la Grèce : notre futur ?

Comment anticiper au mieux le choc à venir (organisation de la société, questions politiques, conseils financiers, etc).

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la Grèce : notre futur ?

Message par GillesH38 » 10 déc. 2010, 07:47

à mon avis, c'est à des petites actus comme ça qu'on voit l'évolution future de la société, bien plus qu'avec des annonces catastrophiques d'effondrement, d'attaques de hacker ou de traders, de guerres totales, ou d'inondations catastrophiques sous des mètres d'eau :

http://fr.news.yahoo.com/76/20101210/tw ... 8f422.html
Le soir venu, ils sont donc nombreux à se retrouver au «parc du parking» pour discuter, jusque tard dans la nuit. Mais désormais, on y boit des bières achetées à l'épicerie du coin plutôt qu'au bar où les prix sont devenus inaccessibles pour «la génération 700 euros» - le salaire minimum devenu le salaire normal. Si normal que cette jeunesse athénienne se sait, aujourd'hui, condamnée à ne jamais gagner correctement sa vie, sauf à s'exiler. Vivre chez ses parents à 30 ans est fréquent, être employé de bureau avec un doctorat de physique aussi....
en période de croissance, c'etait des pays comme les USA ou le Japon qui nous montraient notre futur. Maintenant, ça risque bien d'être des pays comme la Grèce, l'Irlande ou le portugal ....
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par Alter Egaux » 10 déc. 2010, 08:16

GillesH38 a écrit :en période de croissance, c'etait des pays comme les USA ou le Japon qui nous montraient notre futur. Maintenant, ça risque bien d'être des pays comme la Grèce, l'Irlande ou le portugal ....
Ok Gilles. Sauf que tu oublies un truc : la Grèce va annoncer qu'elle ne paiera pas sa dette (et je ne vois pas comment, vu son taux sur 10 ans, ni son incapacité à lever des impôts), entrainant un effet domino (notamment pour nos banques françaises).

Je suis d'accord, c'est eux qu'il faut regarder, mais pas pour le niveau de vie ou son smic, mais pour ce que son décrochement va provoquer.
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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par GillesH38 » 10 déc. 2010, 09:39

ben concrètement, les gens ne vivent pas en connaissant les montants virtuellement inscrits sur des ordinateurs qui s'échangent des informations par satellites aux 4 coins de la planète, ni dans les cabinets ministériels, ni dans les bureaux de direction de banques. Ils vivent en gagnant de l'argent tant bien que mal, c'est à dire en trouvant un boulot , et en s'achetant ce qu'ils peuvent avec. C'est bien pour ça que je relève ce genre d'actu du quotidien : si tu veux comprendre quelle conséquence concrète ça aura sur le quotidien des gens, tu en as un exemple. Une économie en déroute, c'est juste ça , ce qu'on appelle communément la galère, pour un nombre croissant de personnes. Nul doute en revanche que ces jeunes ont un très bon bilan carbone !!!
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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par Alter Egaux » 10 déc. 2010, 10:30

J'ai été en Grèce en pleine grève générale, avec une pénurie d'essence comme je n'avais jamais vu, des supermarchés totalement vides, des émeutes devant les pompes à essence, les routes vides avec des camions et des voitures au bord de la route (par beau temps, je précise).
Franchement, si l'avenir est juste un niveau de baisse de la vie à la grecque comme le suggère ton fil, moi, cela ne m'inquiète pas du tout. On fera notre jardin en plus pour manger, avec moins d'heure au travail, et plus de télétravail (moins de transport).
A noter que plein d'entreprises du CAC prônent déjà ce mode là (pas de transport, pas de bureau, pas de chauffage, pas d'eau pour les toilettes, ni de papier cul...)...

Si ce qui t'inquiète, c'est deviser pour aller sur le niveau de vie des grecques, ben franchement, tu ne devrais pas : moi, je trouve cela plutôt cool pour les avoir observé de près...
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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par GillesH38 » 10 déc. 2010, 13:39

Alter Egaux a écrit : Si ce qui t'inquiète, c'est deviser pour aller sur le niveau de vie des grecques, ben franchement, tu ne devrais pas : moi, je trouve cela plutôt cool pour les avoir observé de près...
bah alors y a rien à "sauver", c'est cool. Si tu penses que ça gene pas grand monde de revenir à 700 euros par mois et de ne meme plus pouvoir consommer dans des bars, effectivement alors je ne pense pas qu'il y ait de gros problème à prévoir dans les décennies qui viennent (à l'échelle du siècle, ça s'aggravera bien sur : là c'est plus la Grece qu'il faudra regarder, c'est peut etre plutot l'Inde, puis le Tchad). Quel AUTRE problème vois-tu toi, par exemple, si les banques se cassent la gueule et que l'état fait faillite ?
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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par energy_isere » 10 déc. 2010, 14:27

Alter Egaux a écrit : ...
Si ce qui t'inquiète, c'est deviser pour aller sur le niveau de vie des grecques, ben franchement, tu ne devrais pas : moi, je trouve cela plutôt cool pour les avoir observé de près...
visiblement il y des jeunes en Gréce qui pensent différement :

Sans perspectives, les jeunes Grecs ne songent qu'à partir

LeFigaro 06/12/2010

..............

La crise économique a des effets directs sur cette jeunesse. Certains se tournent vers la violence et rejoignent des groupes extrémistes de gauche, d'autres, les plus nombreux, n'ont qu'un but: partir. Ils sont 72%, selon les sondages, à vouloir quitter la Grèce pour trouver un avenir meilleur dans d'autres pays d'Europe.

Mélanie Mavrogiorgis défilait, il y a deux ans, avec ses camarades dans les rues d'Athènes. Si, aujourd'hui, on est loin de l'ambiance insurrectionnelle de 2008, Mélanie, elle, est galvanisée. «Au lieu de dépenser d'énormes sommes dans l'armement, le gouvernement devrait donner plus à l'éducation!» lance-t-elle exaspérée. Cette jeune fille volubile, qui parle un français parfait, fait partie de la génération dite «des 700 euros», le salaire minimum en Grèce. Comme la majorité des jeunes Grecs, elle a plusieurs diplômes en poche, mais ne peut trouver un travail. Et pour cause, avec le plan de rigueur imposé au pays depuis le mois de mars, le salaire de base est passé à 592 euros. Avec un bac +5, « j'avoue ne pas être motivée», souligne-t-elle. «La Grèce renvoie ses enfants, ou plutôt, elle les tue. C'est une Médée moderne», éructe Mélanie.

...............


http://www.lefigaro.fr/international/20 ... partir.php

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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par Alter Egaux » 10 déc. 2010, 15:30

energy_isere a écrit :visiblement il y des jeunes en Gréce qui pensent différement :

Une jeunesse pourrie gatée. J'ai pu constaté cela directement : un budget apéro/resto (à partir de 16 h) hallucinant, des café pleins à craquer en fin d'après midi jusqu'à des heures très tard dans la nuit, tous les jours. Je n'avais jamais vu cela de ma vie. Le probléme, c'est qu'ils n'avaient pas 17 ans ou 20 (où jeunesse se passe), mais 30 ans, 35 ans, 40 ans.
Je comprend un peu que les allemands les prennent pour des fainéants, même si ce n'est pas si simple que cela.

A mon avis, ils auraient mieux fait de virer les 2 familles corrompus à la tête de l'Etat plutôt que de dépenser 1/3 de leur budget mensuel en soirées arosées.
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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par Rahan » 22 déc. 2010, 13:40

Alter Egaux a écrit : Une jeunesse pourrie gatée. J'ai pu constaté cela directement : un budget apéro/resto (à partir de 16 h) hallucinant, des café pleins à craquer en fin d'après midi jusqu'à des heures très tard dans la nuit, tous les jours. Je n'avais jamais vu cela de ma vie. Le probléme, c'est qu'ils n'avaient pas 17 ans ou 20 (où jeunesse se passe), mais 30 ans, 35 ans, 40 ans.
Je comprend un peu que les allemands les prennent pour des fainéants, même si ce n'est pas si simple que cela.
Peut être aussi une différence culturelle avec un rythme de vie adapté au climat. ;)

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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par pascal47 » 10 juil. 2011, 15:09

GillesH38 a écrit :en période de croissance, c'etait des pays comme les USA ou le Japon qui nous montraient notre futur. Maintenant, ça risque bien d'être des pays comme la Grèce, l'Irlande ou le portugal ....

Oui. Et je ne suis pas sûr que la stabilité, voir la démocratie y survivent. Les violences de toutes natures deviendront une réalité concrète pour nous tous. Même pour les "initiés" ici présents qui pensent échapper ou du moin limiter les conséquences de ces dérèglements !


Le gros problème c'est que je 'entrevois pas, à titre personnel, de solution pour éviter ces échéances, comme si quelque chose nous poussait inexorablement vers un mur batit de nos propres mains.
Daniel Pennac (La fée Carabine)
"Le bonheur individuel se doit de produire des retombées collectives, faute de quoi la société n'est qu'un rêve de prédateur."

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Re: [Actu] Situation financière de l'Etat grec

Message par phyvette » 13 janv. 2012, 17:05

En Grèce l’effondrement systémique en cours provoque une pénurie de médicaments sur près de la moitié des 500 médicaments les plus demandés à travers le pays.

Les médicaments, a rajouter dans la liste des stocks pour 2012.

Conséquences de l’effondrement: pénurie de médicaments en Grèce
Quand on ne peut pas prendre place autour de la table, on se retrouve au menu.

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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par phyvette » 16 janv. 2012, 20:05

Standard & Poor's s'attend à une faillite imminente de la Grèce. Chaud devant...!
Quand on ne peut pas prendre place autour de la table, on se retrouve au menu.

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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par kercoz » 16 janv. 2012, 20:13

Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par Théotrace2 » 24 janv. 2012, 16:20

après les abandons d'enfant, les forets dans cheminées...
Après constatation d'abattages illégaux, les services forestiers ont émis 1.500 plaintes en 2011, soit deux fois plus que l'année précédente, dans un pays où 70% des forêts sont publiques, le reste appartenant pour l'essentiel à des institutions religieuses.

"la hausse du prix du mazout", quasi-multiplié par deux en 2011, "et la baisse des crédits alloués à la gestion publique des forêts, passés de près de 20 millions d'euros ces dernières années à désormais moins de 10 millions
et la troïka qui vient de leur demander de serrer encore la ceinture ! :cry:
Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal mais par ceux spectateurs qui discutent sur les forums. Adios.

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Re: la Grèce : notre futur ?

Message par Alter Egaux » 25 janv. 2012, 07:14

Un article à lire absolument sur le rôle des agences de notation en ... 1931 en Europe, en pleine montée du fascisme. A méditer pour notre présent.
En 1931, Moody's conduisait déjà la Grèce au chaos

Dans le commentaire d'un article sur les agences de notation, une mariannaute rappelle l'épisode historique qui a vu l'agence Moody's dégrader la note de la Grèce, générant des troubles sociaux et politiques dans le pays avant l'arrivée au pouvoir du général Metaxas, fasciné par les régimes fascistes. Moody's exprimera ses regrets, annoncera la fin de la notation des dettes publiques avant de ressortir son funeste carnet de notes en 1975.
« Lorsque Moody's a dégradé la Grèce en 1930, une sévère politique d'austérité a été mise en place et a abouti,bien entendu , à une dictature militaire, au point que Moodys a l'époque s'est excusée et a promis de ne plus noter les dettes « souveraines ». Depuis,on a eu la paix ! sauf que la commission européenne en mars 2010 a permis de nouveau à ces agences qui se contentaient de noter les entreprises,...de noter absolument TOUT, sous entendu : les dettes souveraines. Ces agences sont payées à la commande par des banques ou par des fonds de pension étrangers intéressés aux rendements à 2 chiffres. Depuis, PSA, mal notée, a décidé de délocaliser. Depuis,les taux d'intérêt de la Grèce sont passés à 18%, voire 25% à certains moments, ce qui a eu le « mérite » de multiplier la dette d'origine par 4 !!! » écrit Jocelyne Rivoallan en commentaire d'un article de la blogueuse Aliocha intitulé: « AAA: on veut bien s'indigner mais on a pas tout compris »
C’est l’économiste Jean-Marc Daniel, qui, le plus récemment, est venu rappeler cet épisode historique méconnu.
En 1909, John Moody, journaliste financier reconverti, crée la notation stricto sensu : sa société jauge les risques en s'appuyant sur une grille de notes, qui permet de résumer les risques pris par le créancier. S & P suit en 1916 et Fitch en 1924. La notation des Etats débute, elle, dès 1918...

Au début des années 1930, le Trésor américain reproche aux agences de notation de n’avoir pas vu venir les faillites en chaîne des banques et la crise boursière de l'automne 1929. Elles entreprennent dès lors d‘élargir leur champ de compétence à la dette des états. Pendant la Grande Dépression, de nombreux pays européens n'ont pu faire face à leur dette : l'Allemagne, la Grèce, la Hongrie, la Roumanie. Mais les agences de notation ont alors essentiellement dans leur collimateur des pays latino-américains, victimes de la chute des cours des matières premières. Les agences baissent la note du Brésil et de la Bolivie, qui fera défaut en janvier 1931.
A Washington, on reproche alors « aux agences de se concentrer sur la zone américaine et d’ignorer l’Europe » écrit Jean-Marc Daniel. Le doigt sur la couture du pantalon, les agences se penchent sur l’état du vieux continent. Moody’s « repère l’homme malade de l’Europe ». C’est la Grèce qui aura « le triste privilège d’avoir été, dans l’Europe des années 30, la cible régulière des agences de notation, alors dans leur « adolescence ».

Etiqueté libéral de gauche, le premier Ministre Venizélos, un avocat Crétois considéré comme le fondateur de la Grèce moderne. Accusé par l’opposition monarchiste de ruiner l’Etat, il dit distinguer « la bonne dette qui prépare l’avenir de la mauvaise dette qui sert à payer les fonctionnaires ».

Pas assez convaincant pour Moody’s qui dégrade la Grèce. Les taux d’intérêts augmentent. C’est l’escalade. Les exportations de produits agricoles, principales sources de revenu, diminuent. L'autre grande source de capitaux, les envois d'argent des Grecs émigrés, se tarit. Enfin, les prix flambent en Grèce. Venizélos essaie, dans un premier temps, de rester optimiste. Le 25 avril 1931, il supprime la liberté des changes et impose un cours forcé de la drachme. Le 1er mars 1932, il arrête les remboursements des emprunts contractés auprès de la Grande-Bretagne, de la France et de l'Italie. Les critiques de l'opposition sont de plus en plus virulentes. Pour sauver sa majorité à la chambre lors de législatives qui s'annoncent, Venizélos décide de remettre en place la proportionnelle, qu'il avait critiquée en 1928 en disant qu'elle avait conduit le pays à l'anarchie. Il va aussi jusqu'à limiter la liberté de la presse pour modérer les attaques. Accusé de tendances dictatoriales, son parti est battu. Le retour au pouvoir des monarchistes s’amorce en 1935 avant le coup d’état du général Plastiras. Après une période de désordre, le Roi nommera le général Metaxas ministre de la guerre. S’inspirant des formes autoritaires du régime fasciste italien de Mussolini, il interdit les partis politiques. Il fait arrêter les opposants : près de 15,000 Grecs sont arrêtés et torturés durant les cinq ans de la dictature de Metaxás. Il déclara les grèves illégales et instaura la censure.

Constatant l’étendue des dégâts politiques, Moody’s exprimera ses regrets s’engageant à ne plus noter les dettes publiques des états.

Après guerre, les affaires des agences reprennent, même si elles arrêtent de noter les Etats, qui ne se financent plus guère sur les marchés. La polémique reprend en 1968, quand le maire de New York, furieux de voir sa ville dégradée, fustige S & P et met en cause la faiblesse de ses ressources humaines. Les agences répliquent en changeant de modèle économique : elles adoptent celui d' "emprunteur-payeur" - l'emprunteur paie désormais l'agence pour l'évaluer -, afin d'affiner leurs analyses. Mais à partir de 1975, le marché des obligations d'Etat repart. Les agences ressortent leurs carnets de notes pour évaluer les Etats, et à susciter la critique. Ainsi, elles ont accordé aux pays d'Amérique du Sud de très bonnes notes au début des années 1980, avant que ceux-ci n'enchaînent les faillites. Paradoxalement, bien que toutes ces « Sœur Anne » de la finance n’auront rien vu venir de la crise de 2008, multipliant les scandales, aggravant la situation des états mis au piquet, la référence aux notes dans les législations financières n'a jamais été aussi importante. Retour vers le futur.
http://www.marianne2.fr/En-1931-Moody-s ... au-chaos_a…
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Re: [Actu] Situation financière de l'Etat grec

Message par pascal47 » 14 févr. 2012, 21:24

Vie quotidienne en Grèce : "La rigueur a bouleversé nos vies"

http://www.lemonde.fr/crise-financiere/ ... id=1508090
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