Granulés alternatifs

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Re: Granulés alternatifs

Message par mobar » 03 juin 2017, 18:40

kercoz a écrit :
energy_isere a écrit :
Il reste le probléme des clous la dedans, mais visiblement il ont résolu la question.
C'est sur que la broyeuse ne doit pas aimer les clous! les sortir avant, faut faire bosser gratuit. Le mieux c'est de les bruler en massif, en chaudière ou en cheminée. La palette reste un matériau tres utile pour des tas de trucs: cloture, ossature cabane. Perso, je fais du compost linéaire mais conserve un post de compostage "classique", fait avec 5 palettes.
Les clous, ça s'extrait avec un séparateur magnétique après le déchiquetage et avant le broyage de calibrage
Il n' y a pas de main d’œuvre particulière
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Granulés alternatifs

Message par Raminagrobis » 27 déc. 2017, 22:33

lien Le syndicat des déchets de Metz expérimente le production de granulés à partir de bois de déchetterie.
Toujours moins.

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Re: Granulés alternatifs

Message par energy_isere » 13 juil. 2018, 12:47

100 millions d’euros en Champagne pour produire un biocombustible alternative au charbon

GAËLLE FLEITOUR Usine Nouvelle 13/07/2018

La PME française Européenne de Biomasse va construire dans la Marne un complexe produisant du HPCI Black pellet, un granulé biocombustible, substitut aux énergies charbon et fioul dans les grosses installations industrielles. Une "première en France", assure-t-elle.

100 millions d’euros. C’est le montant investi pour un grand projet industriel sur la plateforme de Pomacle-Bazancourt, dans la Marne, par la PME française Européenne de Biomasse et ses partenaires Meridiam et la Banque des Territoires (Caisses des Dépôts), annonce-t-elle vendredi 13 juillet. Intitulé FICA-HPCI (Filière industrielle Champagne-Ardennes - Haut Pouvoir Calorifique Industriel), ce complexe industriel devrait voir le jour dès l’automne 2018. Les détails du financement du projet ne sont pas précisés, ni le nombre d’emplois potentiellement créé.

Utiliser les résidus de bois issus des forêts de la région

"A partir des résidus de bois issus des forêts de la région, le complexe assurera la première production mondiale de granulés HPCI® Black pellet en continu", assure la PME spécialisée dans le développement de biocombustibles pour des installations de production d’énergie. Ce biocombustible breveté, présenté comme un "substitut total au charbon" est issu de 12 ans de R&D.

"Véritable alternative au charbon ne nécessitant pas de modifier les chaudières existantes" pour les infrastructures comme les chaufferies, les centrales et les grosses installations industrielles, il offre de "très hautes performances techniques (résistance à l’eau, densité, performance calorifique)" et relâchera des émissions de "CO² à la combustion proches de zéro", selon Européenne de Biomasse.

Devenir une "tête de série industrielle"

Le complexe industriel comprendra d’une part une centrale de cogénération biomasse qui fournira l’électricité à Enedis et la vapeur à un industriel local, et d’autre part l’usine, qui produira chaque année 120 000 tonnes de biocombustibles HPCI®. Elle fabriquera également du HPCI® White pellet destiné au marché des particuliers, un marché en croissance continue en France et en Europe, selon les partenaires.

Ce complexe pourrait devenir une "tête de série industrielle", et servir de modèle pour construire une nouvelle filière de la bioéconomie française et européenne, espère la PME. "Nous développons ici, avec nos partenaires Meridiam et la Banque des Territoires, l’approche globale d’une filière d’approvisionnement en biomasse en circuit court, afin de promouvoir la sortie du charbon au niveau des réseaux de chaleur, des industriels et du parc électrique, sans modifier les chaudières et infrastructures existantes", insiste Jean-Baptiste Marin, PDG de la société Européenne de Biomasse.
https://www.usinenouvelle.com/article/1 ... on.N719484

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Re: Granulés alternatifs

Message par phyvette » 13 juil. 2018, 13:39

Curieusement on nous dit dans l'article : "Ce biocombustible breveté, issu de 12 ans de R&D"
Ce qui nous est présente comme une première mondiale : "Ce complexe pourrait devenir une "tête de série industrielle", et servir de modèle pour construire une nouvelle filière de la bioéconomie française et européenne."

Pour un peu comme pour un soir de finale de coupe du monde, les black pellets nous feraient entonner la Marseillaise...

Oui mais !!... Un article de 2015 nous calme vite.
Le black pellet, [est] actuellement produit aux Etats Unis.
En septembre dernier, Sea Invest Rouen a réceptionné à Grand-Couronne un premier navire de black pellets, en provenance du port nord-américain de Mobile (Alabama), premier exportateur mondial de ce produit nouveau protégé par un brevet. Le Mandarin, navire vraquier de 187 mètres de long, a livré 25.000 tonnes de granulés de bois.

A Rouen, Sea Invest table sur un trafic annuel de 145.000/150.000 tonnes destinées, essentiellement aux chaufferies franciliennes qui mélangent les black pellets avec charbon.
http://www.haropaports.com/fr/les-black ... t-de-rouen

On remballera donc la Marseillaise, le black pellet n'est pas le résultat du génie industriel Français
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Re: Granulés alternatifs

Message par Silenius » 13 juil. 2018, 17:24

Oui mais on ne connait pas les proprietaires des brevets.

https://www.google.com/search?q=patents+biocoal+pellets

possiblement, les Suedois https://www.ctc-n.org/products/bioendev-biocoal-company

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Re: Granulés alternatifs

Message par energy_isere » 30 juil. 2018, 08:37


En Corrèze, une usine à biomasse va stériliser la forêt

7 juin 2018 / Gaspard d’Allens et Andrea Fuori (Reporterre)

En Corrèze, le projet d’une usine à biomasse censée alimenter des chaufferies de région parisienne suscite les critiques et l’inquiétude de la population pour l’avenir même des forêts : les pellets torréfiés seront produits à partir des souches et des restes de branchage après les coupes rases, ne laissant rien pour la régénération des sols.

Sur la route qui serpente en montant le long du plateau de Millevaches, la forêt dense laisse éclater les couleurs vives du printemps. Une touche impressionniste jaune et vert tendre qui s’éveille au soleil encore doux du mois de mai. Au bord du chemin d’asphalte, des tags sont écrits sur les murs des vieilles granges et sur les transformateurs électriques : « On ne se laissera pas peler ! », « Non à l’usine Bugeat-Viam »,« Ni ici ni ailleurs ! ».

Depuis près d’un an, une grogne gagne les habitants des petits villages en pierres grises de ce territoire rural composé à moitié de forêts. Plantés au siècle dernier, sur les ruines de la déprise agricole, ces bois attirent maintenant les convoitises des industriels, qui voient dans la biomasse leur nouvel Eldorado.

Au grand dam des opposants, l’usine CIBV « Carbon Ingen’R Bugeat Viam » a eu, fin avril, l’accord du préfet de Corrèze pour débuter ses travaux. Son projet ? Produire chaque année 45.000 tonnes de pellets torréfiés — des granulés issus du bois-énergie — qui serviraient de substitution aux combustibles fossiles comme le charbon.

D’après les promoteurs, l’approvisionnement — plus de 113.000 tonnes de bois par an — se ferait dans les 80 kilomètres autour de l’usine en récoltant principalement les souches et les « andains », ces restes composés de branchages, de rémanents abandonnés par les forestiers après les coupes rases et entassés au bulldozer sur les parcelles.

« Les souches et les rémanents sont les garants de l’avenir, les engrais naturels de la forêt »
Pour l’entrepreneur, laisser cette biomasse au sol se dégrader est « une perte de plus-value ». Stockée, broyée, criblée puis torréfiée, elle pourra au contraire être « valorisée » et alimenter des installations thermiques comme la Compagnie parisienne de chauffage urbain, située à 600 kilomètres de là. CIBV lui réserverait la totalité de sa production pour chauffer les habitants de Saint-Ouen. Le plateau de Millevaches, connu pour ses maquis impénétrables sous la Résistance et sa tradition communiste, sera-t-il bientôt un territoire ressource de la métropole ?

À proximité du cours sauvage de la Vézère, l’usine sonne comme le retour de l’âge industriel. Deux cheminées de 26 et 30 mètres de haut culmineront dans le fracas des broyeurs. Une vingtaine de salariés dans la poussière, l’odeur âcre du bois vert qui brûle et les panaches de fumée.

« CIBV a tout pour devenir un nouveau point de crispation », analyse Tonio, un jeune homme né dans la région et engagé contre le projet. « Notre territoire souffrait déjà de l’exploitation industrielle des forêts avec les coupes rases, les plantations artificielles et les monocultures. Avec cette usine, les industriels approfondissent le désastre. » En utilisant les andains au lieu de les laisser retourner au sol sur les parcelles, les entrepreneurs repoussent le seuil de ce qui peut être considéré comme exploitable. « Ils augmentent la ponction sur le vivant et le transforment en marchandise. »

Une aberration agronomique. « Les souches et les rémanents ne sont pas juste des déchets à valoriser, expliquent Émeline Faure et Julien Cassagne, deux techniciens forestiers travaillant sur le plateau. Ce sont les garants de l’avenir, les engrais naturels de la forêt. » Si on exporte les andains, « on risque d’appauvrir la fertilité des sols, accroître l’érosion, baisser la qualité de l’eau et la biodiversité », ajoutent-ils dans des contributions écrites à l’enquête publique. Une menace d’autant plus vive que le sol granitique du plateau est fragile, peu profond et faible en minéraux. « CIBV incarne une vision court-termiste qui menace la pérennité de la ressource. Comme le disaient les anciens, on n’abat pas une vache que l’on veut traire ! »

...............
https://reporterre.net/En-Correze-une-u ... r-la-foret

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Re: Granulés alternatifs

Message par kercoz » 30 juil. 2018, 18:18

Un peu de bon sens. Ca fait du bien ....mais ça risque de se fini en ZAD !
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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