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MessagePublié: 16 Jan 2009, 20:19 
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Le Brésil mise sur le potentiel hydroélectrique amazonien

LE MONDE | 16.01.09

RIO DE JANEIRO CORRESPONDANCE

Au coeur du bassin amazonien, dans l'Etat brésilien de Rondonia, un gigantesque complexe hydroélectrique est en train de voir le jour. Sur le fleuve Madeira, un affluent de l'Amazone, deux grandes centrales sont en travaux, afin de "combler les besoins en électricité du Brésil pour la prochaine décennie", justifie le gouvernement fédéral.

Une autre unité avait été prévue plus en amont. Située à la frontière avec la Bolivie, elle exigerait des négociations avec La Paz. Or les Boliviens sont critiques par rapport à l'impact des projets et évitent de s'engager, en dépit de l'"association énergétique" évoquée par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva et son homologue bolivien Evo Morales, lors d'une rencontre qui a eu lieu jeudi 15 janvier.

Ces "mégachantiers" sont inscrits au Programme d'accélération de la croissance (PAC), lancé en 2007 par le Brésil pour palier son déficit en infrastructures. Le coût des travaux, estimé à 9 milliards d'euros, n'a pas effrayé le secteur privé. A l'issue d'appels d'offres, la centrale de Santo Antonio, aux portes de Porto Velho, la capitale de l'Etat de Rondonia, d'une capacité de 3 150 mégawatts (MW) , a été attribuée au consortium Madeira Energia S.A., dirigé par le groupe brésilien Odebrecht.

A 120 kilomètres de là, la centrale de Jirau, d'une puissance de 3 300 MW, a été confiée au consortium Energia Sustentavel do Brasil (ESBR), emmené par le groupe GDF Suez. Deux mille cinq cents kilomètres de lignes à haute tension, concédées au secteur privé, seront nécessaires pour emmener l'électricité vers les zones de consommation.

Ces usines nouvelle génération allient avancées technologiques et prouesses techniques : installées "au fil de l'eau", elles modifient peu le cours du fleuve et réduisent la dimension des retenues d'eau grâce à des turbines "bulbes". "Ces chantiers marquent un tournant, affirme Mauricio Tolmasquim, président d'une agence du ministère brésilien de l'énergie, car un doute existait sur l'intérêt du secteur privé pour la rentabilité de telles usines. La porte s'est ouverte à d'autres projets." Le prochain, plus ambitieux encore, pourrait être celui de Belo Monte, de 11 100 MW, sur le Xingu, au coeur de la forêt tropicale.


11 TONNES DE POISSONS ASPHYXIÉS

La demande d'électricité du Brésil augmente de 3 000 à 4 000 MW par an, mais la population reste traumatisée par l'apagao de 2001, cette coupure d'électricité à grande échelle qui avait contraint industriels et particuliers à un drastique rationnement de leur consommation. Servi par la nature, le Brésil a misé sur l'hydroélectricité, qui fournit 74,3 % de sa production, les centrales thermiques à combustibles (14,7 %) et le nucléaire (2,5 %). A peine 33 % des ressources hydrauliques seraient exploitées, alors qu'il s'agit d'"une énergie renouvelable, produite à bas coût, sans émission de CO2, qui assure au pays son indépendance", souligne M. Tolmasquim.

Cette énergie "propre" a cependant un coût environnemental et social. Marina Silva, lorsqu'elle était ministre de l'environnement, entre 2003 et 2008, avait demandé une étude sur la préservation de la biodiversité en Amazonie. Ses préoccupations avaient provoqué l'ire du président Lula, qui avait alors critiqué ceux qui préféraient s'occuper de la reproduction des poissons plutôt que des 25 millions d'habitants de l'Amazonie.

"Le gouvernement est à la croisée des chemins, car ces chantiers révéleront clairement son choix pour l'Amazonie : entre un modèle de développement durable, respectueux de l'environnement et de sa population locale, et un modèle plus rapidement rentable mais prédateur", estime Marina Silva, sénatrice. Fin décembre 2008, à Santo Antonio, 11 tonnes de poissons ont été asphyxiés par le détournement du fleuve lié aux travaux.

"A Jirau, notre entreprise a le souci d'organiser un pôle de développement qui survivra à la fin du chantier", explique pour sa part le président du consortium ESBR. Une cité destinée aux 14 000 ouvriers attendus sur le chantier de Jirau, dont les 2 000 maisons répondront à des critères environnementaux, est en construction.

Résidant à Porto Velho et membre du Mouvement des habitants affectés par les barrages (MBA), José Josivaldo Oliveira s'interroge : "L'électricité va alimenter le sud-est du Brésil et ignorer les riverains et Indiens éparpillés au bord des cours d'eau, où la multiplication de petites unités, éoliennes et solaires, suffirait."


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MessagePublié: 04 Fév 2009, 20:18 
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GDF Suez inaugure le barrage hydroélectrique de Sao Salvador au Brésil

(AOF)

GDF Suez, à travers sa filiale Tractebel Energia, va inaugurer le 5 février une nouvelle centrale hydroélectrique à São Salvador. L'inauguration aura lieu en présence du Président du Brésil, Luis Inácio Lula da Silva, et du Président Directeur Général de GDF Suez Gérard Mestrallet, a précisé le groupe dans un communiqué. São Salvador, nouvelle centrale hydroélectrique de 241 MW, se situe sur la rivière Tocantins, entre les états de Tocantins et Goiás. "Cette unité produira suffisamment d'énergie pour approvisionner une ville d'un million d'habitants", selon le groupe.

La centrale représente un investissement total d'environ 307 millions d'euros, "dont 37 millions assignés à des programmes sociaux et environnementaux ayant pour objectif de préserver la faune et la flore et d'aménager de nouvelles habitations pour la population".

« Étant donné la croissance constante de sa demande en électricité, le Brésil est au coeur du développement stratégique de notre groupe en Amérique latine », a déclaré Gérard Mestrallet, Président Directeur Général de GDF Suez.


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MessagePublié: 19 Fév 2009, 14:13 
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Brésil : GDF Suez obtient un prêt pour le plus grand projet hydroélectrique

AFP le 19/02/2009
Le groupe français GDF Suez vient d'obtenir un accord de financement de 2,44 milliards d'euros pour le plus grand projet hydroélectrique du Brésil, a-t-il annoncé jeudi dans un communiqué.



ailleurs :
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(AOF)

GDF Suez a obtenu un accord de financement de 2,44 milliards d'euros pour le plus grand projet hydroélectrique du Brésil. La Banque de développement du Brésil BNDES a accordé au français un prêt de 7,2 milliards de reals (environ 2,44 milliards d'euros) sur 20 ans pour financer le projet Jirau , nouvelle centrale hydroélectrique d'une puissance de 3 300 MW. Ce financement est le plus élevé jamais accordé par la Banque de développement du Brésil et couvre 68,5 % des 3,3 milliards d'euros nécessaires à la construction de la centrale de Jirau, a souligné GDF Suez.


En mai 2008, le Consortium Energia Sustentável do Brasil, constitué de GDF SUEZ (50,1 %), Eletrosul (20 %), Chesf (20 %) et Camargo Corrêa (9,9 %), a fait une offre de 71,4 reals (27,5 euros) par MW/h dans le cadre d'un contrat de 30 ans avec les distributeurs d'électricité.

"Cela représente un chiffre d'affaires garanti de 9,6 milliards d'euros sur 30 ans à partir de 2013. Jirau permettra de satisfaire la demande croissante d'électricité au Brésil (environ 4 500 MW par an). C'est aujourd'hui le plus vaste projet d'infrastructure de production électrique du pays", a ajouté le groupe français.


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MessagePublié: 09 Nov 2009, 20:12 
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Brésil : nouvelle centrale hydroélectrique de 140 MW

Le Brésil a inauguré fin octobre une centrale hydroélectrique d'une valeur estimée à 516 millions de dollars, dont 70% sont financés par le Conseil national économique et social (BNDES).
Situé à 600 kilomètres au nord de la capitale de Rio de Janeiro, le site de Baguari possède une capacité installée de 140 MW, assez pour alimenter une ville de 450 000 habitants lorsqu'il deviendra opérationnel en mars 2010. Un consortium comprenant trois sociétés énergétiques et services publics - Neoenergia, Furnas et Cemig - sont en charge du projet.

Ce projet hydroélectrique devient le premier parmi 7 autres à faire l'objet d'une commande gouvernementale à travers le programme PAC visant à améliorer et à accélérer l'approvisionnement en énergie électrique du pays.

Le fournisseur Voith Hydro fournira quatre turbines bulbes électro-mécaniques nécessaires à l'exploitation de la centrale. L'équipement hydraulique sera fabriqué au Brésil.

Alors que l'industrie des biocarburants connait un véritable essor depuis plusieurs années, le Brésil possède également un immense potentiel hydroélectrique grâce à ses fleuves. Plus de 85 % de l'électricité du pays est approvisionné en hydroélectricité.

Enerzine

http://www.enerzine.com/7/8652+bresil-- ... 0-mw+.html


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MessagePublié: 21 Jan 2010, 13:07 
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suite de ce post de fevrier 2009 : viewtopic.php?p=232691#p232691

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GDF Suez s’attire les foudres de la communauté internationale

15 janvier 2010 univers-nature

Sur l’initiative d’une coalition composée « d’organisations de la société civile du Brésil, de la France et des Etats-Unis », le président de la multinationale française GDF Suez, M. Gérard Mestrallet, a récemment reçu un courrier l’exhortant à annuler la participation de sa compagnie à un projet de barrage en Amazonie brésilienne. Dans la mesure où le gouvernement français est actionnaire à hauteur de 36 % de la dite société, une copie de la lettre a également été adressée au président de la République, Nicolas Sarkozy, ainsi qu’à plusieurs autres membres du gouvernement.
De fait, il s’avère que GDF Suez est l’un des actionnaires majoritaires dans le consortium d’entreprises chargé de la construction du barrage hydroélectrique de Jirau, sur le rio Madeira, affluent du fleuve Amazone.
Or, projet pour le moins controversé, ce barrage est dénoncé, d’une part, comme une négation des droits fondamentaux des populations indigènes locales, mais s’accompagne, en outre, d’un lourd impact environnemental.

D’après l’association Survival International, « Jirau est le plus grand programme hydroélectrique en cours dans les Amériques ». Et qui dit projet pharaonique, dit dégâts incommensurables. Ainsi, au rythme actuel auquel évolue le projet, des milliers de familles riveraines devraient être déplacées. Dans l’indifférence générale, les droits des communautés indigènes installées à proximité du site sont bafoués, le barrage suivant sa progression en l’absence de consentement préalable de leur part.
Outre cette dimension humaine, le barrage de Jirau, à l’instar de nombreux projets de ce type, devrait avoir de lourdes répercussions sur l’environnement, plus ou moins proche. De larges zones forestières seraient, en effet, menacées, incluant notamment des aires protégées. La construction du barrage entraînerait également un risque d’extinction de centaines d’espèces de poissons migrateurs. Touche finale à ce non-sens environnemental, la végétation en décomposition et la déforestation occasionnées « contribueront de manière significative à l’émission de dioxyde de carbone et de méthane » dans cette région. En inondant des forêts et en dévastant les stocks de poissons, Jirau compromet directement les moyens de subsistance des populations locales.

Pour Jean-Patrick Razon, directeur de Survival International France : « Il est scandaleux que le gouvernement français utilise des fonds publics pour financer une entreprise honteusement responsable de la destruction d’une importante rivière amazonienne et d'une région d’une exceptionnelle diversité biologique et socio-culturelle (…) ». En outre, la coalition à l’origine du courrier contestataire rappelle qu’en agissant ainsi, GDF Suez et ses partenaires dans ce projet se rendent passibles d’amendes pour déforestation illégale. Ils seraient d’ores et déjà impliqués dans une affaire civile intentée au Brésil par le Ministère public de l'État, le Ministère public fédéral (Ministério Público) ainsi que par des organisations non-gouvernementales.

Chaque année, la Convention de Berne (BD) et Greenpeace organisent les Public Eye Awards, palmarès récompensant les entreprises les plus irresponsables en matière de critères sociaux et environnementaux. L’année 2010 ne faisant pas exception, une cérémonie de remise des prix est programmée le 27 janvier prochain à Davos, commune située à l’est de la Suisse. Elle coïncidera avec l’ouverture du Forum économique mondial (WEF). Et si les noms des nominés n’ont pas encore été communiqués, certaines informations ont déjà pu filtrer quant aux candidats retenus. Et c’est sans surprise que GDF Suez figure dans les entreprises en lice pour la coupe.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_a ... gi?id=4063


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MessagePublié: 08 Fév 2010, 21:51 
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Oups ! Quand la forét est pas détruite par le feu ou par les tracto pelle pour étre transformée en paturage, c' est l' eau de barrage qui menace :

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Amazonie : un barrage hydroélectrique géant de 11 GW

Le Brésil vient d'accorder le permis pour la construction du très controversé barrage hydroélectrique qui sera situé au cœur de la forêt amazonienne, sur le fleuve Xingu (nord de l'Etat de Para).
Bien que ce projet d'un montant de 17 milliards de dollars devrait aider le pays à faire face à la demande croissance en électricité, il a soulevé bien des préoccupations concernant à la fois son impact environnemental et sa population indigène.

Selon le Ministre de l'Environnement, Carlos Minc, 250 km2 carrés de terre seront inondés par le futur barrage de Belo Monte, ce qui représente seulement une partie des 5 000 km2 prévue initialement et qui impliquait quatre barrages hydroélectriques. Près de la moitié de la zone, (soit 125 km2) est déjà inondée naturellement pendant la saison des pluies.

"L'impact sur l'environnement existe, mais il a été pesé, calculé et réduit", a ajouté M. Minc. "Des mesures seront prises pour prévenir l'extinction de certaines espèces animales et protéger la subsistance de ceux qui gagnent leur vie grâce à la pêche".

Les 11.000 MW du barrage de Belo Monte fait partie d'un énorme plan de développement concerté. A son terme, il deviendra le deuxième plus grand barrage hydroélectrique du Brésil et le troisième plus grand au monde - la palme revenant à celui des 3 gorges en chine avec 18 200 MW.

Des barrages, des routes, des gazoducs et des réseaux électriques d'une valeur de 30 milliards de dollars sont actuellement en cours de construction dans la région afin de pouvoir acheminer dans les années à venir, l'énergie, les matières premières et les produits agricoles.

http://www.enerzine.com/7/9169+amazonie ... 1-gw+.html


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MessagePublié: 22 Fév 2010, 20:46 
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Le Brésil promet le premier très grand "barrage vert"

LE MONDE | 22.02.10

Rio de Janeiro Correspondant

Ce sera, promet-on à Brasilia, le premier barrage géant écologiquement irréprochable. Le gouvernement brésilien a donné son feu vert, début février, à la construction du complexe hydroélectrique de Belo Monte, sur la rivière Xingu, dans l'Etat amazonien du Para. Les militants du développement durable dénoncent ce projet et les tribus indiennes riveraines menacent d'y faire obstacle.

L'aval gouvernemental marque l'épilogue d'une longue histoire. Le projet remonte au milieu des années 1970. Il prévoit initialement la mise en service de six usines. En 1989, les indigènes, soutenus alors, comme aujourd'hui, par le chanteur anglais Sting, mènent une campagne mondiale qui oblige l'Etat à battre en retraite.

L'image, cette année-là, du cacique Tuira brandissant un couteau au visage d'un ingénieur nourrira la légende de la "résistance" indienne au programme hydroélectrique. Une scène semblable se reproduira en 2008, lorsque le coordonnateur du projet, venu s'expliquer devant les Indiens, sera poignardé au bras.

Entre-temps, le projet a été rebaptisé et modifié en tenant compte de nouvelles contraintes environnementales et des craintes de la population. Il ne comporte plus qu'une usine. La surface des terres inondées sera réduite de 1 200 km2 à 516 km2. Avec ses 29 turbines, le complexe comprendra deux barrages et un lac de retenue reliés par deux canaux de dérivation des eaux du Xingu. La centrale sera "au fil de l'eau", réduisant ainsi l'impact environnemental.

Les Indiens hostiles

Avec 11 200 mégawatts en puissance installée, Belo Monte sera le troisième plus grand barrage du monde, après celui des Trois Gorges, en Chine (18 000 MW) et celui d'Itaipu, exploité en commun par le Brésil et le Paraguay (14 000 MW). Il possédera 11 % de la capacité de production du Brésil. L'usine entrera en service en 2015. L'Etat fédéral évalue le coût du projet à 11 milliards de dollars (8 milliards d'euros). L'appel d'offres sera lancé en avril. Deux consortiums brésiliens sont déjà en lice. Soucieux d'ouvrir plus amplement la concurrence, le gouvernement incite un troisième industriel, le groupe GDF Suez, à se joindre à la course.

Le vainqueur, quel qu'il soit - et c'est l'essentiel -, devra s'engager par avance à honorer un strict cahier des charges assorti de "quarante contraintes environnementales et socio-économiques". Faute de quoi, le projet ne pourrait être mis en oeuvre. Le ministre de l'environnement, Carlos Minc, évalue à 800 millions de dollars (587 millions d'euros) le montant de ces "compensations" : "C'est, dit-il, la licence environnementale la plus exigeante de l'Histoire."

Il s'agira, notamment, de créer deux zones de préservation des terres indigènes et de financer un réseau d'assainissement public, et d'un programme de construction d'écoles et de dispensaires. "Toutes ces exigences sont réalisables, même si certaines sont lourdes", observe Roberto Massias, chef de l'agence gouvernementale pour l'environnement (Ibama). Le projet affectera 12 000 familles rurales, dont beaucoup seront déplacées et à qui on promet de meilleures conditions de vie. "Mais, assure M. Minc, pas un Indien ne devra quitter sa terre."

Les promoteurs du projet arguent qu'il générera 18 000 emplois directs et 80 000 emplois indirects dans une région qui se plaint d'être économiquement délaissée, et qu'il fera tomber, chaque année, des dizaines de millions de dollars dans l'escarcelle de l'Etat de Para et de la ville la plus proche, Altamira. Les militants écologistes restent sceptiques, et les Indiens hostiles. Ils déplorent que l'étude environnementale n'ait pas levé leurs doutes. Ils soulignent que le creusement des deux canaux de dérivation entraînera des excavations équivalentes aux travaux du canal de Panama.

Ils évoquent les risques d'émission de gaz méthane, les menaces sur la forêt, sur le cours du fleuve et sur la pêche traditionnelle, et les désordres liés à l'arrivée prévisible de 100 000 nouveaux habitants. "Ce sera le chaos", prédit l'évêque de Xingu, Erwin Kräutler. Les Indiens accusent la Funai, la fondation fédérale qui défend leurs intérêts, de "trahison", car elle a donné son accord au projet. Plusieurs associations ont déclenché des actions en justice contre l'Etat.

Belo Monte est crucial, rétorquent les partisans du barrage, pour assurer l'autosuffisance du Brésil en électricité. D'ici à 2017, le pays aura besoin chaque année de produire 4 000 MW supplémentaires pour soutenir une croissance économique autour de 5 %. L'hydroélectricité, qui assure 85 % de la fourniture d'énergie au Brésil, est "propre et renouvelable", mettent-ils avant. 65 % du potentiel hydroélectrique est en Amazonie. "Il serait insensé de renoncer à une telle ressource", dit Mauricio Tolmasquim, président de l'entreprise publique de recherches énergétiques.

http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... id=1309690


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MessagePublié: 22 Mars 2010, 14:11 
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Alstom inaugure une usine d'équipement hydroélectrique

IMMA, la société commune créée par Alstom et Bardella** a été inaugurée jeudi dernier à Porto Velho, dans l'Etat de Rondônia (nord du Brésil), en présence des autorités brésiliennes et de responsables d'Alstom et de Bardella.
Cette unité sera chargée de la fabrication d'équipements pour la centrale hydroélectrique de Santo Antonio, sur le fleuve Madeira, au Brésil. L'investissement se monte à environ 37 million d'euros et se traduit par la création de 400 emplois.


..........


http://www.enerzine.com/7/9389+alstom-i ... ique+.html


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MessagePublié: 26 Avr 2010, 19:15 
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L’usine hydroélectrique de Belo Monte devient un enjeu électoral

Le 26 avril 2010 Usine Nouvelle

Face au tir de barrage de l’opposition, à l’approche des élections présidentielles (premier tour en octobre), Lula défend la mise en œuvre de ce méga chantier en pleine région amazonienne. L'enjeu lui évoque de très mauvais souvenirs : un black-out géant, en 2002.

..............


http://www.usinenouvelle.com/article/l- ... al.N130463


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MessagePublié: 07 Fév 2011, 16:40 
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Projet de méga-barrage au Brésil : une nouvelle catastrophe annoncée ?

04 Fev 2011 Univers Nature

Présenté par ses promoteurs comme une réponse aux besoins énergétiques croissants du Brésil, le projet de méga-barrage de Belo Monte s’avérerait un désastre environnemental et social s’il venait à voir le jour. Selon l’organisation ICRA International, la construction de ce complexe risque d’inonder 160 000 hectares de forêt vierge, détruisant par là-même les habitats d'innombrables espèces propres à l'Amazonie, et pourrait affecter des centaines de kilomètres du fleuve Xingu. Mais surtout ce barrage implique le déplacement de plus de 40 000 personnes, dont des communautés issues de 18 groupes ethniques dépendant du Xingu pour leur subsistance. Le risque économique est lui aussi conséquent, le gouvernement ayant eu recours à des fonds publics pour l'essentiel des 16 milliards de dollars d'investissement. Or, selon ICRA, le Belo Monte serait l’un des barrages les moins efficaces du Brésil, opérant à seulement 10 % de sa capacité en saison sèche de juillet à octobre.

Partageant le point de vue des experts et responsables politiques ayant étudié le projet, qui y voient une catastrophe annoncée, Abelardo Bayama Azevedo a renoncé à la mi-janvier à son poste de président de l'agence environnementale brésilienne. Ce n’est malheureusement pas le premier à plier sous la pression des promoteurs de Belo Monte, son prédécesseur ayant démissionné l’année passée pour le même motif, de même que le ministre brésilien de l'Environnement.
Ces réticences n’ont, toutefois, pas réfréné les ambitions des entreprises appelées à tirer bénéfice de ce projet. Celles-ci souhaitent, en effet, faire démarrer les travaux dans les semaines à venir. Société qui devrait tirer le plus de profit de Belo Monte, Eletronorte demande que le permis de construire soit accordé même si le projet ne répond pas aux normes environnementales.

Si la pression politique sort victorieuse, la construction du complexe Belo Monte pourrait démarrer dès février. Selon ICRA, le ministre brésilien de l'Energie et des Mines, Edson Lobão, a affirmé que le permis devrait être accordé très prochainement. Appelant à une prise de conscience de la communauté internationale, les ONG Avaaz (1) et International Rivers (2) ont mis en place des pétitions internationales sur leurs sites Internet respectifs.

Cécile Cassier

1- Pétition sur le site de Avaaz.
2- International Rivers soutient les communautés locales dont le travail consiste à protéger leurs fleuves et bassins fluviaux. Sa mission est de militer pour l’arrêt des projets d’aménagement fluviaux destructeurs et d’encourager le recours à des méthodes équitables et durables pour satisfaire les besoins en eau, en électricité et en matière de gestion des crues. Son site est le suivant : http://www.internationalrivers.org (en anglais) ou pour signer directement la pétition.


http://www.univers-nature.com/inf/inf_a ... gi?id=4561


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MessagePublié: 09 Fév 2011, 20:53 
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en rapport avec le post précedent.

Les jeux sont fait.

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Hydroélectricité : Alstom remporte un contrat de 500 M EUR au Brésil

AFP le 09/02/2011

Le groupe industriel français Alstom a remporté un contrat de 500 millions d'euros auprès de la compagnie brésilienne Norte Energia pour la fourniture d'équipements destinés au complexe hydroélectrique de Belo Monte (nord), le troisième plus important au monde, a-t-il annoncé mercredi.


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MessagePublié: 10 Fév 2011, 00:29 
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Espérons que cela ne fera comme le barrage d'Itaïpu où Alsthom avait aussi fourni les turbines.
Le barrage construit on s'était aperçu que le premier client important était à 1000km..
Tous les dirigeants brésiliens de l'époque avaient touché des "commssions"..
@+


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MessagePublié: 10 Fév 2011, 19:54 
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La centrale hydroélectrique de Belo Monte au Brésil

Alstom a annoncé la signature d'un contrat d'environ 500 millions d'euros avec la compagnie brésilienne Norte Energia pour la fourniture d'équipements destinés au complexe hydroélectrique de Belo Monte, le troisième plus important au monde.
Ce barrage, construit sur la rivière Xingu, dans l'État de Pará, dans le nord du Brésil, aura une capacité de production de 11 230 MW.

Alstom sera à la tête d'un consortium formé avec l'allemand Voith et l'autrichien Andritz, chargé de fournir quatorze groupes turbo-alternateurs Francis de 611 MW chacun et six groupes turbo-alternateurs de type bulbe. Alstom, pour sa part, fournira 7 des unités Francis, du matériel mécanique, ainsi que les postes électriques pour les quatorze unités Francis.

Les travaux de construction de Belo Monte devraient durer 8 ans. A terme, Belo Monte approvisionnera en électricité 35 millions de personnes.

« La technologie de pointe d'Alstom continue de jouer un rôle important au Brésil, à l'heure où le pays, soucieux de garantir son avenir énergétique à long terme, investit dans les énergies renouvelables », a déclaré Philippe Joubert, Président d'Alstom Power. « Ce contrat est le fruit de notre engagement à développer les meilleures solutions dans le domaine de l'énergie renouvelable. La performance de nos turbines et alternateurs hydroélectriques, associée à nos technologies de réseau, permet de tirer le meilleur parti des centrales hydroélectriques. »

L'hydroélectricité assure 85% de la production électrique du Brésil. Durant les dix dernières années, Alstom a fourni au marché brésilien plus de 100 turbines et alternateurs hydroélectriques ; ses équipements constituent 35% de la capacité hydroélectrique installée du Brésil.


http://www.enerzine.com/7/11339+la-cent ... esil+.html


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Brésil : le barrage du Belo Monte contesté mais non stoppé

08-04-2011 UniversNature

Déjà dénoncé par l’organisation ICRA International en février dernier, le projet de méga-barrage de Belo Monte au Brésil continue, à juste titre, à faire polémique. De fait, si elle devait être menée à son terme, sa construction impliquerait la destruction de près de 1 500 km2 de forêts et le déplacement de 20 000 à 40 000 personnes. Menaçant le mode de vie et la survie de milliers d’Indiens établis dans la région du Xingu, il serait alors le troisième barrage le plus important au monde.

Toutefois, malgré les contestations des populations locales et de la communauté internationale, le projet fait son chemin. La Commission interaméricaine des droits de l'homme a effectivement demandé au gouvernement brésilien de suspendre la construction du barrage tant que les communautés indigènes n'auront pas été consultées et de prendre les mesures nécessaires pour protéger les Indiens isolés concernés par ce projet. Malgré cette pression, selon un récent communiqué de l’ONG Survival International, la compagnie française Alstom a d’ores et déjà signé un contrat d’environ 500 millions d’euros avec la compagnie brésilienne Norte Energia pour la fourniture d'équipements destinés au complexe hydroélectrique de Belo Monte. Alstom prendra ainsi la tête d'un consortium réunissant les compagnies Voith et Andritz, respectivement allemande et autrichienne.

Or, bien qu’Alstom se félicite de respecter les lois et les réglementations des pays qu’elle colonise, il s’avère dans les faits que le Belo Monte transgresse la Constitution brésilienne et la Convention 169 de l'Organisation Internationale du travail ratifiée par le Brésil. L’entorse porte sur le fait que, non consultées, les populations affectées n’ont aucunement donné leur libre consentement à ce projet. Mais il semble qu’une fois encore le profit passe avant le respect des droits et de la vie des peuples indigènes.

Cécile Cassier


http://www.univers-nature.com/inf/inf_a ... gi?id=4636


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MessagePublié: 06 Juin 2011, 13:12 
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Construction autorisée du barrage Belo Monte au cœur de l’Amazonie

La capacité maximale prévue de la centrale hydroélectrique est de 11 233 mégawatts (MW) via 72 turbines, ce qui en fera le deuxième complexe hydroélectrique du Brésil, et le troisième dans le monde derrière le barrage des Trois Gorges en Chine et le barrage d'Itaipu entre le Brésil et le Paraguay. Cependant la production électrique moyenne devrait être de 4 462 MW. L'électricité du barrage servira vraisemblablement à l'extraction de bauxite à partir de gisements dans l'état du Pará et à sa transformation en aluminium. L'opposition au projet a eu et a encore une forte médiatisation incarnée par le chanteur Sting et chef indien Raoni Metuktire.

Le projet est vivement critiqué par les populations autochtones et de nombreuses organisations environnementales au Brésil. Il aurait un rendement limité à 10 % de l'énergie électrique brésilienne avec un impact considérable sur l'environnement entrainant une réduction drastique de la biodiversité et la destruction d'espèces rares et l'engloutissement du territoire de tribus indiennes qui obligerait à déplacer plus de 25 000 indigènes, principalement des municipalités d'Altamira et de Vitoria do Xingu en raison d'un réservoir de 6 140 km2 1. Le coût de cet aménagement hydraulique est estimé entre 11 et 16 milliards de dollars. Le projet devrait employer durant la construction environ 18 000 personnes de manière directe et 80 000 de manière indirecte ; après la construction, le nombre d'emplois permanents ne serait que de 2 000. L'appel d'offre du projet a été remporté par Norte Energia, une filiale à 49 % d'Eletrobrás.

Les milliers de lettres ainsi que plus de 600 milles signatures ont tout simplement été ignorées.

Madame Dilma Roussef a signé l’arrêté de mort des peuples Xingus.
...
Le barrage de Belo Monte sera plus vaste que le canal du Panama et inondera au moins 400 000 hectares de forêt. De ce fait 40 000 indigènes et autres populations locales seront délocalisées et l’habitat de nombreuses espèces animales et végétales sera détruit

Tout ceci pour faire de l’énergie ?

Au prix de l’humain et de la terre ?


http://www.crashdebug.fr/index.php/inte ... lamazonie-


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