Crise du Gaz en Europe

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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par energy_isere » 21 nov. 2025, 16:56

European Natural Gas Plummets to 18-Month Low

By Michael Kern - Nov 21, 2025,

Forecasts of milder weather in the weeks ahead and the proposed U.S. peace plan for Ukraine pushed down on Friday European benchmark natural gas prices to their lowest level since May 2024.

Dutch TTF Natural Gas Futures, the benchmark for Europe’s gas trading, traded down by 2.5% at $35 (30.38 euros) per megawatt-hour (MWh) at 11 a.m. in Amsterdam. This was the lowest the benchmark price has been since May 2024, as the latest weather models predict milder temperatures in the weeks ahead after the current cold snap in northwest Europe.

European gas futures have traded for months at about $36.90 (32 euros) per MWh. Now geopolitics and weather have pushed prices lower.

Gas traders are eyeing the talks on the U.S. peace plan for Ukraine, which could lead to easing of some of the sanctions on Russian energy exports. That’s of course if the plan goes through, which is far from certain.
....................
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... h-Low.html

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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par energy_isere » 03 déc. 2025, 11:11

Accord au sein de l'UE pour interdire le gaz russe à l'automne 2027

AFP •03/12/2025

Un accord a été trouvé mercredi entre eurodéputés et Etats européens pour interdire toutes les importations de gaz russe dans l'UE à l'automne 2027, afin de priver Moscou d'une manne qui finance sa guerre en Ukraine.

"C'est l'aube d'une nouvelle ère, celle de l'indépendance énergétique totale de l'Europe vis-à-vis de la Russie", a salué la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, devant la presse.

La fin des importations à l'automne 2027 est un compromis entre le Parlement européen, qui souhaitait une interdiction plus rapide, et les Etats membres qui voulaient prendre un peu plus de temps.

"Nous y sommes parvenus", s'est réjoui le commissaire européen à l'énergie Dan Jorgensen. "Fini les tentatives de chantage. Fini les manipulations de marché par Poutine. Nous sommes solidaires de l'Ukraine", a-t-il souligné.

La Russie a aussitôt fustigé la décision de l'Union européenne qui se "condamne" à "accélérer" sa perte de puissance avec de l'énergie "plus coûteuse", a réagi le Kremlin.

Pour le gaz importé via des gazoducs, l'interdiction des contrats d'achat de long terme - les plus sensibles car ils courent parfois sur des dizaines d'années - entrera en vigueur le 30 septembre 2027 sous réserve que les stocks soient suffisants, et s'appliquera au plus tard le 1er novembre 2027.

Pour le gaz naturel liquéfié, le GNL, l'interdiction des contrats longs s'appliquera dès le 1er janvier 2027, conformément à de précédentes annonces d'Ursula von der Leyen pour sanctionner la Russie.

Du côté des contrats de courte durée, l'interdiction entrera en vigueur le 25 avril 2026 pour le GNL et le 17 juin 2026 pour le gaz acheminé par gazoduc.

Ce calendrier devra être approuvé une dernière fois par les Etats membres et le Parlement, mais l'accord scellé dans la nuit de mardi à mercredi ouvre la voie à un vote sans suspense.

Les entreprises européennes pourront invoquer un cas de "force majeure" afin de justifier légalement ces ruptures contractuelles, en mentionnant l'interdiction d'importation décidée par l'UE.

- Orban défie l'UE -

La Commission européenne a opté pour une proposition législative plutôt que des sanctions, car elle peut être adoptée à la majorité qualifiée des Etats membres.

Le but est d'éviter un veto de la Hongrie et de la Slovaquie, deux pays considérés comme proches de Moscou et fermement opposés à ces mesures.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban a encore défié l'UE fin novembre en promettant de poursuivre les importations d'hydrocarbures russes lors d'une rencontre avec le président Vladimir Poutine au Kremlin.

Le compromis scellé par les Européens prévoit d'ailleurs que la Commission présente dans les mois qui viennent une proposition pour mettre fin aux importations de pétrole russe en Hongrie et en Slovaquie d'ici fin 2027.

L'Union européenne avait décidé de se sevrer du pétrole russe dès 2022 mais avait accordé une exemption à ces deux pays enclavés.

Près de quatre ans après l'invasion de l'Ukraine, Bruxelles veut priver la Russie de la manne financière tirée de ses hydrocarbures.

La part du gaz russe dans les importations de gaz naturel de l'UE est passée de 45% en 2021 à 19% en 2024.

Mais si l'Europe s'est efforcée de réduire ses approvisionnements par gazoducs, elle s'est en partie tournée vers le gaz naturel liquéfié (GNL), transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen.

Derrière les Etats-Unis (45%), la Russie occupe une place centrale avec 20% des importations de GNL de l'UE en 2024, soit 20 milliards de mètres cubes sur la centaine de milliards importés.

En tout, les importations de gaz naturel russe de l'UE devraient représenter encore 15 milliards d'euros cette année.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 49e8e482e1

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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par kercoz » 03 déc. 2025, 12:00

automne 2030 serait plus judicieux ...je trouve.
L'Homme succombera tué par l'excès de ce qu'il appelle la civilisation. ( Jean Henri Fabre / Souvenirs Entomologiques)

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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par energy_isere » 26 janv. 2026, 21:27

suite de 2 posts au dessus.
L'UE approuve définitivement le projet d'interdiction des importations de gaz russe

Publié le 26/01/2026

Les Etats membres de l'Union européenne ont majoritairement donné lundi leur accord définitif pour interdire les importations de gaz russe d'ici fin 2027, rendant juridiquement contraignante leur promesse de rompre les liens avec Moscou près de quatre ans après l'invasion par la Russie de l'Ukraine.

Cet accord, désapprouvé par Slovaquie et la Hongrie, tandis que la Bulgarie a choisi de s'abstenir, va permettre au projet de devenir un texte de loi, même si Budapest a fait savoir qu'il porterait le dossier devant la Cour européenne de justice.

La Hongrie et la Slovaquie sont fortement tributaires des importations d'énergie russe et souhaitent maintenir des liens étroits avec Moscou.

En vertu du nouvel accord, l'UE cessera d'importer du gaz naturel liquéfié russe d'ici la fin de 2026 et du gaz par gazoduc d'ici le 30 septembre 2027.

Le texte autorise un report au 1er novembre 2027 au plus tard si un pays rencontre des difficultés pour constituer ses stocks avec du gaz non russe avant la saison hivernale.

Plus de 40% des importations de gaz de l'UE étaient en provenance de la Russie avant le déclenchement de la guerre en Ukraine en février 2022. Cette proportion est tombée à environ 13% en 2025, selon les dernières données disponibles pour l'Union.

Certains pays de l'UE continuent cependant d'acheter du pétrole auprès de Moscou, du gaz acheminé par gazoduc et du gaz naturel liquéfié, ce qui sape les initiatives du bloc pour tarir les sources de financement de l'économie russe.

Le mois dernier, les cinq principaux importateurs de l'UE ont dépensé 1,4 milliard d'euros en énergie russe, principalement en gaz et en GNL, selon les données de l'ONG Centre for Research on Energy and Clean Air (CREA). La Hongrie était le premier acheteur des hydrocarbures, devant la France et la Belgique.

L'UE a imposé des sanctions sur le pétrole russe transporté par voie maritime en 2022, mais n'a jamais proposé de sanctions sur les importations de gaz.

Le nouveau texte interdit aux entreprises de signer de nouveaux contrats d'approvisionnement en gaz russe et obligera les groupes disposant déjà de contrats de les résilier.

Les entreprises qui ne respectent pas ces règles pourraient se voir infliger des sanctions financières pouvant atteindre 3,5% de leur chiffre d'affaires annuel global.

La Commission européenne prévoit également de proposer dans les prochains mois un texte visant à supprimer progressivement le pétrole russe acheminé par oléoduc.
https://www.boursier.com/actualites/reu ... 10327.html

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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par energy_isere » 28 janv. 2026, 19:04

GNL américain : l'UE s'inquiète du « risque de remplacer une dépendance par une autre »

Connaissance des Énergies avec AFP le 28 janvier 2026

L'UE, qui a remplacé en grande partie ses achats de gaz russe par du gaz naturel liquéfié (GNL) américain, commence à s'inquiéter de cette nouvelle dépendance aux États-Unis et doit songer à diversifier ses approvisionnements, a affirmé mercredi un responsable européen.

Des discussions avec d'autres fournisseurs

"Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre", a déclaré à des journalistes le commissaire à l'Énergie Dan Jorgensen. "Les bouleversements géopolitiques consécutifs à la crise au Groenland ont (...) servi de signal d'alarme", a-t-il ajouté.

Selon lui, les répercussions de cette crise poussent l'UE à trouver d'autres pays dans le monde capables de lui fournir du GNL, pour qu'elle puisse diversifier ses approvisionnements. Elle discute notamment avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord, a-t-il détaillé.

60% des importations européennes de GNL au 3e trimestre 2025

Ces déclarations pourraient susciter l'ire de Washington, alors que l'Union européenne s'est explicitement engagée à muscler ses achats de gaz et de pétrole américain, dans le cadre de l'accord sur les droits de douane conclu l'an dernier avec Donald Trump. Cet accord inclut un engagement de l'UE à importer 750 milliards de dollars de gaz, pétrole et combustibles nucléaires d'ici 2028.

Au 3e trimestre, les Etats-Unis représentaient 60% des importations européennes de GNL, contre 24% début 2021. L'UE s'est en effet tournée fortement ces dernières années vers les fournisseurs américains pour combler ses besoins en gaz naturel, alors qu'elle a décidé de se sevrer progressivement du gaz russe pour ne plus contribuer à financer la guerre en Ukraine.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tre-260128

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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par energy_isere » 12 févr. 2026, 23:57

L'UE en Algérie pour accélérer son approvisionnement en gaz

AFP •12/02/2026

Le commissaire européen à l'énergie, Dan Jorgensen, s'est rendu à Alger jeudi pour accélérer l'approvisionnement en gaz algérien de l'Union européenne, qui s'efforce de diversifier ses partenariats pour pallier l'interdiction progressive du gaz russe.

"Cette réunion arrive à point nommé, à l'heure où nous nous affranchissons de notre dépendance au gaz russe", a souligné le responsable européen lors d'un point presse aux côtés des autorités algériennes.

"L'Algérie est déjà un partenaire très important en matière de gaz, mais elle va le devenir encore plus", a-t-il assuré.

Pour priver Moscou d'une manne financière qui finance sa guerre en Ukraine, l'Union européenne a acté une interdiction des importations de gaz russe à l'automne 2027, au plus tard.

L'Europe entend donc trouver de nouvelles sources d'approvisionnements et redoute de devenir désormais trop dépendante du gaz naturel liquéfié (GNL) importé des Etats-Unis, vers lequel elle s'est largement tournée pour compenser l'arrêt des achats à la Russie.

"Il y a une inquiétude grandissante, que je partage, liée au risque de remplacer une dépendance par une autre", avait récemment mis en garde Dan Jorgensen.

Le commissaire européen avait mentionné la crise avec les Etats-Unis sur le Groenland, qui pousse l'UE à se tourner vers d'autres partenaires, y compris pour l'énergie.

En matière de GNL, transporté par navire, déchargé dans des ports, regazéifié puis injecté dans le réseau européen, Bruxelles discute avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord, expliquait-il.

Au troisième trimestre 2025, les Etats-Unis représentaient 60% des importations européennes de GNL, contre 24% début 2021.

Après la Russie (12,7%), l'Algérie arrivait en troisième position (7,7%), suivie du Qatar (6%).

L'Algérie est déjà le deuxième pays fournisseur de gaz acheminé par gazoduc dans l'UE, représentant 14,6% des importations européennes, derrière la Norvège (51,8%), au troisième trimestre.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 0aa20446c4

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Re: Crise du Gaz en Europe

Message par energy_isere » Hier, 23:18

Les réserves de gaz chutent en Europe et annoncent un record d'importation

RFI le : 10/02/2026

Les niveaux des stocks européens de gaz sont tombés à environ 37%, soit en-dessous de la moyenne de ces cinq dernières années, et ont provoqué une forte hausse des prix au mois de janvier 2026. Une hausse qui s'est depuis atténuée.


Les stocks sont tombés si bas car les Européens sont entrés dans l'hiver avec des réserves inférieures à celles des années précédentes, explique Greg Molnar, analyste gaz de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), c'est-à-dire avec des infrastructures remplies à peine au-dessus de 80% de leur capacité. À ce « mauvais départ » est venue s'ajouter une vague de froid début janvier qui a fait augmenter la demande et fait baisser les stocks.

Si la consommation continue au rythme habituel, l'Union européenne pourrait terminer l'hiver avec seulement 25% de ses capacités remplies, soit le niveau le plus bas depuis la saison hivernale 2017-2018.

Des importations record en 2026 ?

La diminution des stocks annonce des importations plus importantes cette année. L'AIE s'attend même à une hausse record des achats en 2026. Il n'y a pas d'inquiétude à avoir du côté de l'offre, car la production de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait être en augmentation cette année – estimée à 472 millions de tonnes sur l'ensemble de l'année par le cabinet d'étude ICIS. Plusieurs pays vont voir en effet croître leurs capacités d'exportation grâce à l'agrandissement de leurs infrastructures ou la mise en service de nouveaux projets. On peut citer le Canada, les États-Unis, le Mexique, le Congo-Brazzaville – le fournisseur italien ENI a chargé, le 7 février, la première cargaison de son unité flottante Nguya – ou encore l'Australie.

D'autres projets sont annoncés d'ici 2027, au Qatar notamment, et devraient continuer à faire grimper les quantités de GNL disponibles dans le monde. Cette montée en puissance de la production évitera peut-être la hausse des prix que certains craignent, au vu de la forte demande européenne qui se profile cet été.

L'Europe, partenaire privilégié des États-Unis

L'Europe a un partenaire privilégié : les États-Unis. En janvier, le pays a fourni 60% des importations européennes, contre 53% en janvier 2025, et 24% début 2021 selon l'agence Reuters. Ce chiffre augmente depuis plusieurs années et a été consolidé par un accord commercial entre l'Europe et Donald Trump. Mais le poids grandissant pris par les États-Unis fait courir un risque à l'Europe, a fait récemment remarquer le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jorgensen, après les menaces du président états-unien sur le Groenland : celui de remplacer la dépendance au gaz russe par une dépendance au gaz américain.

Des discussions sont donc en cours, selon le commissaire européen, avec le Canada, le Qatar et l'Afrique du Nord pour sécuriser d'autres canaux d'approvisionnement. C'est dans cet objectif de diversification que l'énergéticien allemand RWE a signé, le 6 février, un accord commercial avec les Émirats arabes unis.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/chroniqu ... mportation

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