nucleaire japonais

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Re: nucleaire japonais

Message par Clarkie » 25 juin 2012, 20:16

dysgraphik a écrit :C'est fait : 2 réacteurs nucléaires ont été remis en production au japon :
Les deux unités d'Ohi (ou Oi) ont été jugées sûres par l'Agence de sécurité nucléaire placée sous la tutelle du puissant ministère de l'Industrie (Meti), un comité ad hoc et les élus locaux.
Déjà des problèmes : http://www.gen4.fr/blog/2012/06/ohi-un- ... tique.html
Ohi : un redémarrage décidément bien chaotique

Il n’aura pas fallu attendre longtemps : quelques jours seulement après la décision politique de redémarrage des unités n°. 3 et 4 d’Ohi, le premier incident matériel s’est produit mardi vers 10h du matin ; il semble qu’une alarme se soit déclenchée suite à un seuil minimum de liquide de refroidissement présent au niveau de l’alternateur de l’unité n°. 3. Flute alors, après les nombreux cahots dans la décision politique de redémarrage, il ne manquerait plus que le matériel fasse à son tour des siennes !

Il est communément admis qu’une installation industrielle est faite pour fonctionner et ceci est encore plus vrai des technologies utilisées par l’électronucléaire : une statistique assez peu documentée et commentée estime qu’une petite moitié des incidents déclarés à l’ASN survient lors “des arrêts de tranche” (1) alors que ces derniers ne représentent en moyenne qu’environ 22% du temps cumulé (2) des centrales françaises en 2009, et moins encore à l’étranger (3). Moitié des incidents, quart du temps… quelque chose ne va pas, non ? Tous les ingénieurs s’accordent généralement pour estimer que les incidents de toute nature surviennent plus fréquemment lors des ‘phases transitoires’ (4).


Un modeste décalage de 13 heures entre l’incident et sa révélation

Voilà un délai qui laisse songeur sur les capacités de transparence Japonaises de l’ère post-Fukushima : si l’incident avait été plus grave, peut-être l’aurait-on appris 48 heures plus tard ? Les autorités auraient-elles tenté de dissimuler complètement cette nouvelle péripétie électronucléaire malvenue ? Les médias Japonais tirent à boulets rouges sur ce nouveau raté mettant en cause à la fois l’opérateur Kepco et l’autorité de contrôle Japonaise (ex-NISA), dont le représentant Yasuhi Morishita a d’ailleurs déclaré lors d’une conférence de presse : “Je m’excuse pour ce retard causé par ma propre négligence dans le temps de réaction”. Négligence, vraiment ?

L’affaire fait grand bruit dans les médias Japonais (NHK, 20/6)

Nous sommes sauvés : la surveillance d’Ohi va être ‘renforcée’ !?

NHK indique que des inspecteurs de la NISA vont être détachés à temps plein dans l’un des bâtiments annexes afin de veiller de “plus près” à la sécurité du site d’Ohi. Nous voilà rassurés, enfin, à peu près autant que quand de nombreux gendarmes et policiers “renforcent” la sécurité du réseau routier à certaines occasions, sans pourtant - allez savoir pourquoi - que les automobilistes ne soient pour autant parfaitement rassurés. Et, pour tout dire, nous ne le sommes pas plus par le déploiement de personnels de la NISA à Ohi, personnels qui ont par ailleurs la réputation de fuir plus vite que la vitesse du son des explosions d’hydrogène.
Il ne reste plus qu'à prier que le prochain tremblement de terre ne soit pas trop méchant :

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Les deux meilleurs sites francophones sur le climat :
http://www.les-crises.fr/le-rechauffement-climatique/ par Olivier Berruyer
http://www.manicore.com/documentation/serre/index.html par Jean-Marc Jancovici

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Re: nucleaire japonais

Message par energy_isere » 02 juil. 2012, 14:26

Japon : le réacteur nucléaire no 3 de la centrale d'OHI a redémarré

Malgré une opinion publique japonaise hostile à l'atome depuis l'accident de Fukushima en mars 2011, le réacteur no 3 de la centrale d'OHI située à l'ouest du Japon a redémarré dimanche 1er juillet, à 21h - heure locale.
L'information a été reprise par plusieurs médias japonais. La réaction en chaîne devrait avoir lieu ce matin pour une production d'électricité effective, d'ici 2 jours.

Les autorités 'compétentes' ont admis que la sécurité était assurée suite aux tests de résistance, alors même que des sismologues ont lancé des mises en garde. Ces derniers ont alerté sur le fait que les travaux de consolidation nécessaires pour faire face aux séismes et tsunamis ne seront achevés que dans trois ans.

De son côté, Kansai Electric Power prévoit que la relance des unités 3 puis 4 de la centrale Ohi permettra de réduire ou d'annuler le déficit de production qui aurait été d'environ de 15% au moment des pics estivaux.

Courant juin, des dizaines de milliers de Japonais ont manifesté leur opposition aux centrales nucléaires en se rassemblant devant la résidence du 1er ministre, à Tokyo. Par ailleurs, une pétition citoyenne contre le redémarrage des réacteurs a recueilli plus de 7,5 millions de signatures.
http://www.enerzine.com/2/14171+japon-- ... arre+.html

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Catastrophe de la centrale nucléaire de Fukushima.

Message par kercoz » 04 juil. 2012, 17:02

La remise en service du Nuke japonais ne se fait pas sans protestations :
http://fukushima.over-blog.fr/article-r ... 28434.html

//////////////////

Redémarrage d’Ôi : mensonges et opacité généralisés
ff7d34123cd8259e044df0226cb16b2d
La Révolution des Hortensias se poursuit de manière déterminée au Japon. L’occupation du site de la centrale d’Ôi a commencé dès samedi soir avec plusieurs centaines de manifestants. Un cordon de policier empêche l’accès aux bâtiments. Aujourd’hui dimanche 1er juillet 2012, malgré la pluie, des milliers d’opposants au redémarrage de cette installation nucléaire vont se rendre sur le site pour manifester leur désaccord avec la politique de Noda
lire la suite.....
///////////////////////////
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Message par krolik » 06 juil. 2012, 15:10

http://www.nuklearforum.ch/ebarticle.ph ... 6487550462

Japon: Ohi 3 produit à nouveau de l'électricité

05.07.2012

Le 5 juillet 2012, pour la première fois depuis plus de 15 mois, la tranche nucléaire japonaise Ohi 3 a de nouveau délivré de l'électricité sur le réseau.

Selon le Japan Atomic Industrial Forum (Jaif), Ohi 3 a divergé le 2 juillet 2012, et devrait retrouver sa pleine puissance le 9 juillet.

Le 16 juin 2012, la Kansai Electric Power Company (Kepco) avait lancé les travaux de remise en service des tranches nucléaires Ohi 3 et Ohi 4, après avoir obtenu le feu vert des autorités locales.

Ohi 3 est la première tranche nucléaire du Japon à avoir été recouplée au réseau après une série de contrôles de sûreté généraux mis en place suite à l'accident de réacteur de Fukushima-Daiichi. Ohi 4 devrait suivre le même chemin, en juillet également. Les deux réacteurs avaient au préalable satisfait à tous les contrôles supplémentaires. Le 5 mai 2012, la dernière des 50 tranches nucléaires opérationnelles au Japon, Tomari 3, avait été déconnectée du réseau dans le cadre de travaux de révision, conformément à ce qui avait été convenu.

Source: M.A./C.B. d'après les Earthquake Reports n°456, 458 et 459 du jaif des 2, 4 et 5 juillet, ainsi que NucNet du 2 juillet 2012

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Re: nucleaire japonais

Message par krolik » 10 juil. 2012, 11:58

http://fr.rsf.org/japon-fukushima-achar ... 42990.html

Japon - Fukushima : acharnement judiciaire contre un journaliste freelance

Mardi 10 Juillet 2012 03:15

Reporters sans frontières condamne fermement le harcèlement judiciaire dont est victime, depuis mai 2012, le journaliste freelance Minoru Tanaka, accusé de diffamation par le président d'une entreprise de systèmes de sécurité pour centrale nucléaire, suite à ses enquêtes sur les coulisses de la gestion de l'incident nucléaire à la centrale de Fukushima-Daiichi, survenu en mars 2011. La deuxième audience de son procès s'est tenue, le 9 juillet 2012, devant la Cour du district de Tokyo.

“S'il ne nous appartient pas de dire si les propos de Minoru Tanaka constituent un cas de diffamation, nous sommes toutefois consternés par la situation judiciaire dans laquelle le journaliste se trouve. Le montant disproportionné des dommages et intérêts requis contre le journaliste et le déséquilibre évident des forces en présence, appellent à un minimum de bon sens de la part de la Cour du district de Tokyo. Si M. Shiro Shirakawa souhaitait réfuter les allégations faites à son égard, il lui suffisait de demander un droit de réponse au Shukan Kinyobi. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui, ne peut être qualifié autrement que de ‘représailles' à l'encontre d'un journaliste, et surtout de ‘manœuvre de dissuasion' à l'encontre de toute la profession”, a déclaré Reporters sans frontières.

“Nous demandons à la Cour du district de Tokyo de rejeter la plainte et de classer l'affaire au plus vite. Même avec un verdict en sa faveur, la Cour ne pourra prétendre avoir donné gain de cause au journaliste car la procédure judiciaire elle-même constitue un préjudice significatif pour Minoru Tanaka, épuisé et menacé d'asphyxie financière. Toute prolongation de l'affaire augmentera l'impact, déjà significatif, en terme d'autocensure, pour les professionnels des médias. Ces derniers hésitent déjà fortement avant de décider de traiter un sujet relatif à l'incident de Fukushima ou de tenter de briser l'opacité autour de TEPCO et de l'industrie nucléaire en général”, a ajouté l'organisation.

Le journaliste freelance Minoru Tanaka, 52 ans, est poursuivi en justice pour diffamation par Shiro Shirakawa, président de “New Tech”, une entreprise de systèmes de sécurité pour centrale nucléaire, suite à la parution d'un article, le 16 décembre 2011 dans l'hebdomadaire Shukan Kinyobi, titré “Le dernier grand fixeur : M Shiro Shirakawa - il prend sa part du gâteau nucléaire de TEPCO”.

Dans les deux pages de l'article, le journaliste dévoile, sur la base d'informations publiques (articles de presse, rapports de groupes citoyens, etc), le rôle d'”intermédiaire” joué par Shiro Shirakawa entre la compagnie nucléaire, des entreprises du bâtiment, des représentants du gouvernement (parmi lesquels des célèbres législateurs comme Shizuka Kamei) et des organisations clandestines.

Le journaliste a également révélé que de l'argent avait "transité" par sa compagnie de systèmes de sécurité pour centrale nucléaire “New Tech”, qu'il préside, et étudié les liens de Shiro Shirakawa avec certains cadres importants de l'industrie nucléaire, l'ancien président de TEPCO, Hiroshi Araki et avec l'usine de retraitement des déchets nucléaires de Rokkasho.

En cas de défaite devant la justice, le journaliste devra payer 67 millions de yen (environ 670 000 euro) au plaignant, pour l'avoir “déshonoré” en le décrivant comme un “fixeur du nucléaire”. Le 9 juillet 2012, la deuxième audience du procès s'est tenue devant la Cour du district de Tokyo. La première audience avait eu lieu le 7 mai dernier ; la prochaine est prévue pour le 7 août.

Avant même le début du procès, Minoru Tanaka avait reçu une lettre d'avertissement de la part de Shiro Shirakawa, attirant délibérément son attention sur son insolvabilité dans le cas où il serait jugé coupable de diffamation. D'après Minoru Tanaka, le procès intenté contre lui est l'exemple type de ce qu'on appelle communément une “SLAPP”, “Strategic Lawsuit Against Public Participation” (“Poursuite stratégique contre la mobilisation publique” ou “Poursuite-bâillon”), “de la part d'une personne qui possède de nombreux avantages, en tant qu'entreprise travaillant pour l'industrie nucléaire, et qui s'oppose à un journaliste isolé...”.

Durant l'audience du 9 juillet, Minoru Tanaka a dénoncé la procédure à son encontre. Après l'audience, il a déclaré à Reporters sans frontières : “Si je perds ce procès, cela voudra dire qu'aucun journaliste ne pourra plus écrire sur les dangers de la réouverture du réacteur nucléaire (...) Ce procès est donc très important pour le futur du journalisme”

Il a également annoncé son intention de faire de ce procès, avec l'aide d'autres journalistes freelance, comme Yu Terasawa et Hiro Ugaya, une arme de lutte contre l'imposition de la censure. Tous deux ont également été victimes de poursuites judiciaires pour leur activité journalistique.

Le terme de “SLAPP” désigne des poursuites en justice intentées contre un individu isolé ou un organisme de petite taille, dans le but de le réduire au silence en l'intimidant et en l'épuisant financièrement avec des longues procédures judiciaires et des menaces d'amendes démesurées. Les plaignants n'ont généralement pas pour finalité de gagner le procès, mais d'entraver toute action de la défense qui pourrait entraîner une mobilisation publique ou susciter le soutien d'autres activistes et journalistes.

Ce n'est pas la première fois que Shiro Shirakawa s'en prend aux journalistes qui enquêtent sur sa relation avec TEPCO.
Au cours des trois dernières années, il a intenté des SLAPP contre au moins quatre médias : le Monthly FACTA, le 6 octobre 2010, le Chuo Journal et le Tokyo Out-Laws. La majorité d'entre eux, épuisés par les procédures judiciaires et les menaces financières disproportionnées, ont finalement dû accepter une solution à l'amiable, et s'abstenir de rendre public les poursuites dont ils ont fait l'objet.

La plainte contre Minoru Tanaka est le premier cas de SLAPP intenté par un individu lié à l'industrie nucléaire, dominée par TEPCO, depuis l'incident du 11 mars 2011, à Fukushima.

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Re: nucleaire japonais

Message par energy_isere » 22 juil. 2012, 12:38

Aprés le redémarrage de Ohi-3, le redémarrage de Ohi-4.
Second Nuclear Reactor in Japan Starts Generating Power

Tokyo, July 21 (QNA)

The fourth reactor at the Oi nuclear power plant in Fukui, Japan, started generating electricity with 15% power output on Saturday after the Fukushima Daiichi nuclear accident in 2011, operator firm Kansai Electric Power Co. said.
Power transmission from the 1.18-million-kilowatt reactor will cover Western Japan and areas from Fukui, Japan's official news agency (Kyodo) said.
The reactor is the second to go into full operation after all of Japan's commercial reactors were taken offline for checks upon the 2011 nuclear accident of Fukushima Daiichi plant in northeastern Japan.
The No 4 reactor was booted up Wednesday night and the following morning reached criticality, the state at which a chain reaction of nuclear fissions becomes self-sustaining.
The reactor is expected to start full-capacity generation next Wednesday.
http://www.power-eng.com/news/2012/07/2 ... power.html

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Message par krolik » 12 août 2012, 12:27

L'état des centrales nucéaire japonaises au 19 juilmlet dernier, depuis la tranche 4 de Ohi est repartie.
@+
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Message par energy_isere » 14 sept. 2012, 20:30

Japon : arrêt progressif de la production nucléaire

14 Sept 2012 Le Figaro

Embrasser l'énergie nucléaire pour mieux l'étouffer: c'est l'improbable pitch servi par le gouvernement japonais à sa population. Dans un rapport détaillant la stratégie énergétique à long terme du Japon, l'administration Noda a annoncé vendredi que le pays poursuivra une sortie du nucléaire d'ici à 2040, mais redémarrera à court terme les réacteurs jugés fiables par sa nouvelle autorité de sûreté. Il s'interdit par ailleurs la construction de toute nouvelle centrale, et s'engage à fermer celles qui ont plus de quarante ans. Il stimulera en parallèle le développement d'énergies renouvelables.

Cette position ambiguë traduit l'embarras des pouvoirs publics, coincés entre l'opinion publique, devenue antinucléaire depuis l'accident de Fukushima, et le patronat, pronucléaire dans les mêmes proportions. La première promet une cuisante défaite à la majorité actuelle aux prochaines élections législatives, dans quelques mois. Le patronat prédit de son côté une flambée des prix de l'électricité qui étranglera les entreprises et accélérera les délocalisations en Asie si le pays abandonne cette énergie.

Entre ces deux pôles, le gouvernement compte ses abattis: après une part du nucléaire passée de 30 à 2% entre l'accident de Fukushima et aujourd'hui, le surcoût des importations d'énergie (principalement de gaz naturel) a fait tomber l'Archipel en déficit commercial, ce malgré un yen au plus haut. Abandonner le nucléaire serait aussi tirer une balle dans le pied des acteurs nippons de cette industrie, qui proposent leurs services dans le monde entier.

«Une ambition, pas un engagement»
Malgré son ambiguïté, la position de vendredi conforte en réalité les pronucléaires. Elle donne au pays toute latitude pour adapter sa politique énergétique au gré des circonstances, des variations des cours des énergies fossiles et des progrès dans les énergies renouvelables, en préservant l'atome. «Parvenir au zéro nucléaire est une ambition, pas un engagement», a reconnu un haut fonctionnaire japonais après la présentation du plan. «Les leaders de la majorité reconnaissent en privé qu'abandonner le nucléaire serait une folie économique», rapporte un industriel de cette énergie. «Il y a des besoins énergétiques fabuleux au Japon. Les experts s'accordent qu'on peut y remplacer le nucléaire par des énergies fossiles; mais une telle substitution coûtera très cher par la hausse permanente de la demande mondiale et le déclin tout aussi inévitable des ressources. Et les ressources alternatives sont très marginales», avance Hubert de Mestier, professeur d'économie de l'énergie à l'université Waseda de Tokyo. Si deux réacteurs sur cinquante seulement sont actuellement en exercice, le redémarrage d'autres, par exemple ceux de l'île d'Hokkaido, semble déjà acté.

Reste l'inconnue politique. Avec un gouvernement par an, le Japon est devenu plus instable qu'un isotope d'uranium. Il pourrait remettre en cause cette dernière orientation à la faveur d'une nouvelle consultation électorale. L'opposition, assurée de gagner les prochaines élections législatives, garde un silence prudent sur le sujet.
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012 ... leaire.php

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Message par krolik » 17 sept. 2012, 12:08

Malgré l'arrêt prévu du nucléaire, le Japon continue de construire des réacteurs

Le Monde.fr avec AFP | 15.09.2012

Le gouvernement japonais, qui avait annoncé vendredi l'arrêt progressif du nucléaire en 30 ans, a tout de même fait savoir samedi qu'il autorisait la poursuite de la construction des trois réacteurs nucléaires déjà en chantier, sans pour autant préjuger s'ils seraient ensuite autorisés à fonctionner.

"Nous ne comptons pas retirer la permission qui a déjà été accordée par le ministère", a déclaré le ministre de l'économie, du commerce et de l'industrie Yukio Edano lors d'une visite à Aomori, dans le nord du Japon. Deux des trois réacteurs concernés sont en construction à Aomori.

M. Edano a toutefois précisé qu'une fois les réacteurs terminés, leur démarrage serait soumis à l'approbation de la commission qui vient d'être créée par le gouvernement pour contrôler l'industrie nucléaire. Le gouvernement avait annoncé vendredi qu'il comptait prendre toutes les mesures possibles pour amener la production nucléaire à zéro en trente ans.
LA PRESSE DIVISÉE

Avant l'accident de Fukushima, la production ..../....
http://www.lemonde.fr/japon/article/201 ... 92975.html

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Re: nucleaire japonais

Message par krolik » 24 sept. 2012, 11:28

http://www.liberation.fr/terre/2012/09/ ... ire_848263

Le gouvernement japonais chancelant sur l'arrêt du nucléaire

23 septembre 2012

Même si Tokyo a annoncé il y a dix jours l'arrêt progressif et définitif du nucléaire d'ici 30 ans, le gouvernement reste empêtré dans un flux de couacs et d'hésitations sur cet épineux sujet.
Par ARNAUD VAULERIN De Kyoto

Annonce, rétropédalage, mise au point : le gouvernement japonais affiche avec éclat sa désunion sur le dossier du nucléaire très sensible dix-huit mois après Fukushima. Vendredi, le Premier ministre Yoshihiko Noda a dû répéter que le «Japon envisage une société sans nucléaire dans les années 2030 et il la réalisera».

Que s’est-il passé depuis une semaine ?
Le 14 septembre, alors qu’il promet un ambitieux «plan énergie» depuis plusieurs mois, le gouvernement Noda annonce l’arrêt progressif et définitif de la production nucléaire d’ici à trente ans. Le document publié ce jour-là reste toutefois vague sur les moyens de compenser l’arrêt de l’atome, dans un pays dont 30% de l’électricité consommée était issue de l’atome avant le 11 mars 2011. Mais le texte édicte trois principes pour parvenir à cet objectif : ne plus construire de centrale, arrêter les réacteurs existants après quarante ans d’activité et n’accepter le redémarrage des tranches suspendues qu’après des examens de sécurité.

Premier couac dès le lendemain. Le puissant ministre de l’Economie, du Commerce et de l’Industrie, Yukio Edano, déclare que le gouvernement autorise la poursuite de la construction de deux réacteurs à Matsue et Aomori (nord). Nouveau revirement mercredi, le gouvernement n’adopte pas l’objectif d’arrêter toute production nucléaire d’ici trente ans, qui lui est présenté en conseil des ministres. Il dit «prendre en considération» l’objectif de 2040 mais se contente d’une vague promesse «d’engager un débat». Le soir même, Noda est contraint de remettre les points sur les «i» à la télévision : «L’objectif inébranlable est zéro nucléaire dans les années 2030.» Il ajoute que la filière nucléaire doit également résoudre le problème du retraitement du combustible usé et celui de l’épineux stockage des déchets radioactifs.

Comment expliquer cette valse-hésitation ?
L’équipe de Noda est divisée sur le dossier du nucléaire. Certains ministres ont même affiché des positions totalement contradictoires sans que le premier d’entre eux n’impose son choix. Désunie, elle affronte une bronca du milieu des affaires d’ordinaire très réservé dans sa parole publique : «Je demande au gouvernement de bâtir à partir de zéro une politique énergétique responsable», a tonné Hiromasa Yonekura, le président de Keidanren, le très puissant et très conservateur syndicat patronal. «Ce monde de l’industrie pro-nucléaire ne veut pas entendre parler du «zéro nucléaire», souligne Tetsunari Lida, président de l’Institut pour les politiques énergétiques durables. Et il utilise tous ses moyens politiques pour faire pression à tous les niveaux.

Tant que la politique énergétique est décidée par le puissant Miti (ministère du commerce et de l’Industrie) rien ne changera. Le gouvernement doit par ailleurs faire face à une fronde antinucléaire au sein de la population qui, loin d’être majoritaire, a su mobiliser des dizaines de milliers de personnes depuis un an, souvent devant la résidence du Premier ministre au cœur de Tokyo. Plus globalement, il doit composer avec une opinion publique ne tolérant plus les mensonges et les errements d’une classe politique qui s’est discréditée. Avant de probables législatives à l’automne, pour lesquelles l’équipe sortante part en facheuse posture, Noda, réélu à la tête du PDJ vendredi, ne peut prendre le risque de s’aliéner trop d’électeurs. «Si le Parti libéral démocrate revient au pouvoir, il voudra probablement accélérer le redémarrage des réacteurs», avance Tetsunari Lida.

Comment le Japon s’alimente-t-il en énergie ?
Seuls deux réacteurs (sur 50) sont actuellement en marche depuis juillet. L’Archipel a même fonctionné sans production d’électricité nucléaire en mai et juin mais en ayant recours à l’importation massive de gaz liquéfié et d’hydrocarbures. Avant la triple catastrophe du 11 mars 2011, les autorités nippones envisageaient de porter la part du nucléaire de 30% à 53% à l’horizon 2030.

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Re: nucleaire japonais

Message par energy_isere » 01 oct. 2012, 21:07

Une compagnie japonaise reprend la construction d’un réacteur nucléaire au Japon


01 Oct 2012 Usine Nouvelle

C’est une première depuis l’accident de Fukushima en mars 2011.

Electric Power Development (J-Power) a indiqué avoir repris les travaux sur le site d'Oma, dans la préfecture d'Aomori (nord), après avoir reçu le feu vert du gouvernement.

Le ministre de l'Economie, du Commerce et de l'Industrie (Meti), Yukio Edano, a souligné que le réacteur, une fois construit, devrait répondre à toutes les nouvelles exigences de sécurité des autorités avant d'être autorisé à fonctionner.

Cette annonce va à l’encontre de la décision prise par le gouvernement d’arrêter progressivement le nucléaire. Le 14 septembre, le gouvernement a annoncé l'arrêt progressif et complet de la production nucléaire d'ici à trente ans, dans un document sur le plan énergétique pour le Japon de l'après-Fukushima.

Le document comprend trois principes : arrêter les réacteurs existants au bout de 40 ans, n'accepter le redémarrage des tranches suspendues qu'après des examens de sécurité, et ne plus construire de centrales.

Reste que le ministre Yukio Edano a annoncé rapidement que le gouvernement allait tout de même autoriser la poursuite de la construction de deux réacteurs déjà en chantier.

Prudent, il a ajouté qu'ils devraient pour démarrer obtenir l'approbation de la commission de contrôle qui vient d'être créée par le gouvernement.

Le gouvernement a ensuite renoncé à adopter officiellement l'objectif d'arrêter toute production nucléaire d'ici trente ans, qui lui a été présenté en Conseil des ministres, s'attirant les foudres de la presse nippone dénonçant une cacophonie sur un sujet majeur.
http://www.usinenouvelle.com/article/un ... on.N183060

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Re: nucleaire japonais

Message par Remundo » 08 nov. 2012, 10:38

Une vidéo intéressante de Hiroaki Koide, auditionné pour porter ses réflexions sur l'industrie nucléaire japonaise après l'accident de Fukushima

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Il revient sur le "potentiel" de l'énergie nucléaire comparée aux fossiles hydrocarbures, sur la difficulté technique de la filière à surgénération, sur les dysfonctionnements ayant conduit à l'accident de Fukushima... entre autres.

Source Dailymotion

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Re: nucleaire japonais

Message par energy_isere » 14 déc. 2012, 17:55

Japon : après Tsuruga et Ohi, une 3e centrale nucléaire présente un risque de faille active

14 Dec 2012 Usine Nouvelle

Les conclusions de l'inspection récente de la centrale nucléaire de Higashidori par l'Autorité de régulation nucléaire japonaise impliqueraient une interdiction de remise en activité du site.

"Après Tsuruga et Ohi, une 3e centrale, Higashidori, a un risque de faille active. (Des) examens à venir pour deux autres (Shiga et Mihama)". Ce tweet de la correspondante de l'AFP au Japon a donné l'alerte sur la situation des centrales nucléaires du pays, un an et demi après l'accident de la centrale de Fukushima Daiichi.

Des experts mandatés par l'Autorité de régulation nucléaire du Japon se sont rendus les 13 et 14 décembre à la centrale nucléaire de Higashidori, dans le nord du pays. Leurs observations sur le terrain semblent montrer des conséquences de mouvements de faille active, a indiqué le représentant de l'autorité, Kunihiko Shimazaki, lors d'une conférence de presse, comme le rapporte l'AFP.

Une annonce qui intervient alors que plusieurs centrales japonaises se trouvent dans des situations délicates. Des examens ont déjà eu lieu pour deux autres centrales : celle d'Oi, dont deux réacteurs sur quatre sont arrêtés, et celle de Tsuruga, dont les deux tranches sont arrêtées.

De plus, le 10 décembre, le président de l'autorité nucléaire japonaise avait déjà confié qu'il serait difficile d'autoriser le redémarrage du réacteur numéro 2 de la centrale de Tsuruga, à l'ouest du pays, à cause du risque de faille active, rapporte toujours l'AFP.
http://www.usinenouvelle.com/article/ja ... ve.N188068

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Re: nucleaire japonais

Message par navidad » 17 déc. 2012, 07:49

Vingt mois après la catastrophe de Fukushima, le Parti libéral-démocrate (PLD) pro-nucléaire a triomphé dimanche aux législatives, laminant les formations qui avaient fait campagne pour l’abandon de l’atome en pariant sur le rejet de la population.

Ce n’est pas le moindre des paradoxes : bien que des millions de Japonais aient signé une pétition pour dire «adieu au nucléaire», ils ont montré dimanche qu’ils n'étaient pas prêts pour autant à écrire le nom du premier venu sur un bulletin de vote.

On aurait pu penser que la question nucléaire serait déterminante, surtout que depuis des mois des centaines, voire des milliers de militants «no nuke» avaient défilé chaque vendredi sous les fenêtres du Premier ministre. Finalement il n’en a rien été

Le Parti démocrate du Japon (PDJ, centre gauche), qui gouvernait le Japon au moment de la catastrophe du 11 mars 2011, a eu beau promettre «zéro nucléaire» à l’horizon 2040, les électeurs ont préféré dimanche redonner les rênes du pays aux conservateurs.

Si le nucléaire était l’un des enjeux de la campagne, le PLD s’est posé en «parti réaliste» privilégiant les défis économiques, principale préoccupation des citoyens.

L’une des conséquences probables du scrutin de dimanche est que le plan énergétique du gouvernement sortant de Yoshihiko Noda risque sinon de passer intégralement à la trappe du moins de subir une révision notoire.

Les candidats les plus anti, qui prônaient un arrêt définitif des centrales immédiatement ou dans la décennie, n’ont finalement pas su convaincre.

Reléguant la question des centrales atomiques derrière la reconstruction post-tsunami, le redressement économique, l'éducation ou la diplomatie, le PLD n’a quant à lui jamais parlé de «sortie du nucléaire».

Au contraire, il s’est engagé à un passage en revue des 50 réacteurs du pays dans un délai de trois ans pour se prononcer ensuite sur leur relance. Une stratégie gagnante.

Avant l’accident de Fukushima le PLD, qui a dirigé le pays pendant plus de cinquante ans, voulait plus de 50% d'électricité d’origine nucléaire en 2030.

Il sait qu’aujourd’hui ce n’est plus possible après Fukushima mais il va certainement se donner du temps pour définir le meilleur bouquet énergétique, avec une part de nucléaire.

Le PLD, qui plaide en faveur d’un Japon fort et non tributaire de l'étranger, juge en effet impossible à moyen terme de se passer d’une des rares formes d'électricité que le Japon est capable de produire sans trop dépendre de l’extérieur.

Cette position est proche de celle du patronat, qui a toujours préféré le PLD au PDJ, et estime que l'économie nippone est incapable de se passer totalement d'énergie nucléaire.

Du fait de l’arrêt des centrales atomiques, les entreprises ont en effet été contraintes de réduire leur consommation d'électricité, ce qui a rejailli sur leur activité dans l’archipel.

Les opérateurs ont pour leur part dû compenser l’arrêt des centrales nucléaires par la remise en marche de centrales thermiques au gaz ou au pétrole, des carburants importés dont la facture ruine les comptes nationaux. Alors qu’elle affichait un excédent très enviable, la balance commerciale du Japon est désormais régulièrement dans le rouge.

Seuls deux réacteurs sont actuellement en service, les 48 autres étant maintenus à l’arrêt dans l’attente d’un verdict sur leur sûreté.

Avant un éventuel redémarrage, tous devront passer une batterie de tests de résistance rendus obligatoires par le gouvernement de centre gauche à la suite du drame de Fukushima provoqué par un violent séisme et un gigantesque tsunami.

La décision de relance est certes toujours du ressort du pouvoir politique, mais le verdict de sûreté préalable doit être prononcé par la nouvelle Autorité de régulation nucléaire mise en place en septembre.

Cette instance, statutairement indépendante du gouvernement, prévoit de définir de nouvelles normes de sécurité plus sévères que les précédentes dans le courant de l’année prochaine.

(AFP)

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Re: nucleaire japonais

Message par energy_isere » 29 déc. 2012, 19:52

Japon: le Premier ministre Shinzo Abe visite la centrale de Fukushima

Libération 29 décembre 2012

Le Premier ministre japonais Shinzo Abe, un pronucléaire, s'est rendu samedi matin à la centrale atomique de Fukushima, trois jours seulement après son investiture afin de démontrer sa détermination à surmonter la crise.

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