ORANO ex NewCo (ex Areva)

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Re: ORANO ex NewCo (ex Areva)

Message par energy_isere » 11 sept. 2018, 01:48

Orano inaugure sa nouvelle usine de conversion d'uranium au Tricastin

AFP le 10 sept. 2018

Orano (ex Areva) a inauguré lundi au Tricastin (Drôme) sa nouvelle usine de conversion d'uranium, Comurhex II, "la plus moderne du monde ", selon le groupe nucléaire, qui a investi 1,15 milliard d'euros dans ce projet, une facture doublée par rapport aux estimations lors de son lancement en 2006.

Dans le détail, "850 millions d'euros ont été investis dans la nouvelle usine du Tricastin, l'usine de conversion la plus moderne du monde, et 350 millions d'euros sur le site de Malvési (Aude), qui a été modernisé", explique lors de la visite du site Philippe Knoche, directeur général du groupe, recentré sur le cycle du combustible nucléaire.

Les priorités du projet: "conjuguer le plus haut niveau de sûreté et la réduction de l'empreinte environnementale", a-t-il souligné. Les innovations technologiques permettent ainsi de diminuer la consommation de réactifs chimiques, la consommation d'eau (1,5 million de m3/an économisés) et la production de déchets solides, précise de son côté Jean-Luc Vincent, le directeur du programme.

Cette usine ultra-moderne, baptisée solennellement mercredi "Philippe Coste", du nom du premier président de Comurhex, a été construite en remplacement de Comurhex I, arrêtée en décembre 2017 après 55 années de production.

Elle comprend 250 salles isolées par des portes coupe-feu --contre 30 dans l'ancienne usine-- et abrite trois "réacteurs à flammes", gros tubes métalliques de douze mètres de haut perforés de multiples tuyauteries, alimentés en poudre d'uranium (UF4) et en fluor: c'est le coeur de l'infrastructure installée dans le complexe nucléaire de 250 hectares du Tricastin.

Concentrés devant leurs écrans, des opérateurs travaillent déjà dans la salle de conduite centralisée, qui fonctionnera 24 heures sur 24 et 7 jour sur 7.

Le rôle de cette usine flambant neuve ? Convertir l'uranium naturel en hexafluorure d'uranium (UF6), étape obligée avant celle de l'enrichissement, effectuée dans l'usine Orano voisine, "Georges Besse II", puis l'assemblage du combustible destiné aux réacteurs nucléaires. Au sein d'Orano, la première étape de la conversion est réalisée à Malvési, près de Narbonne, la seconde au Tricastin.

Orano vise une production de 7.500 tonnes début 2019 puis, à terme, 15.000 tonnes de capacité installée fin 2020. Les premiers essais de qualification se termineront à la fin de l'année.

En plus d'EDF, avec 70 clients dans le monde, "notre carnet de commandes est rempli pour dix ans et nous sommes là pour bien plus longtemps", a assuré M. Knoche.

"La restructuration (du groupe) est finie et la phase de renouvellement industriel est en partie derrière nous", a-t-il ajouté.

"Au cours des dernières années, l'Etat a investi massivement dans la restructuration de la filière nucléaire, notamment en recapitalisant le groupe Areva à hauteur de 4,5 milliards d'euros en 2017, dont 2,5 milliards pour Orano", a rappelé pour sa part Delphine Gény-Stephann, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Economie, lors de l'inauguration. Cette restructuration avait été décidée lors du quinquennat de François Hollande.

"Il faut accélérer le développement des énergies renouvelables, mais ces nouvelles formes d'énergie et l'énergie nucléaire peuvent être complémentaires", a-t-elle estimé.
https://www.connaissancedesenergies.org ... n-180910-0

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Re: ORANO ex NewCo (ex Areva)

Message par energy_isere » 23 oct. 2018, 01:01

Suite de ce post du 13 mai 2018 http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 2#p2269132
Orano: résiliation d'un projet de recyclage de plutonium aux Etats-Unis

AFP le 22 oct. 2018

Les autorités américaines ont signifié à Orano l'annulation de la construction d'une usine de recyclage de plutonium aux Etats-Unis, a indiqué lundi un porte-parole du groupe français à l'AFP.

"Nous avons reçu une notification de la part des autorités américaines résiliant l'usine de recyclage aux Etats-Unis", a indiqué un porte-parole d'Orano (ex-Areva).

Orano était majoritaire (30%) dans ce projet sur le site de Savannah River à Aiken, en Caroline du Sud.

Il s'agit d'une résiliation unilatérale "pour convenance" de la part des autorités américaines, précise Orano.

L'usine devait servir à réutiliser le surplus de plutonium d'origine militaire pour en faire du combustible MOX utilisable dans des centrales nucléaires américaines afin de produire de l'électricité.

Les travaux avaient débuté en 2007 et le chantier avait connu des retards.

Selon Orano, 90% des équipements ont été fournis et payés. Le groupe estime ainsi que l'annulation ne devrait avoir pas ou peu de conséquences pour ses comptes.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nis-181022

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Re: ORANO ex NewCo (ex Areva)

Message par energy_isere » 04 mars 2019, 08:20

Orano a creusé sa perte nette en 2018 mais a dégagé un flux de trésorerie positif

AFP le 01 mars 2019

Le géant nucléaire français Orano a annoncé vendredi avoir creusé sa perte nette en 2018 en raison de l'évolution des marchés financiers mais a dégagé comme prévu un flux de trésorerie positif dans un contexte toujours difficile.

Sa perte nette a atteint 544 millions d'euros, après 252 millions en 2017, un résultat "fortement impacté" par l'évolution "des actifs dédiés à la couverture des obligations de fin de cycle", a expliqué Orano dans un communiqué. "Cette dégradation, malgré l'amélioration de la performance opérationnelle, est totalement due au rendement négatif de nos actifs dédiés mais ceci uniquement pour des facteurs exogènes... liés à la performance négative des marchés financiers", a souligné le directeur financier, Stéphane Lhopiteau, lors d'une conférence téléphonique.

Orano a en revanche publié un bénéfice ajusté de 72 millions d'euros contre une perte de 421 millions un an auparavant. Le chiffre d'affaires a baissé de 5,9% à 3,623 milliards d'euros. Dès le 18 décembre, Orano avait signalé qu'il risquait de baisser de 6% à 8%, en raison du rythme d'écoulement de son carnet de commandes et que l'année 2018 serait à nouveau en perte nette.

Le groupe, issu de la restructuration de l'ex-Areva et spécialisé dans le cycle du combustible nucléaire, a aussi souffert de pertes de production sur des sites français. Comme prévu, le flux de trésorerie net des activités de l'entreprise est pour sa part devenu positif à 158 millions d'euros, tandis qu'Orano a engagé son désendettement. "Il y a un objectif prioritaire c'est le cash flow net positif: cet objectif est atteint, il est même significativement dépassé... c'est dû à la bonne dynamique opérationnelle à la fois dans les mines, sur l'enrichissement, avec des clients qui nous font confiance dans une situation de marché difficile", a commenté le directeur général, Philippe Knoche.

Orano espère par ailleurs toujours conclure un contrat géant en Chine pour une usine de traitement et recyclage des combustibles usés, pour lequel "les négociations se poursuivent". Il n'est "pas question de brader" cette technologie et la signature du contrat "peut prendre du temps", a indiqué Philippe Knoche, alors que l'entreprise espérait initialement le conclure l'année dernière.

Orano anticipe une "stabilisation" de son chiffre d'affaires en 2019, avec le redressement attendu de la production, puis un retour à la croissance en 2020. "2019 est une année qui va confirmer notre redressement", a assuré M. Knoche.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tif-190301

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Re: ORANO ex NewCo (ex Areva)

Message par energy_isere » 14 mai 2019, 20:37

Orano se prépare à fermer la mine d'uranium d'Akouta au Niger

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 14/05/2019

Orano (ex-Areva) confirme la fermeture, vers le début des années 2020, de la Cominak (Compagnie minière d’Akouta). Cette filiale nigérienne, qui exploite depuis 1978 l’une des mines souterraines d’uranium du groupe, n’est plus rentable en raison de son épuisement et des prix bas de l’uranium.

Image

"La situation de la Cominak est très préoccupante, elle pourrait à terme fermer", a déclaré le 11 mai Hassane Barazé. Orano confirme les propos du ministre nigérien des Mines, rappelant que cette mine d'uranium au Niger est exploitée depuis 40 ans et qu’elle a dépassé son pic de production. Orano, qui détient 34% du capital de la Cominak, confirme se préparer à "organiser de façon responsable" une "forme de décroissance", mais "cela ne se fera pas demain", selon un porte-parole du groupe. Plutôt "au début de la prochaine décennie".

Des coûts trop élevés aux conditions de marché actuelles.

"Les réserves s'épuisent et sont très chères à exploiter, surtout dans des conditions de prix très bas" de l’uranium, a expliqué le ministre nigérien. Le prix (spot) de l’uranium est actuellement de 45 euros le kilogramme, et Hassane Barazé a évoqué un coût d’exploitation de la Cominak de 75 euros. En 2018, les pertes de la Cominak sont estimées à près de 26 millions d’euros, contre 24 millions l’année précédente. Pour 2019, le ministre estime la perte à 12 millions.

La Cominak, qui extrait l’uranium dans la région d’Akouta au Niger, est détenue à 34% par Orano, à 31% par la Sopamin (Société du Patrimoine des Mines du Niger), à 25% par le japonais Ourd (Overseas Uranium Resources Development) et à 10% par l’espagnol Enusa (Empresa nacional des uranio SA). Elle traite ensuite le minerai dans l’usine du site.

La Cominak produit actuellement 1128 tonnes d'uranium et l'autre filiale nigérienne d'Orano, Somaïr (Société des mines de l'Aïr, détenue à 63,6% par Orano et à 36,4% par la Sopamin), environ 1800 tonnes. La part d'Orano sur cette production nigérienne (près de 3000 tonnes) s'élève à 2167 tonnes d'uranium.

Situation fragile aussi à la Somaïr

En 2017, Areva (le groupe a changé de nom pour Orano en janvier 2018) avait pris des mesures drastiques d'économies dans ses filiales nigériennes, dont plusieurs centaines de licenciements et des réductions de production chez Somaïr et Cominak. Le géant français de l’uranium espérait faire "l'équivalent de 60 milliards de francs CFA (90 millions d'euros) d'économie chaque année".

Avant les licenciements et la baisse de production décidés en 2017, la Somaïr avait déjà procédé à un plan de restructuration en 2015, comprenant des licenciements et un plan de réduction des coûts pour augmenter les réserves économiquement exploitables. Mais ce dernier n'avait pas suffi à redresser la situation financière de cette filiale nigérienne, qui exploite la mine à ciel ouvert d’Arlit.

En 2018, un accord entre la France et le Niger avait relevé le prix d’achat de l’uranium nigérien de 60 à 68 euros, ce qui avait "permis à Cominak de ne pas fermer", a révélé le ministre nigérien des Mines. Mais en l'absence d'un rebond des prix de l'uranium, et face à la concurrence de gisements à bas coût comme ceux qu'exploite Orano à Tortkuduk au Kazakhstan par ISR, cela ne suffira pas à restaurer la rentabilité des mines nigériennes. Et Imouraren, le gisement géant qui devait prendre la suite des mines d'Arlit et Akouta, attend toujours des jours meilleurs. Le gisement fait l'objet de comités stratégiques réguliers avec l'Etat du Niger, pour examiner les conditions de marché et leur compatibilité avec un développement, précise Orano.
https://www.usinenouvelle.com/article/o ... er.N841890

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