Démantèlement de Brennilis, Chooz, Bugey, etc ....

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Re: [Nucléaire] Le nucléaire et ses déchets / démantèlement

Message par energy_isere » 01 août 2011, 21:23

Chooz A, test de démantèlement nucléaire grandeur nature..
C’est une des premières expériences du genre en Europe, qui va entrer dans une phase décisive


lesechos.be 10 Aout 2010.

Dans les Ardennes françaises, à deux pas de la frontière belge, la centrale nucléaire de Chooz B continue de produire de l’électricité. Celle de Chooz A, par contre, est en cours de démantèlement. C’est une des premières expériences de ce type en Europe, d’autant plus importante que le réacteur de Chooz A, exploité de 1967 à 1991, est du même type que ceux aujourd’hui en opération en France et en Belgique.

Grâce à ce test grandeur nature, les responsables d’EDF espèrent affiner leur stratégie pour "déconstruire", comme ils préfèrent dire, les 58 réacteurs français en exploitation. Car prolongation des centrales ou pas, les réacteurs nucléaires finissent par atteindre l’âge de la retraite: dans l’Union européenne, à côté des 145 réacteurs toujours opérationnels, 74 sont déjà fermés.

Même si Electrabel disposait de droits de tirage sur cette centrale, elle n’est pas associée au processus de démantèlement, qui est du ressort exclusif de l’exploitant, EDF.

Une petite centaine de personnes, pour la plupart des sous-traitants, s’affairent sur le site installé dans un réseau de grottes, dans la colline qui domine la Meuse, au lieu des classiques bâtiments en béton des autres centrales nucléaires. Les lieux affichent leur âge, avec des vestiaires vieillots où un panneau interdit non seulement de manger, mais aussi "d’uriner et de déféquer".

Pour entrer dans la zone nucléarisée, il faut se déshabiller entièrement, enfiler gants, chaussures, calotte et combinaison spéciale, et s’équiper d’un système à oxygène et d’un compteur Geiger. Un sas sécurisé permet d’accéder aux galeries, où la pression de l’air est maintenue plus basse que la normale, pour éviter toute fuite en cas d’incident.

L’uranium qui servait de combustible a été évacué, et les circuits vidangés. La plupart des câbles, des tuyauteries ou des pompes qui pouvaient être enlevés l’ont été. Des signaux peints distinguent les différentes catégories de matériel: bleu = pas de danger, vert = radioactif, rouge = doit rester. Lorsque du matériel radioactif est découpé, des sas hermétiques sont installés, dans lesquels travaillent des hommes en combinaisons ventilées.

Malgré toutes ces précautions, l’Autorité de sûreté nucléaire française, l’ASN, qui effectue régulièrement des inspections, se montre critique sur la façon dont les travaux sont menés. "L’ASN attend une plus grande rigueur de l’exploitant, notamment dans le domaine de la radioprotection où plusieurs événements significatifs ont été déclarés au cours de l’année 2009", écrit-elle dans son dernier rapport annuel. Et dans un courrier du 23février dernier, elle évoque "plusieurs écarts" constatés par ses inspecteurs et réclame des mesures correctrices.

"Nous prenons un maximum de précautions, et nous n’avons jamais eu aucun incident, affirme Pascal Dziopa, directeur des travaux à Chooz A. Dès qu’une situation ne correspond pas à ce qui était prévu, les travailleurs ont pour consigne de s’arrêter, et des investigations supplémentaires sont menées."

D’ici la fin de l’année, le chantier va entrer dans une phase décisive, avec le démantèlement des quatre générateurs de vapeur des appareils de plusieurs dizaines de tonnes chacun, qui seront trempés dans un bain chimique pour tenter de réduire leur radioactivité, une première qui, si elle réussit, permettra de diminuer d’autant le tonnage des déchets fortement radioactifs à stocker.

Ensuite, ce sera le plus délicat, la cuve du réacteur un travail qu’EDF va confier aux Américains de Westinghouse, qui ont fourni la machine à l’origine.

EDF, qui gère la totalité du parc nucléaire français, a opté pour une "déconstruction immédiate" - même si le processus prend 25 à 30 ans. D’autres pays, comme les Pays-Bas ou la République tchèque, ont choisi de reporter les opérations de plusieurs décennies, pour bénéficier de la diminution naturelle de la radioactivité. "Nous voulons éviter de transmettre ce problème aux générations futures, et bénéficier de la connaissance de ceux qui ont installé ces réacteurs", explique Alain Ensuque, directeur du Ciden, le centre d’ingénierie créé par EDF pour gérer le démantèlement de ses centrales, qui emploie 550 personnes, dont une petite vingtaine à Chooz A. Le témoignage de ces pionniers du nucléaire, aujourd’hui au moins sexagénaires, peut être précieux, alors que les documents sur la manière dont a été construite la centrale ne sont pas toujours classés de manière très efficace. EDF souligne aussi que l’expérience acquise lors du démantèlement peut améliorer la conception et la maintenance des nouvelles centrales.

L’énergéticien français se refuse à communiquer précisément sur les coûts de démantèlement centrale par centrale. Il indique un coût total de 2 milliards d’euros pour les neuf réacteurs actuellement en phase de "déconstruction" bien que les travaux à Brennilis, dans le Finistère, auraient déjà coûté 482 millions alors que la phase la plus délicate n’a pas encore débuté. "Les premières centrales coûtent plus cher à déconstruire, parce que nous y menons des recherches qui profiteront aux suivantes", argue Ensuque.

Ces neuf centrales vont produire près d’un million de tonnes de déchets, dont plus de 80% de déchets conventionnels. Des 185.000 tonnes restantes, les déchets les plus faiblement radioactifs sont envoyés à Morvilliers et Soulaines (Aube). Les autres attendront sur le site de la centrale de Bugey, dans l’Ain, que l’Andra, l’autorité en la matière, ouvre un site de stockage définitif.
http://www.lecho.be/actualite/entrepris ... .art?ckc=1

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Message par energy_isere » 09 sept. 2011, 11:54

Usine Nouvelle du 01 Sept 2011 au sujet de la reprise d' activité du démentélement de Brennilis.

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Re: [Nucléaire] Le nucléaire et ses déchets / démantèlement

Message par energy_isere » 16 sept. 2011, 18:46

Eurodif : l'usine s'arrête dans un an et sera démantelé

Eurodif est une usine colossale, la seule en France à produire de l’uranium enrichi, une étape essentielle pour fabriquer le combustible brûlé dans les centrales nucléaires du monde entier. Cette filiale d’Areva, qui tourne sans interruption, sept jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre depuis 1979, va être stoppée à l’automne 2012.

Vieillissante, elle sera remplacée par une technologie plus moderne, au sein des usines Georges-Besse II construites au nord et au sud du site du Tricastin.

Mais on n’arrête pas un tel mastodonte comme on éteint la lumière. Il faudra environ cinq mois pour stopper les machines, progressivement. Son arrêt définitif est prévu en octobre 2012.

Récupérer les résidus d’uranium…
Avant la très longue étape du démantèlement de l’usine (dix à quinze ans, a priori), une première opération baptisée “Prisme” (2012-2015) va permettre de “nettoyer” la machine, en injectant un produit chimique (le trifluorure de chlore) qui va « décrocher les résidus d’uranium » fixés avec le temps sur les parois des barrières à l’intérieur desquelles circulait l’uranium.

Deux objectifs. D’abord, « nous estimons pouvoir récupérer 300 tonnes d’uranium que nous réutiliserons ensuite », indique le directeur d’Areva Tricastin, Frédéric De Agostini.

…Et baisser le niveau de radioactivité
Ensuite, cette action doit permettre de « baisser le niveau de radioactivité » des 130 000 tonnes d’acier. Areva souhaite ainsi passer sous le seuil des 100 becquerels par gramme afin que, lors du démantèlement dès 2016, les déchets soient classés “très faible activité” avant d’être enfouis sur le site de l’Andra.

Ce chantier de taille a un prix… qui augmente. Le leader du nucléaire avait jusqu’à présent prévu d’investir dans le démantèlement d’Eurodif 600 millions d’euros (M€). La direction a indiqué hier que ce montant venait d’être réévalué à 725 M€. Des syndicats, eux, parlent en milliards…

Une visite aujourd’hui
Hasard du calendrier ? Le ministre de l’Énergie Eric Besson et le nouveau président du directoire d’Areva, Luc Oursel, se rendent cet après-midi sur le site du Tricastin pour visiter la toute récente usine Georges-Besse II. M. Besson n’avait pu être présent lors de l’inauguration par l’ex-présidente du directoire d’Areva, Anne Lauvergeon, en décembre 2010. Ce sera la première visite médiatisée de M. Oursel.

Neuf mois plus tard…
Lors de sa dernière visite sur le site du Tricastin, le ministre de l’Énergie Eric Besson avait proposé aux représentants de tous les syndicats de se réunir « une fois par trimestre dès janvier 2011 » (DL du 27 novembre 2010) pour évoquer l’actualité de la plateforme. Neuf mois après cette déclaration, c’est la première fois qu’il revient…

Verbatim
Hier, Frédéric De Agostini a eu cette phrase qui risque d’en faire bondir plus d’un, à propos des déchets de l’industrie nucléaire qu’il dit « extrêmement peu radioactifs » après l’opération de “rinçage” présentée ci-dessus : « La loi impose de les stocker à l’Andra. Personnellement, ce qui me paraît un peu étrange, c’est d’aller enfouir 130 000 tonnes de ferrailles dans un trou [N.D.L.R., c’est la quantité d’acier qui sera démantelée sur Eurodif]. Ne pourrait-on pas les réutiliser, comme fer à béton par exemple ? »

Image

Une image qu’on ne voit jamais : l’intérieur d’Eurodif. Soit 190 000 m², 1 400 étages de “tuyaux” et 130 000 tonnes d’acier.
Copyright Areva

http://www.ledauphine.com/drome/2011/09 ... es-d-acier

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Message par krolik » 19 sept. 2011, 18:15

Démantèlement de Brennilis; ça reprend à l'automne.
@+
http://www.brest.maville.com/actu/actud ... 5_actu.Htm

Lundi 19 septembre 2011

Brennilis : « Démantèlement à l'automne »


Jean-François Couty, directeur du site nucléaire de Brennilis. Ce sont plus de 200 personnes qui sont venues visiter les installations extérieures du site nucléaire. L'opération était organisée par EDF dans le cadre de ses Journées de l'Industrie.



Samedi et dimanche, la centrale faisait visiter ses installations. L'occasion de faire le point sur son démantèlement.

Trois questions à...

Jean-François Couty, directeur EDF du site nucléaire de Brennilis.

Un démantèlement partiel de la centrale a été autorisé par décret le 27 juillet dernier. Quand commencent les travaux ?

Trois gros éléments sont concernés par ce démentèlement partiel : l'échangeur de chaleur, la fin de la station de traitement des effluents, et le traitement du chenal. Actuellement, nous sommes en phase de mobilisation des entreprises, d'approvisionnement en matériel et de planification fine des opérations. Le début des travaux se fera à l'automne. On a 5 ans pour réaliser l'ensemble de ces travaux. Ces travaux vont générer une centaine d'emplois.

En parallèle, vous avez jusqu'au 31 décembre 2011 pour déposer un nouveau dossier de demande d'autorisation de démantèlement total. Où en êtes-vous ?

Il sera bouclé d'ici la fin de l'année. On a aujourd'hui tous les éléments portés à notre connaissance lors des enquêtes publiques, ainsi que les informations de la CLI (commission locale d'information), de la commission environnementale de l'eau et de l'Autorité de sûreté nucléaire. Le précédent refus était en partie dû au fait qu'à l'époque nous n'avions pas de filière permettant d'évacuer les déchets du bloc réacteur. Depuis, nous avons eu l'autorisation de construire un centre d'entreposage, ICEDA dans l'Ain sur le site du Bugey, qui sera fini en 2014. L'État instruira ensuite le dossier et décidera du lancement d'une enquête publique. Mais on ne maîtrise pas le calendrier.

Pourquoi ces visites publiques ?

L'attente d'informations du public sur le démantèlement était un des points soulevé par l'enquête publique. Ces « portes ouvertes » sont une des façons d'informer les gens. C'est un aspect que nous comptons développer, notamment en recevant en plus grand nombre collèges et lycées.

Recueilli par Sibylle LAURENT. Ouest-France

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Re: [Nucléaire] Le nucléaire et ses déchets / démantèlement

Message par energy_isere » 21 sept. 2011, 19:36

725 millions d'euros pour démanteler Eurodif

Le 21 septembre 2011 Usine Nouvelle

Eurodif Production, filiale d'Areva, cessera toute activité fin 2012 et sera remplacée par l'usine Georges-Besse II. Son démantèlement débutera à partir de 2016 et représentera un coût de 725 millions d'euros.

L'usine Eurodif Production, située sur le site d'Areva NC à Pierrelatte (Drôme), est la seule unité en France à enrichir l'uranium (via la technologie dite de diffusion gazeuse), destiné à alimenter les réacteurs des centrales nucléaires du monde entier.

Image

Opérationnelle depuis 1979, cette unité, filiale d'Areva, cessera toute activité fin 2012. Elle sera alors remplacée par l’usine Georges-Besse II, en cours de construction, qui utilisera la technologie dite de centrifugation, d'un coût de plus de 3 milliards d'euros.

Ne présentant plus alors aucun intérêt industriel ni financier pour le groupe Areva, Eurodif Production fera l'objet d'un démantèlement complet que le groupe mènera sous l'œil "attentif" des inspecteurs de l'ASN (Autorité de sûreté nucléaire). Couvrant une surface de 190000 mètres carrés, ses quatre bâtiments contiennent pas moins de 130000 tonnes d'acier et 30000 tonnes d'équipements divers. La cascade d'enrichissement contient à elle-seule 28 000 tonnes de barrières de diffusion.

Bien entendu, un tel outil ne s'arrête pas d'un seul coup ! Pas moins de cinq mois seront nécessaires pour y stopper progressivement les machines. Dès l'arrêt définitif de la production en octobre 2012, et ce même si quelques incertitudes demeurent encore concernant notamment la réutilisation (ou pas) de plusieurs dizaines de milliers de tonnes de ferrailles, les premières opérations à mener se précisent.

"Nous allons mettre en œuvre les savoir-faire que nous avons développés entre 1998 et 2010 pour démanteler les usines utilisées naguère par le CEA pour enrichir l'uranium à des fins militaires. Pendant cette période, ce sont 21 000 tonnes de matériels qui ont été démontées et traitées", expliquait récemment Frédéric De Agostini, le directeur du site d'Areva Tricastin.

60 millions D'EUROS DEJA investis POUR PRISME

Une 1ère étape, appelée "Prisme" (projet de rinçage intensif suivi d'une mise à l'air d'Eurodif), visera d'abord à réduire la quantité de matières radioactives et chimiques qui demeurent dans les installations de l'usine (cascades de diffusion) pour faire baisser le niveau de réactivité sous le seuil des 100 becquerels par gramme et diminuer ainsi tout risque aux opérateurs pendant la phase ultérieure de démantèlement. Cette étape serait engagée en 2013, pour une durée de trois ans.

"La réaction chimique née de l'injection dans les cascades d'un réactif, le trifluorure de chlore fabriqué sur le site du Tricastin par Comurhex, va nous permettre de récupérer sous la forme d'UF6 (hexafluorure d'uranium) près de 300 tonnes de matières, lesquelles seront ensuite réutilisées dans le cycle de production", poursuit le directeur. Ensuite, l'injection d'air humide permettra de rendre chimiquement stables les éléments résiduels présents. Communément appelées "macération", ces opérations seront menées par les mêmes équipes qui, jusque-là, assuraient l'exploitation du site.

Pour engager cette première étape (Prisme), un dossier a été transmis aux ministres chargés de l'Industrie et de l'Environnement en janvier 2011. Ce document qui décrit les opérations de rinçage des installations est instruit par l'Autorité de Sûreté nucléaire. Une enquête publique sera engagée avant la fin de l'année.

Si 60 millions ont été investis dans l'achat d'équipements pour réaliser l'opération Prisme, le coût du démantèlement complet d'Eurodif, qui sera enclenché à partir de 2016 et pour une durée de 10 à 15 ans, a été réévalué à 725 millions d'euros (600 millions précédemment).

Enfin, concernant le "devenir" des milliers de tonnes de ferraille encore en suspens, deux possibilités sont à l'étude : l'acier pourrait être fondu et réutilisé en tant que matériaux de construction ou, à défaut, s'il restait trop radioactif, être enfoui sur l'un des sites gérés par l'Andra.
http://www.usinenouvelle.com/article/72 ... if.N159197

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Message par krolik » 13 oct. 2011, 00:18


Démantèlement : l’intox des estimations
mercredi 12 octobre 2011,

Depuis quelques jours, circulent des chiffres fantaisistes sur le coût du démantèlement du parc nucléaire français, parc qui ne risque pas d’être démantelés de si tôt, puisque la durée de vie sdes réacteurs sera probablement prolongée jusqu’à 60 ans.

Nous proposons ici une estimation du coût du démantèlement des REP 900 MW à partir du démantèlement effectué sur le petit réacteur Siloé 50 MWth.

D’après la commission locale d’information de Grenoble :

Opérations 47 M€

Déchets 22 M€

Surveillance 32 M€

Un REP est un réacteur du même type que Siloé mais avec une une puissance thermique de 2700 MWth.

Il y a donc un facteur 54 sur la puissance, il est raisonnable de penser qu’il y a un facteur 54 sur le volume du réacteur, donc un facteur 54 puissance 2/3, c’est à dire 14 sur les surfaces. On peut appliquer ce facteur sur le volume de déchets qui est déterminer par la surface du réacteur et des tuyauteries.

Il y a un facteur 54 puissance 1/3 , c’est à dire 3,7 sur les longueurs. On peut appliquer ce facteur sur les opérations (longueurs de tuyaux à découper) et sur le périmètre de surveillance.

Pour extrapoler le démantèlement de Siloé à celui d’un REP :

(47+32) M€x3,7 + 22 M€x15 = 622 M€

Le parc est constitué de 34 REP 900, et de 24 réacteurs plus gros pour une puissance totale de 63 GW

On tombe donc sur un ordre de grandeur de 40 G€ pour tout le parc, sachant que les surveillances seront considérablement réduites puisque les réacteurs sont regroupés et que les sites seront encore utilisés.

Cette estimation est en accord avec celle de l’OCDE dep 322$/kWe pour les REP rapportée par Robert Lallement, ancien directeur de l’assainissement et déchets au CEA.

Physiquement, il suffit de laisser décroître en radioactivité puis de découper ou de faire découper par des robots. On comprend bien que tout ceci ’est pas si difficile. En tout cas, la prise en compte du démantèlement est une raison pour prolonger la vie du parc.

Honte à ceux qui osent publier, sans réfléchir des estimations à 750 milliards d’euros !


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Message par paradigme » 13 oct. 2011, 09:17

krolik a écrit :

Démantèlement : l’intox des estimations
mercredi 12 octobre 2011,

Depuis quelques jours, circulent des chiffres fantaisistes sur le coût du démantèlement du parc nucléaire français, parc qui ne risque pas d’être démantelés de si tôt, puisque la durée de vie sdes réacteurs sera probablement prolongée jusqu’à 60 ans.

[...]

60 ans, pourquoi pas 70, mais du coup on compte plus les incidents et on vit avec un peu, beaucoup de radioactivité, c'est sans doute ce qui va se passer... les dominants iront vivre loin des sites contaminés et les dominés feront le sale boulot comme d'hab...

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Message par FOWLER » 13 oct. 2011, 13:14

Démantèlement : l’intox des estimations (Krolik)
"Physiquement, il suffit de laisser décroître en radioactivité puis de découper ou de faire découper par des robots. On comprend bien que tout ceci ’est pas si difficile. En tout cas, la prise en compte du démantèlement est une raison pour prolonger la vie du parc."


- La radioactivité ne pose pas de problème : il suffit d'attendre. :roll:
- Alors pourquoi il faut quand même un petit Robot pour faire le taf ? (une photo du matos ?)

- On comprend bien que tout ceci n'est pas si difficile :roll:
- C'est tellement évident, vraiment, pourquoi alors cet article ?(Quel argument massue !)

- Si la prise en compte du démantèlement est une raison de prolonger la vie du parc.....
- C'est bien pour repousser au plus tard un problème, qui n'avait pas été seulement considéré jusqu'à maintenant, mais dont on réalise l'énormité. ;-)

Etc....
la nuit la raison dort, et simplement les choses sont.
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Tout ça pour dire comment ils ne savent pas pourquoi.
Prévert (et pas Guitry !)

J'ai fait fortune...parce que j'ai toujours vendu trop tôt !
Rotschild.

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Message par energy_isere » 13 oct. 2011, 13:19

krolik a écrit :

Démantèlement : l’intox des estimations
mercredi 12 octobre 2011,
.....

Nous proposons ici une estimation du coût du démantèlement .......

Honte à ceux qui osent publier, sans réfléchir des estimations à 750 milliards d’euros !
Krolik, c' est qui l' auteur ce ce calcul de coin de table ?

De toute maniére on va vite savoir avec
- Brennilis, et
- Chooz

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Démantèlement de Brennilis, Chooz, Bugey, etc ....

Message par mahiahi » 13 oct. 2011, 13:21

FOWLER a écrit :Démantèlement : l’intox des estimations (Krolik)
"Physiquement, il suffit de laisser décroître en radioactivité puis de découper ou de faire découper par des robots. On comprend bien que tout ceci ’est pas si difficile. En tout cas, la prise en compte du démantèlement est une raison pour prolonger la vie du parc."


- La radioactivité ne pose pas de problème : il suffit d'attendre. :roll:
- Alors pourquoi il faut quand même un petit Robot pour faire le taf ? (une photo du matos ?)
Ils évoquent le découpage fait par des Humains, mais dans les cas graves (Tchernobyl), les robots ne marchent plus : eux aussi sont sensibles aux radiations
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Re: Démantèlement de Brennilis, Chooz, Bugey, etc ....

Message par energy_isere » 13 oct. 2011, 13:53

(Grenoble) Au cœur d’une centrale en déconstruction

Comment détruire un site hautement radioactif?
Alors que la centrale de Fukushima continue de susciter les inquiétudes, à Grenoble, le Commissariat à l’énergie atomique nous a ouvert les portes d’un réacteur nucléaire en cours de démantèlement.
Bâties au confluent de l’Isère et du Drac à Grenoble, les installations nucléaires du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) se vident peu à peu de leur substantifique moelle. Deux cent cinquante personnes déconstruisent deux réacteurs nucléaires de faible puissance (Siloé et Mélusine) utilisés autrefois pour la recherche.
Avant de pénétrer sur le site, chaque visiteur doit s’équiper: casque, blouse et chaussons jetables. Il faut également se munir de deux petits appareils de la taille d’une carte de crédit: une Dosicard et un dosimètre. Le premier sert d’alarme: il sonne si la radioactivité immédiate est trop importante. Le second permet le suivi à long terme.
«Vous n’avez rien à craindre. L’impact des rejets radioactifs est extrêmement faible pour les travailleurs et inexistant pour les populations alentour», assure, chiffres à l’appui, Frédéric Tournebize, responsable du démantèlement à Grenoble. Côté environnement, les mesures réalisées sur les rejets de gaz et de liquides ainsi que sur les sols environnants n’ont relevé aucun impact significatif.
Avant de pénétrer dans le réacteur Siloé, il faut franchir une série de sas et de portiques. A l’intérieur, les travaux de déconstruction s’apparentent désormais à ceux d’un chantier classique. Les bruits de marteaux-piqueurs et autres pelleteuses sont assourdissants.
Construit en 1963, Siloé est arrêté définitivement en 1997. Pendant huit ans, le site est laissé en l’état afin que la radioactivité diminue. Puis le démantèlement débute.
Pas question alors d’envoyer des ouvriers dans les zones fortement irradiées. A leur place, des robots commandés à distance œuvrent entre 2005 et 2007 dans l’eau de la piscine, afin de démonter le cœur du réacteur. Depuis, la cuve de la piscine a été détruite et les ouvriers ont pris le relais des machines pour démanteler l’héritage nucléaire français.

Les derniers points chauds sont protégés par des films de plastique rose ou blanc, derrière lesquels on distingue des travailleurs aux allures de bibendums portant combinaisons spécifiques et masques à gaz. Le chantier de Grenoble devrait s’achever en 2012, après douze ans de travaux.
«Nous sommes dans les temps, assure Frédéric Tournebize, en sortant de la zone contaminée. Mais attention. Il ne faut pas comparer le démantèlement d’un réacteur de recherche comme Siloé, qui avait une puissance de seulement 35 mégawatts (MW), à celui d’une centrale classique qui atteint 900 MW.» Partiellement détruite, la centrale de Fukushima-Daiichi posera des problèmes de déconstruction beaucoup plus complexes que celle d’un site en bon état.
A la sortie du réacteur Siloé, un portique mesure la radioactivité des mains et des pieds. Puis, chaque visiteur insère son dosimètre dans un appareil de lecture. Résultat? Après une journée passée sur le site de Grenoble, nous avons reçu une dose de 0,0003 mSv.
A titre de comparaison, une simple radiographie pulmonaire délivre 0,3 mSv. Les liquidateurs les plus exposés de Fukushima-Daiichi ont reçu plus de 100 mSv avant d’être évacués.
http://radioprotection.eklablog.com/201 ... -a11641285

Je passe en voiture depuis avant 1997 tous les jours devant ce chantier, à environ 100-200 m à vol d' oiseau. C' est à coté de l' A48, de l' autre coté du Drac.

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Message par Remundo » 14 oct. 2011, 08:18

paradigme a écrit :A noter que Areva est le prochain boulet de l'état français après avoir pompé des milliards d'euro d'aide il va falloir payer les milliards de pertes scandinaves et consorts de la boîte française la plus détestable... merci qui ?
La Cour des Comptes estime le démantèlement de Brennilis à 500 M€

Or Brennilis est une centrale UNGG de 70 MW, à côté d'une tranche de 1000 MW, c'est un nain. Disons que toute tranche nucléaire doit peser son bon gros milliards d'euros en démantèlement, 2 Mds€ est une estimation prudente.

D'autres usines plus importantes encore, comme l'unité d'extraction de Plutonium à Marcoule UP1, sont "estimées" autour de 5 Mds €.

Bon alors un calcul de financiers (donc d'imbéciles car le problème est technique avant tout) pour 60 tranches à 2 Mds€ donne 60 x 2 mds € = 120 Mds €

c'est astronomique pour un résultat hasardeux et un tel pactole serait bien mieux investi dans la construction de centrales EnR. :roll:

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Re: AREVA

Message par energy_isere » 09 oct. 2012, 16:25

L'ASN rejette le dossier de démantèlement de la centrale de Brennilis

Usine Nouvelle le 09 Oct 2012

EDF a déposé un dossier pour ce site auprès de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en novembre 2011.

"L'ASN considère que le dossier n'est pas recevable en l'état pour être mis à consultation du public et recommande ainsi qu'il soit complété au préalable", a indiqué l'Autorité à l'AFP lors d'une conférence de presse tenue ce 9 octobre à Rennes.

En novembre 2011, l'opérateur EDF avait débuté le démantèlement partiel du site de Brennilis, la doyenne des centrales nucléaires françaises arrêtée en 1985. EDF avait alors déposé une demande d'autorisation de démantèlement de l'ensemble du site, y compris le réacteur.

Si elle rejette le dossier de démantèlement complet, l'ASN a rappelé que, pour elle, EDF "a bien préparé et bien engagé la reprise des opérations" concernant le démantèlement partiel du site.
http://www.usinenouvelle.com/article/l- ... is.N183622

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Re: Démantèlement de Brennilis, Chooz, Bugey, etc ....

Message par dysgraphik » 21 oct. 2012, 13:27

un photoreportage sur le démantèlement du réacteur souterrain de chooz.

www.lejdd.fr

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Re: [Nucléaire] Le nucléaire et ses déchets / démantèlement

Message par energy_isere » 07 nov. 2012, 09:53

Centrale de Brennilis. L'ASN rejette le dossier de démantèlement d'EDF

9 octobre 2012 Le Telegramme

L'Agence de sûreté nucléaire (ASN) a refusé le dossier déposé l'an dernier par EDF en vue du démantèlement total de la centrale nucléaire de Brennilis (Finistère), installation à l'arrêt depuis 1985, a annoncé le gendarme du nucléaire mardi lors d'une conférence de presse à Rennes.

"L'ASN considère que le dossier n'est pas recevable en l'état pour être mis à consultation du public et recommande ainsi qu'il soit complété au préalable", a indiqué l'Agence.

EDF avait déposé ce dossier à la fin de l'an dernier auprès de l'ASN, conformément à un décret pris en juillet 2011 par le gouvernement. Suivant les termes de ce décret, des travaux de démantèlement partiel de la centrale avaient repris et EDF avait été invité à déposer une demande d'autorisation de démantèlement de l'ensemble du site, y compris le réacteur. C'est ce dernier dossier qui a été rejeté par l'ASN.

Brennilis attend Le Bugey

Les opérations de démantèlement, un temps suspendues, viennent de reprendre après le décret de poursuite "partielle" du chantier, portant sur les seuls échangeurs de chaleur. Pour la suite (bloc du réacteur et bâtiment qui l'abrite), il faudra une autre autorisation qui ne sera accordée qu'au terme d'une enquête publique, laquelle ne sera ordonnée qu'après la prise en compte par EDF des observations formulées par l'ASN.

Cette dernière a en effet estimé que l'opérateur électrique devait revoir sa copie concernant le stockage des déchets radioactifs, le site du Bugey (Ain) n'étant pas encore opérationnel (et semble-t-il pas prêt à l'être après l'annulation du permis de construire). Ce contretemps mis à part, l'ASN "considère qu'EDF a bien préparé et bien engagé la reprise des opérations de démantèlement", remarque Simon Huffeteau, en charge du dossier.

Un test pour les futures déconstructions

Doyenne des centrales françaises, Brennilis doit servir de test pour les futures autres déconstructions de centrales. Prototype mis en service en 1967 et arrêté en 1985, la centrale est l'unique exemple industriel français de la filière nucléaire à eau lourde, ensuite abandonnée au profit des centrales à eau pressurisée.

Le démantèlement partiel avait été autorisé en 1996 mais avait été gelé, sous pression d'associations antinucléaires, par une décision du Conseil d'Etat de 2007 annulant un décret de 2006 qui autorisait le démantèlement total. Concernant le démantèlement partiel du site, l'ASN estime qu'EDF "a bien préparé et bien engagé la reprise des opérations".
http://www.letelegramme.com/ig/generale ... tor=RSS-22

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