Nucléaire Russe

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Re: Nucléaire Russe

Message par krolik » 28 nov. 2011, 11:04

http://fr.ria.ru/world/20111125/192128777.html

International
Centrale nucléaire biélorusse: Moscou signe un accord de crédit

25/11/2011

MOSCOU, 25 novembre - RIA Novosti
La signature de l'accord s'est déroulée en présence des présidents des deux pays, Dmitri Medvedev et Alexandre Loukachenko, à l'issue d'une réunion du Conseil suprême d'Etat de l'Union Russie-Biélorussie.

Moscou et Minsk ont signé un accord sur la création d'une centrale nucléaire sur le territoire biélorusse le 15 mars dernier. Au terme de l'accord, la Russie aidera Minsk à se doter d'une centrale nucléaire de 2.000 MW composée de deux réacteurs. Le premier devrait être lancé en 2016 et le second en 2018. La construction sera effectuée par des spécialistes russes et financée au moyen d'un crédit russe.

D'après le premier ministre Vladimir Poutine, le montant du crédit s'élèvera à 10 milliards de dollars, avec une échéance de 15 ans. Ainsi, le prêt russe devrait couvrir 90% du coût du projet.

La Russie et la Biélorussie ont conclu vendredi un accord intergouvernemental prévoyant l'octroi par Moscou d'un crédit d'Etat destiné à financer la construction de la première centrale nucléaire en Biélorussie.

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Re: Nucléaire Russe

Message par krolik » 28 nov. 2011, 15:15

http://www.urm.lt/index.php?-1679251985

2011-11-23 LA RUSSIE ÉVITE DE DÉVELOPPER LE PROJET DE CENTRALE NUCLÉAIRE DANS L’OBLAST DE KALININGRAD CONFORMÉMENT AUX EXIGENCES INTERNATIONALES


La Lituanie n’a toujours pas obtenu de réponses de la Russie à des questions essentielles sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement de la centrale nucléaire de Kaliningrad, c’est pourquoi elle constate que la Russie n’est pas prête pour un dialogue ouvert sur le projet de centrale nucléaire au voisinage de la Lituanie.

Malgré de multiples rappels de la Lituanie, la Russie n’a pas réagi aux demandes relatives à l’exécution des procédures d’évaluation de l’impact sur l’environnement conformément à la Convention des Nations Unies sur l’évaluation de l’impact sur l’environnement (Convention d’Espoo) bien que la Russie s’était elle-même engagée à le faire.

Les procédures d’évaluation de l’impact sur l’environnement, établies dans cette convention, doivent être respectées : au début, nous devons recevoir la documentation de l’évaluation de l’impact sur l’environnement avec des réponses aux questions posées, des discussions publiques sont alors organisées, puis des consultations bilatérales d’experts.

Dans la correspondance sur la centrale nucléaire de l’oblast de Kaliningrad, les institutions russes présentent à chaque fois l’information brève et non motivée qu’il n’y aura pas d’impact sur l’environnement en Lituanie au cours d’une exploitation normale de la centrale. Les réponses sont de nature déclarative, elles ne sont pas fondées sur une information factuelle et ne répondent pas aux questions lituaniennes.

Jusqu’à présent, il n’est pas clair à quelle étape se trouve la réalisation du projet de la centrale nucléaire de Kaliningrad et quelles autorisations ont été délivrées pour cette centrale par les institutions russes de sûreté nucléaire, écologique et technologique.

Jusqu’à présent, on n’a pas fourni les informations et documents importants, réclamés plus d’une fois, sur le fondement économique et technique de la construction de la centrale nucléaire, les critères de choix du site, on n’a pas évalué l’impact sur la mer Baltique du transport potentiel du combustible nucléaire irradié et des déchets radioactifs, on n’a pas présenté l’information demandée sur la résistance de la centrale en cas de crash aérien ni les résultats de l’évaluation de l’impact de l’exploitation de la centrale sur la qualité de l’eau et les ressources biologiques du Niémen, et on n’a pas remis la documentation demandée concernant les évaluations de l’impact radiologique sur les habitants et les territoires environnants dans le cas d’une exploitation normale et en situation d’urgence.

La Lituanie est aussi très inquiète du fait qu’il y a eu un fort tremblement de terre en 2004 dans la région où il est prévu de construire la centrale nucléaire de Kaliningrad.

La Lituanie propose à la Russie de remplir ses engagements internationaux et de fournir rapidement des réponses aux questions. Pour adopter la décision finale selon la Convention d’Espoo, il est nécessaire que les experts de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et autres experts internationaux évaluent le caractère approprié des sites de construction potentiels pour la centrale nucléaire de Kaliningrad. De même, la Lituanie attend que la Russie réalise des stress tests de la centrale nucléaire de Kaliningrad conformément aux exigences internationales et européennes, et qu’elle fournisse les résultats pour une évaluation indépendante.

La Lituanie appelle une nouvelle fois la Russie à concentrer son attention sur la sûreté nucléaire des installations nucléaires car, comme le montre l’expérience, la sûreté nucléaire dans le monde dépend non pas des autorisations délivrées mais de l’approche du pays sur la sécurité de telles installations. Les événements récents ont montré qu’une telle approche fait défaut en Russie. Bien que toutes les autorisations nécessaires aient été délivrées pour la construction du deuxième réacteur de la centrale nucléaire de Leningrad, il y a pourtant eu un accident et un élément essentiel de la sûreté de la centrale s’est écroulé : les structures de l’enceinte de sécurité du réacteur en construction.

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Message par energy_isere » 09 janv. 2012, 19:56

Cycle complet du nucléaire en Sibérie

05 01 2012 Voix de la Russie

Le «dépôt sec» construit dans la région de Krasnoïarsk recevra en janvier 2012 un premier lot de déchets nucléaires. La nouvelle installation qui a coûté 16 milliards de roubles (plus de 500 millions de dollars) est déjà parfaitement opérationnelle.
L’installation fait partie du combinat minier de Jeleznogorsk qui réalise le cycle complet du nucléaire sur la base des technologies innovantes, fait ressortir Boris Ryjenkov, un employé du service de presse de l’entreprise.

«L’installation est appelée à sécuriser le cycle des déchets de combustible nucléaire, c’est-à-dire à garantir le fonctionnement continu des réacteurs des centrales de Leningrad, de Koursk et de Smolensk. L’objectif visé consiste surtout à décharger les dépôts de ces centrales qui ont presque atteint un seuil critique».

Si les stocks de combustible des centrales sont refroidis à l’eau, le «dépôt à sec» permet de les stocker dans des caissons étanches en milieux gazeux ce qui exclut la corrosion du métal. Le nouveau dépôt peut contenir 38.000 tonnes de déchets. Après les accidents de Tchernobyl et de Fukushima, le nucléaire fait l’objet des mesures de sécurité particulièrement sévères et le «dépôt à sec» de Krasnoïarsk répond à toutes ces exigences, note Boris Ryjenkov.

«Il s’agit d’un bâtiment aux murs épais en béton qui abrite des caissons d’acier condamnés par des bouchons protecteurs qui contiennent les déchets. Le bâtiment est conçu pour résister à un tremblement de terre de magnitude 8 et à la chute d’un avion. Les déchets sont stockés de façon parfaitement autonome et il n’existe aucun risque de fuites radioactives même en cas de panne d’électricité et d’évacuation du personnel».

La tâche primordiale pour le nucléaire mondial consiste aujourd’hui à assurer le cycle clos du combustible nucléaire. La mise en service sur le site du combinat d’une nouvelle unité de transformation des déchets, permettra d’en récupérer jusqu’à 95%, note le rédacteur en chef du portail Internet Atomic-Energy Pavel Yakovlev.

«La Russie travaille également sur les technologies les plus perfectionnées de transformation des déchets des piles à graphite refroidies par l’eau récemment encore considérés comme irrécupérables».

Les déchets non-recyclables seront immergés dans un bain de verre en fusion et ensevelis. Il n’y a pas longtemps, le combinat a ouvert le chantier d’une usine de production de combustible à base d’uranium et de plutonium. Après son entrée en service, notre entreprise sera la première en Russie à assurer le cycle complet du combustible nucléaire, depuis la production et le stockage jusqu’à la transformation et le recyclage.
http://french.ruvr.ru/2012/01/05/63402790.html

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Message par krolik » 06 juil. 2012, 15:14

http://french.ruvr.ru/2012_07_06/russie ... nucleaire/

La Russie se dote d’un nouveau brise-glace géant

Natalia Kovalenko, Rédaction en ligne

6.07.2012, 01:22
Le brise-glace nucléaire le plus grand au monde sera mis à l’eau en Russie en 2015. La société publique « Rosatom » a déclaré l’appel d’offre pour sa construction. Il pourra fonctionner tant aux embouchures des rivières du Nord qu’en mers arctiques.

La Russie est l’unique pays au monde à posséder la flotte de brise-glace nucléaires qui sont le moyen de transport le plus écologique, dit le vice-directeur général de la société « Atomflot » Andréy Smirnov :

« Le navire le plus « propre » est celui avec le groupe propulseur nucléaire, quand le brise-glace nucléaire mène un convoi d’autres navires, ces derniers utilisent chaque jour 50 tonnes de combustible en polluant l’athmosphère ».

Le nouveau brise-glace sera construit tout en respectant les exigences modernes de sécurité, dit Yuri Sinelnikov, responsable au chantier naval « Baltyïsky zavod » qui a construit la majorité des navires à propulsion nucléaire :

« Ce navire sera doté de nouveaux systèmes de sécurité visant à la protection de l’environnement et de des mers ».

Le groupe énergétique de nouvelle génération « RITM-200 » est conçu spécialement pour ce brise-glace. La puissance de chacun de ses deux réacteurs est de 175 MWt.

Aujourd’hui, la Russie possède 6 brise-glace nucléaires fonctionnels. Pourtant, le besoin en nouveau navires de ce type se sent pour exploiter les ressources naturelles arctiques. La construction de 3 brise-glace nucléaires coûtera 37 milliards de roubles, soit 1,14 milliards de’USD, dit Andréy Smirnov :

« Il existe actuellement beaucoup de projets visant à l’exploitation de la plate-forme continentale arctique et des gisements voisin. Il s’agit avant tout des hydrocarbures. Actuellement, les brise-glace nucléaires sont construits aux frais publics, mais dans l’avenir ils seront construits par les sociétés semi-publiques ».

Selon la faisabilité, le brise-glace sera fonctionnel dès 2017 et en 2015 il sera mis à l’eau et testé.

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Message par Remundo » 06 juil. 2012, 17:36

Ah les brise-glace nucléaire... je ne savais pas que...
les brise-glace nucléaires qui sont le moyen de transport le plus écologique
[]
« Le navire le plus « propre » est celui avec le groupe propulseur nucléaire, quand le brise-glace nucléaire mène un convoi d’autres navires, ces derniers utilisent chaque jour 50 tonnes de combustible en polluant l’athmosphère ».
Le vocabulaire adéquat est "le moins fumant".

De là à savoir s'il est le plus propre ou le moins sale, c'est une question délicate car il est toujours polluant.

Mais je conviens que pour naviguer dans l'arctique, la propulsion nucléaire a ses avantages (pendant la durée de vie du navire...).

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Message par Herv12 » 06 juil. 2012, 18:07

Le groupe énergétique de nouvelle génération « RITM-200 » est conçu spécialement pour ce brise-glace. La puissance de chacun de ses deux réacteurs est de 175 MWt.
soit environ 2 x 70 000 chevaux

« Le navire le plus « propre » est celui avec le groupe propulseur nucléaire, quand le brise-glace nucléaire mène un convoi d’autres navires, ces derniers utilisent chaque jour 50 tonnes de combustible en polluant l’athmosphère ».
Du coup, il pourrait presque les remorquer, à la queue le le..., ça éviterais les 50 tonnes...
Pour sauver les arbres, mangez les castors.

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Re: Nucléaire Russe

Message par krolik » 20 juil. 2012, 10:04

http://fr.ria.ru/business/20120718/195396001.html

Centrale nucléaire biélorusse: Moscou et Minsk signent

MINSK, 18 juillet - RIA Novosti 18/07/2012

La Russie et la Biélorussie ont signé mercredi le contrat général sur la construction d'une centrale nucléaire composée de deux réacteurs d'une puissance totale de 2.400 MW dans la région biélorusse de Grodno, dans le cadre d'une visite du premier ministre russe Dmitri Medvedev à Minsk.

Le contrat général définit les obligations et la responsabilité des parties, les dates de réalisation du projet et son coût approximatif, les modalités de financement, de livraison des équipements, d'organisation du chantier, de mise en service des réacteurs, etc.

Côté russe, le document a été signé par Valeri Limarenko, directeur de la société russe Atomenergoproekt (NIAEP), filiale d'ingénierie du groupe Atomstroïexport, côté biélorusse par Mikhaïl Filimonov, chef de la Direction de la construction des centrales nucléaires. La cérémonie s'est tenue en présence des premiers ministres des deux pays, Dmitri Medvedev et Mikhaïl Miasnikovitch.

Moscou et Minsk ont signé un accord sur la construction d'une centrale nucléaire sur le territoire biélorusse le 15 mars 2011. Au terme du contrat général, le premier réacteur d'une puissance de 1.200 MW devrait être mis en exploitation industrielle en novembre 2018 et le second en juillet 2020. La construction sera effectuée par des spécialistes russes et financée au moyen d'un crédit russe de 10 milliards de dollars.

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Re: Nucléaire Russe

Message par krolik » 25 sept. 2012, 23:51

Les Russes ne savent pas trop faire de la "dentelle" avec leurs centrales nucléaires.
@+
http://fr.rusbiznews.com/news/n1421.html

La Russie au seuil des tarifs nucléaires
25.09.2012 — Analytique

En 2014, un nouveau réacteur nucléaire à neutrons rapides BN-800 sera mis en exploitation à la centrale électrique nucléaire de Beloïarsky. Il est prévu de construire dans le futur un nouveau bloc une fois et demi plus puissant avec lequel la puissance totale de la station atteindra 2500 mégawatts. Les experts affirment qu’il peut y avoir des problèmes avec la consommation de l’énergie du BN-1200. De plus, comme l’a appris le commentateur de "RusBusinessNews", l’augmentation de la part de la puissance nucléaire créera des problèmes supplémentaires aux propriétaires de stations électriques thermiques et aux consommateurs.

Le Gouvernement de la région de Sverdlovsk suppose qu’en 2022 la puissance installée du système énergétique de l’Oural Central sera supérieure à 15 mille mégawatts. C’est 5500 de plus qu’en 2012. La centrale électrique nucléaire de Beloïarsky qui pourra produire presque cinq fois plus d’énergie qu’aujourd’hui, prend la part du lion dans l’augmentation des puissances énergétiques.

L’expert en chef du service de planification à long terme des régimes énergétiques de la SA de type ouvert "Opérateur de système du Système énergétique uni" Direction unie de dispatching de l’Oural Victor Gorchkov précise qu’il n’y a pas de renseignements exacts sur la date d’entrée en service du bloc N°5 de la centrale électrique nucléaire de Beloïarsky avec le réacteur BN-1200 : il ne sera sûrement pas construit avant 2025. Par conséquent, vers 2020 la puissance en place du système énergétique en tenant compte du BN-800 ne dépassera pas 11 mille mégawatts. Cependant, même cette quantité est excédentaire pour la région de Sverdlovsk : la consommation maximum en 2012 a représenté 6900 mégawatts, et dans huit ans selon V. Gorchkov, elle atteindra 7900 mégawatts.

Les excédents d’énergie électrique qui en 2011, selon les données du ministre du secteur énergétique et des services municipaux et du logement de la région de Sverdlovsk Nikolaï Smirnov, ont représenté 6 milliards de kilowatt-heures, trouvent pour l’instant leur "place" dans les régions voisines. Il n’y aura bientôt plus cette possibilité : les voisins développent leurs puissances en s’éloignant de l’importation d’énergie de l’Oural Central.

Le directeur général de la filiale de la SA de type ouvert "Opérateur de système du Système énergétique uni" Direction unie de dispatching de l’Oural Vladimir Pavlov note qu’il ne comprend pas pour l’instant pourquoi il faut construire dans le dispositif Beloïarsky – Reftinsky encore un bloc puissant BN-1200. Pour fournir une énergie supplémentaire aux consommateurs il faudra d’importants investissements dans les réseaux de distribution. Est-ce que ces investissements sont justifiés – bonne question. L’économie russe ne fait pas plaisir aux personnels du secteur énergétique depuis longtemps : la consommation dans le secteur pétrolier n’augmente pas, le plus la compagnie uni "RUSAL" a annoncé la diminution de la production d’aluminium ce qui assomme directement la région de Sverdlovsk. La production d’électrolyses de l’usine d’aluminium de Bogolovsk située dans le nord de la région a le "couteau sous la gorge". Cela provoquera la diminution de la consommation de puissance de l’usine de 330 à 69 mégawatts.

Mais le principal problème avec le démarrage des réacteurs nucléaires ne surviendra pas de la commercialisation (selon les données de V. Gorchkov, le surplus du système énergétique régional compte tenu de la présence de limitations, de réparations planifiées et de la nécessité de maintenir des réserves normatives ne dépassera pas en 2020 475 mégawatts). Le chef de la chaire d’énergie nucléaire de l’Université fédérale de l’Oural Sergueï Sheklein affirme que l’augmentation de la part des puissances nucléaires entraînera l’augmentation de la charge sur les stations thermiques qui devront aplanir les pics de consommation. Et cela se transformera en une augmentation supplémentaire des tarifs d’électricité.

On sait que l’énergie ne conserve pas son profit et que c’est pour cela qu’on ne doit pas en produire plus que nécessaire. C’est pour cette raison que le dispatcher qui dirige le système énergétique, en tenant compte des variations journalières de la tension, charge ou décharge périodiquement les stations. La nuit, quand la consommation d’électricité chute, certains doivent baisser la fabrication. Le dispatcher agit habituellement pour des considérations économiques : plus la station propose un tarif élevé, plus vite on la décharge. Mais le problème est que les stations nucléaires fonctionnent jour et nuit dans le régime de base, et que les centrales électriques thermiques (CET), tenues de faire baisser la chaleur à une certaine température et qualité, c'est-à-dire de compenser les variations de la charge électrique (décharger la nuit), ne peuvent pas non plus le faire.

Les stations hydrauliques accumulatrices qui pompent d’abord l’eau dans le niveau supérieur de la cascade à l’aide du surplus d’énergie fabriqué auraient très bien convenu pour cet objectif mais il y en a que quelques unes en Russie. Il est clair que les personnels du secteur énergétique de l’Oural ne peuvent pas compter sur les stations hydrauliques pour l’aplanissement des variations journalières. C’est pour cela qu’ils seront obligés de rendre les stations électriques thermiques inertes, dont l’efficacité lors du travail dans des régimes alternatifs baisse brutalement et dont l’équipement se casse souvent. Les Stations électriques thermiques, affirme S. Sheklein, avec l’augmentation de la part des puissances nucléaires seront repoussées dans la périphérie et, afin de survivre, commenceront à compenser les pertes grâce à l’augmentation des tarifs.

Les experts sont convaincus qu’il faut trouver un équilibre dans tout le système énergétique russe en tenant compte des limitations techniques et économiques. L’argent, pense Sergueï Sheklein, doit être dépenser non pas seulement dans de nouvelles puissances mais et dans la reconstruction des centrales électriques nucléaires afin qu’elles puissent travailler dans des régimes alternatifs. Mais le plus important, il faut apprendre à accumuler l’énergie comme l’on fait aux USA où l’on construit des stations d’une puissance de 20 mégawatts travaillant grâce à la radiation solaire accumulée et permettant sans problèmes particuliers d’aplanir les variations dans le réseau. En Russie, affirme l’expert, il a déjà été réalisé les premières expériences de déchargement d’une centrale électrique nucléaire de 40%. Mais dans la pratique tout reste comme auparavant et la situation s’aggrave même à cause des intérêts départementaux des acteurs du marché de l’énergie électrique.

Il est clair que pour le maintien des puissances excédentaires et la régulation des charges journalières à l’aide des stations thermiques il faudra payer la baisse des rythmes de croissance industrielle qui ne réjouit pas non plus les économistes.

Vladimir Terletsky




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Re: Nucléaire Russe

Message par WizardOfLinn » 11 oct. 2012, 13:25

http://www.world-nuclear-news.org/NN_Fa ... 10121.html
Un réacteur expérimental refroidi au plomb sera construit au Siberian Chemical Combine (SCC). Si l'essai est concluant, le BREST-300 pourrait être le premier d'une nouvelle série de réacteurs à neutrons rapides russes.
La région de Tomsk qui héberge le SCC a signé un accord avec Rosatom lors d'une visite officielle à la fin du mois de septembre. L'accord spécifie que l'unité expérimentale BREST-300 sera construite a côté de l'usine de fabrication de combustible. Le coût est de 805 M$ pour le réacteur de 300 MWe et de 54 M$ pour l'usine de fabrication du combustible.
...

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Message par energy_isere » 12 janv. 2014, 21:01

La Russie annonce vouloir tripler sa production d' Uranium en 2 ans.
Russia to Triple Uranium Production in Next 2 Years – Rosatom

NOVO-OGARYOVO, January 9 (RIA Novosti)

Russia will nearly triple its production of natural uranium in the next two years, the head of the country’s state-run nuclear corporation Rosatom said Thursday.
Sergei Kiriyenko said at a meeting with President Vladimir Putin that Russia had in recent years been producing some 3,000-3,200 metric tons of uranium annually.
“In 2015, we will reach 8,400 tons [a year], and the prime cost will be completely different,” Kiriyenko said.
http://en.ria.ru/russia/20140109/186378 ... satom.html

Vraiment ? :-k

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Re: Nucléaire Russe

Message par energy_isere » 06 avr. 2014, 14:02

Après le gaz, le conflit entre la Russie et l’Ukraine touche la filière nucléaire

Vendredi 4 avril 2014 lenergeek

Si on a jusqu’à présent surtout parlé des conséquences de la crise russo-ukrainienne sur l’approvisionnement européen en gaz, les récents événements ont également un impact, certes plus mesuré, sur la filière nucléaire : le département américain de l’Energie vient d’annoncer qu’il suspendait plusieurs projets de coopération avec Rosatom. Quelques jours auparavant, c’était la Grande-Bretagne qui indiquait qu’elle réexaminait un accord de coopération avec le groupe nucléaire russe.

Les Etats-Unis réduisent leur coopération nucléaire civil avec la Russie, avec notamment la suspension de projets de conférences techniques sur le sujet. Washington ne cache pas que la raison de ce revirement est l’action de la Russie en Ukraine.

Une annonce à laquelle a immédiatement réagi Rosatom : « Nous considérons cette décision comme erronée et contraire à l’esprit de coopération constructive qui a marqué nos rapport avec le département américain de l’Energie ces dernière années ».

Le département américain de l’Energie échangeait des informations avec Rosatom sur le développement d’un réacteur depuis le mois de septembre dernier.

Quelques jours avant l’annonce du département américain, Londres indiquait qu’un accord de coopération nucléaire avec le même Rosatom allait être réexaminé. Il concernait la construction de deux tranches nucléaires sur le territoire britannique, projet pour lequel Rosatom travaillait à la certification d’un modèle de réacteurs avec Rolls-Royce et le Finlandais Fortum.

D’autres annonces similaires pourraient suivre, Rosatom étant impliqué dans de nombreux projets en Europe (Finlande, République Tchèque, Hongrie).
http://lenergeek.com/2014/04/04/apres-l ... nucleaire/

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Re: Nucléaire Russe

Message par energy_isere » 07 mai 2015, 19:44

Entre sanctions australiennes et polémique américaine, la Russie cherche des fournisseurs alternatifs d’uranium

Usine Nouvelle Myrtille Delamarche - Publié le 07 mai 2015

Frappée par des sanctions liées au conflit en Ukraine et critiquée aux Etats-Unis pour l’importance de sa part des capacités de production d’uranium sur le sol américain, la Russie cherche à sécuriser ses futurs approvisionnements en uranium en diversifiant ses importations. Parmi les pistes explorées, l’ouverture de capacités d’extraction en Mongolie.

La Russie produit sur son sol un peu plus de 3000 tonnes d’uranium par an, de quoi satisfaire la moitié de la demande de Rosatom, selon la division extraction du groupe. ARMZ extrait également de l’uranium du Kazakhstan voisin. Elle recourt également à ses stocks militaires, qui contiennent quelque 720 tonnes d’uranium hautement enrichi (soit le triple de la production annuelle mondiale, selon la World Nuclear Association).

Moscou contrôle en outre, depuis le rachat en 2009 de la société canadienne Uranium One, 20% de la capacité de production américaine d’uranium. Ce qui provoque quelques remous médiatiques aux Etats-Unis actuellement, Uranium One ayant financé la Fondation Clinton alors que ce rachat nécessitait la validation d’un comité interministériel américain où siégeait, entre autres, Hillary Clinton, comme le révèle le livre « Clinton cash », paru cette semaine.

Australie: un embargo symbolique... pour l'instant

L’Australie, enfin, avait annoncé dès septembre 2014 un embargo sur les ventes d’uranium à la Russie, en raison du comportement de cette dernière en Ukraine. Une sanction symbolique, car malgré la signature d’un accord bilatéral en 2007, une seule livraison de 100 tonnes était intervenue depuis, affirme le Moscow Times. Si l’Australie possède 29% des réserves mondiales, elle ne produit que 11% de l’uranium, derrière le Kazakhstan (38%) et le Canada (16%).

Or l’ambitieux plan de développement de l’énergie nucléaire russe implique la sécurisation de gisements supplémentaires. La Russie prépare une montée en puissance de sa production domestique, à travers un plan de développement d’ARMZ Uranium Holding, qui vise une réduction de 35% du coût d’extraction et la multiplication par six de son chiffre d’affaires d’ici 2030.

Mais les réserves russes n’y suffiront pas. Rosatom doit renforcer ses capacités à l’étranger. La polémique actuelle aux Etats-Unis et la fermeture potentielle de son accès aux gigantesques réserves australiennes pourrait, à terme, poser problème.

La Mongolie en ligne de mire

C’est donc vers des terres moins occidentales que Vladimir Poutine prospecte. La Mongolie est l’un des pays les plus prometteurs en termes de réserves. Selon le ministre russe des ressources naturelles, le sous-sol mongol renferme 120 000 à 150 000 tonnes de réserves prouvées, et quelque 1,4 million de tonnes de réserves probables, ce qui pourrait en faire le 5e producteur mondial.

L’intérêt russe pour l’uranium mongol n’est pas nouveau. Des discussions avaient été entamées dès 2009, avec la signature d’un accord par le Premier ministre Dimitri Medvedev lors d’une visite en Mongolie.

Sentant sa source d’approvisionnement se tarir, la compagnie ukrainienne Energoatom a, quant à elle, prudemment signé en avril un accord d’approvisionnement en uranium enrichi avec Areva pour remplacer le combustible russe.
http://www.usinenouvelle.com/article/en ... um.N328733

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Re: Nucléaire Russe

Message par energy_isere » 07 juin 2015, 13:51

Le réacteur surrégénérateur Russe BN-800 à Sodium liquide est terminé depuis fin 2014.
............
The 789 MWe BN-800 is also providing valuable information and data for the development of fast-neutron reactor coolant and fuel, Valery Shamanskiy, deputy chief engineer at the plant, added in the same statement issued by Rosenergoatom last week. Rosenergoatom is the civilian nuclear power plant operating subsidiary of Russian state nuclear corporation Rosatom.
http://www.world-nuclear-news.org/NN-Ro ... 21401.html

je ne sais pas si il est maintenant commercialement opérationnel.

http://fr.wikipedia.org/wiki/BN-800

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http://www.spiegel.de/international/wor ... 54318.html

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Re: Nucléaire Russe

Message par Remundo » 07 juin 2015, 15:56

oui, on en avait parlé avec Krolik il y a bien longtemps.

D'un point de vue nucléariste, le BN-800 est une machine intéressante, un surgénérateur capable d'utiliser de l'uranium en combinaison avec du Plutonium, et de "surproduire" du Plutonium tout en fournissant 800 MW électriques au passage...

Sur le plan de la sécurité, le point faible est toujours le sodium liquide...

Le BN800 est le grand frère du BN-600 qui fonctionne depuis les années 1980 avec de l'uranium enrichi.
http://fr.wikipedia.org/wiki/BN-600

Je ne me fais pas beaucoup de souci quant à l'exploitation commerciale (voire militaire) du BN-800. Il pourrait utiliser du MOX (mélange de Pu239, et Uranium appauvri), ce qui devrait le rendre très économique.

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Re: Nucléaire Russe

Message par energy_isere » 19 déc. 2015, 19:24

Le réacteur à neutrons rapides et refroidi au sodium BN-800/Beloyarsk-4, démarré l'année dernière, vient d'être raccordé au réseau ce vendredi 11 décembre.
La puissance a été progressivement augmentée jusqu'à 235 MWe, soit 35% de sa capacité nominale pour l'instant.
Russia connects BN-800 fast reactor to grid

11 December 2015

Unit 4 of the Beloyarsk nuclear power plant in the Sverdlovsk district of Russia has been connected to the national grid. The BN-800 fast neutron reactor started providing power to the Urals region at 9.21pm local time yesterday.

Image
nit 4 of the Beloyarsk plant (Image: Publicatom.ru)

To achieve this, the thermal capacity of the reactor was raised to 25% of its nominal capacity and its K-800-130/3000 turbine reached a speed of 3000 rpm. The generator was then synchronized with the electricity grid and the thermal capacity of the reactor was increased to 35% of nominal capacity. The new unit joined the energy system at a minimum power level of 235 MWe.
...........
http://www.world-nuclear-news.org/NN-Ru ... 21501.html

wikipedia https://fr.wikipedia.org/wiki/BN-800

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