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Re: France : le projet projet Bio-T-Fuel (agro-diesel 2iem gen)

Publié : 22 oct. 2009, 15:19
par energy_isere
kercoz a écrit :Les gens voient le biodiesel comme LA solution ,et ça me fait tres peur.
....

Non, pas LA solution. Une des composante de la tartiflette énergétique.

Méme avec les agrocarburants de 2iéme géneration la surface du sol Agricole sera insufisante ou trop concurente à l' alimentaire.

Re: France : le projet projet Bio-T-Fuel (agro-diesel 2iem gen)

Publié : 22 oct. 2009, 17:47
par sceptique
Jaguar75 a écrit :C'est LE problème de la valorisation des co-produits agricoles, que ce soit pour en faire du carburant, des isolants ou autre chose. Le coût du transport rapporté à la faible valeur des matières récupérées tue souvent le projet. Une solution viable pourrait consister à effectuer une première transformation sur place, afin de ne transporter que des matériaux à plus haute valeur ajoutée. Mais ce n'est pas toujours praticable. Quoique... si on voit le machin-Fueler (pour produire son propre éthanol dans son jardin) dont parle Tovi dans un autre fil, ce peut être un type d'alternative
C'est l'éternel problème : dés que l'on transporte des végétaux on appauvrit d'autant les sols où ils ont été prélevés. Ce qu'il il faudrait arriver à faire c'est des unités locales d'agrocarburants. En gros, on extrait l'éthanol (uniquement Carbone Hydrogène 0xygène), en laissant soigneusement sur place le "résidu" qui contient toute la "richesse" extraite du sol : Phosphore, Azote, Soufre, Potassium, Calcium, Fer, Magnésium pour les plus importants. Car C O H sont renouvelables indéfiniment : O et H par l'eau de pluie et C par la photosynthèse. Le reste, ou ont ne le prélève pas (le mieux), où on le remplace par des engrais dérivés du gaz (N) ou des produits miniers (P K).

Maintenant, même dans le cas le plus favorable, on ne peut pas tout transformer comme le dit Kercoz à propos du BRF. En effet, de par sa structure, le "petit bois" est essentiel pour les micro-organismes du sol capables justement de rendre assimilable les fameux résidus ou cendres.

Dans un projet durable d'éthanol (de fabrication locale donc, voir ci-dessus) on doit se contenter des déchets fournis localement. Mais là, le compte n'y est pas, et de loin. Il s'en faut d'un ou deux ordres de grandeur. Par exemple, une exploitation "familiale" sur qq hectares pourrait, en plus de la nourriture, produire qq centaines de litres d'éthanol par an avec les déchets, une partie du petit bois, l'herbe, etc ... Je n'ai pas les données en tête mais si l'agriculture industrielle et intensive peut fournir 2000 litres éthanol à l'hectare, je dirais qu'un procédé respectueux des sols et écosystèmes pourrait fournir, en ordre de grandeur, une centaine de litres à l'hectare (en plus de la nourriture donc). A vérifier.
La France pourrait ainsi fournir, en comptant 20 000 000 hectares ainsi cultivés (un gros tiers du territoire), 2 milliards de litres éthanol en tout et pour tout. Soit à peine 5% de notre consommation de carburant routier (sans compter le reste).
La solution est pourtant simple : il "suffit" de diminuer notre consommation de carburant dans les mêmes proportions :twisted: . Par exemple, en roulant 2 fois moins avec des véhicules consommant 10 fois moins. Facile avec un VeloSolex des années 60 ! Et avec une Jaguar V12 il suffit de rouler 50 fois moins (200 km au lieu de 10 000) :-D

J'oubliais : pour produire des agrocarburants localement il faut un paquet d'huile ... de coude :-P Et tout ce boulot pour au final qq centaines de km par an, le jeu en vaut-il la chandelle ?

Re: France : le projet projet Bio-T-Fuel (agro-diesel 2iem gen)

Publié : 22 oct. 2009, 18:00
par kercoz
Tu viens de démontrer qu'au mieux, ça ne pourra qu'auto produire le carburant RESERVE a l'agriculture . Rajoute toubibs et pompiers pour avoir une idée des possibilités limités du concept s'il veut rester ds le domaine humaniste .
Maintenant si on en mets 3% (?) aujourd'hui ds ma caisse et 10 % demain , 20% apres demain pour ceux qui peuvent payer les 2 euros le litre tout en "contraignant" le blé ou maiis a monter ..... on fait quoi ? une petition ?

Re: France : le projet projet Bio-T-Fuel (agro-diesel 2iem gen)

Publié : 03 mars 2010, 18:27
par energy_isere
Sofiproteol entre dans le projet de R&D BioTfueL

(src : Sofiproteol)

Sofiproteol annonce s'être lancé, au sein d'un consortium, dans la production de biocarburants de seconde génération par l'intermédiaire du projet de Recherche & Développement BioTfueL.
BioTfueL est un projet commun de R&D pour le développement d'une chaîne de production de biocarburants de 2ème génération de type gazole et kérosène de synthèse. Un programme d'unités pilotes va être mis en oeuvre pour assurer l'intégration, la validation et l'optimisation de la chaîne de production. BioTfueL a pour objectif le développement de technologies permettant l'utilisation d'une très large variété de biomasse.

Le projet BioTfueL dispose d'un budget de 112,7 millions d'euros pour une durée établie de 7 ans. Il est financé par les partenaires du consortium et bénéficie d'une aide de l'ADEME (Agence de l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie) et du Conseil Régional de Picardie pour un total de 33,3 millions d'euros.

L'ensemble des opérations de prétraitement et de conditionnement de la biomasse, notamment la torréfaction, seront expérimentées sur le site de Compiègne appartenant à Sofiprotéol. Le succès du développement des biocarburants passera par la mise en œuvre d'une organisation durable de la collecte des différentes biomasses sur le territoire national.

« La première génération de biocarburant diesel a permis en même temps de développer une production pour l'alimentation animale au travers des tourteaux de colza, et donc pour l'alimentation humaine. La deuxième génération s'appuie sur une valorisation large de la biomasse végétale pour obtenir un biocarburant qui pourra ou se substituer ou être mélangé aux biocarburants issus de la première génération. La deuxième génération permettra ainsi aux produits agricoles de répondre encore davantage à de nouvelles applications dans le domaine de la chimie du végétal, tout en continuant à répondre aux besoins de l'alimentation » souligne Philippe Tillous-Borde, Directeur Général de Sofiprotéol.

La biomasse, une énergie du futur

Dans un contexte de croissance de la demande énergétique et de l'utilisation de ressources renouvelables dans la lutte contre l'effet de serre, le projet BioTfueL propose un concept novateur pour répondre à ces défis. BioTfueL vise à développer une chaîne complète de procédés industriels intégrés qui sera à même de traiter la plus large gamme de charges biomasses pour la production de biocarburants de synthèse de haute qualité.

BioTfueL intègre les différents procédés de la chaîne BTL (Biomass To Liquid) : séchage et broyage de la biomasse, torréfaction, gazéification, purification du gaz de synthèse et conversion finale en biocarburant par synthèse Fischer-Tropsch.

Créé en 1983, Sofiproteol est l'Etablissement financier de la filière française des huiles et protéines végétales. Sa mission est de promouvoir la mise en marché et la transformation des productions oléoprotéagineuses ainsi que de développer de nouveaux débouchés afin d'assurer la pérennité de la filière dans un souci d'équité et de solidarité entre les acteurs.

Outre sa gestion d'activités financières de marché, Sofiproteol gère des fonds d'investissements durables destinés à accompagner les entreprises du secteur agro-industriel. En 2009, le Chiffre d'affaires de Sofiprotéol s'est élèvé à plus de 6 milliards d'euros. Sofiprotéol emploie en France et en Europe plus de 6000 personnes.

Enerzune
http://www.enerzine.com/6/9272+sofiprot ... fuel+.html

Re: France : le projet projet Bio-T-Fuel (agro-diesel 2iem gen)

Publié : 03 mars 2010, 18:53
par kercoz
energy_isere a écrit : Outre sa gestion d'activités financières de marché, Sofiproteol gère des fonds d'investissements durables destinés à accompagner les entreprises du secteur agro-industriel
Durable ? c'est du genre je me commande du matos et je me finance ma propre commande par biais inextricables mais qui atterrisent generalement ds les poches de l'état qui détourne la tete .Une nouvelle pompe a subv est née , chantons tous son avènement.

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 11 oct. 2011, 23:57
par phyvette

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 12 oct. 2011, 10:26
par energy_isere
puisque les commentaire de cet article de blogenergie reparlent de Futurol, profitons en :

Bioéthanol 2G : usine pilote sur le site de Pomacle-Bazancourt (Marne)

Enerzine 12/10/2011

Le Projet FUTUROL qui vise à mettre au point et à commercialiser un procédé complet de production de bioéthanol de deuxième génération a atteint une nouvelle étape de son développement : la mise en fonction de la première usine pilote française sur le site de Pomacle-Bazancourt.
Cette étape décisive soutenue par l'Office national des forêts (ONF), concrétise la production de bioéthanol de deuxième génération, et permettra de valider à l'échelle préindustrielle les résultats des recherches entreprises depuis 2008. Trois années d'essais seront désormais nécessaires pour déterminer les choix technologiques qui permettront le passage à l'échelle industrielle.

Lancé en 2008, le Projet FUTUROL regroupe 11 acteurs qui couvrent l'ensemble de la filière, du végétal à la pompe. Ce sont aussi bien des financiers, que des industriels ou encore des laboratoires de recherche qui apportent au projet leurs compétences et expertises, issues de plusieurs années d’implication dans le domaine des biocarburants.

S'approvisionner localement et durablement

Le Projet FUTUROL privilégie une approche multi-ressources des matières premières. Dans une perspective d'approvisionnement durable et de non-concurrence avec l’alimentation, il vise l'utilisation de matières premières végétales diversifiées : co-produits de l'agriculture, ressources forestières, déchets, etc. Il a aussi pour vocation de développer une filière de production adaptable au contexte local. Selon les promoteurs du projet, "la production de bioéthanol de deuxième génération doit pouvoir être localisée n'importe où dans le monde, alterner les matières premières utilisées selon les saisons et être, le cas échéant, mise en oeuvre dans les unités de première génération."

L'usine pilote : vers la deuxième génération

La construction de l'usine pilote a débuté à l'automne 2008 sur le site de Pomacle, dans la Marne, au coeur du complexe agro-industriel de Bazancourt. L'usine pilote constitue aujourd’hui un ensemble de 5 000 m2.

Ce site permettra de tester, à l'échelle 1/1000è soit 180 000 litres/an, la mise en cohérence des avancées technologiques. L'objectif est de valider à l'échelle préindustrielle les résultats obtenus en laboratoire et de choisir les technologies à mettre en oeuvre à l'échelle industrielle. Les sources d’optimisation possibles, notamment les consommations énergétiques ou la gestion des flux de matières seront également étudiées lors de cette étape.

Inauguré le 11 octobre 2011, le pilote est mis à la disposition des équipes de recherches impliquées dans le Projet FUTUROL.

« Je me réjouis que l’ONF s’inscrive dans cette démarche. C’est un projet exemplaire et porteur d’avenir pour les territoires et le développement local. C’est également un nouvel enjeu pour le développement de la biomasse forestière, dans le respect de la gestion durable des forêts » a déclaré Pascal Viné (en photo), directeur général de l’Office national des forêts.

** Porté par la société PROCETHOL 2G, le PROJET FUTUROL est porté par 11 partenaires : acteurs R&D (ARD, IFP Energies Nouvelles, INRA et Lesaffre), acteurs industriels (Champagne Céréales, ONF, TEREOS, TOTAL) et acteurs financiers (Crédit Agricole Nord Est, CGB, Unigrains). Le projet vise à mettre au point et commercialiser un procédé complet de production de bioéthanol de deuxième génération.
http://www.enerzine.com/6/12772+bioetha ... ourt+.html

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 20 déc. 2011, 17:32
par energy_isere
Suite de ce post viewtopic.php?p=268111#p268111
BioTfueL, l’autre voie pour les biocarburants de deuxième génération

28 Nov 2011

Un consortium d'industriels et de chercheurs français veut obtenir du biogazole et du biokérosène à partir de biomasse lignocellulosique. Le but : passer du stade de démonstrateur à celui de raffinerie intégrée.

La recherche sur la deuxième génération de biocarburants se diversifie : après Futurol qui veut obtenir du bioéthanol à partir de microorganismes, voici BioTfueL, un projet de production de biogazole et de biokérosène par thermochimie. Programmé jusqu’en 2017, il représente un investissement de 112,7 millions d’euros, et regroupe six partenaires, parmi lesquels Sofiprotéol, Total, le CEA et l’IFP Energies Nouvelles. Une présentation a eu lieu le 23 novembre dernier à Paris.

Par opposition à la voie enzymatique, BioTfueL n'utilise pas de micro-organismes. Si les procédés mis en œuvre ne sont pas neufs et sont pour certains issus de la pétrochimie (torréfaction, gazéification, synthèse Fischer-Tropcsh), c'est bien la première fois qu'on cherche à les adapter à un tel volume de biomasse, puisque 3 tonnes seront traitées à l'heure. En particulier, le gazéifieur de 15 mégawatts, conçu par le sidérurgiste allemand ThyssenKrupp, a une taille qui permet d'envisager l'échelle industrielle (200 000 tonnes de carburant par an).

Autre différence avec le projet Futurol, le recours, à un degré variable, aux ressources fossiles (pétrole, charbon, PET coal), pour compenser les variations saisonnières de la biomasse, et assurer une continuité de fonctionnement du pilote, a indiqué le directeur du projet Jean-François Rous lors de la conférence.

Deux sites ont été retenus pour BioTfueL : Venette (60), qui accueillera le torréfacteur, et Dunkerque (59), sur le site de l'ancienne raffinerie de Total, où sera acheminée la poudre, pour être gazéifiée en carburants. Ce ne sera pas forcément le schéma industriel retenu à termes. L'objectif est aussi de disposer de procédés suffisamment flexibles pour s'adapter à différents types de biomasse lignocellulosique (déchets agricoles et forestiers, taillis courte rotation...), et donc d'exporter le concept à l'étranger.

Le consortium vise 15 à 20 % du marché mondial des biocarburants de seconde génération, bioéthanols exclus. Sachant que ces derniers représenteront en volume, à l'horizon 2030, environ 8 % de la totalité des biocarburants.
http://www.industrie.com/it/biotfuel-l- ... tion.12292

Venette c' est prés de Compiégne.

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 16 févr. 2012, 12:53
par energy_isere
Première bio-raffinerie à produire du biodiesel à partir de bois

La société UPM a annoncé un investissement dans une bio-raffinerie qui produira des biocarburants à partir de tallöl brut (un résidu de la production de pâte chimique) à Lappeenranta, en Finlande.
La bio-raffinerie produira environ 100 000 tonnes par an d'un biodiesel de deuxième génération qui sera utilisé pour le transport. La construction de la bio-raffinerie qui est prévue pour commencer à l'été 2012 sur le site d'UPM Kaukas devrait être achevée en 2014. L'investissement total d'UPM s'élèvera à environ EUR 150 millions.

"L'activité des biocarburants a un grand potentiel de développement. La qualité du produit fini et ses caractéristiques environnementales ont suscité un intérêt important parmi une large gamme de clients et l'investissement est rentable. Lappeenranta est la première étape d'UPM vers son objectif de devenir un producteur significatif de biocarburants de deuxième génération. C'est également une part centrale dans la réalisation de notre stratégie Biofore", a déclaré Jussi Pesonen, Président Directeur Général d'UPM.

Le biodiesel de deuxième génération d'UPM, - UPM BioVerno - est une innovation qui diminuera les émissions de gaz à effet de serre du transport jusqu'à 80% par rapport aux carburants fossiles a affirmé l'entreprise finlandaise. Et d'ajouter : "les caractéristiques du produit correspondent à ceux des carburants traditionnels à base de pétrole et conviennent très bien aux véhicules et aux systèmes d'injection actuels."

"Notre bio-raffinerie à Lappeenranta est le premier investissement significatif dans une unité de production nouvelle et innovante en Finlande durant la période de transition actuelle de l'industrie forestière", a aussi précisé Jussi Pesonen.

La construction de la bio-raffinerie offrira du travail à près de 200 personnes pour environ deux ans. Quand la production démarrera, la bio-raffinerie emploiera directement près de 50 personnes et indirectement environ 150 personnes. La société UPM tient à signaler qu'elle n'a pas sollicité de subvention publique à l'investissement pour ce projet.

Les objectifs européens à 2020 créent de la demande pour les biocarburants renouvelables

La demande pour les biocarburants devrait augmenter d'environ 7% par an dans l'Union Européenne. L'objectif de l'U.E. est d'augmenter à 10% la part des biocarburants dans les carburants pour le transport d'ici 2020. En Finlande, l'objectif correspondant est encore plus ambitieux avec une augmentation de 20%. La production annuelle de la bio-raffinerie UPM contribuera en conséquence à environ un quart de l'objectif biocarburant de Finlande.

La matière première principale de la bio-raffinerie par hydrotraitement d'UPM Lappeenranta est du tallöl brut qui est un résidu de la production de pâte chimique, généré essentiellement au cours de la production de cellulose au sulfate à partir de feuillus. Une part significative de la matière première provient des propres usines de pâte d'UPM en Finlande.

L'approvisionnement en bois d'UPM est basé sur les principes de la gestion durable des forêts, de la chaîne de contrôle et de la certification forestière. En transformant le tallöl brut, UPM optimise le bois utilisé pour la production de pâte d'une manière plus efficace sans augmenter les coupes de bois. UPM n'utilise pas de matière première destinée à l'alimentation.

"Nous utilisons notre propre travail de développement et nos matières premières renouvelables à base de bois. Par conséquent, nous aurons un carburant pour le transport de haute qualité et compétitif, qui réduit vraiment les émissions et est adapté aux véhicules modernes," a indiqué Petri Kukkonen, Vice-Président Biocarburants d'UPM.

Autre projet de bio-raffinerie

La décision de construire une bio-raffinerie à Lappeenranta ne remet pas en cause les autres projets de bio-raffinerie d'UPM. En effet, UPM a prévu de construire une autre bio-raffinerie soit à Rauma, Finlande, ou à Strasbourg, France. Cette bio-raffinerie utiliserait du bois énergie comme matière première et la technologie serait différente de celle mise en œuvre à la bio-raffinerie de Lappeenranta.

UPM évaluera son autre projet de bio-raffinerie après que l'U.E. ait rendu sa décision sur les subventions à l'investissement. L'U.E. devrait décider des subventions NER300 au second semestre 2012. Au-delà de l'aide à l'investissement, la décision d'investissement sera influencée de manière significative par les perspectives à long terme des prix et de la disponibilité du bois sur le marché.
http://www.enerzine.com/6/13478+premier ... bois+.html

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 03 août 2014, 21:35
par energy_isere
Suite de ce post du 20 dec 2011 viewtopic.php?p=307246#p307246
Total : Lancement à l’automne du projet BioTfuel

30 Juillet 2014 energeek

Total lancera à l’automne le chantier de son projet BioTfuel, une usine pilote de production de biogazole et de biokérosène de deuxième génération à Mardyck (Nord), a-t-on appris vendredi auprès du groupe, confirmant une information de la Voix du Nord. Ce chantier sera situé sur le site de l’ancienne raffinerie des Flandres à Dunkerque (Nord).

D’un coût estimé à 180 millions d’euros, ce projet emploiera 250 à 300 personnes pendant les deux ans qu’il durera. « Lancé en 2010, le projet BioTfueL consiste à produire, par voie thermochimique, du biogazole et du biokérosène de deuxième génération », rappelle le groupe sur son site internet. Cinq entreprises partenaires travaillent avec Total sur BioTfuel, parmi lesquelles Axens, dans l’élaboration de procédés catalytiques, IFP Energies nouvelles et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), dans la recherche et l’innovation, Sofiprotéol, dans l’approvisionnement, et ThyssenKrupp Uhde, pour la technologie de gazéification.

L’objectif de cette collaboration est d’aboutir, en 2020, à la possibilité de produire annuellement 200 000 tonnes de biodiesel et de biokérosène à partir d’un million de tonnes de biomasse, après validation de cette technologie au niveau industriel. La Raffinerie des Flandres, à Mardyck, avait cessé son activité en 2010. Elle a laissé la place, entre autres, à Oleum, un centre qui a vocation à former des centaines d’employés de Total aux métiers du gaz, du raffinage et de la pétrochimie et d’un centre d’audit.
http://www.petrole-et-gaz.fr/total-lanc ... fuel-2805/

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 07 déc. 2014, 21:05
par energy_isere
suite du post au dessus.
Biocarburants 2G, bientôt deux démonstrateurs en Nord-Picardie

6 nov 2014

Lancé en 2010, BioTfueL, un projet de production de biogazole et de biokérosène par voie thermochimiQue, vient d’achever sa phase d’avant-projet détaillé et aborde une nouvelle étape clé de construction des deux démonstrateurs prévus sur les sites Sofiprotéol de Venette (Picardie) et TOTAL de Dunkerque (Etablissement des Flandres, Nord-Pas de Calais). En effet, les contrats de construction des principaux lots du site TOTAL de Dunkerque ont été signés par Bionext avec les PME françaises Prosernat (pour le traitement du gaz de synthèse) et RBL-REI (pour la préparation des charges) ainsi qu’avec ThyssenKrupp Industrial Solutions (pour l’unité de gazéification et l’intégration globale du site). Depuis le 1er septembre, ce sont plus de 100 personnes qui sont mobilisées pour permettre le démarrage de la phase de construction. L’exploitation de l’unité de Dunkerque est prévue à partir de 2017.

Inscrit dans un contexte mondial de transition énergétique, BioTfueL vise à développer un procédé de conversion thermochimique de biomasse de deuxième génération en biodiesel et biokérozène, dont le bilan environnemental est particulièrement favorable (plus de 90 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre par rapport à un carburant conventionnel). Ce recours à la biomasse lignocellulosique (bois, paille, résidus végétaux) permettra de compléter l’offre actuelle en biocarburants de première génération (sucre, amidon, et huiles végétales). Le concept novateur de BioTfueL repose sur sa capacité à traiter la plus large diversité de biomasses possible ou à la co-traiter avec des ressources fossiles, aussi bien liquides que solides. Cette flexibilité permettra de garantir la continuité de l’approvisionnement des futures unités industrielles tout en réduisant le coût de production. BioTfueL est le seul projet au monde à viser une telle flexibilité vis-à-vis de la ressource. C’est aussi le seul projet en Europe, à ce jour, au même degré d’avancement pour démontrer à différentes échelles l’ensemble de la chaîne, depuis la préparation de la biomasse et son introduction sous forme solide dans un gazéifieur jusqu’à la production de produits liquides directement incorporables dans les carburants conventionnels.

Le projet BioTfueL est porté par des partenaires européens leaders dans leurs secteurs, ce qui constitue un atout essentiel pour développer, démontrer et commercialiser mondialement une technologie de rupture.

Les partenaires s’engagent ainsi sur un projet d’environ 180 M€, dont un peu plus de 33 M€ de fonds publics apportés par l’ADEME et le conseil régional de Picardie. Près de 110 M€ seront investis pour la construction de l’unité de démonstration sur le site TOTAL de Dunkerque, et près de 12 M€ pour la construction de l’unité de démonstration sur le site Sofiprotéol de Venette.
http://www.bioenergie-promotion.fr/3840 ... -picardie/

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 09 déc. 2016, 20:11
par energy_isere
2 ans plus tard ..... suite du post au desssus !
Total : Ségolène Royal a inauguré la nouvelle unité de biocarburants

09 Dec 2016

Ce vendredi, la ministre de l’Environnement s’est rendue à l’Établissement des Flandres de Total à Mardyck (Dunkerque) pour l’inauguration de BioTfuel.
Cette unité visera à mettre au point une technologie destinée à produire des biocarburants.


Image

Produire du biogazole pour les autos et du biokérosène pour les avions à partir de biomasses non valorisées par l’agriculture (résineux, feuillus, paille, bagasses de canne à sucre, etc.) : tel est l’objectif des recherches qui vont être menées au sein de BioTfuel, la nouvelle unité-pilote de biocarburants de deuxième génération inaugurée ce vendredi par le ministre de l’Environnement, Ségolène Royal.

Coût de ce projet développé par Total, et dont la construction a mobilisé jusqu’à trois cents personnes : 178 millions d’euros, dont 33 millions d’aides accordées par l’Ademe (agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie).

Validée en 2014 par la direction de Total dans le cadre de la reconversion du site de Mardyck, la construction de BioTfuel est, selon Bernard Pinatel, président de la branche mondiale raffinerie-chimie du groupe pétrolier, « un facteur-clé pour répondre aux enjeux et les défis du changement climatique ».

Plus concrètement, son objectif sera de mettre au point une technologie destinée à fabriquer des biocarburants. Quinze personnes seront mobilisées durant cette phase de recherches, jusqu’en 2020. « Ensuite, il s’agira de vendre des licences de procédés à des industriels qui produiront eux-mêmes ces biocarburants », résume Jean-François Rous, président de la société Bionext, partenaire de Total et porteuse du projet BioTfuel.

Pour Ségolène Royal, un tel projet est « exemplaire » sur la reconversion industrielle du site : « Il symbolise ce que nous nous sommes engagés à faire, notamment au travers de la loi sur la Transition énergétique et des accords de Paris sur le Climat (…) destinés à réduire la dépendance aux énergies fossiles », s’est-elle réjoui. Pour elle, BioTfuel symbolise « les défis du futur et les emplois de demain ».
http://www.lavoixdunord.fr/87444/articl ... carburants

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 09 déc. 2016, 21:17
par mobar
Ce ne serait pas trop tôt?
Lancé en 2010 et imaginé lors du PNRB dans les années 2000, il en aura fallu du temps pour lancer cette R&D qui a autant de chance d'aboutir qu'un voyage sur Mars planifié par des pygmées camerounais!

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 09 déc. 2016, 21:32
par energy_isere
...............L’unité pilote de BioTfuel est un programme de recherche sur trois ans (2017-2020) qui vise à terme à rendre possible la production annuelle de 200.000 tonnes de biodiesel et de biokéroséne a partir d’un million de tonnes de biomasse. Une technologie nouvelle que les différents acteurs espèrent transposer à l’échelle industrielle, dans de grandes unités de production.
...............
Le chantier, qui représente un investissement de 180 millions d'euros, est porté par six partenaires parmi lesquels Total et Axens dans l'élaboration de procédés catalytiques, IFP Energies Nouvelles et le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), dans la recherche et l’innovation, ThyssenKrupp pour la technologie de gazéification et le groupe Avril.

Les biocarburants produits seront utilisables, seuls ou en mélange, dans tous les moteurs diesel et turboréacteurs d’avion.

S’il a fallu entre 250 et 350 personnes pour construire la plateforme, une trentaine de salariés devrait suffire à faire tourner le site pendant ces trois années de recherche, selon le directeur général de Bionext (la société créée par les partenaires pour porter le projet), Jean-Christophe Viguié.
..........................
http://www.sciencesetavenir.fr/nature-e ... que_108802

Re: Développement des "bio"carburants 2ème génération

Publié : 09 déc. 2016, 23:20
par mobar
...............L’unité pilote de BioTfuel est un programme de recherche sur trois ans (2017-2020) qui vise à terme à rendre possible la production annuelle de 200.000 tonnes de biodiesel et de biokéroséne a partir d’un million de tonnes de biomasse. Une technologie nouvelle que les différents acteurs espèrent transposer à l’échelle industrielle, dans de grandes unités de production.
Du flan ou de la daube?