https://www.connaissancedesenergies.org ... nce-260312Le Livret A va financer en partie le nouveau nucléaire en France
Connaissance des Énergies avec AFP le 12 mars 2026
Le Livret A financera à hauteur de 60% le programme nucléaire EPR 2 en France, a annoncé l'Elysée jeudi à l'occasion d'une visite d'Emmanuel Macron sur le chantier de la future centrale de Penly (Seine-Maritime).
Cette décision a été prise lors d'un Conseil de politique nucléaire (CPN) au cours duquel le président de la République a plaidé en faveur de l'atome, indispensable selon lui à la compétitivité et la souveraineté de la France.
"On n'arrivera pas à gagner la bataille du climat, de la compétitivité et de la souveraineté sans le nucléaire", a-t-il déclaré au milieu de salariés d'EDF et aux côtés de Bernard Fontana, le PDG du géant français du nucléaire, alors que les travaux préparatoires battent leur plein.
Dans un communiqué diffusé à l'issue du CPN, qui définit les grandes orientations de la politique nucléaire nationale, l'Elysée a annoncé que "le prêt bonifié de l'Etat accordé au programme EPR2 pour 60% du montant total du programme sera financé par le fonds d'épargne de la Caisse des dépôts".
Cela signifie que le Livret A financera en partie le programme EPR2, qui vise à construire 6 nouveaux réacteurs de forte puissance, à Penly, Gravelines (Nord) et Bugey (Ain).
Le Fonds d'épargne de la CDC centralise et gère 59,5% de l'épargne réglementée des Français déposée sur les Livrets A, les Livrets de développement durable et solidaire (LDDS) et les Livrets d'épargne populaire (LEP). L'enveloppe est d'environ 400 milliards d'euros.
Une moitié est dédiée à des prêts de long terme au logement social et à destination de la politique de la ville. L'autre moitié est investie dans des titres de dette et dans des actions de sociétés cotées.
Le prêt pour le programme EPR 2 est assorti d'un contrat sur la production nucléaire à un prix garanti par l'Etat de 100 euros maximum du mégawattheure (MWh) en euros de 2024.
Le CPN a par ailleurs confirmé l'objectif d'assurer la décision finale d'investissement, étape clé pour lancer officiellement les travaux qui sera prise par EDF, "avant la fin de l'année 2026, pour une première mise en service d'ici 2038", a précisé la présidence.
- "Chantier du siècle" -
Concernant les coûts du programme, le CPN indique avoir pris acte des conclusions de l'audit du programme des six EPR2 par lequel EDF s'est engagé à tenir la cible de coûts de construction à hauteur de 72,8 milliards d'euros au cours de 2020 et de calendrier.
Enfin, il demande à l'Etat et à EDF "de prendre toutes les mesures nécessaires pour finaliser les discussions en cours avec la Commission Européenne dans un calendrier cohérent avec cet objectif".
Lors de sa visite du chantier, Emmanuel Macron s'est félicité d'un regain d'intérêt pour l'atome.
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Le plan de relance du nucléaire en France. Construire 6 EPR
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Re: Le plan de relance du nucléaire en France. Construire 6 EPR
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2948c5b2c8Enquête de l'UE sur la relance des chantiers nucléaires en France : Paris se dit "confiant"
Boursorama avec Media Services •26/03/2026
La procédure vise à vérifier les aides de l'Etat au programme EPR2, qui ambitionne de bâtir six nouveaux réacteurs sur les sites de Penly, Gravelines et du Bugey.
Des échanges dans "une bonne atmosphère". Le gouvernement français se dit "confiant" sur l'issue de l'enquête que l'Union européenne s'apprête à ouvrir sur les aides de l'Etat accordées à EDF pour construire six nouveaux réacteurs nucléaires, ont indiqué mercredi 25 mars des sources gouvernementales et diplomatique. Bruxelles entend vérifier si le soutien de l'Etat français est bien compatible avec les règles de la concurrence au sein de l'UE. Cette procédure, classique, peut durer plusieurs mois.
Le dossier est sensible pour la France et EDF, qui espèrent que cette enquête ne provoquera pas de retards dans ce nouveau programme nucléaire. C'est en effet sous réserve de ce feu vert de Bruxelles qu'EDF pourra confirmer sa décision finale d'investissement d'ici fin 2026, une étape cruciale qui marquera le lancement officiel du chantier.
Interrogé en audition conjointe des trois commissions des Finances, des Affaires économiques et du Développement durable de l'Assemblée nationale mercredi soir, le ministre de l'Economie Roland Lescure a confirmé qu'il s'agissait d'une procédure normale et que Paris souhaitait aller vite.
"La Commission (européenne) ouvre une enquête sur le financement du nouveau nucléaire parce qu'on lui a demandé de l'ouvrir, parce que c'est la procédure" pour des projets financés par des aides d'Etat, a déclaré le ministre.
"On a mis un peu de pression à la Commission pour que ça arrive vite", a-t-il ajouté. "On est content que ce soit enfin lancé et ce qu'on souhaite - et on espère que ce sera le cas - c'est que la Commission donne les résultats de cette enquête d'ici la fin de l'année, pour qu'on puisse continuer à financer le nouveau nucléaire."
Le ministère français de l'Economie s'était auparavant dit "confiant" en évoquant des "discussions" qui se déroulent dans "une bonne atmosphère avec la Commission", lors d'un échange téléphonique avec les journalistes.
Selon Bercy, la France espère obtenir prochainement, à l'issue d'une phase préliminaire, "une première décision", dite "ouverture d'enquête", qui lancera "une procédure d'examen approfondi".
La Commission pourrait ouvrir cette enquête approfondie à compter de mi-avril, ont indiqué mardi des sources internes à l'AFP.
Elle portera sur le financement de ce programme de construction de réacteurs EPR2, notamment le prêt bonifié de l'Etat couvrant jusqu'à 60% du montant total du projet, estimé à 72,8 milliards d'euros. Bruxelles examinera également un mécanisme de "contrat sur différence", qui garantit à EDF des prix de vente d'électricité stables, avec des compensations de l'Etat quand ils sont trop bas sur le marché.
L'atome a le vent en poupe
Paris dit s'être inspiré du modèle de financement du réacteur tchèque de Dukovany, essentiellement financé par un prêt étatique à taux zéro, et qui a été approuvé par la Commission.
Le programme EPR2 vise à construire six nouveaux réacteurs de forte puissance, à Penly (Seine-Maritime), puis à Gravelines (Nord) et au Bugey (Ain), avec une mise en service d'ici 2038 pour le premier d'entre eux. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a récemment opéré un changement de ton spectaculaire en faveur de l'atome, allant dans le sens de la France, qui s'est érigée en fer de lance du soutien à l'énergie nucléaire en Europe. L'atome continue toutefois de diviser au sein de l'UE, qui privilégie les énergies renouvelables pour sortir de sa dépendance aux fossiles.
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Re: Le plan de relance du nucléaire en France. Construire 6 EPR
suite du post au dessus.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 66a3c7b863Nouveaux réacteurs d'EDF: l'UE ouvre une enquête sur les aides de l'Etat français
AFP •31/03/2026
La Commission européenne a annoncé mardi l'ouverture d'une "enquête approfondie" sur les aides de l’État français accordées à EDF pour son programme de construction de six nouveaux réacteurs nucléaires.
Bruxelles veut vérifier que ce soutien public n'enfreint pas les règles de la concurrence au sein de l'Union européenne.
Cette enquête est une "étape classique et attendue lorsque des dispositifs d'aides complexes sont déployés", a relativisé le gouvernement français, qui espère une décision "rapide" de l'UE.
"La construction de six nouveaux réacteurs EPR2 appelle une décision finale d'investissement d'ici la fin de l'année 2026", insiste Paris.
L'enquête portera notamment sur le prêt bonifié de l’État français couvrant jusqu'à 60% du montant total du projet, estimé à 72,8 milliards d'euros.
Bruxelles examinera également un mécanisme de "contrat sur différence", qui garantit durant quarante ans à EDF des recettes stables pour ses centrales, avec des compensations de l’État quand les prix de l'électricité sont trop bas sur le marché.
EDF a jugé "tout à fait normale" l'ouverture de l'enquête.
L'entreprise assure que le dossier du financement du programme EPR2 est bâti sur un "modèle éprouvé" en Europe, citant le réacteur tchèque de Dukovany, essentiellement financé par un prêt étatique à taux zéro, et qui avait été approuvé par Bruxelles.
- Position dominante -
A ce stade, la Commission européenne estime que le programme de six nouveaux réacteurs français est "nécessaire" et "reconnaît la contribution potentielle du projet à la sécurité d'approvisionnement et à la décarbonation".
Mais "il est essentiel de s'assurer que l'aide" de l’État français "est strictement limitée à ce qui est nécessaire", souligne-t-elle.
La Commission redoute notamment que "la mesure puisse consolider ou renforcer indirectement la position dominante d'EDF" et veut s'assurer qu'il n'y aura pas de distorsion de marché.
Le dossier est sensible pour la France et EDF, qui espèrent que cette enquête de plusieurs mois ne provoquera pas de retards dans ce nouveau programme nucléaire.
"Pleinement consciente" du calendrier français, la Commission européenne a promis de faire "tout son possible" pour mener son enquête "aussi rapidement que possible", a indiqué un de ses porte-parole Ricardo Cardoso.
Le programme EPR2 vise à construire six nouveaux réacteurs de forte puissance, à Penly, Gravelines (nord) et Bugey (est).
A Penly, EDF vise mars 2029 pour le "premier béton", qui marque la pose de la première pierre du bâtiment du réacteur, un temps attendue dès 2027 puis fin 2028.
Le 10 mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait opéré un changement de ton en faveur de l'atome.
Réduire la part du nucléaire civil en Europe était une "erreur stratégique", avait-elle estimé à Paris, allant dans le sens de la France qui milite de longue date pour davantage de soutien à l'énergie atomique en Europe.
Le nucléaire continue toutefois de provoquer de vifs débats au sein de l'UE, qui privilégie les énergies renouvelables pour sortir de sa dépendance aux fossiles.
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Re: Le plan de relance du nucléaire en France. Construire 6 EPR
Une bonne nouvelle :
https://www.leprogres.fr/economie/2026/ ... t%2DVulbas.Les nouveaux EPR2 de la centrale nucléaire de Bugey sont projet d’intérêt général
04 avril 2026
C’est une avancée majeure que vient de connaître le dossier de l’implantation d’une paire de réacteurs nouvelle génération, dit EPR2, sur le site de la centrale de Bugey, installée à Saint-Vulbas.
Le décret qualifiant de « Projet d’Intérêt Général (PIG) » la construction des deux réacteurs EPR2 sur le site de la centrale de Bugey a été publié au journal officiel le 26 mars. « Complété par l’arrêté préfectoral de mise en compatibilité des documents d’urbanisme, ce décret sécurise juridiquement l’avenir industriel des communes de Loyettes et Saint-Vulbas », se félicite la députée Olga Givernet, ancienne ministre de l’Énergie au sein du gouvernement de Michel Barnier.
Une concertation du 7 avril au 7 mai
La députée de la 3e circonscription de l’Ain s’est mobilisée de longue date sur le dossier, comme les élus du conseil départemental de l’Ain qui appellent de leurs vœux cette implantation depuis longtemps.
« L’Ain est désormais le fer de lance de la souveraineté énergétique française », souligne Olga Givernet.
La concertation préalable au nouveau projet d’intérêt général se déroulera du 7 avril au 7 mai. Les acteurs locaux et les habitants sont invités à s’exprimer en nombre sur ce projet structurant pour la Plaine de l’Ain et le Département.
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Re: Le plan de relance du nucléaire en France. Construire 6 EPR
https://www.lavoixdunord.fr/1694187/art ... a-suite-duNucléaire : une enquête publique s’ouvre pour les EPR2, étape clé pour la suite du projet à Gravelines
Les demandes environnementales, une étape clé pour EDF et RTE, maîtres d’ouvrage dans leur projet de construction d’une paire de réacteurs nucléaires nouvelle génération EPR2. Dans ce cadre, une enquête publique débute ce mardi 14 avril, et va durer un mois.
13 avril 2026