Situation du GAZ continent Nord Américain

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Lansing
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 1796
Inscription : 18 sept. 2005, 10:58
Localisation : Finis Terae

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par Lansing » 15 janv. 2010, 10:11

Bonjour,
Le "réseau de distribution pour amener le gaz dans toutes les stations-service" existe depuis très longtemps, il n'y a rien à payer du tout. Ce réseau existe depuis qu'il existe des citernes de gaz chez les particuliers et dans les entreprises. Il suffit de le développer au détriment de l'essence.
C'est même très probablement la mutation la plus facile et la moins onéreuse qui soit. Si on prend l'exemple des ports, les citernes de gaz et d'essence sont sur les mêmes sites.
Rien à voir évidemment avec l'hydrogène où tout est à faire et où la rentabilité est totalement illusoire.
Quand au coté pratique ça ne change pas grand chose. Il suffit d'observer le remplissage d'une cuve de gaz ou d'un réservoir de véhicule GPL pour se rendre compte que la différence est finalement très faible.

Patrick

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 59688
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par energy_isere » 15 janv. 2010, 10:16

Lansing a écrit :Bonjour,
Le "réseau de distribution pour amener le gaz dans toutes les stations-service" existe depuis très longtemps, il n'y a rien à payer du tout. Ce réseau existe depuis qu'il existe des citernes de gaz chez les particuliers et dans les entreprises. Il suffit de le développer au détriment de l'essence.
C'est même très probablement la mutation la plus facile et la moins onéreuse qui soit.
Rien à voir évidemment avec l'hydrogène où tout est à faire et où la rentabilité est totalement illusoire.
Quand au coté pratique ça ne change pas grand chose. Il suffit d'observer le remplissage d'une cuve de gaz ou d'un réservoir de véhicule GPL pour se rendre compte que la différence est finalement très faible.

Patrick
Ca n' a rien à voir !
On parle de Gaz naturel (=CH4) , ce n' est pas la méme chose que le Gaz des bouteilles et citerne de particulier qui est un mélange de C3H8 et C4H10 qui est liquide soue une pression pas trés importante.

Le CH4 pour véhicule c' est une autre affaire !

Lansing
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 1796
Inscription : 18 sept. 2005, 10:58
Localisation : Finis Terae

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par Lansing » 15 janv. 2010, 10:26

C'est de la sodom.sation de diptère. Tu sais pertinemment bien que techniquement le stockage et le transport, puisque c'est de ça qu'il s'agit, utilise exactement la même infrastructure.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 59688
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par energy_isere » 15 janv. 2010, 10:31

Lansing a écrit :C'est de la sodom.sation de diptère. Tu sais pertinemment bien que techniquement le stockage et le transport, puisque c'est de ça qu'il s'agit, utilise exactement la même infrastructure.
Mais pas du tout !

LE CH4 c' est des Gazoduc dédié au CH4. et c'est transporté gazeux avec des stations de recompressions de temps en temps le long du parcours.

Le C3H8 et C4H10 est transporté liquide (et pas besoin de froid pour ca). :idea:

Allez va relire un peu de physique chimie de base sur ces hydrocarbures.

Avatar de l’utilisateur
Aerobar
Modérateur
Modérateur
Messages : 1125
Inscription : 15 mai 2005, 15:31
Localisation : Paris
Contact :

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par Aerobar » 15 janv. 2010, 10:33

Le "réseau de distribution pour amener le gaz dans toutes les stations-service" existe depuis très longtemps, il n'y a rien à payer du tout.
Aux USA (objet du fil), seulement 60% des foyers sont connectés au réseau de gaz naturel (source EIA). On peut penser qu'il en est de même pour les stations-service. Il suffit de voyager un peu en voiture aux States pour comprendre que certaines stations stratégiques (celles au milieu de nulle part, qui permettent de refaire le plein entre deux villes éloignées) ne seront jamais raccordées.
Il suffit de le développer au détriment de l'essence.
Y a qu'à.
Nous sommes tous voués à devenir ennuyeux.
Paul Valéry, Autres Rhumbs

sceptique
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 4671
Inscription : 21 nov. 2005, 17:42
Localisation : versailles

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par sceptique » 15 janv. 2010, 11:56

Comme la "pression" ( :-P ) a l'air de monter je fais une petite synthèse.

Il y a donc 2 familles
1) le GPL mélange de butane et propane (3 ou 4 atomes de carbone). il est liquide sous une faible pression dans les "bouteilles de gaz" (à disposition dans les stations services) que l'on utilise, entre autres, dans certaines gazinières.
On trouve aussi des citernes de propane (plusieurs milliers de litres).
Ce carburant est donc utilisé dans les voitures dites 'GPL'.

2) le GNV ou méthane (un atome de carbone). Il est gazeux. Pour le transport par bateaux (methanier) il est liquéfié à basse température. On parle de GNL.
Sinon, à terre, il est transporté comprimé par gazoduc et arrive jusqu'aux appartements pour le chauffage et la cuisine. il est facturé par GDF (et ses concurrents).
Il est utilisé pour certains véhicules en bicarburation (essence-méthane). il me semble que cette filière, embryonnaire en France, est plus développée en Italie ou aux Pays-Bas (à vérifier). Par exemple, les bus des Ulis fonctionnent ainsi. Avec des bonbonnes de méthane fortement comprimé (200 bars ?).
Pour la recharge de ces bonbonnes, tout particulier ou toute station, relié au réseau GDF, avec le compresseur ad-hoc peut le faire.

Bilan : comme l'indique Aerobar un grand nombre de gens sont reliés au réseau du gaz naturel. Alors qu'avec l'hydrogène la proportion est infime.
Autant avec l'hydrogène la situation semble insoluble, autant avec le gaz naturel il y a des possibilités (d'ailleurs exploitées par nos voisins).

Maintenant, il faut quand même faire une adaptation sur les véhicules 'essence'. Et cela restera toujours moins pratique que l'essence. Par exemple, à ma connaissance, la Citroen C2 au méthane a eu une diffusion confidentielle.

Dans le cas des USA, la problématique est la suivante :

ils ont apparemment du méthane pour longtemps à prix modéré (équivalent 35$ le baril dixit phyvette, soit 25 centimes le litre équivalent essence).

Ils peuvent utiliser directement ce gaz dans des véhicules "GNV" (à importer, à construire ou adapter des "essence"). Et rouler pour pas cher pour ceux proches des tuyaux (une majorité quand même). L'infrastructure est en place.

Ils peuvent faire des usines qui transforment le gaz en essence (GTL) et ne rien changer. Dans ce cas ils conserveront la facilité actuelle, mais rouleront pour (beaucoup ?) plus cher. De plus ces usines ne se construisent pas en 6 mois.

Tout est dans le rapport coût-facilité.

Mais contrairement à l'hydrogène, le gaz naturel (ou le biogaz :D ) peut être utilisé très vite par des millions d'automobilistes. Et la combustion de ce gaz est plus propre que celle de l'essence. Mieux même, si on abandonne la bicarburation, on peut considérablement améliorer le rendement par augmentation du taux de compression.
Aerobar a écrit :On retrouve le problème de base de l'hydrogène : it's the economy, stupid, not the technology
Cette dernière affirmation me semble donc incorrecte. ;)

Avatar de l’utilisateur
SuperCarotte
Condensat
Condensat
Messages : 590
Inscription : 21 oct. 2006, 18:03
Localisation : Aquae Sextiae

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par SuperCarotte » 15 janv. 2010, 14:28

sceptique a écrit : Dans le cas des USA, la problématique est la suivante :

ils ont apparemment du méthane pour longtemps à prix modéré (équivalent 35$ le baril dixit phyvette, soit 25 centimes le litre équivalent essence).

Ils peuvent utiliser directement ce gaz dans des véhicules "GNV" (à importer, à construire ou adapter des "essence"). Et rouler pour pas cher pour ceux proches des tuyaux (une majorité quand même). L'infrastructure est en place.
En auraient ils assez pour ce type d'évolution ? Ils dépendent toujours assez largement des importations venant du Canada et il reste des incertitudes sur le gaz non conventionnel.
ASPO France
Depuis 1998 la production du gaz d'argilite croît de presque 30% par an atteignant 2,0 T.f3 en 2008 (pour une production totale de gaz aux EUd'A de 20,5 T.f3 ; f3 ou pied cube = 0,0283 m3). Pour ne pas perdre leur licence les compagnies sont obligées de forer malgré les pertes financières au prix actuel (3$/k.f3 ou 18$/boe (baril équivalent) en tête de puits pour un seuil de rentabilité estimé à 7$/k.f3).
Cependant la baisse de forage des réservoirs non classique de gaz aux EUd'A et le déclin de production de leurs puits (env. 60% la première année) devraient rapidement réguler l'offre. Une controverse a surgi sur les réserves ultimes par puits Qp des gaz d'argilite en raison de leur développement trop récent et du manque de données de long terme. Suivant la courbe de déclin choisie, Qp varie en moyenne à Barnett Texas de moins de 1 G.f3 - A. Berman - a presque 3 G.f3 - compagnie Chesapeake. Notons que cette dernière utilise une courbe dont la production cumulée diverge avec le temps.
La folie, c’est se comporter de la même manière et s’attendre à un résultat différent. [Albert Einstein]

Avatar de l’utilisateur
Aerobar
Modérateur
Modérateur
Messages : 1125
Inscription : 15 mai 2005, 15:31
Localisation : Paris
Contact :

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par Aerobar » 15 janv. 2010, 16:32

sceptique a écrit :
Aerobar a écrit :On retrouve le problème de base de l'hydrogène : it's the economy, stupid, not the technology
Cette dernière affirmation me semble donc incorrecte. ;)
Affinons dans ce cas : "it's (customer's) psychology, stupid, not the technology" [1]

Aujourd'hui aux USA, le gaz n'est vraiment pas cher alors que le pétrole reste élevé [2]. 60% des Américains devraient donc se ruer sur les kits bi-carburation.

Or ils n'en font rien. Pourquoi ? Parce que le véhicule au GNV est perçu comme un truc globalement moins bien que le véhicule à essence, donc on préfère ne rien faire. Et M. Toulemonde préfère avoir un truc qui marche dans tous les cas qu'un truc qui marche dans la plupart des cas, moyennant plein de tracas d'installation et de risque de pannes supplémentaires, parce que justement ce qui compte dans la décision d'achat c'est le "au cas où" : le cas improbable mais pour lequel on refuse irrationnellement un sacrifice.

Tous ceux qui font construire une maison prévoit une chambre d'amis, "au cas où". Son taux d'occupation prévisionnel est d'emblée considéré comme faible (en pratique il sera encore plus faible) : rationnellement et économiquement, il vaudrait mieux ne pas faire construire cette pièce complémentaire (qui coûte à construire et à entretenir) et offrir une nuit au Hilton aux amis quand ils passent (en plus, ça leur en mettrait plein la vue). Pourtant, une infime part de la population le fait. Pourquoi ? "It's customer psychology..."

Et c'est pour cela que la voiture électrique restera également un véhicule de niche tant qu'on n'aura pas trouvé la batterie miracle. idem pour le solaire, les éoliennes, et tutti quanti : il n'y a pas aujourd'hui d'alternative technologique capable de détrôner naturellement l'écosystème énergétique actuel.

[1] nous précisons pour faire définitivement chuter la pression que le "stupid" n'est pas une insulte mais juste une référence à l'affrontement électoral Clinton-Bush
[2]rappelons qu'en 2005 Bush Jr a tapé dans les stocks stratégiques de l'OCDE après Katrina/Rita pour éviter que le baril ne dépasse pas les... $75, seuil considéré alors comme préoccupant pour l'économie
Nous sommes tous voués à devenir ennuyeux.
Paul Valéry, Autres Rhumbs

Arnaud Tod
Goudron
Goudron
Messages : 166
Inscription : 11 nov. 2006, 23:35

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par Arnaud Tod » 15 janv. 2010, 17:47

Aerobar a écrit :Or ils n'en font rien. Pourquoi ? Parce que le véhicule au GNV est perçu comme un truc globalement moins bien que le véhicule à essence, donc on préfère ne rien faire. Et M. Toulemonde préfère avoir un truc qui marche dans tous les cas qu'un truc qui marche dans la plupart des cas, moyennant plein de tracas d'installation et de risque de pannes supplémentaires, parce que justement ce qui compte dans la décision d'achat c'est le "au cas où" : le cas improbable mais pour lequel on refuse irrationnellement un sacrifice.
C'est vrai que les gens réagissent comme ça et c'est dommage; j'en ai installé plusieurs de ces kit de conversion et ça fonctionne très bien. Simple a installer, le résultat le plus spectaculaire est obtenu sur les gros V8 surtout ceux a carburateur :mrgreen: !
Et puis un cylindre de gaz dans la benne ça ne gène pas pour le chargement 8-) . Dans le cas d'une auto y'a juste un peu moins de place dans le coffre...

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 59688
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par energy_isere » 23 janv. 2010, 11:58

EXXON voit l' Alaska comme un producteur majeur de Gaz à venir.
Le probléme reste de savoir comment transporter le Gaz. Il y est toujours question d' un gazoduc travesant le Canada.
Mais dans mon post du 20 Fevrier 2006 en tete de fil viewtopic.php?f=43&t=9379&start=0 ....... c'était déjà la question posée. Image
ExxonMobil Sees Alaska as Major Natural Gas Supplier

With large North Slope resources, Alaska has the opportunity to be a major supplier of natural gas to North America, Rich Kruger, president of ExxonMobil Production Company, said today in a keynote address at the 2010 Meet Alaska Conference in Anchorage.
The development of natural gas at Point Thomson stands out as a great example of the opportunity. Kruger said, "It is currently one of Alaska's largest active North Slope projects in execution phase, providing new jobs and investment in the state. ExxonMobil wants to see Point Thomson developed. We believe it underpins the success of the Alaska Pipeline Project. The owners' commitment to achieving progress at Point Thomson is demonstrated by investments which have now topped $1 billion.

.........
http://www.rigzone.com/news/article.asp?a_id=86270

Avatar de l’utilisateur
Raminagrobis
Modérateur
Modérateur
Messages : 5197
Inscription : 17 août 2006, 18:05
Localisation : Tours, Lille parfois

Fin de partie pour l'Empire ?

Message par Raminagrobis » 23 janv. 2010, 18:09

lien: étonnant : le shale gas américain continue à produire de plus en pluis, tandis que les russes ont restreint leur production car la crise en europe a réduit la demande.

Du coup pour 2009 les Etats Unis sont repassé devant la russie comme premier producteur de gaz naturel au monde! Même si c'est probablement temporaire.
Le faut qu'aucun ouragan ne soit venu interrompre la production golfedumexicaine y a contribué aussi.

La productio américaine de gaz a augmenté de plus de 10% depuis 2006.
Toujours moins.

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 59688
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Fin de partie pour l'Empire ?

Message par energy_isere » 23 janv. 2010, 18:39

Raminagrobis a écrit :lien: étonnant : le shale gas américain continue à produire de plus en pluis, tandis que les russes ont restreint leur production car la crise en europe a réduit la demande.

Du coup pour 2009 les Etats Unis sont repassé devant la russie comme premier producteur de gaz naturel au monde! Même si c'est probablement temporaire.
Le faut qu'aucun ouragan ne soit venu interrompre la production golfedumexicaine y a contribué aussi.

La productio américaine de gaz a augmenté de plus de 10% depuis 2006.
Salut Raminagrobis, tu as probablement zappé ce post la : viewtopic.php?p=264057#p264057

Avatar de l’utilisateur
Raminagrobis
Modérateur
Modérateur
Messages : 5197
Inscription : 17 août 2006, 18:05
Localisation : Tours, Lille parfois

Le gaz au Mexique

Message par Raminagrobis » 30 janv. 2010, 19:21

On parle sans arrêt du gaz des Etats-Unis, souvent du gaz canadien, il est temps de faire un petite place au troisième larron du continent.

Comme le pétrole, le gaz est exclusivement exploité dans le pays par la PEMEX.

Généralités

Les chiffres BP indiquent que le Mexique est, en 2008, le 17e producteur de gaz au monde...

Image

... mais le 11e consommateur

Image

Consommation et production ont augmenté continument, mais la production ne suit plus depuis 10 ans, et celà s'accentue.

Image

Si le mexique est l'un des principaux fournisseurs de pétrole de son voisin du nord, il en importe du gaz naturel, en terme de balance annuel - les réseaux sont interconnectés et du gaz circule en permanance dans les deux sens.

Les chiffres officiels mexicains (SIE) sont données en milliards de pieds cubes par jours, mais, même convertis en mètres cubes, ils sont très différents des chiffres de BP, avbec une production supérieure de 15%. Je pense que la SIE compte le pétrole réinjecté dans les gisements ou brulé en torchère, qui est exclus par BP. Il peut aussi y avoir des problèmes de conversion : BP se base sur une équivalence énergétique et SIE semble donner le volume physique du gaz, qui peut être supérieur si il y a des gaz inertes (CO2, azote).

Quoi qu'il en soit, la production 2009 est stationnaire par rapport à 2008.

Répartition régionale

La production se répartie de façon assez équilibrée entre les quatre entités régionales de la Pemex.

Image


Región Norte

La région "nord" regroupe en fait près des 2/3 du pays, en onshore.

Image

Voici la production totale de la région, divisée par 10 pour ne pas écraser l'échelle, et la production des plus gros gisements. Clairement la région est au pic, et les trois gros gisements mis en production ces dernières années ont vite déclinée.

Image


Región Marina Noreste.

Cette zone offshore comprend les gisements de pétrole des complexes de Cantarell (dont Akal-Nohoch est le réservoir principal, 95% des réserves) et de Ku-Maloob-Zaap.

Image

La production de gaz correspond donc au gaz associé des gisements de pétrole, notamment de Cantarell qui représente la presque totalité de la production régionale. Cantarell a piqué de façon particulière abrupte, 4 ans après le pétrole : la production a diminué d'un tiers en un peu plus d'un an.

Image


Región Marina Suroeste

La région marine "sud-ouest", curieusement, encercle complètement la réghion "nord-est". Pas très logique mais passons.

Image

Cette région comprend notamment de vieux gisements de pétrole, dont la production de gaz associée est elle aussi en déclin. Mais la hausse de production de Ixtal (gaz associé au pétrole) et May (gaz sec) a largement compensé.
Dans le graphe, la production totale de la région est divisée par 5 par rapport aux gisements.

Image



Región Marina Sur

Cette région fut le berceau de l'industrie pétrolière du pays.

Image

Aucun gisement ne pèse plus de 10% de la production de la région, je ne donne donc pas de détail.

Image


Pic imminent ?

Plusieurs indices pointes vers un pic imminent de la production de gaz du pays. Le déclin rapide de Cantarell, qui représente envirion 20% de la production, et le panne de la croissance onshore sont les principaux. Les réseves officielles annoncées par la Pemex en "prouvées" n'équivalent qu'à dix ans de production ! Et elles diminuent d'année en année (depuis 1998, elles sont auditées par des tiers, bien qu'étant une compagnie nationale, Pemex se soument aux règles des compagnies privées).

Pour l'avenir, la principale opportunités à moyen terme est dans l'offshorze profond (Deep Coatzacoalcos) : l'exploration y a jusqu'ici donné plus de gaz que de pétrole. La principale découverte ici est Lakash, qui contient au moins 40 km3 de gaz. C'est le 4e plus grand gisement de gaz jamais trouvé au Mexique. Un contrat d'assistance technique vient juste (22 janvier) d'être accordé à Technip pour son développement, il doit produire à partir de 2013, au rythme initial de 250 millions de m3 par an.
Il y a quatre autres découvertes de gaz en offshore profond : Noxa, Lalail, Leek (il s'agit d'un mot aztèque, rien à voir avec un poireau!) et Catamat. Ces gisements sont plus petit (Lalail ferait 20 km3), il n'y a pas de projet clair de développement. Il y a aussi en offshore profond deux gisements de pétrole (Nab et Tamil) qui rapporteront aussi du gaz associé, mais dont le développement est encore assez lointain.

A plus long terme, pour le gaz comme pour le pétrole, le Mexique pourrait se tourner vers un autre bassin deepwater, bien plus profond et en haute mer : le Lower Tertiary GOM basin. Les Américains ont fait ces dernières années plusieurs grosses découverte dans leur moitié de se bassin (Jack, Perdido, Baha, Great White...)




Importations de gaz liquéfié

Comme on l'a vu plus haut, le mexique importe désormais plus de 11 milliards de m3 de gaz par an. Depuis 2006, le gaz liquéfié joue un role croissant. La situation géographique du mexique lui permet de s'approvisionner aussi bien sur le marché atlantique que sur le marché pacifique.

Le terminal d'Altamira sur la cote Est a ouvert en 2006. Sa capacité est d'environ 5 milliards de m3 par an. Le gaz liquéfié est importé de Trinidad, d'Egypte et du Nigéria.
Dernière modification par Raminagrobis le 02 févr. 2010, 13:21, modifié 4 fois.
Toujours moins.

Avatar de l’utilisateur
Remundo
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 8881
Inscription : 16 févr. 2008, 19:26
Localisation : Clermont Ferrand
Contact :

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par Remundo » 30 janv. 2010, 19:52

Bonsoir Raminagrobis,

l'avenir le dira :idea:

C'est sympa ce tour du monde des puits de pétroles 8-)

Sinon aux dernières nouvelles, la planète entière est grosso-modo sur son peak.

Avatar de l’utilisateur
papy_russe
Brut léger
Brut léger
Messages : 425
Inscription : 12 oct. 2008, 14:45
Localisation : 38

Re: Situation du GAZ continent Nord Américain

Message par papy_russe » 30 janv. 2010, 21:01

Remundo a écrit :Sinon aux dernières nouvelles, la planète entière est grosso-modo sur son peak.
Le peak-planet ? Merde, on n'en n'a pas d'autre de disponible.
Je ne chante pas pour passer le temps [J. Ferrat]

Répondre