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Message par krolik » 23 nov. 2009, 13:23

En Suisse, la votation dans le canton de Vaud, très proche..
@+
Swiss.info.ch - 23 novembre 2009

Les Vaudois lancent le débat sur l'avenir du nucléaire

Le 29 novembre, le canton de Vaud se prononce sur la prolongation de vie de la centrale nucléaire de Mühleberg. Consultatif, ce scrutin fait néanmoins figure de test pour l'avenir du nucléaire en Suisse. En 2012, le gouvernement doit décider s'il autorise la construction de nouvelles centrales.
«Acceptez-vous que le Canton de Vaud donne un préavis favorable à la demande de suppression de la limitation dans le temps de l'autorisation d'exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg?»

C'est la question à laquelle les Vaudois répondront le 29 novembre. «Peut-on prendre le risque de prolonger de manière illimitée la vie de Mühleberg?», traduit Isabelle Chevalley, fondatrice du mouvement de droite Ecologie Libérale.

Selon Patrick Miazza, parler d'autorisation illimitée est abusif. «Sous l'ancien régime législatif, l'autorité suprême était le gouvernement. Pour se conformer aux standards internationaux, la nouvelle loi sur l'énergie nucléaire de 2005 prévoit une séparation claire entre l'inspection technique et les autorités politiques», précise le patron de la centrale de Mühleberg.

Et Patrick Miazza d'ajouter: «A tout moment, l'autorité de surveillance peut stopper une centrale, si elle estime que la sécurité n'est plus assurée. Parler d'une durée illimitée de la centrale n'a donc aucun sens.»

Selon le chef de la centrale bernoise, le régime d'inspection est particulièrement draconien. «En 2008, nous avons été contrôlés 70 fois et près de 60 depuis le début de l'année. L'autorité de surveillance nous a décerné la plus haute appréciation (par rapport aux autres centrales suisses, ndlr) en matière de sécurité nucléaire», assure Patrick Miazza

Des arguments qui n'ébranlent guère Isabelle Chevalley. «L'autorité de surveillance – l'Inspection fédérale de la sécurité nucléaire – n'applique pas assez le principe de précaution. En Allemagne ou aux Etats-Unis, d'autres autorités de surveillance ont appliqué ce principe avec le même type de centrale frappées des mêmes problèmes.»

Microfissures
De fait, des fissures sont apparues dans l'enveloppe entourant le cœur du réacteur de la centrale de Mühleberg. Une raison suffisante pour ne pas prolonger la vie de cette centrale construite en 1972, selon Isabelle Chevalley. «Nous avons découvert des microfissures dans le manteau du réacteur dès le début des années 90, reconnaît Patrick Miazza. Mais aucune d'entre elles n'est traversante.»

Le patron de Mühleberg assure aussi que des travaux entrepris en 1996 ont permis de surmonter ce problème. «Le manteau du cœur n'a jamais été aussi sûr qu'aujourd'hui», lance un brin provocateur Patrick Miazza. Isabelle Chevalley estime, elle, qu'avec de telles fissures, des centrales du même type ont été fermées aux Etats-Unis.

Test électoral
Quoi qu'il en soit, le vote des Vaudois aura une portée qui dépasse le seul cas de la centrale de Mühleberg. «Le résultat du scrutin donnera une indication sur l'avis de la population par rapport au nucléaire, le dernier vote sur le sujet ayant eu lieu en 2003», estime la présidente d'Ecologie Libérale.

Confiante quant au résultat du vote, Isabelle Chevalley estime qu'il «montrera que le nucléaire civil, malgré ses 40 ans d'existence, n'est toujours pas accepté par la population.» Patrick Miazza, lui, invoque la hausse constante de la consommation d'électricité pour dire que la Suisse ne peut se passer de l'énergie nucléaire.

«L'urgence va à la lutte contre le réchauffement climatique. Ce qui va entraîner une électrification encore plus grande de nos sociétés avec par exemple une augmentation des transports électriques individuels ou collectifs. Et ce alors que la consommation électrique augmente de 1 à 2% par an», explique le patron de Mühleberg.

Efficacité énergétique
Sans contester ce constat, Isabelle Chevalley estime qu'en rationalisant notre consommation d'énergie – en arrêtant de se chauffer à l'électricité par exemple – et en investissant dans les énergies renouvelables comme le solaire, il est possible de faire face aux besoins en se passant du nucléaire.

A l'appui de sa thèse, Isabelle Chevalley annonce un rapport pour le 26 novembre prochain. Concocté par la toute nouvelle Fondation Sécurité énergétique (qui réunit des politiciens de tous bord) ce document produira «des chiffres éloquents et des arguments étayés», selon cette anti-nucléaire déterminée.

Sans attendre ces chiffres, Patrick Miazza estime qu'il faudra bien construire de nouvelles centrales nucléaires, puisque les énergies renouvelables ne suffiront pas à satisfaire les besoins croissants en électricité.

Pour illustrer son propos, le patron de la centrale invoque les limites de l'énergie éolienne: «La production de la centrale de Mühleberg est égale aux trois quart de la consommation électrique du canton de Vaud. Il faudrait une éolienne tous les 500 mètres entre Genève et Saint-Gall pour produire une énergie équivalente.»

Patrick Miazza souligne ainsi le fossé entre les besoins croissants en énergie électrique et les capacités actuelles et potentiels des énergies renouvelables. Et ce, alors que l'industrie nucléaire a dans ses cartons des projets de nouvelles centrales présentées comme encore plus sûrs et plus performantes.

Une alternative au nucléaire
Après avoir rappelé le fardeau des déchets nucléaires, Isabelle Chevalley pointe les difficultés d'approvisionnement en uranium: «En 2003, l'ensemble des centrales nucléaires dans le monde étaient déjà approvisionnées pour moitié par de l'uranium puisés dans les stocks militaires.»

Les progrès du solaire eux sont déjà patents, selon la présidente d'Ecologie Libérale. «Aujourd'hui aux Etats-Unis, on trouve du solaire à 17 centimes le kWh, soit quasiment le même prix que l'électricité en Suisse.» Le rapport de la Fondation sécurité énergétique, lui, tentera vraisemblablement de démontrer que la sortie du nucléaire est économiquement réaliste

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Re: [Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par Krom » 23 nov. 2009, 13:50

krolik a écrit :En Suisse, la votation dans le canton de Vaud, très proche..
@+
J'ai pas le temps de lire ton article, mais je peux faire un petit résumé des enjeux :

Les exploitants de la centrale de Mühlenberg (orthographe approximative) ont demandé la reconduction "illimitée" de l'autorisation d'exploiter la centrale. ("Illimitée" = on leur fout la paix jusqu'à la fin de la concession, vers 2020-2030.)

Là, les cantons concernés doivent rendre un préavis. Parmi ceux qui ont déjà répondu, il y a eu 2 pré-avis négatifs et 2 avis positifs mais soumis à des conditions en matière de sécurité (en particulier, aucun des deux n'acceptent l'absence de limitation et insistent sur la sécurité, et la nécessité de remplacer la centrale dès que possible.)

Dans le canton de Vaud, les préavis de ce genre doivent passer par un référendum. Cela concerne donc une seule centrale, et un non n'impliquerait pas sa fermeture, mais forcerait simplement les exploitants à passer par un processus plus long pour obtenir l'autorisation d'exploiter la centrale.

La campagne est plutôt molle, car les enjeux sont faibles. Mais vu l'exposé de la question que l'on reçoit, je parie pour un refus de la part des vaudois.

Personnellement, j'ai déjà voté (par correspondance. Prenez-en de la graine, français.)

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Re: [Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par krolik » 23 nov. 2009, 21:32

Différents commentaires sur les enjeux de cette votation vaudoise..
@+
opinion Vendredi20 novembre 2009
Les conséquences d’un non à Mühleberg
Par Bruno Pellaud,
Bruno Pellaud, physicien et économiste, vice-président du Forum nucléaire
suisse, évoque les enjeux du vote sur la prolongation de l’exploitation de la
centrale bernoise. Un refus pourrait favoriser la construction d’une nouvelle
centrale
Le 29 novembre, les Vaudois donneront leur avis sur l’extension de la durée d’exploitation de la
centrale nucléaire de Mühleberg dans le canton de Berne. En fait pourquoi cette centrale ne dispose-telle
pas d’une autorisation illimitée, comme toutes les autres en Suisse? Quelles sont les
conséquences d’un vote positif ou négatif? Il y a des surprises
à la clé.
La mise en service de la centrale fut interrompue le 28 juillet 1970 par une fuite d’huile dans le
bâtiment du turbogénérateur. L’huile prit feu; il fallut tout nettoyer. Cet incendie causa un retard
d’une année. Au lieu d’un permis d’exploitation illimité, les autorités fédérales n’accordèrent à
l’époque qu’un permis provisoire, alors que l’incendie n’avait pas mis en cause les équipements
nucléaires placés à bonne distance dans un autre bâtiment. Précision nécessaire: en cas de doute sur
la sûreté nucléaire, ces autorités peuvent stopper l’exploitation d’une minute à l’autre, la notion
«illimitée» ne servant qu’à encourager les exploitants à investir continuellement dans la modernisation
des équipements. C’est ce qu’ils ont fait, investissant depuis plus que l’installation n’avait coûté à la
mise en service.
Pour l’Inspectorat fédéral de la sécurité nucléaire (IFSN), le facteur de charge, la disponibilité ainsi que
le nombre très limité des arrêts imputables à des perturbations attestent du fonctionnement sûr et de
la bonne gestion de la centrale. Plutôt qu’une «vieille casserole», cette centrale ressemble plutôt à une
Rolls-Royce des années 1960, maintenant dotée d’un moteur et de freins nouveaux, d’électronique
sophistiquée et de coussins de sécurité du dernier modèle et bichonnée par des mécaniciens
expérimentés. L’IFSN lui décerne un satisfecit sans réserve. Indépendante, cette instance l’est
certainement; elle a récemment traduit en justice une centrale nucléaire argovienne pour négligence
sur une procédure
de travail.
Malgré l’état plus que satisfaisant de la centrale, aucun chef du Département fédéral de l’énergie n’a
eu le courage depuis 1972 – pusillanimité politique oblige – d’aligner Mühleberg sur les autres
centrales en lui accordant une autorisation illimitée. Depuis 14 ans, avec le socialiste antinucléaire
zurichois Moritz Leuenberger en tant que chef, la situation a encore empiré, puisqu’il affiche la claire
intention d’empêcher à tout prix l’octroi du permis illimité à la petite centrale bernoise. Le vote
vaudois n’est certes que consultatif. Mais, malgré sa défaite devant les tribunaux, Moritz Leuenberger
pourrait néanmoins se prévaloir d’un vote vaudois négatif pour persister dans ses errements.
Comment voteront les Vaudois sur ce thème qui n’a pas grand-chose à voir avec la sûreté nucléaire de
cette centrale voisine, mais plutôt avec des manoeuvres politiques sur le nucléaire et sur le
ravitaillement du canton de Vaud en électricité? Faut-il rappeler que la Suisse romande dépend des
apports nucléaires extérieurs pour son ravitaillement en électricité, comme l’attestent les statistiques
annuelles d’EOS depuis de nombreuses années?
Voteront oui ces citoyens qui font généralement confiance aux professionnels et aux instances de
surveillance fédérales. La centrale de Mühleberg est dirigée par un Vaudois, Patrick Miazza, un homme
compétent qui sait de quoi il parle. Et comme les autres, cette centrale est soumise aux contrôles
intenses de l’IFSN. Ce sont là des raisons valables de voter oui – pour le simple citoyen, les petits
commerçants, les chefs de PME ou même les directeurs de compagnies d’électricité vaudoises qui
vendent du nucléaire bernois sans souvent l’avouer (sous l’étiquette «Courant d’origine inconnue»).
Devraient aussi voter oui ceux qui préfèrent certes s’engager sur la voie des énergies renouvelables,
mais qui souhaitent le faire dans un cadre réaliste d’approvisionnement en électricité. Puisque le
programme fédéral de soutien ne pourra pas, à l’horizon 2020, conduire à une contribution
renouvelable de plus de 10% des besoins, il faudra bien autre chose pour ravitailler les commerçants,
les PME, l’industrie et les petites sociétés d’électricité locales de la Suisse. Mühleberg aidera à combler
le déficit. Comme l’a dit le syndic vert de Lausanne, Daniel Brélaz: «Les centrales nucléaires existent. Il
serait stupide de ne pas les utiliser intelligemment» (LT du 4.07.2009). C’est vrai de Mühleberg qui,
techniquement parlant, pourrait encore fonctionner 20 ans.
Quelles conséquences d’un non vaudois? Il y aura probablement des surprises, car cette éventualité
pourrait même influencer l’ordre de préséance de la construction de nouvelles grandes centrales
nucléaires en Suisse. Comme on le sait, trois projets sont en concurrence: Beznau en Argovie, Gösgen
dans le canton de Soleure et Mühleberg dans le canton de Berne. Le poids industriel et régional des
protagonistes déterminera les résultats de la course. La société Axpo – avec derrière elle le nord de la
Suisse et la mégapole zurichoise – passera en tête avec Beznau. Alpiq – avec son pôle soleurois
(l’ancienne Atel) et son pôle romand (EOS) – affirme son identité suisse-occidentale et se prévaut à
juste titre du fort soutien cantonal à son projet de Gösgen. Les Forces Motrices Bernoises (FMB) –
majoritairement en main du canton de Berne – sont également très bien implantées dans les cantons
romands voisins; elles jugent indispensable une nouvelle grande centrale nucléaire à Mühleberg. Le
talon d’Achille du projet bernois, c’est la majorité rouge-verte du Conseil d’Etat bernois qui contrôle
le conseil d’administration des FMB et qui émane de partis politiques ouvertement opposés au
nucléaire. Les FMB peuvent-elles risquer un investissement de plusieurs milliards avec un tel Conseil
d’Etat? C’est la question que se posent les partenaires potentiels du projet (partenaires, il y aurait, car
les FMB ne pourraient que difficilement absorber seules la production d’une grande centrale). Pour ces
raisons, le projet Alpiq-Gösgen joue un rôle capital, et cela dans l’intérêt même de la Suisse romande.
Mais, surprise! Alors que les Verts et les Rouges vaudois s’agitent fébrilement contre la petite
Mühleberg n° 1, la majorité verte et rouge du gouvernement bernois s’est, elle, exprimée le mois
dernier en faveur de la grande Mühleberg n° 2 (cinq fois plus puissante) que les FMB souhaitent
construire au même endroit! Tollé dans le landernau: les partis rouge et vert s’indignent; les
conseillers d’Etat concernés s’expliquent avec bravoure («Nous sommes fermement opposés au
nucléaire, mais si on doit faire une nouvelle centrale, alors faisons-la plutôt dans notre canton!»).
Malgré ces déclarations opportunistes et contradictoires, il ne fait guère de doute que les couleurs
ambiguës et caméléoniennes du Conseil d’Etat bernois ne vont guère encourager les investisseurs
potentiels à se ranger derrière le projet de construction de Mühleberg II – ce qui renverrait le projet en
queue de peloton. Sauf si une décision politique arbitraire devait arrêter prématurément Mühleberg I.
En effet, si Moritz Leuenberger devait réussir, avec ou sans l’aide des Vaudois, à mettre hors service la
petite centrale nucléaire de Mühleberg en 2012, la conséquence en serait, de mon point de vue, la
construction d’une nouvelle grande centrale nucléaire à Mühleberg tout de suite après! Pourquoi? Tout
simplement parce que le puissant canton de Berne, avec ses commerçants, ses PME et son industrie,
ne tolérera pas la disparition de la production électrique du site-pivot bernois de Mühleberg. En clair,
tout arrêt précoce de la petite centrale nucléaire de Mühleberg renforcera la détermination farouche et
unanime du gouvernement bernois et des FMB d’obtenir de bon droit la priorité parmi les trois projets
de nouvelles centrales nucléaires en Suisse. Si les trois promoteurs – Axpo, Alpiq et FMB – ne devaient
pas s’entendre entre eux, les instances politiques reconnaîtraient sans doute l’équité d’une priorité
bernoise. Car, comme le dit bien le conseiller aux Etats zougois Rolf Schweiger: «Aujourd’hui, c’est là
un enjeu avant tout politique. Lorsqu’une centrale nucléaire n’est pas remplacée, c’est une perte
économique (majeure) pour le canton.» En fin de compte, ceux qui voteront oui le 29 novembre
exprimeront leur confiance dans la petite centrale existante de Mühleberg; ceux qui ne le feront pas
pourraient bien malgré eux favoriser la construction d’une grande centrale nucléaire à Mühleberg.
D’une manière ou d’une autre, à Mühleberg ou à Gösgen, le nucléaire en sortira renforcé pour le bien
de toute la Suisse occidentale.
L’auteur est un ancien
directeur à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA).

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Re: [Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par kercoz » 23 nov. 2009, 21:39

krolik a écrit :Différents commentaires
MDR pour le "differents" .

edifiant ! Krom , tu sais quoi voter maintenant .

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Re: [Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par Krom » 23 nov. 2009, 21:57

kercoz a écrit :
krolik a écrit :Différents commentaires
MDR pour le "differents" .

edifiant ! Krom , tu sais quoi voter maintenant .
Trop tard mec. Mais j'ai voté non (pas par anti-nucléarisme ou primitivisme, ne t'en fais pas.)

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Message par energy_isere » 24 nov. 2009, 12:04

krolik a écrit :En Suisse, la votation dans le canton de Vaud, très proche..
@+


Les Vaudois lancent le débat sur l'avenir du nucléaire

Le 29 novembre, le canton de Vaud se prononce sur la prolongation de vie de la centrale nucléaire de Mühleberg. Consultatif, ce scrutin fait néanmoins figure de test pour l'avenir du nucléaire en Suisse. En 2012, le gouvernement doit décider s'il autorise la construction de nouvelles centrales.
.....
Il faut rapeler que cette centrale nucléaire est une "petite" centrale nucléaire . Sa puissance ne fait que 335 MW. C' est 10.9 % de la production d'électricité nucléaire de la Suisse.

voir le wikipedia : http://fr.wikipedia.org/wiki/Centrale_n ... %BChleberg

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Re: Suisse

Message par krolik » 30 nov. 2009, 17:09

Le référendum en Suisse, ce résultat est masqué avec l'histoire de la non-construction de minarets qui ient le haut de l'actualité.
@+
swissinfo.ch - 29 novembre 2009 - 15:54

Le nucléaire reste impopulaire
Suisse : 64,35% contre le prolongement de l'exploitation de la centrale
nucléaire de Mühleberg

Les Vaudois ont dit non dimanche par 64,35% des voix au prolongement illimité
de l'exploitation de la centrale nucléaire de Mühleberg (Berne). Ce résultat
n'est pas contraignant, mais montre que la population reste hostile à
l'énergie nucléaire.

Les Vaudois devaient dire s'ils étaient d'accord que l'activité de cette
centrale, bientôt atteinte par la limite d'âge, se poursuive. Mais ce vote
n'avait qu'une valeur consultative. En effet, le Ministère de l'énergie est
seul compétent pour décider.

Les cinq réacteurs suisses arrivent progressivement en fin de vie et la
question est de savoir s'il faudra ou non les remplacer. Les partisans du
nucléaire soutiennent que la Suisse n'a pas les capacités de se priver de
l'électricité d'origine nucléaire. Les opposants restent hostiles à cette
solution en raison des risques inhérents au nucléaire et de la problématique
des déchets.



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Re: Suisse

Message par Remundo » 30 nov. 2009, 17:11

Salut Krolik,

c'est vrai qu'en ce moment, les Suisses disent non souvent. [-(

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L'Allemagne sort du nucléaire ? ou pas ?

Message par kercoz » 26 mai 2011, 09:01

La suisse annonce sa sortie définitive du Nuke pour 2034.

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Re: L'Allemagne sort du nucléaire ? ou pas ?

Message par Remundo » 26 mai 2011, 13:30

et ils ont bien raison.

l'hydraulique, le solaire et la biomasse doivent répondre sans problème à leur besoin électrique et de chauffage.

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Re: Suisse

Message par energy_isere » 26 mai 2011, 20:43

La Suisse veut sortir du nucléaire d'ici 2034

L'Expansion.com avec AFP - le 26/05/201


Le conseil fédéral a indiqué vouloir sortir du nucléaire à moyen terme. Si les députés valident cette décision, les cinq réacteurs hélvétiques seront progressivement arrêtés

Le gouvernement suisse a recommandé mercredi au parlement de ne pas remplacer au terme de leur durée d'exploitation les cinq réacteurs nucléaires helvétiques, qui devront être progressivement arrêtés d'ici 2034, et de privilégier les énergies renouvelables.

Le conseil fédéral (gouvernement) a déclaré qu'il "souhaite continuer de garantir une sécurité élevée de l'approvisionnement énergétique en Suisse, mais sans nucléaire à moyen terme". "Les centrales nucléaires actuelles seront mises à l'arrêt à la fin de leur durée d'exploitation et ne seront pas remplacées", a poursuivi le gouvernement, faisant valoir qu'un "abandon progressif est techniquement possible et aussi supportable du point de vue économique". L'Alliance contre les nouvelles centrales nucléaires, qui regroupe ONG environnementales et partis de gauche, a applaudi cette décision, appelant les députés à la valider.

La fédération des entreprises suisses Economie.suisse a par contre jugé ce choix "peu sérieux". "Le parlement est donc invité à trouver une solution acceptable pour l'économie et à corriger cette décision irresponsable", a-t-elle souligné. Les sept conseillers fédéraux, réunis à huis clos à Berne pour choisir entre trois scénarios pour l'avenir énergétique proposés après la catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima au Japon, ont opté pour un abandon progressif du nucléaire afin de restreindre notamment "les risques résiduels" liés à son utilisation.

Décision finale mi-juin
"Nous voulions donner un signal politique clair. Ce scénario est un pas dans la bonne direction", a déclaré à la presse la ministre de l'Environnement et de l'Energie, Doris Leuthard. "L'énergie nucléaire est devenue plus chère ces dernières années", a-t-elle ajouté, soulignant le coût des investissements dans la sécurité et le rééquipement des centrales.

La Confédération dispose de cinq réacteurs nucléaires, tous situés en Suisse alémanique. Selon le plan du gouvernement, la centrale de Beznau I devra être découplée du réseau en 2019, Beznau II et Mühleberg en 2022, Gösgen en 2029 et Leibstadt en 2034. Le choix du conseil fédéral doit servir de recommandation au parlement qui suit en général les décisions du gouvernement. Les parlementaires doivent légiférer à partir du 8 juin sur le sujet et prendre une décision finale vers la mi-juin.

La catastrophe nucléaire de mars au Japon a relancé le débat sur l'avenir de l'atome en Suisse. Trois jours après le séisme du 11 mars au Japon, Berne a décidé de suspendre ses projets de renouvellement des centrales nucléaires. Et les manifestations antinucléaires se sont multipliées ces dernières semaines. Berne table désormais sur "le développement de la force hydraulique et des nouvelles énergies renouvelables" pour compenser l'énergie nucléaire et envisage aussi de recourir, si nécessaire, aux importations d'électricité.

La Suisse pourrait également miser "sur la production d'électricité à base de combustible fossile", tout en respectant "les objectifs (...) fixés en matière de politique climatique", selon le communiqué du gouvernement. Le conseil fédéral estime que la Confédération, les cantons, villes et communes doivent donner l'exemple, en couvrant "un maximum de leurs besoins en électricité et en chaleur à l'aide d'énergies renouvelables". D'après de premiers calculs, les coûts liés à la restructuration du parc énergétique, à la construction de nouvelles installations et aux mesures visant à faire baisser la demande d'électricité représenteraient entre 0,4% et 0,7% du produit intérieur brut.
http://lexpansion.lexpress.fr/energie/l ... 56179.html

ToTheEnd

Re: L'Allemagne sort du nucléaire ? ou pas ?

Message par ToTheEnd » 30 mai 2011, 00:48

Remundo a écrit :et ils ont bien raison.
l'hydraulique, le solaire et la biomasse doivent répondre sans problème à leur besoin électrique et de chauffage.
Oui, et les marmottes elles produiront du gaz...

Pour info, l'hydraulique est à fond, le solaire n'est pas la panacée vu les conditions climatiques/géographiques, les opposants aux éoliennes ont plus de pouvoir que la NSA...

Remplacer 25TWh par an ou 40% de l'électricité, ça ne va pas se faire "sans problème"... techniquement, financièrement et d'un point de vue législatif.

Enfin, un projet de centrale au gaz qui était mort il y a quelques mois encore à retrouver toute sa vigueur... et certains disent déjà qu'il faudrait en construire 4 à 5 de plus. Je signale que si cette centrale voit le jour, elle dégagerait autant de CO2 que 10% du parc automobile suisse...

T

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Re: Nucléaire Suisse

Message par krolik » 30 mai 2011, 22:55

Perplexité..
@+
http://www.hebdo.ch/sortie_du_nucleaire ... 5347_.html

HOME > POLITIQUE >

Sortie du nucléaire: la presse salue une décision "historique"

Par ats - Mis en ligne le 26.05.2011 à 07:11


La presse romande est unanime jeudi face à la décision du Conseil fédéral de renoncer au nucléaire d'ici 2034, qu'elle qualifie de tournant "historique". Les éditorialistes saluent une position "courageuse", tout en demandant que Berne clarifie au plus vite sa stratégie énergétique de substitution.

"Nous entrons dans l'après-Fukushima. Le virage est historique et négocié rapidement. (...) La catastrophe japonaise a tout changé, y compris dans l'esprit de beaucoup qui pensaient que le renouvellement partiel du parc nucléaire était un mal nécessaire pour éviter un accroissement irresponsable des émissions de gaz à effets de serre", analyse "Le Temps", après l'annonce des autorités fédérales la veille.

Une décision historique, convient "24 heures", "qui fait de la Suisse un des premiers pays au monde à opter pour un avenir sans atome". Une telle mesure n'était pas forcément attendue "d'un Conseil fédéral peu habitué aux coups d'éclat, de surcroît préparée et annoncée par une ministre de l'énergie qui n'avait jamais fait mystère de ses sympathies personnelles à l'égard du nucléaire", souligne le quotidien vaudois.

"Pour un pays aussi frileux, c'est une forme de révolution", salue de son côté "Le Matin". "Après Fukushima il ne pouvait pas en être autrement. La pression populaire rendait cet abandon inéluctable", estime le journal, qui se demande si le fait que le Conseil fédéral soit majoritairement féminin n'a pas pesé dans la balance, les femmes étant, selon les sondages, réticentes à cette forme d'énergie.

Plus critique, "Le Quotidien jurassien", considère que la décision du Conseil fédéral "relève du courage tout helvétique de l'escargot, dont les choix ne doivent pas nuire au confort de sa coquille: d'accord pour prendre le virage qui s'impose mais sans oser la témérité de s'engager cornes vaillantes et tête baissée sur un chemin obscur."

"Une stratégie énergétique globale, audacieuse et concertée entre la Confédération et les Cantons - voire au plan européen, doit maintenant être lancée, au trot!", préconise "Le Quotidien Jurassien".

Les éditorialistes dans leur ensemble souhaitent du reste que le nouveau plan énergétique de Doris Leuthard, présenté au stade de l'ébauche mercredi à Berne, gagne rapidement en clarté.

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[Nucléaire] La relance du nucléaire civil dans le monde

Message par krolik » 06 juin 2011, 18:56

Du schprounts en perspective chez nos amis suisses.
@+
Source : 20 Minutes

Nucléaire

05 juin 2011 09:38

Un mégalobby contre les renouvelables
130 parlementaires fédéraux ont reçu un argumentaire de 90 pages pour contrer toutes les velléités pour sortir du nucléaire. On entre dans le souk des débats mercredi prochain.
134 propositions, la moitié liée au nucléaire, l’autre aux solutions pour en sortir. C’est à quoi le Conseil national sera «confronté», mercredi, lors d’une session spéciale. Avant celle-ci, l’économie suisse a lancé une campagne de lobbying sans précédent pour tenter de freiner les ardeurs de ceux qui souhaitent abandonner l’énergie atomique. 130 parlementaires de droite et de centre-droite ont reçu un argumentaire de 90 pages qui livre moult arguments pour «couler» les quelque 150 propositions qui seront débattues au Conseil national cette semaine.

L'axe de cette attaque est évidente

La direction prise par cette offensive des milieux économiques suisses est évidente: «L’économie», c’est ainsi que les expéditeurs de l’argumentaire se nomment systématiquement, exige que soient combattues toutes les motions et postulats visant à encourager les énergies renouvelables. Ainsi, par exemple, la proposition du PDB, d’Evelyne Widmer-Schlumpf, de créer un fonds, alimenté par un centime sur l’énergie nucléaire, destiné à promouvoir la recherche sur les énergies renouvelables. Autre exemple: toutes les propositions visant à la fermeture immédiate ou dans un proche avenir des vieilles centrales de Mühleberg et de Beznau doivent également être combattues fermement.

Les arts et métiers suivent l'industrie

Cette offensive sans précédent est soutenue par Economiesuisse, selon la SonntagsZeitung. Les recommandations ont en partie déjà été formulées avant la décision du Conseil fédéral de sortir du nucléaire. L’Union suisse des arts et métiers (Usam) va dans le même sens que l’association faîtière de l’industrie: elle combat toutes les propositions visant à sortir le pays de sa dépendance à l’énergie nucléaire.

L’UDC et le PLR semblent d’ores et déjà acquis à la cause. Fulvio Pelli, le président du Parti libéral radical, et Filippo Leutenegger, un expert en énergie de ce parti, viennent en effet d’annoncer que le PLR combattrait toutes les propositions visant à octroyer des «subventions inefficaces pour l’encouragement d’énergies renouvelables».




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krolik
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Re: Nucléaire Suisse

Message par krolik » 06 juin 2011, 23:51

Il vont bien arriver à mettre le feu au lac !
@+
Hypocrisie écolo et souveraineté énergétique
Tribune de Genève (http://blogcitoyen.blog.tdg.ch/archive/ ... que-1.html) - 04.06.2011

En Suisse, le mouvement écolo sombre dans l'hypocrisie. Il dénonce l'énergie atomique tout en la consommant... La seule question à poser, mais que les écologistes mondialistes bien pensant n'osent pas poser, c'est la frontière et la souveraineté énergétique.

Le Conseil administratif de la Ville de Genève, une fois de plus, placarde une affiche qui indique une ineptie du genre: "Votre ville arrête d'investir dans le nucléaire". Mais c'est bien sûr. La Ville de Genève oublie de dire qu'elle n'a jamais directement investi dans l'énergie atomique, comme l'indique faussement ce texte. Il est vrai qu'indirectement, au travers des Services Industriels, la Ville de Genève a été impliquée par des participations assez complexes dans des sociétés actives dans ce même nucléaire, ce qui continue d'ailleurs encore aujourd'hui par des circuits de plus en plus tordus.

Les écologistes, aussi bien à Genève qu'à Lausanne où ils s'occupent de l'électricité et servent de caution au lobby atomique, sont d'ailleurs mêlés au nucléaire quoi qu'ils en disent. Vive l'hypocrisie !

Voyons la réalité en face.

En étant branchés sur le réseau électrique français, les consommateurs genevois sont condamnés à recevoir du courant d'origine nucléaire. Même les personnes qui ont souscrit à un abonnement "vert" ou "sans nucléaire" recevront de l'énergie d'origine atomique. La formule en question se contente d'un calcul théorique. En réalité, c'est un coup politico-marketing des SIG.

Pour obtenir le résultat promis, il faudrait un réseau nucléaire et un autre hydraulique ou solaire, pour bien séparer les deux types de provenance. En effet, une fois produite, l'électricité, qu'elle soit nucléaire, solaire ou hydraulique, part dans le réseau et peu importe son origine.

Prend-on les Genevois pour des imbéciles ? Oui, sans doute.

C'est l'hypocrisie d'une certaine forme d'écologie, que l'on retrouve dans la polémique autour du nucléaire.

Interdisons l'énergie nucléaire à Genève, disent certains. Depuis plus de trente ans, le projet de centrale atomique de Verbois a été abandonné et ne sert plus que d'épouvantail à certains soixante-huitards fatigués, il leur reste au moins ça.

En fait, ne demeurent que deux questions: la fourniture d'électricité dans les centrales nucléaires françaises frontalières et suisses; les participations - ou liens privilégiés - des Services Industriels dans des entreprises produisant de l'énergie nucléaire (rappelons que les SIG sont rattachés à l'Etat et à la Ville de Genève).

Dans ces deux cas, c'est la question de la souveraineté énergétique qui est posée. Pour vraiment maîtriser la question énergétique et nucléaire, il faut laisser à la République la possibilité d'avoir le dernier mot, de faire des choix politiques, par exemple contre le nucléaire ou pour certaines formes d'énergie.

Le MCG refuse de baisser les bras face à la mondialisation et revendique fortement sa SOUVERAINETE au service des citoyens. Ces dernières années, tous les partis - écologistes et anti-nucléaires compris - ont défendu une politique d'abandon et de prétendue ouverture, mais en fait de lâcheté.

Genève doit retrouver sa souveraineté énergétique. C'est la voie à suivre.

Dans son combat au sein du Conseil d'administration des SIG, Eric STAUFFER, Président du MCG, a réclamé cette SOUVERAINETE énergétique et une transparence des Services Industriels. Il s'est en particulier opposé à l'abandon par les SIG de participations dans des barrages, participations reprises par EOS notamment. Rappelons que cela lui a valu d'être exclu du conseil d'administration, ce qui prouve que le combat pour la souveraineté énergétique n'est pas accepté par le Conseil d'Etat qui préfère plier l'échine devant la mondialisation et les princes français du tout-nucléaire.

(à suivre)

Par François Baertschi

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