L' emploi secteur éolien en France

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par Raminagrobis » 23 févr. 2016, 08:33

POMA est une entreprise iséroise dont on a déjà parlé dans un autre fil car elle est spécialisée dans le transport par cable (téléphériques etc).

lien Par une étonnante diversification, cette entreprise va se mettre à produire de grandes éoliennes terrestres (>1MW), ce sera le premier fabriquant en France. Elles seront en fait dérivée des modèles LEIWIND (Italie), Leitwind appartenant au même groupe que POMA.
Toujours moins.

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par energy_isere » 09 mars 2016, 16:13

STX France construira une sous-station électrique pour un champ éolien offshore belge

Par Pierre Monnier Usine Nouvelle le 09 mars 2016,

STX France vient de remporter l'appel d'offre pour construire une sous-station électrique et l'installer sur le champ éolien offshore belge Rentel. La structure servira à récupérer et renvoyer sur le réseau électrique l'énergie produite par le champ.

Image

Rentel a tranché, c'est STX France qui devra concevoir, fabriquer et installer une sous-station électrique de plus de 300 MW. Le constructeur naval affirme donc son intention de percer dans les énergies marines renouvelables.
"Ce nouveau contrat clé en main marque une étape décisive dans notre expansion sur le marché de l’éolien offshore qui nous conduit à recruter activement dans nos bureaux d’études et nos ateliers" a déclaré dans un communiqué Frédéric Grizaud, Directeur de la BU Energies Marines de STX France.

UNE MISE EN SERVICE AU PRINTEMPS 2018

Le champ éolien de Rentel, situé en mer du Nord, est composé de 42 éoliennes SXT-7.0-154. Conçues par Siemens, ces éoliennes d'un diamètre de 154 mètres permettent de développer une énergie de 7 MW. Ces caractéristiques portent à 309 MW la capacité du champ Rentel. Située au large de la région de Vlaanderen, l'installation permettra d'alimenter en électricité près de 290 000 foyers belges.

STX est désormais en charge de l’ingénierie, la fabrication, l’intégration de l’équipement électrique, l’installation de la fondation monopile (environ 1 600 tonnes) et du module de la sous-station (environ 1 200 tonnes). Ces installations seront contruites à Saint-Nazaire à partir de la fin d'année 2016 et entreront en service au printemps 2018.
Mais pour la conception, le travail a déjà commencé avec une équipe d'une trentaine de personnes dédiée à cette tâche. Le montant de ce contrat n'a pas été communiqué mais entre dans l'investissement total de Rentel qui s'établit à 1,25 milliard d'euros.
http://www.usinenouvelle.com/article/st ... ge.N383219

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par energy_isere » 20 mars 2016, 12:10

Pas d'usine française d'éoliennes en raison de la fusion Siemens-Gamesa

boursier.com Reuters 20 mars 2016

La fusion prévue des activités éoliennes de Gamesa et de Siemens n'inclura pas la technologie de turbines d'Areva, partenaire du groupe espagnol, ni le projet de construire une usine de turbines en France, a appris Reuters de deux sources proches du dossier.

Gamesa et Siemens ont fait savoir en janvier qu'ils discutaient d'un rapprochement qui donnerait naissance à un nouveau numéro un mondial de l'éolien mais le projet est freiné par les engagements français pris dans le cadre de la coentreprise Adwen créée dans l'éolien offshore entre Gamesa et Areva.

Adwen fait partie de deux consortiums pour des parcs éoliens au large des côtes françaises, un de 1.000 mégawatts avec Engie et un de 500 MW avec Iberdrola.

L'Etat français a attribué ces contrats au-dessus des prix du marché à la condition qu'Areva développe sa nouvelle génération de turbine de 8 MW et la construise en France, avec l'idée de doper l'industrie éolienne dans le pays.

"Siemens n'a pas besoin de la technologie d'Areva, il développe ses propres grosses turbines", a dit une source.

L'autre source a déclaré que Siemens, leader du marché offshore en Europe, ne pouvait construire une usine en France juste pour deux contrats.

Comme les contrats accordés par l'Etat français, dont la valeur combinée atteint près de 6 milliards d'euros, ont été conditionnés à la construction d'une usine en France, le gouvernement pourrait les annuler, a ajouté une des sources.

"C'est la seule arme dont le gouvernement dispose", a-t-elle dit.

Le président du directoire de Siemens Joe Kaeser, qui a rencontré lundi à Paris le ministre de l'Economie et de l'Industrie Emmanuel Macron, s'est refusé à tout commentaire sur le projet avec Gamesa lors d'une conférence téléphonique vendredi.

Areva, Gamesa et Engie se sont refusés à tout commentaire.

Selon une des sources, Siemens discute actuellement avec le gouvernement français pour examiner dans quelles conditions les contrats offshore d'Adwen pourraient être maintenus.

Selon les deux sources, des discussions sont aussi en cours avec General Electric, Mitsubishi Heavy Industries et Mitsui à propos d'une éventuelle vente de tout ou partie d'Adwen.

Au début mars, une porte-parole d'Areva avait indiqué que le groupe était "particulièrement vigilant à protéger les intérêts de (ses) clients et au maintien des engagements pris au sein de la filière éolienne française".
http://www.boursier.com/actualites/reut ... .html?fil1

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Message par energy_isere » 31 mars 2016, 21:09

La première éolienne Haliade produite par GE a récemment quitté l’usine de Saint-Nazaire pour être expédiée au Danemark, où elle sera installée sur le site d’Osterild pour le compte d’EDF Energies Nouvelles.

Inaugurée fin 2014, l’usine GE de Saint-Nazaire assure la fabrication des nacelles et des alternateurs de l’Haliade 150-6 MW et emploie actuellement 170 personnes.

La première Haliade fabriquée par GE est destinée à EDF Energies Nouvelles pour qui GE installera 238 éoliennes dans les trois parcs éoliens français de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-Mer et Fécamp. Par ailleurs, l’usine de Saint-Nazaire fournira 5 Haliade au parc éolien de Block Island aux États-Unis d’ici à juin 2016, ainsi que 66 Haliade pour le projet Merkur en Allemagne.
.................
.................
http://www.enerzine.com/3/19154+ge---2- ... hore+.html

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Message par energy_isere » 26 avr. 2016, 20:40

STX construira la sous-station du champ éolien d’Arkona

Publié le 26/04/2016 lemarin.fr

En juillet, le chantier naval inaugurait les bâtiments de son usine Anemos dédiée aux énergies marines avec une commande de sous-station électrique pour un grand énergéticien d’Europe du nord. Son nom a été dévoilé le 25 avril, en même temps que le projet qui sera l’un des plus importants d’Europe : il s’agit du champ éolien offshore d’Arkona, en Allemagne (60 machines de 6 mégawatts), lancé par E.On en partenariat avec Statoil.

Image
La première commande de sous-station électrique sur fondation jacket de STX France sera pour le champ Arkona en mer Baltique. (Photo : STX France)
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... en-darkona

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Message par energy_isere » 02 mai 2016, 15:26

Eolien : l’aluminium remplace le cuivre dans les nacelles

02 Mai 2016 JF Prevéraud

Pour réduire le poids et le coût des câbles électriques dans les éoliennes, Nexans a développé une gamme de produits souples en aluminium qui résistent aux torsions imposées par l’orientation des nacelles dans le lit du vent.


Si le cuivre est un excellent conducteur électrique, il a le gros désavantage d’être cher. Aussi a-t-on essayé de longue date de le remplacer par d’autres matériaux bons conducteurs et plus économiques, tel l’aluminium. C’est ce que propose Nexans pour une application dans la boucle basse tension (<1 kV) des éoliennes avec une gamme de produits baptisée WindLink.

Ce type de câble transporte le courant entre le générateur dans la nacelle et le câble fixe le long du mât allant vers le transformateur. Il forme une boucle dans la nacelle afin de pouvoir résister aux cycles de torsion imposés par la rotation des nacelles en fonction de la direction du vent. La densité de l'aluminium étant plus faible, ces câbles, ainsi que les connecteurs et cosses nécessaires, sont environ 40 % plus légers que leurs homologues classiques en cuivre et donc plus faciles à installer à l'intérieur des éoliennes.

Image
Connecteur pour câbles aluminium

Le développement de ces câbles de boucle en aluminium et de leurs accessoires spéciaux, a duré trois ans. Nexans a testé divers alliages d'aluminium, afin d'aboutir à une solution optimum entre caractéristiques mécaniques et coût. Lors des essais de torsion, ces câbles en aluminium ont résisté à une torsion de plus de +/-100 degrés par mètre, pendant au moins 2 000 cycles, tout en offrant des performances identiques à leurs équivalents en cuivre. Nexans a en parallèle développé les matériels de raccordement, validés en essais longue durée en laboratoire extérieur. Le système est conçu pour une durée de vie correspondant à celle de l'éolienne.

Cette nouvelle solution de câbles de boucle souples en aluminium, qui sera fabriquée en France à l'usine Nexans de Bohain (02) et sur le site de Hof en Allemagne, vient compléter l'offre existante de Nexans de câbles rigides en aluminium destinés à la section inférieure de l'éolienne.
http://www.industrie-techno.com/eolien- ... lles.44127

et non ce n' est pas un 12 cylindre en V.

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Message par energy_isere » 13 juil. 2016, 21:13

GE Renewable Energy : cinq éoliennes en partance pour le premier parc offshore des États-Unis

AFP le 11 juill. 2016

Les cinq premières éoliennes en mer construites par l'usine GE Renewable Energy de Saint-Nazaire s'apprêtent à quitter la France pour les États-Unis, où elles équiperont la toute première ferme éolienne offshore du pays, a-t-on appris lundi auprès de la direction. "Les cinq nacelles vont partir pour les États-Unis à la mi-juillet" par bateau, a expliqué lors d'une visite du site son directeur Pascal Girault.

La ferme éolienne offshore américaine à laquelle elles sont destinées est située à proximité de Block Island, au large des côtes de Providence, à environ 5 km des côtes du Rhode Island (est des États-Unis). Commandées par la société américaine Deepwater Winds, ces éoliennes, dénommées Haliade, spécialement conçues pour le milieu marin, commenceront à être installées à partir du mois d'août. D'une capacité totale de 30 MW, la ferme offshore du site de Block Island produira 125 000 MWh d'électricité par an, de quoi alimenter 17 000 foyers américains, a précisé M. Girault.

La ferme sera connectée au réseau électrique à la fin de l'année. Selon les termes du contrat, GE Renewable Energy assurera également la maintenance du site pour une durée de 15 ans. Avec une capacité de 6 MW, l'Haliade 150-6MW est dotée d'un rotor de plus de 150 mètres de diamètre, ce qui génère un rendement de 15% supérieur à celui des éoliennes offshore de même génération, selon ses concepteurs, et permet de réduire le coût de l'électricité produite.

Inaugurée en décembre 2014, l'usine GE de Saint-Nazaire est dimensionnée pour produire jusqu'à 100 éoliennes de ce type par an. L'usine emploie actuellement 140 salariés et devrait à terme faire travailler 300 personnes. C'est également dans l'usine de Saint-Nazaire que seront assemblées 66 éoliennes destinées au champ Merkur en Allemagne, ainsi que les 238 éoliennes qui équiperont les trois champs français de Saint-Nazaire, Courseulles-sur-mer (Calvados) et Fécamp (Seine-Maritime).

"Notre objectif est de rechercher autant que possible une continuité d'activité dans l'usine. Nous avons bon espoir de pouvoir assurer cette continuité entre le champ Merkur et les premiers champs français", a ajouté M. Girault. Implanté dans plus de 40 pays, GE Renewable Energy se présente comme "la nouvelle start-up de neuf milliards de dollars" du groupe américain General Electric, en mesure de proposer "un des portefeuilles d'énergie renouvelable les plus larges et les plus complets au monde". General Electric a racheté, fin 2015, l'activité énergie du groupe français Alstom.
http://www.connaissancedesenergies.org/ ... usa-160711

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Message par energy_isere » 12 sept. 2016, 13:14

Areva solde son aventure dans l'éolien offshore

Par Bertille Bayart Le Figaro le 11/09/2016

Le groupe nucléaire, en pleine restructuration, confirme la cession de son activité à Gamesa et Siemens.


Sauf coup de théâtre, c'est la fin d'une ambition pour Areva. Le groupe nucléaire s'apprête à solder ses (més-)aventures dans les énergies renouvelables. De sources concordantes, ce mercredi, le conseil d'administration entérinera la cession de ses parts d'Adwen à l'espagnol Gamesa, son partenaire depuis deux ans dans cette coentreprise consacrée à l'éolien en mer. Une histoire écrite de longue date, mais que la prise de contrôle de Gamesa par le géant industriel allemand Siemens, actée en juin, a rendu plus complexe. Areva ne fait aucun commentaire.

Mi-juin, quand Gamesa et Siemens scellent leur accord aux termes duquel le second détient 59 % du premier, ils offrent à Areva de reprendre ses 50 % d'Adwen. Le groupe français décide de donner trois mois à d'autres candidats pour lui soumettre une offre. Ce qu'a fait l'américain General Electric, propriétaire des activités énergie d'Alstom.

Mais, entre l'offre germano-espagnole et celle du groupe américano-français, le choix aura été rapide. Gamesa-Siemens l'emporte en offrant à Areva un petit prix de 60 millions d'euros. Pour le groupe nucléaire, en pleine restructuration, l'essentiel est ailleurs. Areva veut cantonner ses risques futurs: il entend éviter d'avoir à sortir encore du cash pour régler les risques attachés à ses activités dans l'éolien. Or, des risques, il y en a. Areva, qui en 2014 avait déjà consenti plus de 600 millions d'euros de provisions et dépréciations sur ses activités renouvelables, rencontre des difficultés, en particulier sur ses éoliennes promises au projet Wikinger en mer Baltique allemande. Des machines géantes de 8 mégawatts (MW) pièce sont prévues, de 210 mètres de haut chacune, pour ce parc qui serait le plus grand en eaux profondes jamais construit.

700 emplois à créer

Si les coûts dérapent, Gamesa se servira dans l'enveloppe de 230 millions de prêt d'actionnaire consenti par Areva à Adwen. Si la facture était encore supérieure, Areva pourrait y être de sa poche, pour une centaine de millions supplémentaires. Le groupe nucléaire, pour lequel il est essentiel de préserver une trésorerie qui est déjà gravement déficitaire, estime qu'il limite ainsi la casse. L'offre de Gamesa est en tout cas de ce point de vue plus avantageuse que celle qu'a soumise GE. Le risque résiduel sera logé chez Areva SA, entité publique dont Areva Newco (cycle du combustible) sera bientôt détachée, de même qu'Areva NP (réacteurs) promise à EDF.

Dans la corbeille d'Adwen, Gamesa trouve aussi trois contrats majeurs. Ceux conclus pour la fourniture d'éoliennes pour les parcs français attribués à Engie et Iberdrola. Le tout représente 186 machines, pour une puissance totale de 1500 MW. L'espagnol et son nouvel actionnaire de contrôle Siemens reprendront à leur compte les engagements pris par Areva en 2012 et 2014 auprès du gouvernement. En jeu: 700 emplois à créer, pour l'essentiel au Havre, ce qui a justifié l'extrême attention portée par le gouvernement à ce dossier. L'opération sera soumise au feu vert de la Commission européenne. Une étape qui ne va pas de soi, car Siemens est déjà le numéro un mondial de l'éolien offshore.
http://www.lefigaro.fr/societes/2016/09 ... fshore.php

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Message par energy_isere » 15 sept. 2016, 12:30

Éolien en mer : Areva vend ses parts dans Adwen à Gamesa

Publié le 15/09/2016

Le suspense autour de l’avenir d’Adwen, la coentreprise dans l’éolien offshore créée en 2015, par Areva et Gamesa, a pris fin. Le mercredi 14 septembre, le conseil d’administration du groupe nucléaire français a validé la vente de ses 50 % de participation dans l’entreprise à la société espagnole, a confirmé Areva le 15 septembre dans un communiqué. Une cession dont la prochaine étape sera l’intégration des actifs d’Adwen dans la nouvelle entreprise formée par Siemens et Gamesa, en cours de fusion de leurs activités dans l’éolien.

Les trois mois de délai obtenus par Areva en juin auprès du tandem germano-espagnol, pour trouver un repreneur à 100 % d’Adwen, n’auront donc pas permis d’aboutir dans cette recherche. Si GE a déposé, fin août, une offre de reprise, celle-ci a été jugée « insuffisante ». Le groupe américain n’a pas ensuite surenchéri pour remporter la mise. L’allemand Senvion, second et dernier candidat en lice, n’a pas dépassé, quant à lui, le stade de la déclaration d’intérêt.

Reste désormais aux autorités européennes de la concurrence à accepter la mainmise de Siemens-Gamesa sur Adwen. Avec 63,5 % des éoliennes offshore installées en Europe à fin 2015, le groupe allemand domine déjà et de loin ce marché. « La question de la concurrence ne se mesure pas seulement en termes de parts de marché. Il y a la notion de compétitivité, d’innovation, de marché pertinent. Si c’est la France, Siemens et Gamesa sont à zéro », explique une source proche du dossier.

Engagements honorés ?

Le désengagement d’Areva d’Adwen pose aussi la question de l’avenir des deux usines et des 750 emplois directs promis au Havre par le groupe français pour construire les éoliennes des champs du Tréport, d’Yeu-Noirmoutier et de Saint-Brieuc, attribués dans le cadre des premier et second appels d’offres du gouvernement pour l’éolien en mer. Des parcs pour lesquels Adwen est associé à Engie pour les deux premiers et Iberdrola pour le dernier. Au demeurant, Siemens l’a dit et répété, l’entreprise honorera tous les engagements pris par Areva dans ces dossiers.

« Ce que je ne voudrais pas dans ces dossiers liés à l’éolien en mer, c’est que la Normandie ait les éoliennes, mais pas les usines ni les emplois… Et j’observe que l’avenir est très incertain, en dépit des engagements pris par les repreneurs et par l’État, précise Hervé Morin, le président du conseil régional de Normandie. Au bout du compte, c’est clairement Siemens qui prend la main. Siemens n’est pas une entreprise française et vient d’ouvrir en Angleterre une énorme usine dédiée à l’éolien offshore. Il risque donc d’avoir des capacités industrielles largement suffisantes pour satisfaire les besoins français, qui sont sur les trois parcs concernés par Areva de 186 éoliennes… »

Quid de la 8 MW d’Adwen ?

À Cherbourg, Alstom-GE doit installer une usine d’équipement des mâts et son partenaire LM Wind Power une usine de production de pales, soit 500 emplois directs… Pour Hervé Morin, les inquiétudes se font aussi sentir. « La problématique générale est qu’une usine doit avoir un plan de charge. Des discussions que j’ai pu avoir m’amènent à penser que LM Wind considère que ce plan de charge ne peut être assuré que par un volume suffisant. Si Siemens va faire ses pales ailleurs, quel est l’avenir d’une usine à Cherbourg au-delà des 240 éoliennes à équiper pour GE ? Rien n’est encore figé actuellement. Nous n’avons pour le moment que des promesses. »

« La Normandie première région européenne productrice d’énergie offre tous les atouts pour accueillir ces usines, ces technologies et ces emplois. Je continuerai, comme je le fais depuis des mois, à veiller à ce que les engagements soient tenus », conclut Hervé Morin.

L’avenir de l’éolienne de 8 MW développée par Adwen semble un peu moins clair. Siemens est en effet en train de mettre au point sa propre turbine de 8 MW et les deux machines n’utilisent pas la même technologie. Là où Siemens a misé sur un système à entraînement direct, Adwen a privilégié une boîte de vitesses.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... wen-gamesa

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par energy_isere » 07 oct. 2016, 21:30

[L'industrie c'est fou] La construction d'un parc éolien filmé par un drone


Usine Nouvelle le 29/09/2016 À 07H54

Quelles sont les étapes de l’implantation d’un parc éolien ? Les équipes de Colas ont filmé le premier mois d'un chantier : terrassement et construction de routes sont au programme.

Les équipes de Colas ont filmé à l’aide d'un drone la première phase de construction du parc éolien d’Availles-Thouarsais dans les Deux-Sèvres (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes). 4,5 kilomètres de pistes et dix plates-formes de grutage ont été réalisés. Les dix trous de fondation d’éoliennes ont été terrassés. En tout, précise Colas, "plus de 42 000 m² de traitement de sol et 20 000 m³ de mouvement du sol ont été réalisés en seulement un mois".

La deuxième étape doit bientôt débuter avec le remblaiement des massifs de fondation et la mise au propre des pistes pour une livraison mi-décembre 2016.
vidéo : http://www.usinenouvelle.com/article/l- ... ne.N443182

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par energy_isere » 21 nov. 2016, 19:06

Eolien en mer : General Electric monte en puissance

Publié le 21/11/2016 lemarin.fr

Il y a un an, General Electric rachetait la branche énergie d’Alstom. Pour l’occasion, Corinne de Bilbao, nouvelle présidente de GE France, est venue ce lundi 21 novembre visiter l’usine d’assemblage de nacelles et de générateurs qui va fêter ses deux ans d’existence. Sans Ségolène Royal, qui devait l’accompagner initialement.

Image
« GE croit au développement de l’éolien posé ou flottant, avec des technologies de plus en plus compétitives », a expliqué Corinne de Bilbao lors de sa visite cde l’usine GE de Saint-Nazaire, ici, aux côtés de Pascal Girault, directeur du site. (Photo Véronique Couzinou)
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... -puissance

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par energy_isere » 09 déc. 2016, 21:00

Poma : un premier contrat de 15 M€ dans l'éolien

Isère le 18 novembre 2016 - Laurent MARCHANDIAU

Moins d'un an après avoir pris son virage dans l'éolien et quelques mois après la pose de la première pierre de son site de production à Gilly-sur-Isère, Poma décroche son premier contrat dans l'éolien. La commande, de plus de 15 M€, prévoit la production de 15 éoliennes pour le compte du producteur français d'énergie renouvelable Kallista Energy.

Et d’un ! L'un des leaders français du transport par câble, l’Isérois Poma, vient de conclure son premier contrat dans l’éolien. Une diversification que le groupe avait prise l’an dernier (voir article ici).

D’un montant de plus de 15 M€, cette commande passée par le producteur d’énergie renouvelable français, Kallista Energy, prévoit la livraison de quinze éoliennes de marque Poma Leitwind. Ce contrat s’inscrit dans la volonté de Kallista Energy, l’un des exploitants d’installations éoliennes leader sur le marché hexagonal dans la production d’énergie renouvelable, de renouveler (repowering) ses installations sur ses parcs de Lanfains et Trébry situés dans les Côtes d’Armor.

Une livraison pour 2019

« Poma est le fabricant qui a su nous proposer la meilleure solution technico-économique pour le renouvellement de nos sites éoliens de Lanfains et Trébry, en prenant en compte les contraintes techniques du site avec le plafond à 90 m, et en proposant une dimension d’éolienne cohérente par rapport aux installations existantes », indique Frédéric Roche, président de Kallista Energy. Cependant, la livraison n’interviendra pas avant 2 ans. « Nous attendons des autorisations administratives. La fabrication débutera en 2017 à Gilly-sur-Isère (Savoie) pour une livraison prévue à l’horizon 2019 », précise David Saint-André, responsable industrie éolienne de Poma Leitwind.

Et de poursuivre : « la confiance accordée par un exploitant de référence tel que Kallista Energy confirme la pertinence de notre offre industrielle, la compétitivité de notre technologie à attaque directe, et l’intérêt d’adapter notre gamme aux particularités environnementales françaises tels que les plafonds aéronautiques RTBA. » Pendant ce temps, Poma compte bien conclure de nouveaux contrats étant donné l’état actuel du parc éolien français mis en service dans les années 2001-2005 et nécessitant donc un renouvellement. À noter que le groupe Kallista détient et exploite 320 MW d’actifs éoliens terrestres et a, en construction, 40 MW de projets éoliens ainsi que 100 MW en développement.
http://lessor.fr/poma-un-premier-contra ... 16942.html

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par dysgraphik » 22 déc. 2016, 12:49

Innovent construit des mats d'éolienne en bois :
C'est une véritable rupture technologique dans l'industrie éolienne. Après plusieurs années de recherche et développement, InnoVent a aujourd'hui commencé la construction de la première éolienne en bois de France, à Argentan, dans l'Orne.

Cette aventure a commencé en 2012 en Allemagne, où un premier mât en bois a été installé pour une éolienne "pilote" de 100 m érigée à Hanovre. InnoVent se rapproche dès lors de l'équipe allemande afin de lui faire part de son intérêt pour cette technologie. L'objectif est de proposer au marché des mâts et des pales en bois, plus écologiques et moins onéreux que les composants traditionnels en acier ou fibre de verre, tout en assurant une résistance de 25 années. Prévoyant un grand avenir pour cette technologie, InnoVent est devenue en 2016 l'actionnaire majoritaire de l'entreprise allemande Phi Blades GmbH qui avait développé un prototype de pale en bois. Avec InnoVent, Phi Blades a intégré la conception de mât en bois à son activité.

Cette acquisition, ainsi que l'identification d'un premier site vitrine en France, ont permis d'accélérer les démarches. Le site d'Argentan, dans l'Orne, a été sélectionné pour accueillir le premier mât en bois de France. Dans un premier temps, il servira de support pour une éolienne de petite puissance (750 kW). Les défis technologiques de ce projet ont été de simuler et de calculer la fréquence propre du mât, son dimensionnement et sa liaison avec la fondation et la nacelle de l'éolienne. Les simulations et premiers retours d'expérience ont permis de valider les atouts du bois en lamellé-collé en matière de résistance des matériaux.

Le chantier a démarré, et les premiers panneaux en bois sont aujourd'hui érigés. Ils forment la première section, de 12 m de haut, sur laquelle sera assemblée la section suivante, et ainsi de suite jusqu'à 60 m de haut. L'ensemble représente 75m3 de bois. La base de la tour est dodécagonale, puis s'affine en un hexagone à mi-hauteur. Les panneaux de bois, en lamellé-collé, sont assemblés sous une tente roulante qui permet d'assurer les bonnes conditions de température (18°C) et d'humidité (<15%) pour le collage des planches. InnoVent a fait appel à l'entreprise française Goudalle Charpente (voir le paragraphe Partenaires ci-dessous) pour ce chantier, dont la fin est prévue au mois de janvier 2017.

Cette opération pilote permettra d'avoir les premiers retours d'expérience en conditions réelles sur la conception du mât, ses équipements intérieurs, son mode d'assemblage et sa fabrication, afin d'améliorer les prochains et d'obtenir les certifications nécessaires pour son industrialisation. Les certifications seront effectuées par le bureau d'études de Phi Blades, dont les calculs et résultats seront certifiés par le bureau d'études allemand WINDnovation. Pour la certification de l'ensemble, InnoVent mandatera en 2017 le bureau d'études international DNV-GL, expert indépendant reconnu dans le domaine de l'énergie.
L'objectif est d'équiper des éoliennes de 2 MW et de prouver aux banquiers la pérennité de ce composant afin d'assurer le financement des parcs qui seront équipés de tels mâts. C'est pourquoi InnoVent finance aujourd'hui sur fonds propres cette innovation, et vous propose d'y contribuer grâce au financement participatif.

Les mâts en bois présentent de très nombreux avantages environnementaux par rapport aux mâts classiques en acier.
Le premier est celui du composant : le bois est une ressource renouvelable qui capture du CO2, alors que l'acier est un alliage de fer et de carbone qui émet entre 1.100 kg et 3.190 kg équivalent CO2 par tonne d'acier produite (selon qu'elle provient d'un recyclage à 100% ou d'une première fonte). Le bois stocke, lui, 1.700 kg de CO2 par tonne ! Ainsi, la fabrication du mât en bois a un bénéfice environnemental direct par rapport à un mât en acier. Lorsque l'on considère une éolienne dans sa globalité (fondation, mât, nacelle, rotor), le mât en bois permet de diviser par 2 l'énergie nécessaire et les émissions de CO2 liées à la fabrication de l'ensemble. Pour ce premier mât, le bois provient de forêts allemande, suisse et autrichienne. L'objectif est de se fournir en bois français.
Le second est celui du transport : il n'est plus besoin de recourir à des convois exceptionnels pour acheminer des tronçons de mât. Les segments de bois sont livrés à plat dans des containers de taille standard et sont assemblés sur site.
Le troisième est celui du recyclage : 100% du bois utilisé sera valorisable en bois de chauffe (type granulés) ou pour différents autres usages de la filière bois.

Au niveau économique, les mâts en bois devraient avoir un coût de revient bien inférieur aux mâts en acier. Cette économie contribuera donc à la baisse du coût de l'énergie éolienne. L'autre bénéfice économique est celui de la possibilité de recourir à des fabricants français : InnoVent fait appel aujourd'hui à l'entreprise Goudalle Charpente (voir le paragraphe Partenaires), dont 5 employés sont aujourd'hui mobilisés sur le chantier du mât en bois. Le déploiement de ce marché bénéficiera durablement à la filière Bois française, qui représente 440.000 emplois directs et indirects en France, le plus souvent non-délocalisables.
Projet soumis à financement participatif sur lendosphere :
https://www.lendosphere.com/les-projets ... nce-a-arge

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par energy_isere » 06 janv. 2017, 09:56

Areva: a maintenant soldé son aventure éolienne.

Cercle Finance le 06/01/2017

Areva a soldé définitivement son aventure éolienne en annonçant, hier, la concrétisation de la vente de ses 50% au capital de la coentreprise Adwen à Gamesa, qui détient l'autre moitié. L'accord en ce sens avait été signé le 17 juin dernier.

L'équipementier nucléaire intégré inscrit ce désengagement dans le cadre de sa restructuration et de son recentrage sur son coeur de métier, le “cycle du combustible nucléaire.”

“Les engagements souscrits au titre des appels d'offres portant sur les installations éoliennes de production d'électricité en mer en France resteront portés par Adwen”, ajoute Areva.

Pour mémoire et parallèlement, l'espagnol Gamesa s'est rapproché de l'allemand Siemens, donnant naissance à un grand nom des éoliennes onshore et offshore.
http://votreargent.lexpress.fr/bourse-d ... 66254.html

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Re: L' emploi secteur éolien en France

Message par energy_isere » 26 janv. 2017, 19:33

Ideol partenaire d’Atlantis pour l’éolien flottant au Royaume-Uni

Publié le 26/01/2017 lemarin.fr

Deux semaines après la création d’une division dédiée à la diversification de ses activités, Atlantis resources a mis sa stratégie en pratique. Le porteur du projet MeyGen de ferme commerciale d’hydroliennes, au nord de l’Écosse, a signé, le 26 janvier, un accord de partenariat avec le français Ideol pour se lancer dans l’éolien flottant.
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... lottant-au

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