Le champs gazier Russe de Chtokman

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par Raminagrobis » 07 déc. 2011, 08:43

lien Le développement américain du gaz de schiste a changé le marché du LNG (les importations américaines qu'on pensait voir exploser ont en fait diminué) et du coup le développement de chtokman voit son modele économique remis en cause.
Toujours moins.

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par phyvette » 07 déc. 2011, 09:45

Avec la dernière projection du CERA, les Russes ont du mouron a se faire.

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 29 déc. 2011, 20:07

Le développement du gisement de gaz de Stokman retardé

29 Dec 2011 Usine Nouvelle

Les trois géants de l’énergie, Gazprom, Total et Statoil, ne sont pas parvenus un accord global ce jeudi 29 décembre.

C’est finalement en avril que la décision finale sur l’investissement permettant de lancer le développement du gisement gazier géant de Shtokman sera prise. C’est ce qu'annoncent les partenaires de ce projet, Gazprom, Total et le norvégien Statoil à l’issue d’une rencontre le 29 décembre.

"La décision sur l'investissement est techniquement prête, mais il reste encore des questions à régler parmi les actionnaires. Les partenaires marquent une pause", souligne une source proche du consortium. Les trois groupes doivent notamment se décider sur le mode de transport choisi pour acheminer la production du gisement : soit par gazoduc, soit par méthanier.

Rendez-vous est donc pris pour le 1er avril. Selon Total, cette date laisse un délai suffisant pour parvenir à une décision globale. "Compte tenu des enjeux technologiques et économiques de Shtokman (...) il est logique et responsable pour des industriels de se donner quelques semaines de plus pour décider d'un investissement aussi important avec les garanties nécessaires", souligne un porte-parole du groupe français.

Selon La Tribune, citant une source du secteur avant la rencontre, Total et Statoil pourraient être contraints de verser à Gazprom une "prime globale" de 1,5 milliard de dollars s'ils signent pour la première tranche, ou bien de quitter le projet et de se voir rembourser leur investissement.

Shtokman est l'un des plus grands gisements de gaz du monde. Selon des estimations provisoires, 15 milliards de dollars d'investissement pourraient être nécessaires à la première phase du projet.

Initialement, la production de gaz devait débuter en 2013, mais elle a été repoussée à 2016.
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... de.N165653

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 29 mars 2012, 19:45

Gisement Chtokman : la décision sera prise en juin

29 Mars 2012 Usine Nouvelle

La décision d’investissement vient d’être une nouvelle fois reportée, jeudi 29 mars.

C’est l’un des rares grands gisements à ne pas avoir encore été exploité. Situé en mer de Barents, au nord du cercle polaire, il est effectivement difficile à exploiter. Il a pourtant attiré l’attention de Gazprom, Total et Statoil.

Selon des sources proches citées par l’AFP, la décision devrait finalement être rendue en juin, après avoir été déjà repoussée une première fois. Les dirigeants de Gazprom, Total et Statoil doivent s'entretenir avec les autorités russes sur le sujet, ont précisé ces sources, des membres du conseil d'administration de Shtokman Development, le consortium en charge du gisement.

A plusieurs reprises, les actionnaires du consortium se sont opposés sur la conception du projet. Par ailleurs, la décision d’investissement a été repoussé à cause des incertitudes sur la demande en gaz.

"Nous n'aurons pas le temps de prendre (cette décision, ndlr) au niveau législatif" d'ici le 1er avril, a déclaré Sergueï Chmatko, le ministre russe de l’Energie, cité par l'agence Itar-Tass.
http://www.usinenouvelle.com/article/gi ... in.N171761

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 26 mai 2012, 13:22

Moscou envisage des changements pour le projet Chtokman

25 Mai 2012 Usine Nouvelle

La Russie a décidé de ne produire que du gaz naturel liquéfié (GNL) dans son vaste gisement de Chtokman.
"Il s'agit d'une liquéfaction à 100% à l'exception du gaz destiné à être fourni à la région de Mourmansk", a déclaré le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, ce vendredi 25 mai. Il a par ailleurs affirmé que si le projet avait besoin de "certains avantages fiscaux supplémentaires, ils seront accordés".
Puis Alexeï Miller a confirmé les informations qui ont fuité dans la presse dès ce matin. "Nous étudions la possibilité de faire entrer de nouveaux partenaires dans le projet. Dans le domaine du gaz naturel liquéfié, nous travaillons déjà avec Shell sur d'autres projets", a-t-il dit.
Il donne ainsi plus de poids à ce qu’affirmait le quotidien Kommersant. Citant des sources proches des discussions, il soutenait que Shell pourrait remplacer Statoil dans le consortium, en raison de désaccords sur la conception du projet entre Gazprom et le norvégien.
Ces déclarations annoncent donc un changement de conception de ce projet, auxquels participent Gazprom (51%), le norvégien Statoil (24%) et le français Total (25%), et qui se trouvait en difficultés depuis plusieurs années.
http://www.usinenouvelle.com/article/mo ... an.N175363

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 07 juil. 2012, 16:53

Total toujours partant pour le projet gazier russe Chtokman, assure son PDG

AIX-EN-PROVENCE - 07 Juillet 2012

Total veut toujours participer à hauteur de 25% au projet d'exploitation du gisement gazier géant de Chtokman, dans l'Arctique russe, et est en discussions avancées avec Gazprom à ce sujet, a déclaré samedi le PDG du groupe pétrolier français Christophe de Margerie.

Les négociations sur Chtokman, en ce qui nous concerne, elles sont bien avancées. J'attends maintenant un retour de Gazprom pour nous dire où ils en sont dans leurs propres réflexions, a déclaré M. de Margerie à des journalistes en marge des Rencontres économiques d'Aix-en-Provence, dans le sud de la France.

Notant que le patron de Gazprom avait dit récemment à la presse russe avoir peut-être besoin de plus de temps pour se décider, il a dit attendre sereinement que le groupe gazier russe prenne ses décisions.

Notre souhait, bien évidemment, c'est de participer dans ce projet qui est tout à fait important pour la Russie et aussi bien évidemment pour nous, a-t-il poursuivi.

Alors qu'on lui demandait si Total voulait rester membre à hauteur de 25% du capital de Shtokman Development, le consortium créé et dirigé par Gazprom pour développer ce projet colossal, il a répondu: on n'a pas changé de chiffre et c'est toujours là-dessus que nous discutons.

Fin juin, le président de Gazprom Alexeï Miller avait déclaré qu'un nouvel accord sur Chtokman pourrait être signé rapidement, et évoqué de nouveau la possibilité d'entrée d'un nouveau partenaire.

Nous n'excluons pas qu'au cours des négociations, qu'il faut continuer de mener et conclure, apparaîtra un nouveau partenaire, avait alors dit M. Miller, sans plus de détails.

Gazprom avait évoqué en mai une éventuelle entrée de l'anglo-néerlandais Shell dans ce projet, qui peine à être lancé par son consortium, actuellement composé de Gazprom (51%), de Total (25%) et du norvégien Statoil (24%).

Depuis lors, les spéculations se sont multipliées sur la possibilité que Shell se substitue soit au norvégien, soit au français, mais Total a toujours affirmé sa détermination à participer à ce méga-projet.

Chtokman, l'un des rares gisements gaziers géants au monde à ne pas avoir encore été exploité, renferme des réserves estimées à 3.800 milliards de mètres cubes de gaz. Situé en mer de Barents, au nord du cercle polaire, il est techniquement très difficile à exploiter.

La décision d'investissement des partenaires de ce projet a été repoussée à de multiples reprises, notamment en raison de désaccords entre eux sur son schéma de réalisation.

En mai, Gazprom a annoncé une vaste révision du projet, décidant de se concentrer sur la production de gaz naturel liquéfié (GNL) et d'abandonner l'idée de transporter par gazoduc une partie du gaz qui sera extrait.
http://www.romandie.com/news/n/_Total_t ... 121218.asp

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 08 août 2012, 17:47

Quel avenir pour le gigantesque gisement de gaz de Shtokman ?

08 Aout 2012 La Tribune

Le Norvégien Statoil a rendu sa part de 24% dans le gigantesque gisement gazier en développement dans la mer de Barentz. Le Français Total pourrait suivre son exemple au vu des perspectives floues du projet.

Statoil a rendu son tablier le 30 juillet dernier, mais a attendu plus d’une semaine pour rendre la chose publique. Le groupe pétrolier norgégien, contrôlé à 67% par l'Etat norvégien, tient à ce que le divorce se fasse à l’amiable et laisse même entendre qu’il reste intéressé par les étapes futures du projet.

Le 30 juillet représentait le terme de l’accord sur le programme d’investissement entre les trois co-actionnaires de Shtokman Development AG (Gazprom, 51% ; Total, 25% et Statoil, 24%), le consortium créé pour développer le gigantesque gisement gazier de Shtokman, en mer de Barentz dont les réserves estimées s'élèvent à 3.900 milliards de mètres cubes de gaz et 53,3 millions de tonnes de condensat de gaz naturel. De quoi satisfaire la demande de gaz des Etats-Unis pendant un an.

Désaccords sur l'enveloppe d'investissements

Le projet butte depuis plusieurs années sur des désaccords quant au montant de l’investissement nécessaire, mais aussi son calendrier et la manière de développer le gisement. Depuis son entrée dans le projet en février 2008, Statoil y a déjà dépensé 340 millions de dollars, d’après les résultats financiers publiés le 26 juillet par le groupe et présentés comme des « frais financiers ». Selon plusieurs sources, les termes de l’accord entre les actionnaires n’obligent pas Gazprom à rembourser les frais engagés par ses partenaires, même s’ils rendent leurs actions. Total, qui aurait dépensé autour de 400 millions de dollars dans le projet, perdrait ainsi cette somme s’il décidait d’imiter Statoil. Le groupe français s’est abstenu de commenter la décision de son co-actionnaire de Shtokman. Fin juillet, le directeur financier de Total, Patrick de La Chevardière déclarait que le groupe « reste assez intéressé par un rôle actif ». Une clarification de la position du groupe français pourrait avoir lieu le 30 août prochain, lors de la prochaine réunion des actionnaires de Shtokman Development AG.


Shell à la place de Statoil ?

Jusqu’à juin dernier, la co-entreprise employait 500 personnes, mais deux tiers du personnel ont depuis été remerciés, principalement ceux venant de Statoil et de Total. Le projet paraît gelé alors que Gazprom cherche à remanier la structure du consortium. Des rumeurs persistantes voient le groupe Shell rentrer dans le projet, en remplacement de Statoil.


Les autorités russes tentent depuis environ vingt ans de développer Shtokman, mais se heurtent soit à la fois à un déficit de financement et à des lacunes technologiques. Ni Gazprom, ni aucun autre groupe pétrolier russe ne dispose d’expérience en matière de développement off-shore en zone Arctique. Les partenaires du consortium hésitent à en faire un projet 100% GNL ou à tirer un gazoduc de 600km jusqu’à la zone de forage située en haute mer. La première phase du développement table sur une production à partir de 2016-2017.


Le projet verra t-il un jour le jour?

Pour Nikolaï Podlevskykh, analyste chez Tserikh Capital Management, une série de facteurs placent les trois partenaires de Shtokman dans l’embarras. Le gaz devait au départ être vendus aux Américains, mais l’explosion de la production de gaz de schiste a fait plonger les prix du gaz en dessous des coûts de production de Shtokman. La demande de gaz européenne stagne également. Dernier facteur décourageant : le gouvernement russe refuse pour l’instant d’offrir aux investisseurs les abattements fiscaux qu’ils réclament pour le démarrage du projet. Conséquence, malgré les grosses dépenses déjà engagées, la plupart des observateurs s’attendent à ce que le projet Shtokman soit gelé pour de bon.
http://www.latribune.fr/entreprises-fin ... kman-.html

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 29 août 2012, 18:44

Le projet Chtokman reporté pour Gazprom, Total et Statoil ?

29 Aout Usine Nouvelle

Dans un contexte de désaccord entre les partenaires du consortium créé pour exploiter le champ gazier de Chtokman, en Russie, le projet semble, pour l'heure, au point mort.

Enième rebondissement dans le dossier Chtokman : selon une source du groupe Gazprom contactée par l'AFP, "la décision d'investissement est reportée à une date indéterminée".

Gazprom, le français Total et le norvégien Statoil, les trois partenaires du projet, auraient en effet convenu que le projet était trop coûteux pour l'heure, selon des informations de presse citant Vsevolod Tcherepanov, membre du directoire de Gazprom.

En 2007, Total était choisi pour participer au développement du gigantesque projet avec Gazprom.

Début 2010, dans une atmosphère d'excédents de production gazière et de récession économique, l'Oli & Gas Journal annonçait que les partenaires décidaient de retarder de 3 ans la mise en exploitation du gisement, soit 2016 pour la distribution par pipeline, et 2017 sous forme liquéfiée (GNL).

En juin dernier, le président de Gazprom France, Iouri Virobian, déclarait quant à lui que la décision finale d'investissement du consortium était "proche" sur un début d'exploitation du champ gazier de Chtokman.

Contacté par l'AFP, Total s'est refusé à tout commentaire. Le groupe français a récemment réitéré son intérêt pour le projet.
http://www.usinenouvelle.com/article/le ... il.N180947

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 28 mars 2013, 17:28

Gisement gazier dans l'Arctique: Gazprom et Total envisagent un nouvel accord


27 Mars 2013

Le russe Gazprom et le français Total envisagent de signer un nouvel accord sur le projet d'exploitation de l'immense gisement gazier de Chtokman, dans l'Arctique russe, sur lequel des rumeurs d'abandon couraient, a annoncé jeudi le géant gazier.

Lors d'une rencontre entre le patron de Gazprom Alexeï Miller et le PDG de Total Christophe de Margerie, "un compromis a été trouvé pour préparer une feuille de route en vue de signer un nouvel accord de réalisation du projet", indique Gazprom dans un communiqué.

Lors de leurs discussions, les deux hommes ont examiné "les perspectives d'une exploitation conjointe du projet Chtokman et les possibilités pour réduire les dépenses en capital et opérationnelles", ajoute le groupe.

L'accord initial entre les trois partenaires, Gazprom (51%), le norvégien Statoil (24%) et le français Total (25%), avait expiré le 30 juin 2012 sans que les trois groupes n'aient trouvé un terrain d'entente sur le cadre technologique et financier entourant le développement futur du gisement. Statoil avait ensuite formellement rendu sa part dans le consortium Shtokman Development.

Fin août, une source au sein de Gazprom avait indiqué que le projet, jugé trop coûteux, avait été reporté sine die.

Mais Total avait démenti un tel report et le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, avait assuré fin octobre que les travaux commenceraient avant la fin 2017.

Puis, en décembre, Gazprom avait assuré que le projet restait sur les rails, précisant que les travaux de prospection dans le cadre des deuxième et troisième phases du projet se situaient actuellement à un stade final et que la documentation destinée aux autorités russes devait être transmise au gouvernement en 2013.

Chtokman, l'un des rares gisements gaziers géants au monde à ne pas avoir encore été exploité, renferme des réserves estimées à 3.800 milliards de mètres cubes.

Mais, situé en mer de Barents, au nord du cercle polaire, il est techniquement très difficile à exploiter.

En mai, avant l'expiration de l'accord initial, Gazprom et ses partenaires avaient annoncé réorienter le projet pour se concentrer sur la production de gaz naturel liquéfié.

Ce biais pourrait lui ouvrir de nouveaux marchés, notamment asiatiques, en plus de son réseau de gazoduc qui relie son réseau au marché européen, où la demande bat actuellement de l'aile.
http://www.boursorama.com/actualites/gi ... 96d0c31e06

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 17 nov. 2013, 20:22

ca date du mois de Juin, mais j' ai pas plus récent.
Gazprom assure poursuivre le projet Chtokman dans l'Arctique

18 juin 2013 Romandie

MOSCOU - Le géant russe Gazprom a assuré mardi continuer à travailler au projet d'exploitation de l'immense gisement gazier de Chtokman, dans l'Arctique russe, malgré de nouvelles spéculations concernant un possible report sine die.

Le conseil d'administration a demandé la poursuite des travaux comme prévu par le projet, indique le géant public russe dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion de son conseil d'administration.

Il précise mener des expertises qui doivent être achevées fin 2013-début 2014 avant d'être analysées par la société et les pouvoirs publics.

Chtokman, l'un des rares gisements gaziers géants au monde à ne pas avoir encore été exploité, renferme des réserves estimées à 3.800 milliards de mètres cubes.

Mais, situé en mer de Barents, au nord du cercle polaire, il est techniquement très difficile à exploiter.

Après des mois de rumeurs d'abandon de ce projet au coût considérable, Gazprom et son partenaire français Total ont reconnu fin mars devoir revoir leur copie et travailler à un nouvel accord.

Total avait précisé alors qu'il s'agissait de reprendre des études techniques pour déterminer si le projet peut être rendu plus rentable.

Un responsable du groupe russe, Andreï Krouglov, a récemment évoqué publiquement la possibilité que le projet soit repoussé aux générations futures.

L'agence officielle Itar-Tass, citant une source anonyme, rapportait lundi que Gazprom envisageait de renoncer à la construction d'une usine de liquéfaction du gaz sur place. A la place, il serait envisagé d'écouler le gaz de Chtokman via le gazoduc Nord Stream qui relie la Russie à l'UE via la mer Baltique, ainsi que par l'usine de liquéfaction prévue sur les côtes de la Baltique.

Gazprom ne peut tout simplement pas geler le projet Chtokman dans la mesure où Vladimir Poutine a promis publiquement de le réaliser, commentait mardi le quotidien Kommersant.

L'accord initial entre les trois partenaires, Gazprom (51%), le norvégien Statoil (24%) et le français Total (25%), avait expiré le 30 juin 2012 sans que les trois groupes n'aient trouvé un terrain d'entente sur le cadre technologique et financier entourant le développement futur du gisement. Statoil avait ensuite formellement rendu sa part dans le consortium Shtokman Development.

Pour les analystes de VTB Capital, le projet n'est pas justifié économiquement s'il est développé dans les conditions fiscales actuelles et ne sera pas lancé avant 2020.
http://www.romandie.com/news/archives/_ ... 131442.asp

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Re: Le champs gazier Russe de Chtokman

Message par energy_isere » 26 juin 2015, 13:58

Total se retire du projet géant de Chtokman

Les Echos - Anne Feitz Le 24/06

Total a transféré sa participation de 25 % à Gazprom, désormais seul sur ce projet.

Total officialise son retrait du projet géant Chtokman, dans l’Arctique russe. Le groupe pétrolier a annoncé mercredi avoir transféré sa participation de 25 % dans le projet gazier à Gazprom, qui en détient les 75 % restants. L’accord a été entériné entre le PDG de Gazprom, Alexeï Miller, et le directeur général de Total, Patrick Pouyanné, la semaine dernière, en marge du Forum économique international de Saint Pétersbourg – le « Davos russe ».

Cette annonce n’est pas vraiment une surprise. Le projet était officiellement gelé depuis trois ans, et Total avait passé l’an dernier (dans ses comptes du premier trimestre 2014) une provision de 350 millions de dollars, correspondant à son investissement. Un montant équivalent aux pertes enregistrées par Statoil, la compagnie nationale norvégienne, lorsqu’elle avait elle-même cédé ses 24 % en août 2012.

Chtokman a fait couler beaucoup d’encre depuis son lancement en 2007, car il s’agit de l’un des projets gaziers les plus spectaculaires au monde. Le gisement, situé en mer de Barents, recèle des réserves gigantesques de gaz ( 3.900 milliards de mètres cubes, soit 2 % des réserves mondiales). Découvert en 1998, il s'avère toutefois extraordinairement compliqué à exploiter : il est situé à 500 kilomètres au nord des côtes russes, dans une zone prise par les glaces une bonne partie de l’année. Le coût de son développement, estimé au départ à 15 milliards de dollars, avait été revu à au moins 30 milliards.

Les conditions fiscales associées au projet pesaient aussi sur sa rentabilité. Le boom du gaz de schiste américain et le ralentissement de la demande mondiale, qui ont assombri les perspectives sur les prix du gaz, ont achevé de le plomber.

Depuis environ un an, Gazprom affirme qu’il reprendra ses travaux sur Chtokman lorsque la technologie ou les conditions de marché seront plus favorables. Alexeï Miller a déclaré en fin de semaine dernière que, dans ce cas, Total sera la première compagnie étrangère qu’il invitera à travailler avec Gazprom.

Anne Feitz
http://www.lesechos.fr/industrie-servic ... 131385.php

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