$ feraient vite faillite. C'est pour cela que l'exploitaition des pétroles non conventionnels ne se fait pas si le prix de revient est de 80$. Il leur faut une marge bien plus importante au vu des risques.
Le biodiesel est pour le moment un mirage :plus on avance, plus sa production à grande échelle recule.
tout a fait , un prix moyen sous les 30 $. et ce ne sont pas des infrastructures anodines qui necessite aussi la participations de groupe qui n'ont aucun interet dans le developpement de ces infrastructures.
un truc assez marrant; l'usine espagnil s'appelle bio fuel system; et l'operation médiatique avec un air bus le bourget tououse s'appelle bio fuel initiative france :-D
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/9310601#
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/17180695homéo niet secu, preservatifs , vaccin hepati b nourisson et chaussures oui oui; Buzin, pas besoin de lui faire de cadeau; dogmatique à virer et au boulot!

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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par phyvette » 27 mars 2019, 11:21

Coûts techniques de production d'un baril de pétrole et de gaz en 2016.

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https://ourfiniteworld.com/2019/03/20/a ... -problems/
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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par tita » 27 mars 2019, 13:57

phyvette a écrit :
27 mars 2019, 11:21
Coûts techniques de production d'un baril de pétrole et de gaz en 2016.
En 2016, lorsque le baril avait plongé à $27 le baril? J'ai un peu l'impression que ces coûts fluctuent en fonction du prix du baril. De plus, séparer la production US en 2 catégories, schiste et non-schiste, reste une vision très large.

A mon humble avis, ce genre de graphique ne signifie rien. Typiquement, il y a tellement de puits dans le schiste que chacun a ses propres coûts, et qu'une moyenne à une date peut être complètement différente en fonction du contexte des prix quelques années plus tard. En 2016, le schiste US se concentrait sur les zones les plus profitable et les services pétroliers (schlumberger ou autre) cassaient leurs prix fasse à la chute de la demande de leurs services...

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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par phyvette » 01 mai 2019, 11:28

Coûts d’extraction par baril de pétrole en $
Source: Saudi Aramco. Graphique FT.com


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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par energy_isere » 01 mai 2019, 11:42

phyvette a écrit :
01 mai 2019, 11:28
Coûts d’extraction par baril de pétrole en $
Source: Saudi Aramco. Graphique FT.com
Saudi Aramco s'est bien gardé de mentionner le oil shale onshore tazu. ;)

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Re: Pétrole : Quels Coûts ?

Message par tita » 01 mai 2019, 19:28

energy_isere a écrit :
01 mai 2019, 11:42
Saudi Aramco s'est bien gardé de mentionner le oil shale onshore tazu. ;)
Probablement dans "US onshore", qui met un break even plus élevé que le offshore.

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