Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Comment anticiper au mieux le choc à venir (organisation de la société, questions politiques, conseils financiers, etc).

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Stéphane
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La pétrochimie ne serait pas menacée

Message par Stéphane » 12 mai 2005, 15:11

J'ai assisté mardi dernier à une conférence intéressante intitulée : "Existe-t-il des alternatives à la pétrochimie ?".
Des propos de l'intervenant, je retiendrai 2 choses :
+ le secteur de la pétrochimie ne consomme que 4% de la totalité du pétrole utilisé en France
+ toutes les molécules constituant les matériaux polyméres peuvent être produites par la biomasse. Cela comporte dans bien des cas des inconvénients par rapport à la filière "fossile" actuelle, notamment des surcôuts liés aux opérations supplémentaires, ou la nécessité d'introduire en quantités plus ou moins grandes des matières synthétiques (provenant du pétrole !) pour garantir certaines propiétés essentielles, telles que la rigidité ou la longévité. Mais on sait théoriquement faire.

J'en ai conclu que la prochaine déplétion n'affectera que modérément le secteur de la pétrochimie, étant donné que d'une part ses besoins en matière première sont faibles (comparativement aux transports par exemple), et que d'autre part les procédés de substitution existeraient. Concernant cette dernière condition, il faudrait néanmoins s'assurer que ces procédés ne sont pas de l'ordre du mythe, à l'image de l'hydrogène pour l'automobile par exemple.
Par contre, il semble bien que les capacités de production soient aujourd'hui insuffisantes, et qu'il sera nécessaire à l'avenir de mobiliser bien plus de surfaces agricoles à cette seule fin, pour alimenter en "matériaux" le nouveau secteur de la "chimie verte".
Une seule certitude en tous cas: les prix des produits finis, qu'ils soient issus de la pétrochimie ou de la chimie verte, seront plus élevés qu'aujourd'hui.

Renaud
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Message par Renaud » 12 mai 2005, 16:35

Je l'avais évoqué sur un autre sujet du forum
Renaud a écrit :http://pageperso.aol.fr/shaktidevi/chanvre.html

une page sur le chanvre (!) qui contient l'intéressant passage suivant :

Les industries utilisent jusqu’à présent le pétrole comme matière première énergétique. Pourtant, n’importe quel chimiste vous dira que tout ce qui se fait avec les hydrocarbures, peut être obtenus avec les hydrates de carbone (ou glucides). Les mêmes techniques employées à la fabrication de l’essence, du plastique, de l’électricité à partir du pétrole, peuvent être utilisées à partir des plantes (biomasse). La conversion de cette matière en carburant ou en plastique est moins efficace que celle des hydrocarbures, mais sur un plan écologique, ses avantages sont nombreux.

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Message par nopasaran » 12 mai 2005, 17:18

Renaud a écrit :Je l'avais évoqué sur un autre sujet du forum
Renaud a écrit :http://pageperso.aol.fr/shaktidevi/chanvre.html

une page sur le chanvre (!) qui contient l'intéressant passage suivant :

Les industries utilisent jusqu’à présent le pétrole comme matière première énergétique. Pourtant, n’importe quel chimiste vous dira que tout ce qui se fait avec les hydrocarbures, peut être obtenus avec les hydrates de carbone (ou glucides). Les mêmes techniques employées à la fabrication de l’essence, du plastique, de l’électricité à partir du pétrole, peuvent être utilisées à partir des plantes (biomasse). La conversion de cette matière en carburant ou en plastique est moins efficace que celle des hydrocarbures, mais sur un plan écologique, ses avantages sont nombreux.
Et ceci pour la bonne raison que le pétrole lui-même a pour origine de la biomasse qui a subit des transformations géologiques.

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Message par nopasaran » 13 mai 2005, 15:37

Fabriquer du plastique biodégradable à partir du sucre de betteraves ou de céréales :
http://www.consulfrance-chicago.org/Fra ... odegfr.htm

Il y a des substituts pour après tout mais ce ne sera jamais aussi simple et bon marché qu'avec le pétrole.

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Message par lionstone » 03 nov. 2005, 11:31

http://www.lesechos.fr/info/rew_metiers/4337928.htm

La chimie prépare un avenir sans pétrole [ 03/11/05 ]

L'industrie chimique cherche à miser sur de nouvelles sources de carbone. L'exploitation de la biomasse exigera une trentaine d'années de recherches.

« Dow Chemicals a décidé d'investir dans la chimie verte, c'est le signe que les groupes croient désormais à cette voie », se réjouit Marie-Elisabeth Borredon, chercheuse à l'Institut national de la recherche agronomique. Le numéro un de la chimie américaine, l'un des premiers consommateurs de pétrole, est sur le point de commercialiser son premier produit réalisé à partir de biomasse, un polyuréthane issu de l'oléochimie. Dans les années qui suivent, c'est toute une gamme qui sortira, fruit de cinq ans de travail.

Ce n'est que le tout début de la chimie verte. « Nous ne savons pas faire grand-chose, reconnaît Jean-Luc Guillaume, « external technology adviser » chez Dow. Il reste de nombreux verrous scientifiques à lever. » Comme l'allemand BASF, avec qui il se dispute le leadership mondial de la chimie lourde, l'américain mobilise ses laboratoires en ordre dispersé. Mais son engagement dans ces nouvelles technologies sera de longue haleine, car, au bout de la course, c'est son développement durable qui est en jeu.

Cette nouvelle donne implique de diminuer ses émissions de gaz à effet de serre (un kilo de CO2 dégagé pour un dollar produit) mais également de trouver de nouvelles sources renouvelables de carbone. Avec une contrainte supplémentaire pour cette industrie lourde : une matière première à prix plancher. « Depuis l'origine, notre secteur s'est adossé à l'industrie pétrolière pour obtenir des bas prix. Il nous faut trouver un nouvel équivalent dans la biomasse. Justement, l'agriculture abandonne 4,6 gigatonnes de détritus dans ses champs par an, c'est suffisant pour nos besoins en carbone de 0,6 gigatonne. » Voilà pourquoi la chimie se rapproche de l'agroalimentaire avec une symbiose inédite en tête.

Au-delà de ces déchets peu valorisés, les experts font miroiter d'autres sources de biomasse : la Terre en produit 1 million de millions de tonnes par an mais l'humanité n'en utilise que 1 milliard pour son alimentation et 1 milliard pour d'autres usages. Seul hic : l'essentiel de ces ressources de carbone se trouve dans des molécules de lignine : « Elles sont difficiles à exploiter », assure Paul Colonna, spécialiste à l'Inra.

Pour Jean-Luc Guillaume, il faudra trente ans de recherches pour y parvenir. Dans l'intervalle, les chercheurs misent sur l'amidon et les huiles, des ressources végétales moins nombreuses mais plus faciles à transformer. Grâce à ses marchés plus spécialisés et mieux valorisés, la chimie fine a pris la tête de ces technologies. Une part significative de certains produits comme les lubrifiants ou les tensioactifs est issue de ces filières. « 20 % des tensio-actifs en France proviennent de cette filière. Les bio-lubrifiants représentent 3 à 4 % mais ils devraient atteindre 20 à 30 % du marché avant 2015 », assure Marie-Elisabeth Borredon.


Un eldorado en vue
Le pétrole restera longtemps encore la source de chaînes carbonées la plus simple et la plus économiste pour synthétiser les molécules de l'industrie chimique, les benzènes ou autres propylènes. 90 % des synthons, ces composés de base du chimiste, viennent de l'or noir. L'industrie chimique a donc tracé une feuille de route progressive vers un monde futur sans pétrole. Au-delà de l'optimisation des procédés actuels, la chimie convoite d'abord de nouvelles sources d'hydrocarbures fossiles peu exploitées.

Les chercheurs travaillent en priorité sur la molécule de méthane, ce gaz qui brûle dans les torchères des puits de pétrole. Problème : on ne sait rien en faire. Car cette molécule se distingue par la symétrie bien gênante des quatre atomes d'hydrogène orbitant autour du carbone, l'atome vedette. Rien à voir avec ses cousins, comme l'éthane ou le butane, qui fournissent les trois quarts de la chimie américaine. Leur géométrie asymétrique facilite la sélectivité des réactions chimiques dont on sait tirer des produits précis. Quand il réagit, le méthane donne, lui, un ensemble de substances qu'il faut ensuite trier. Les scientifiques devront travailler cinq à dix ans sur les technologies de catalyse et de génie des procédés pour apprivoiser la capricieuse molécule.

A plus long terme encore, les chimistes font un pari fou, la transformation du gaz carbonique de l'atmosphère. Pas cher, facile à trouver, cette ressource implique évidemment une contrepartie : maîtriser la molécule très oxydée du CO2, difficile à travailler. Les chimistes lui ont pourtant déjà trouvé un remplacement à faire, celui du phosgène, un composé chloré très toxique qui rentre dans la fabrication des polyuréthanes. Ces polymérisations gagneraient à utiliser un nouvel agent sans chlore, le diméthyle carbonate issu de la combinaison du dioxyde de carbone et du méthanol. « C'est l'exemple type de la réaction de chimie verte », promet Jean-Luc Guillaume. S'ils aboutissent, ces efforts de recherche déboucheraient sur un eldorado : la chimie des C, ces molécules à carbone unique auxquelles on rattache le charbon.
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Message par energy_isere » 27 déc. 2005, 21:37

une présentation des journées technique ADEME de Juin 2005 sur les biopolyméres.
un .pdf de 1.4 méga

http://www.ademe.fr/htdocs/actualite/co ... ilbert.pdf

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Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 16 oct. 2006, 19:12

L'Italie lance la première filière intégrée de plastiques "bio"


C'est une discrète révolution industrielle, à base de maïs et de graines de tournesol, qui est en train de naître à Terni, une ville moyenne d'Ombrie située à une centaine de kilomètres au nord de Rome. Sur ce pôle naguère prospère de la sidérurgie et de la chimie, la société italienne Novamont, pionnière dans le secteur des produits biodégradables, a inauguré, vendredi 13 octobre, la "première bio-raffinerie verte au monde, capable de produire des bio-polyesters à base d'huile végétale". Leader européen des bio-plastiques à base d'amidon grâce à son produit vedette, le Master-Bi, dont 35 000 tonnes sortent déjà du site de Terni, la firme porte sa capacité de production à 60 000 tonnes, soit environ 60 % du marché mondial.

Comparé aux 40 millions de tonnes de plastiques d'origine pétrolière consommées en Europe, ce n'est qu'un balbutiement. De plus, l'intérêt des bio-plastiques est encore occulté par l'engouement actuel pour les bio-carburants. Toutefois, les objets de tous les jours fabriqués à base de produits agricoles ne sont plus une utopie. Les bio-plastiques comme le Master-Bi cumulent les qualités environnementales. Ils sont renouvelables, recyclables, réutilisables, biodégradables et "compostables". On les utilise pour faire des sacs, des emballages, des films de paillage pour l'agriculture, des couches-culottes, des gobelets et des couverts jetables, des cotons-tiges solubles, etc. Les applications sont infinies : Novamont a collaboré notamment avec l'équipementier américain Goodyear pour développer un pneu "écologique" qui réduit de 40 % la résistance au roulement.

Née en 1989 d'un laboratoire de Montedison, c'est avant tout une entreprise de chercheurs qui continue à consacrer 30 % de ses ressources à la recherche. Elle est détentrice des 56 brevets qu'elle développe. Aujourd'hui, l'adjonction d'huiles végétales (tournesol, ricin, colza) au traditionnel amidon permet de réduire encore la part de produits fossiles utilisés. Surtout, cela rend le processus de fabrication moins gourmand en énergie et à faible impact environnemental.

Le projet initial d'inventer "une chimie vivante au service de la qualité de la vie" est vite devenu un défi industriel. Sur son site, Novamont a investi 100 millions d'euros depuis le lancement de la production en 1996. Avec 120 employés et un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros, le producteur italien a une dimension de PME mais des ambitions multinationales. La France, qui a le cadre législatif le plus évolué d'Europe en la matière (les sacs de caisse biodégradables seront obligatoires en 2010), l'attire : il vient d'y créer une filiale, premier jalon vers l'ouverture d'une usine, vraisemblablement dans la région Rhône-Alpes.

Le principal frein à l'expansion des bio-plastiques reste leur coût de production. "Il faut commencer à considérer non seulement le coût des matières premières, mais ceux de l'entière filière de production et de distribution, qui incluent des coûts cachés de nature environnementale et sociale tels que le transport. D'où la nécessité de créer de petites unités proches des marchés de destination plutôt que de gros centres de production", explique Catia Bastioli, directeur général de Novamont.

Simultanément à l'annonce de sa bio-raffinerie ultramoderne, Novamont a rendu publique la création d'une société mixte avec la principale organisation agricole italienne (Coldiretti). "C'est un événement encore plus important car cela marque un changement de perspective, se réjouit Catia Bastioli. C'est un premier modèle économique de filière intégrée en vue d'un développement durable. Nous avons trouvé chez les agriculteurs une grande ouverture d'esprit et une approche très voisine de la nôtre car ils sont à la recherche d'un modèle économique qui valorise leur territoire, apporte une plus-value à leurs cultures spécialisées et les intègre à un processus industriel."

Concrètement, plusieurs centaines de producteurs de tournesols de la province de Terni sont constitués en coopérative, laquelle devient partenaire de Novamont dans une nouvelle entité à 50-50, qui devrait être opérationnelle en 2008. Les perspectives de ce type de filière sont importantes sans pour autant empiéter sur les espaces consacrés à l'agriculture à vocation alimentaire. Les plus optimistes ont déjà calculé qu'en exploitant les 800 000 hectares de cultures actuellement gelés par l'Union européenne en Italie, une filière bio-industrielle efficace pourrait obtenir plus de 1,5 million de tonnes de bio-plastiques. Et Catia Bastioli rêve même, dans un futur proche, à une coopération analogue avec les organisations agricoles françaises.

Jean-Jacques Bozonnet
Article paru dans l'édition du Monde du 17.10.06
Dernière modification par energy_isere le 11 déc. 2006, 12:43, modifié 1 fois.

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques

Message par energy_isere » 16 oct. 2006, 19:18

un pdf de 4 pages en Francais sur les bio-raffineries : http://www.ecrin.asso.fr/?q=system/file ... s59-d3.pdf

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques

Message par energy_isere » 11 déc. 2006, 12:44

La Commission européenne soutient le projet Biohub


La Commission européenne a décidé ce jeudi 7 décembre d'autoriser l'aide de l'Agence de l'Innovation Innovation Industrielle (AII) au projet Biohub.

Cette décision va permettre le déblocage effectif des fonds, selon des modalités définies entre l'agence et les porteurs du projet, pour soutenir cet important programme de recherche dans le domaine de la chimie verte.

Piloté par le groupe Roquette et associant des entreprises françaises et européennes ainsi que des laboratoires publics, ce programme comprend une forte composante environnementale, s'agissant notamment de développer de nouveaux produits à partir de matières premières renouvelables et de lutter contre les émissions de gaz à effet de serre.

Il s'agit également de la première décision de la Commission sur une notification de projet de l'Agence de l'Innovation Industrielle. La Commission européenne avait déjà autorisé le 19 juillet dernier, le régime cadre des aides de l'agence de l'innovation industrielle ; selon ce régime, les projets individuels décidés par l'AII font l'objet d'une notification individuelle de la Commission. La décision positive sur ce premier projet, six semaines après la notification formelle du dossier, est donc une étape importante dans le fonctionnement opérationnel de l'Agence de l'Innovation Industrielle et montre la qualité du dialogue instauré avec les services de la Commission européenne.

Créée par le décret du 25 août 2005, l'AII a décidé à ce jour de soutenir 9 grands programmes industriels représentant un montant d'aide de 590 millions d'euros pour une assiette totale de dépense de recherche d'1,5 milliards d'euros.
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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques

Message par energy_isere » 20 avr. 2007, 20:13

La Mairie de Paris bannit les sacs plastiques.
La fin des sacs en plastique dans les commerces parisiens est désormais programmée.


Au 1er janvier 2010, la Loi d'Orientation Agricole devrait interdire la distribution des sacs de caisse en plastique non biodégradable, afin de protéger l’environnement et d’encourager le développement des nouveaux produits plus respectueux.

Afin d’anticiper sur les dispositions de la loi, la Ville de Paris a lancé une concertation sur ce thème avec les professionnels, et proposé une Charte d’Engagement qui devrait être applicable dans le courant de l’année 2007.


Cette Charte laissera chaque acteur du projet libre d'élaborer des solutions adaptées au type de produits vendus : sensibilisation du personel, communication envers le client...
A Paris, certaines grandes enseignes proposent déjà à leur clientèle des cabas réutilisables, très peu onéreux, et dont la durée de vie peut atteindre plusieurs années.

12 milliards de sacs de caisse en plastique ont été distribués en 2004 à l’échelle nationale : ils sont utilisés en moyenne pendant 20 minutes par le consommateur, puis sont incinérés ou dispersés dans la nature, où ils mettront jusqu’à quatre siècles à se dégrader.

A Paris, ils représentent environ 8 000 tonnes de déchets par an. Leur tri et leur élimination coûtent environ 1,6 million d’€ par an à la ville.

Leur suppression s’inscrit également dans le cadre du « Plan de prévention et de valorisation des déchets urbains » adopté en 2004 par le SYCTOM (syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne)
Ce plan a pour objectif de faire diminuer de 65 000 tonnes par an, sur cinq ans, les quantités d’ordures ménagères actuellement traitées, grâce à une politique de prévention des déchets.

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Message par sylk » 10 mai 2007, 17:24

Bonjour,

Voilà je suis tout nouveau sur ce forum. Je l'ai découvert aujourd'hui en faisant des recherches sur les bio-plastiques.

En fait, je m'informais sur les différents plastiques qui existe sur le marché pour l'instant. Je suis conscient que c'est pas forcément possible d'avoir une matière première complétement exempte de pétrole, mais en avoir le moins possible serait déjà un plus. Et si la production de du-dit matériau est le plus écologique possible. Alors tant mieux, c'est déjà ça de gagné.

Donc.... , je cherche plus précisement des "bio-bâches". Le matériau doit être souple, étanche, résistant, si possible "sympa au toucher" et joli... Et produit dans le respect de la nature et des gens! (chuis exigeant..).

J'ai bien été faire un tour sur le site de Novamont, mais il fonctionne pas des masses.... Sinon quelqu'un aurait-t-il des informations sur le Technilin et le Céralin? Impossible de trouver un site!

Merci pour votre aide

Sylk


PS: Très intéressant la "longue introduction". Je serais un peu moins catastrofiste. L'être humain à quand même une sacrée capacité d'adaptation (...et de destruction). On est pas encore complétement perdu. Mais c'est effectivement le moment de se bouger les fesses!!

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques

Message par Krom » 10 mai 2007, 17:51

energy_isere a écrit :
La Mairie de Paris bannit les sacs plastiques.
La fin des sacs en plastique dans les commerces parisiens est désormais programmée.


Au 1er janvier 2010, la Loi d'Orientation Agricole devrait interdire la distribution des sacs de caisse en plastique non biodégradable, afin de protéger l’environnement et d’encourager le développement des nouveaux produits plus respectueux.

Afin d’anticiper sur les dispositions de la loi, la Ville de Paris a lancé une concertation sur ce thème avec les professionnels, et proposé une Charte d’Engagement qui devrait être applicable dans le courant de l’année 2007.


Cette Charte laissera chaque acteur du projet libre d'élaborer des solutions adaptées au type de produits vendus : sensibilisation du personel, communication envers le client...
A Paris, certaines grandes enseignes proposent déjà à leur clientèle des cabas réutilisables, très peu onéreux, et dont la durée de vie peut atteindre plusieurs années.

12 milliards de sacs de caisse en plastique ont été distribués en 2004 à l’échelle nationale : ils sont utilisés en moyenne pendant 20 minutes par le consommateur, puis sont incinérés ou dispersés dans la nature, où ils mettront jusqu’à quatre siècles à se dégrader.

A Paris, ils représentent environ 8 000 tonnes de déchets par an. Leur tri et leur élimination coûtent environ 1,6 million d’€ par an à la ville.

Leur suppression s’inscrit également dans le cadre du « Plan de prévention et de valorisation des déchets urbains » adopté en 2004 par le SYCTOM (syndicat intercommunal de traitement des ordures ménagères de l’agglomération parisienne)
Ce plan a pour objectif de faire diminuer de 65 000 tonnes par an, sur cinq ans, les quantités d’ordures ménagères actuellement traitées, grâce à une politique de prévention des déchets.
Tiens j'avais raté ça.

C'est un bon plan.

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Re: Plastique "écolo"

Message par energy_isere » 10 mai 2007, 18:27

sylk a écrit : Donc.... , je cherche plus précisement des "bio-bâches". Le matériau doit être souple, étanche, résistant, si possible "sympa au toucher" et joli... Et produit dans le respect de la nature et des gens! (chuis exigeant..).
Pour les baches je n'ai encore jamais entendu à ce jour parler de solutions avec du bio-plastique.

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Message par phyvette » 24 mai 2007, 23:26

Voila une nouvelle source de tentions pour le prix des céréales. Et ce n'est qu'un début. Au moins les chèvres pourront digérer les sacs de caisses.
De la fécule de maïs et du sucre, vient de naître la matière de demain. Tels sont en effet les composants essentiels du premier plastique naturellement biodégradable au monde, rapporte la BBC. Créé après plus de deux années de recherche par Archer Daniels Midland (ADM) et Metabolix, deux sociétés de biotechnologie nord-américaines, ce produit représente une alternative au plastique dérivé du pétrole. Une aubaine à l’heure où la baisse des réserves de brut inquiète. Construite en Amérique du Nord, une usine d’une capacité annuelle de 50 000 tonnes sera dédiée au poly­hydroxyalkanoate (PHA), la molécule issue de la fermentation du maïs et du sucre. ADM annonce une matière aux qualités multiples : rigide ou élastique, elle résiste aux liquides chauds comme aux graisses et se dégrade dans l’eau, dans le sol et même en conditions anaérobiques, comme dans les fosses septiques.
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Les bio-plastiques sont fabriqués à partir de plantes entières, d’amidon extrait des céréales (blé ou maïs) ou de pommes de terre, et du glucose dérivé de l’amidon. Grâce à leurs performances et à leurs propriétés spécifiques, ils se développent actuellement avec succès sur les marchés des sacs, de l’emballage, de l’agriculture et des produits d’hygiène.
http://www.passioncereales.fr/Pages/cer ... oduits.php

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Re: Plastique "écolo"

Message par energy_isere » 31 mai 2007, 13:50

Nouvelles perspectives pour les bio-plastiques

Deux entreprises de chimie japonaises ont mis au point des techniques permettant d'augmenter considérablement la thermorésistance et la rigidité des bio-plastiques.


Le composant de base est le polylactide ou PLA, bio-plastique issu de la polymérisation d'acide lactique produit par fermentation de l'amidon des végétaux tels le maïs.

Toray a augmenté la thermorésistance et la rigidité du bio-plastique en ajoutant jusqu'à 50% de fibres végétales au PLA. Ce nouveau mélange peut résister à des températures allant jusqu'à 150°C alors que le PLA classique a une température de fusion de 55°C. L'entreprise a de plus mis au point un nouveau mécanisme de cristallisation accélérée qui exploite les interactions entre les polymères de PLA et les fibres végétales, augmentant ainsi cinquante fois la rigidité du bio-plastique et diminuant le temps de production par dix. Le mélange PLA-fibres végétales pourrait être utilisé dans l'industrie automobile ou dans l'électroménager d'ici une à deux années.

Teijin a mis au point un système de cristallisation exploitant les propriétés des isomères L et D du lactate, qui a permis de porter le point de fusion du PLA à 210°C. Sa haute tolérance à la chaleur permet d'en faire une fibre textile repassable, chose impossible avec les bio-plastiques actuels. Le matériau obtenu a de plus une extrême transparence. Il pourra à l'avenir concurrencer des plastiques très répandus comme le PET (polyéthylène téréphtalate) ou le PBT (polybutylène téréphtalate). Il sera commercialisé dès 2008 sous forme de fibre textile, de film ou de résine.

Issus de matières premières d'origine végétale, les bio-plastiques sont biodégradables et représentent une alternative à l'utilisation des plastiques issus des hydrocarbures. Ils concourent également à limiter l'effet de serre de part leur neutralité carbone. Ils représentent un réel enjeu écologique mais les principaux débouchés se limitaient au marché de l'emballage. Les nouvelles formes de bio-plastiques développées par ces entreprises devraient permettre la diffusion de ce matériau écologique dans un grand nombre de secteurs industriels.

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