Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Comment anticiper au mieux le choc à venir (organisation de la société, questions politiques, conseils financiers, etc).

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Message par energy_isere » 01 oct. 2015, 14:34

Usine Nouvelle du 24 sept 2015
Vous ne pouvez pas consulter les pièces jointes insérées à ce message.

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 23 oct. 2015, 18:34

Diaporama : Algosolis, la plateforme R&D sur les microalgues

Publié le 23/10/2015 lemarin.fr

Alimentation humaine et animale, cosmétique, ingrédients santé, chimie verte, biocarburants, dépollution et valorisation du CO2… Dans tous ces domaines, la production et le bioraffinage des microalgues peuvent être optimisés sur la plateforme R&D Algosolis à Saint-Nazaire. Pilotée par l’université de Nantes, elle a été créée par le laboratoire Gepea et inaugurée en juin. Elle permet une exploitation contrôlée, avec des infrastructures et équipements utilisables par la recherche académique comme les industriels. Visite à l’occasion du colloque sur les microalgues à Saint-Nazaire qui se déroule ces 22 et 23 octobre.

Image

Image
Laboratoire. Des précultures en préparation, ici dans un photobioréacteur permettant un contrôle pointu des paramètres.

....................
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... -algosolis

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 21 nov. 2015, 12:10

Acide lévulinique biosourcé : GFBiochemicals passe à l’échelle commerciale

le 23 juillet 2015 par Dinhill On

Le producteur de produits chimiques et carburants biosourcés a annoncé le démarrage de la production commerciale d’acide lévulinique sur son site italien de Caserta. D’une capacité de 10 000 tonnes par an, cette installation « constitue la plus grande usine opérationnelle pour la production d’acide lévulinique » selon Marcel van Berkel, directeur commercial de GFBiochemicals. L’acide lévulinique est une molécule plateforme qui est notamment utilisée pour la production de solvants, de plastifiants et de carburants verts. Avec ce composé, GFBiochemicals souhaite atteindre les marchés des spécialités dès 2017, et celui des commodités d’ici à 2020.

Une technologie innovante de conversion

Cette unité, qui devrait être pleinement opérationnelle à l’horizon 2017, s’appuie sur une technologie développée en collaboration avec l’université de Pise et de Milan (Italie) depuis 2009. Le procédé consiste en une conversion thermochimique de biomasse cellulosique (bois, paille, maïs, etc.) à haut rendement. Il permet également la production en continu de charbon et d’acide formique.
http://formule-verte.com/acide-levulini ... mmerciale/

Il ya un footballeur qui a investi ds millions d'€ la dedans (Mathieu Flamini ; Arsenal) et ça génère des articles dithyrambiques imbéciles dans les média.

http://www.gqmagazine.fr/sport/news/art ... ete-/29797

http://www.7sur7.be/7s7/fr/9099/Hors-je ... uros.dhtml

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Message par energy_isere » 22 nov. 2015, 13:28

La betterave à sucre s’attaque à la pétrochimie

PAR BAPTISTE CESSIEUX Le 21/10/2015 Industrei&Rechnologies

Energies, plastiques et produits chimiques. Dans tous ces domaines, le pétrole reste prédominant. Pourtant, d’autres sources naturelles peuvent générer ces produits tout en étant plus respectueuses de l’environnement. Parmi les challengers issus du végétal, la betterave à sucre présente plusieurs qualités et Royal Cosun, une entreprise Néerlandaise de production et de transformation, compte bien les mettre à contribution. Si la betterave fait aujourd'hui la Une de l'actualité avec la grêve des salariés du groupe Téréos, son innovation, elle, est plutôt à chercher du côté de l'industrie chimique.

La betterave à sucre ? Un tubercule sans grand intérêt esthétique mais qui peut se targuer d’être à l’origine d’une industrie vieille de plus de deux cents ans. Une longévité qui ne l’empêche évidemment pas d’innover et aujourd’hui la majorité du bioéthanol français est produit à base de betterave sucrière. Cette destinée alcoolique ne sied pourtant pas aux betteraves néerlandaises de la coopérative Royal Cosun. Le bioéthanol n’apporte que peu de valeur ajoutée aux tubercules et la filiale Cosun Biobased Product espère démultiplier les usages, et les profits, en misant sur la biochimie.

Première destination de choix pour une petite partie des betteraves récoltées depuis le début du mois d’octobre : les plastiques biosourcés à base de sucre. Ces plastiques ont émergé il y a déjà plusieurs années et en sont à leur deuxième génération. Plus résistants et issus de processus industriels maîtrisés, ces plastiques s’insèrent de plus en plus dans nos produits quotidiens et les différents producteurs de saccharoses sont habitués à traiter avec des entreprises chimiques. Le saccharose est vendu tel quel, sous forme de monomère, avant d’être transformé en plastique biosourcé.

Des bouteilles de Coca-cola en plastique de betterave

Mais ce n’est pas la seule utilisation des constituants d’une betterave. Le site Suiker Unie de la coopérative contient une raffinerie sucrière et les exploitants extraient, en plus des sucres, de l’acide déhydromumique, ou acide 2,5-Furandicarboxylique. Derrière ce nom barbare se cache en fait un précurseur du PEF (polyéthylène furanoate), un plastique 100 % biosourcé et cherchant à concurrencer les plastiques issus du sucre et, surtout, le fameux PET (polytéréphtalate d'éthylène), qui constitue la majorité de nos bouteilles en plastique. Pour la coopérative, les contraintes industrielles sont faibles : une simple extraction à l’eau suffit à fournir l’acide nécessaire à l’entreprise Avantium. C’est cette dernière qui s’occupe de la transformation en plastique au moyen de catalyses chimiques ou enzymatiques inaccessibles au cœur d’une industrie agricole. Cette filière n’en est qu’à ses balbutiements mais elle compte des grands noms de l’agroalimentaire, comme Coca-cola ou Danone, parmi ses investisseurs.

Si les sucres et les acides sont récupérés du jus de la racine, un peu comme si l’on "saignait" la betterave, les fibres sont pour l'instant indemnes. Plusieurs utilisations sont en cours de recherches pour ce mélange d’oligosaccharides, cette chair de betterave, principalement pour l’alimentation animale et humaine. Des usages plus étonnants sont également de la partie, notamment un mélange de fibres qui pourrait s’intégrer dans du béton. Vingt pour cent de la masse sèche des betteraves pourrait ainsi s’insérer dans des bétons biosourcés, mais le prix reste encore prohibitif (7 €/kg). Ce même mélange de fibres peut également être transformé en céramique, comme le fait l’entreprise néerlandaise Nova Lignum.

Racine, peau, feuille… rien ne se perd, tout se transforme

Béton, plastique et alimentation de bétail. La betterave semble loin de la chimie fine à haute valeur ajoutée. C’est sans compter les protéines végétales et autres molécules complexes de la plante. Sur le site de Cosun, par exemple, l’entreprise Rosendal a mis en place une usine pilote utilisant le carboxymethyl-inuline (CMI) de la plante pour faire des produits chimiques, comme des antitartres. D’autres exemples sont en cours de recherche, à différents niveaux d’avancement. De la fibre démultipliant le pouvoir sucrant aux sucres transformés en produits de soins… La betterave sucrière se réinvente et n’est pas prête de quitter nos campagnes.
http://www.industrie-techno.com/la-bett ... imie.40389

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Message par energy_isere » 21 déc. 2015, 17:37

Le démonstrateur industriel de Global Bioenergies avance à grand pas

21 dec 2015 enerzine

Global Bioenergies a annoncé récemment que l'unité centrale de son démonstrateur industriel a été installée sur le site de Leuna en Allemagne avec 40 jours d'avance sur le calendrier de construction.

Le cœur de l'unité centrale du démonstrateur est un fermenteur en acier de 5 000 litres, un volume 10 fois supérieur à celui du pilote actuellement en opération sur le site de Pomacle, près de Reims.

Image

Le raccordement de l'unité aval, qui permettra la purification de l'isobutène jusqu'à 99,7%, est programmé pour le deuxième trimestre de l'année prochaine, peu avant le démarrage du démonstrateur à l'été 2016.

"Ce démonstrateur préfigure l'installation d'IBN-One, la première usine commerciale (capacité de 50 000 tonnes par an), programmée en France en association avec Cristal Union. Déjà, notre activité commerciale s'intensifie : un nombre croissant d'industriels nous demandent des lots d'isobutène pour tests, avec la perspective d'accéder à l'avenir à des quantités importantes de cet hydrocarbure renouvelable" a indiqué Bernard Chaud, Directeur de la stratégie industrielle de Global Bioenergies et P-DG d'IBN-One.

"Nous maintenons notre rythme d'industrialisation dans le contexte d'une prise de conscience environnementale planétaire, et malgré la baisse momentanée des cours du pétrole. A court terme, nos marchés cibles sont largement décorrélés du prix du baril : Des centaines de milliers de tonnes d'isobutène peuvent ainsi être utilisées dans des applications qui valorisent les approvisionnements durables, tels que la chimie de spécialités, la cosmétique, ou les biocarburants. Ces marchés constituent des débouchés naturels pour IBN-One. A moyen terme, le retour à la normale du cours des produits pétroliers permettra d'exploiter profitablement le procédé Isobutène dans toutes ses applications, représentant un marché de 20 milliards de dollars" a déclaré Marc Delcourt, co-fondateur et directeur général de Global Bioenergies.
http://www.enerzine.com/6/18950+le-demo ... -pas+.html

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Message par energy_isere » 06 janv. 2016, 19:32

Global Bioenergies intensifie sa coopération avec Audi

06 janv 2015 enerzine

Global Bioenergies et le constructeur automobile allemand Audi ont annoncé la signature d'un nouvel accord de partenariat visant à élargir le champ des matières premières compatibles avec le procédé Isobutène de Global Bioenergies.

En mai 2015, Global Bioenergies a livré à Audi un tout premier lot d'isooctane renouvelable, un supercarburant pour moteurs essence qui présente l'avantage d'être miscible sans limite de proportion à l'essence fossile. De l'isobutène fermentaire avait été produit par Global Bioenergies sur le site de Pomacle, en France, où est installé son pilote industriel. Il avait ensuite été acheminé en Allemagne pour y être converti en isooctane.

L'accord de collaboration initial, qui devrait prendre fin en 2016, prévoit également la livraison de lots de plus grande échelle qui permettront à Audi de procéder à des tests moteur complets et de valider ainsi les spécifications de l'isooctane produit par Global Bioenergies. Global Bioenergies utilisera son démonstrateur industriel, actuellement en construction sur le site de la raffinerie de Leuna en Allemagne, pour produire ces lots d'isobutène biologique.

Le nouvel accord annoncé vient prolonger et intensifier l'alliance entre les deux sociétés, et prévoit l'adaptation de la technologie de Global Bioenergies à des sources de carbone non issues de la biomasse, comme le CO2 ou le CO, et à des sources d'énergie comme l'hydrogène vert issues des énergies éolienne ou solaire.

"Avant de lancer la commercialisation du e-benzin d'Audi, les deux prochaines étapes décisives consisteront à valider la technologie de Global Bioenergies à plus grande échelle dans le démonstrateur actuellement en chantier à Leuna, et à s'assurer que la technologie est compatible avec des matières premières non issues de la biomasse, conformément à la stratégie e-fuel d'Audi" a déclaré Reiner Mangold, directeur du développement durable chez Audi.
http://www.enerzine.com/6/18975+global- ... audi+.html

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Message par energy_isere » 13 janv. 2016, 17:42

Chimie du végétal : l'unité pilote de la technologie de production livrée

13 janv 2016 enerzine

Dans le cadre du développement conjoint de la technologie de production d'aromatiques bio-sourcés, Bio-TCat™, la construction aux Etats-Unis d'une unité pilote conçue par Anellotech, IFP Energies nouvelles (IFPEN) et Axens vient de s'achever.

Cette unité pilote sera totalement opérationnelle courant 2016.
C'est une nouvelle étape du projet qui ouvrira la voie à la production d'aromatiques (paraxylène, benzène et toluène) à partir de matières végétales non alimentaires (résidus agricoles, déchets forestiers, cultures dédiées).

Le procédé Bio-TCat™ permettra de fournir à l'industrie chimique des molécules bio-sourcées pouvant être utilisées dans la production de matières plastiques comme le polyester, le polystyrène, le polyuréthane et le nylon, à un coût compétitif par rapport aux voies issues du pétrole.

En janvier 2015, Anellotech, IFPEN et sa filiale Axens annonçaient leur alliance stratégique pour développer et commercialiser une technologie de production d'aromatiques bio-sourcés utilisant le procédé Anellotech de conversion thermo-catalytique de la biomasse Bio-TCat™. La nouvelle unité pilote va permettre d'évaluer le passage ou l'extrapolation à l'échelle industrielle du nouveau procédé Bio-TCat™ mis au point par les partenaires et d'acquérir les données nécessaires à la construction des unités industrielles.

IFPEN participera aux opérations de mise en service et d'exploitation de l'unité. Trois ingénieurs de recherche vont être ainsi détachés sur le site d'Anellotech pour une période de deux ans. Leur implication dans l'opération et l'exploitation des résultats du pilote seront un facteur de succès pour ce développement. IFPEN réalisera par ailleurs les études de modélisation et d'extrapolation du procédé. Au terme du développement, Axens sera chargé de l'industrialisation et de la commercialisation sous licence exclusive de la technologie Bio-TCat™.

"La participation d'IFPEN à cette nouvelle étape du projet contribuera largement à notre succès. IFPEN s'appuie en effet sur des décennies d'expérience dans le domaine des procédés, la conception et l'exploitation d'unités pilotes pour la mise à l'échelle industrielle" a déclaré David Sudolsky, P-DG d'Anellotech.

Pour Jean-Pierre Burzynski, Directeur du centre de résultat Procédés d'IFPEN, "le partenariat avec Anellotech nous offre une occasion unique de participer à la mise sur le marché de solutions innovantes et compétitives dans le domaine des bio-aromatiques. Il s'inscrit dans notre stratégie de développement de produits chimiques et de carburants renouvelables concurrentiels à partir de biomasse non alimentaire".

Jean-Luc Nocca, Vice-président exécutif, Développement Technologie et Innovation d'Axens, précise que "le développement et la commercialisation de la technologie avancée Bio-TCat™ constituera un apport significatif à notre catalogue de technologies de pointe, de catalyseurs, d'absorbants et de services pour la transformation du pétrole, du charbon, du gaz naturel et de la biomasse en carburants propres et en intermédiaires pétrochimiques".

Outre IFPEN et Axens, Anellotech compte parmi ses partenaires la société Jonhson Matthey, ainsi qu'un investisseur international stratégique qui a investi récemment 7 millions de dollars.
http://www.enerzine.com/6/18991+chimie- ... vree+.html

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Message par energy_isere » 16 mars 2016, 19:27

Déinove et Arbiom veulent développer une industrie chimique décarbonée

16 mars 2016 enerzine

DEINOVE, société de biotechnologie industrielle qui développe des procédés innovants de production de biocarburants et composés biosourcés avec ses bactéries Déinocoques, et ARBIOM, entreprise de bio-raffinage spécialisée dans la transformation de la matière végétale non-alimentaire pour les applications biotechnologiques, ont lundi annoncé une collaboration commune.
.............
http://www.enerzine.com/604/19146+deino ... onee+.html

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 12 avr. 2016, 15:10

Le bio-isobutène atteint désormais un niveau de pureté de 99,77 %

12 avril 2016 enerzine

Global Bioenergies a annoncé récemment avoir porté le niveau de pureté de son bio-isobutène à 99,77 %, un niveau compatible avec la production de polymères.


Global Bioenergies produit en routine des lots d'isobutène sur son pilote industriel installé à Pomacle-Bazancourt, près de Reims. Le niveau de 95 % de pureté atteint jusqu'à présent était suffisant pour plusieurs applications, telles que les carburants et les peintures.

Pour la première fois, avec le concours de Processium, une entreprise française de génie chimique installée à Lyon, Global Bioenergies a réussi à purifier des lots à un niveau bien supérieur : le chiffre de 99,77% a été atteint, les 0,23% restants étant pour l'essentiel composés de CO2, un gaz inerte réputé neutre dans la plupart des réactions chimiques.

"Plusieurs applications de l’isobutène dans le secteur des polymères (caoutchoucs, plastiques, etc.) nécessitent de l'isobutène de haute pureté, et 99,77 % correspond à la norme du domaine. Nous nous attendons à ce que notre bio-isobutène de haute pureté réponde aux spécifications des leaders industriels des polymères, et à ce que leurs procédés de polymérisation actuels, initialement conçus pour des matières premières fossiles, l’utilisent sans modification significative. Une pureté élevée est synonyme de valeur élevée : cibler des marchés à haute valeur ajoutée est particulièrement important dans le contexte actuel des marchés ‘Pétrole et Gaz’" a commenté Thomas Buhl, Directeur du Business Development de Global Bioenergies.

( src - CP - Global Bioénergies )
http://www.enerzine.com/14/19212+le-bio ... 7pct+.html

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 23 juin 2016, 12:08

Carbios, Limagrain et Bpifrance s’associent dans les sacs plastiques biodégradables

le 02/06/2016

Limagrain céréales ingrédients, la filiale de la coopérative agricole, et la start-up de la chimie verte Carbios s’associent pour produire des plastiques biodégradables. Les deux industriels créent une société commune baptisée Carbiolice et invitent à leur tour de table le fonds Société de projets industriels (SPI) de Bpifrance.

Carbios va pouvoir passer au stade industriel. La société spécialisée dans la chimie verte, créée en 2011, s’associe avec Limagrain céréales ingrédients pour fournir des plastiques biosourcés et biodégradables. Ceux-ci permettront de fabriquer aussi bien des sachets pour les supermarchés, des films industriels, des films de paillage pour les agriculteurs, etc. Ils créent la société commune Carbiolice, dans laquelle le fonds Société de projets industriels (SPI) de Bpifrance prend 37 % des parts.
"C’est dans la continuité de notre projet de recherche Thanaplast", explique Jean-Claude Lumaret, le directeur général de Carbios. Ce projet vise notamment à rendre des films plastiques biodégradables après la première utilisation.


Passer à l’industrialisation


Le programme de recherche a permis de développer des enzymes spécifiques permettant l’autodestruction des polymères et de les intégrer dans la production des granulés bioplastiques. La création de Carbiolice va permettre de passer l’étape de l’industrialisation du procédé mis au point dans le cadre de Thanaplast.
Limagrain céréales ingrédients, au travers de son activité Biolice spécialisé dans le bioplastique, amène son outil industriel à la nouvelle activité et les équipes (commerciaux, R&D et production). "Les personnes présentes sur l'activité Biolice ont accepté de suivre le projet, explique Denis Despré, le directeur de l’activité Biolice. Nous ambitionnons à terme de créer une cinquantaine d’emplois."
La ligne de production, qui fournit déjà des granulés plastiques, devrait être étoffée dans les trois ans à venir. "Nous avons de grandes ambitions qui vont nécessiter de doubler les capacités de production, souligne Jean-Claude Lumaret. Et nous allons installer une unité de production d’enzyme sur la ligne de production."

Un projet de 29,5 millions d’euros

Pour financer ce développement, les deux partenaires se sont tournés vers le fonds SPI de Bpifrance. "La dimension tripartite de cette société commune est importante, confie Magali Joëssel, la directrice du pôle investissement dans les projets industriels de Bpifrance. Ces deux acteurs se connaissent, ils ont appris à travailler ensemble, mais se lancer dans une aventure capitalistique comme celle-ci est un nouveau défi. Nous avons un rôle d’accompagnement."
Le fonds SPI va financer la nouvelle société à hauteur de 11 millions d’euros, sur les 29,5 millions d’euros du projet. Bpifrance détiendra 37 % du capital de la société, le reste étant réparti entre les deux industriels, Carbios demeurant majoritaire.

L’activité de Carbiolice devrait être soutenue notamment par la disposition de la loi sur la transition écologique et énergétique, qui interdit à partir du 1er janvier 2017 l’utilisation de sacs plastiques non biodégradables. Carbiolice intégrera progressivement les enzymes de Carbios dans sa production pour répondre aux normes environnementales.
Mais la société commune compte aussi diversifier son business model. En plus de la production des granulés, elle prévoit de fournir des composés riches en enzymes que d’autres industriels pourront utiliser comme un additif et, à terme, elle espère pouvoir développer des partenariats sous licence avec d’autres producteurs.
http://www.usinenouvelle.com/editorial/ ... es.N394512

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 23 juin 2016, 12:08

Carbios, Limagrain et Bpifrance s’associent dans les sacs plastiques biodégradables

le 02/06/2016

Limagrain céréales ingrédients, la filiale de la coopérative agricole, et la start-up de la chimie verte Carbios s’associent pour produire des plastiques biodégradables. Les deux industriels créent une société commune baptisée Carbiolice et invitent à leur tour de table le fonds Société de projets industriels (SPI) de Bpifrance.

Carbios va pouvoir passer au stade industriel. La société spécialisée dans la chimie verte, créée en 2011, s’associe avec Limagrain céréales ingrédients pour fournir des plastiques biosourcés et biodégradables. Ceux-ci permettront de fabriquer aussi bien des sachets pour les supermarchés, des films industriels, des films de paillage pour les agriculteurs, etc. Ils créent la société commune Carbiolice, dans laquelle le fonds Société de projets industriels (SPI) de Bpifrance prend 37 % des parts.
"C’est dans la continuité de notre projet de recherche Thanaplast", explique Jean-Claude Lumaret, le directeur général de Carbios. Ce projet vise notamment à rendre des films plastiques biodégradables après la première utilisation.


Passer à l’industrialisation


Le programme de recherche a permis de développer des enzymes spécifiques permettant l’autodestruction des polymères et de les intégrer dans la production des granulés bioplastiques. La création de Carbiolice va permettre de passer l’étape de l’industrialisation du procédé mis au point dans le cadre de Thanaplast.
Limagrain céréales ingrédients, au travers de son activité Biolice spécialisé dans le bioplastique, amène son outil industriel à la nouvelle activité et les équipes (commerciaux, R&D et production). "Les personnes présentes sur l'activité Biolice ont accepté de suivre le projet, explique Denis Despré, le directeur de l’activité Biolice. Nous ambitionnons à terme de créer une cinquantaine d’emplois."
La ligne de production, qui fournit déjà des granulés plastiques, devrait être étoffée dans les trois ans à venir. "Nous avons de grandes ambitions qui vont nécessiter de doubler les capacités de production, souligne Jean-Claude Lumaret. Et nous allons installer une unité de production d’enzyme sur la ligne de production."

Un projet de 29,5 millions d’euros

Pour financer ce développement, les deux partenaires se sont tournés vers le fonds SPI de Bpifrance. "La dimension tripartite de cette société commune est importante, confie Magali Joëssel, la directrice du pôle investissement dans les projets industriels de Bpifrance. Ces deux acteurs se connaissent, ils ont appris à travailler ensemble, mais se lancer dans une aventure capitalistique comme celle-ci est un nouveau défi. Nous avons un rôle d’accompagnement."
Le fonds SPI va financer la nouvelle société à hauteur de 11 millions d’euros, sur les 29,5 millions d’euros du projet. Bpifrance détiendra 37 % du capital de la société, le reste étant réparti entre les deux industriels, Carbios demeurant majoritaire.

L’activité de Carbiolice devrait être soutenue notamment par la disposition de la loi sur la transition écologique et énergétique, qui interdit à partir du 1er janvier 2017 l’utilisation de sacs plastiques non biodégradables. Carbiolice intégrera progressivement les enzymes de Carbios dans sa production pour répondre aux normes environnementales.
Mais la société commune compte aussi diversifier son business model. En plus de la production des granulés, elle prévoit de fournir des composés riches en enzymes que d’autres industriels pourront utiliser comme un additif et, à terme, elle espère pouvoir développer des partenariats sous licence avec d’autres producteurs.
http://www.usinenouvelle.com/editorial/ ... es.N394512

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 29 juin 2016, 09:28

Avec Evertree, Bpifrance va miser 28,6 M€ sur la colle de colza

27 juin 2016 par Jean-Philippe Pié

Champion des agrocarburants en France et notamment du gazole végétal, issu principalement de l’huile de colza au bilan environnemental contesté, le groupe Avril (ex-Sofiproteol) s’intéresse au tourteau de cette même plante dont 800 000 tonnes sont récupérées chaque année pour nourrir les animaux. A ce banal sous-produit, le groupe présidé par Xavier Beulin, également président de la FNSEA, veut donner noblesse et fortune en le transformant en une alternative aux résines pétrolières.

Remplacer un produit cancérigène

L’idée ? Remplacer la colle à base de formaldéhyde qu’utilisent les fabricants de panneaux de particules de bois. « Il est très rare qu’un produit vert fasse faire des économies par rapport à la solution issue du pétrole. La solution développée par Evertree permet d’économiser 20 à 30% de colle pétro-sourcée », annonce Michel Boucly, directeur général délégué d’Avril.
http://www.greenunivers.com/2016/06/ave ... za-148022/

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 06 juil. 2016, 20:59

Recherche Suisse : Du bois à la place du pétrole dans l'industrie

06 Juillet 2016 Romandie

Deux projets du PNR "Ressource bois" ont développé des processus pour remplacer le pétrole par du bois dans la fabrication de substances chimiques de base. Ces précurseurs sont utilisés pour produire des médicaments, du plastique ou des engrais.

Le pétrole est synonyme de carburant, mais pas seulement: il est un des composants de base de l'industrie chimique. Sans lui, il n'y aurait pas de matières plastiques et peu de médicaments et d'engrais. Faire face à la diminution prévisible de la production de pétrole exige de trouver une autre ressource qui soit renouvelable.

Deux projets du Programme national de recherche "Ressource bois" (PNR 66) ont réalisé des avancées significatives pour remplacer le pétrole par de la biomasse en utilisant les deux principaux constituants du bois: la cellulose et la lignine. Ces derniers représentent les deux composés organiques les plus courants sur Terre, et sont renouvelables.

Sviatlana Siankevich, de l"Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), a conçu de nouveaux processus catalytiques pour transformer efficacement la cellulose en hydroxyméthylfurfural (HMF), un précurseur très important dans la fabrication de matières plastiques, d'engrais ou encore de biocarburants.

Inspirée par des champignons participant à la décomposition du bois, l'équipe de Philippe Corvini, de la HES du Nord-Ouest de la Suisse (FHNW) à Muttenz (BL), a sélectionné des enzymes capables de couper la lignine en composés aromatiques utiles à la fabrication de solvants, de pesticides, de plastiques tels que les polystyrènes ainsi que de substances pharmaceutiques.

Rendement record
La cellulose est une longue chaîne de molécules de glucides et représente environ deux tiers du poids du bois. "Elle est principalement utilisée pour la fabrication de papier, et les résidus pourraient être mieux valorisés en étant transformés en produits chimiques utiles", indique Sviatlana Siankevich, citée mercredi dans un communiqué du Fonds national suisse.

Avec des collègues de l"Université Queen"s au Canada et de l'Université nationale de Singapour, l'équipe lausannoise a synthétisé plusieurs variantes de liquides ioniques (des sels fondus) dans le but de convertir la cellulose en HMF. Leur réaction atteint en une seule étape un rendement de 62%, ce qui constitue un nouveau record.

La procédure fonctionne sans devoir appliquer des températures ou des pressions très élevées, ou utiliser des acides puissants. La quantité de sous-produits indésirables a pu être réduite, un point important si la réaction doit être reproduite à une échelle industrielle.

Une chimie plus verte
Philippe Corvini et équipe ont eux développé des solutions pour utiliser la lignine, une longue molécule qui donne aux arbres leur rigidité et constitue entre 15% et 40% de la masse du bois. "Jusqu'à présent, la lignine était peu valorisée, et souvent simplement brûlée", indique Philippe Corvini.

On peut toutefois la diviser en structures aromatiques, des molécules basées sur l'arrangement hexagonal omniprésent en chimie organique. Ces composants représentent des volumes colossaux dans l'industrie chimique, et sont presque exclusivement obtenus à partir du pétrole.

Or certains champignons sécrètent une combinaison d'enzymes qui dégrade la lignine et la fragmente en morceaux plus petits. Les chercheurs de la FHNW ont étudié les combinaisons d'une douzaine de ces enzymes afin de sélectionner la plus efficace. En ajoutant une étape catalytique supplémentaire, ils ont réussi à transformer 40% de la lignine en très petites molécules telles que la vanilline.

Récupérer les enzymes
Le processus intéresse l'industrie chimique et une collaboration avec un fabricant de lignine est en cours. "Aujourd'hui, la lignine est majoritairement obtenue à partir de paille de blé ou de riz", indique Philippe Corvini, "mais le bois de résineux tel que l'épicéa pourrait se révéler utile, car sa lignine se découpe facilement."

L"équipe de la FHNW a également développé une solution pour réutiliser les enzymes. "Nous les avons fixées sur des nanoparticules de fer revêtues de silice", poursuit le chercheur. Après la réaction, il suffit d'approcher un aimant pour attirer les particules et récupérer les enzymes. Ces travaux sont publiés dans la revue ChemSusChem.
http://www.romandie.com/news/Du-bois-a- ... 718056.rom

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 10 juil. 2016, 13:44

Transformations et inter-conversions énergétiques (DS0203) 2014
Projet cellutanol
construction d'une souche d'E. coli à cellulosomes pour la conversion de la cellulose en butanol


Le projet Cellutanol a pour objectif final de construire, en quatre ans, un colibacille capable de convertir directement la cellulose cristalline en butanol à un rendement élevé, et exploitable pour la production de biocarburant de 3ème génération, le butanol possédant un meilleur indice d’octane que l’éthanol. Il repose sur les expertises complémentaires de deux groupes académiques en matières de cellulolyse (Partenaire 1, CNRS, Marseille) et de biologie synthétique couplée à l’ingénierie métabolique (Partenaire 2, INSA, Toulouse). L’originalité de ce projet réside dans le choix de l’hôte qui n’est ni cellulolytique ni producteur de butanol. En effet la plupart des projets concurrents visent à exploiter un producteur naturel de butanol comme Clostridium acetobutylicum pour fermenter des hydrolysats de biomasse végétale obtenus grâce à un cocktail commercial d’enzymes de Trichoderma reesei. Bien que des progrès aient été accomplis au cours de la dernière décade (diminution de la synthèse de coproduits, amélioration des cocktails commerciaux), ces procédés restent loin d’être économiquement viables. Le Partenaire 2 a récemment construit et breveté une souche d’E. coli, exprimant une voie métabolique hétérologue nouvelle permettant de produire en culture discontinue 9,5 g/L butanol et 0,9 g/L d’éthanol à partir de glucose à un rendement de 0,3 g de butanol/g de glucose, soit 73 % du rendement théorique maximal. Pour réduire drastiquement les coûts, le projet propose i) d’améliorer le rendement, le titre et la productivité de cette souche et ii) d’y introduire un système cellulolytique efficace pour une conversion directe de la cellulose en butanol dans un procédé de type Consolidated BioProcessing. L’introduction simultanée des deux phénotypes (cellulolyse et production de butanol) chez cette bactérie n’a jamais été réalisée et requiert un travail d’ingénierie à grande échelle. Cependant E. coli est la mieux caractérisée des bactéries, croît rapidement, et peut être facilement modifiée grâce aux nombreux outils génétiques disponibles. De plus, à notre connaissance la construction d’une souche cellulolytique d’E. coli surproductrice de butanol n’a pas fait l’objet de brevets.

Le projet implique i) la production d’un système cellulolytique optimisé axé sur les cellulosomes artificiels mis au point par le Partenaire 1 dans la souche modifiée déjà construite par le Partenaire 2, ii) l’augmentation du rendement de conversion glucose/butanol par l’inactivation d’autres voies compétitrices (en plus de celles déjà supprimées) récemment découvertes, et iii) l’amélioration de la tolérance au butanol afin de pouvoir produire du butanol en continu à un titre final supérieur à 10 g/l. Chez la nouvelle souche homo-butanologene d’E. coli croissance et consommation de glucose sont couplées à la production de butanol ce qui permettra de développer une stratégie d’évolution in vivo pour améliorer ses performances en termes de titre final, tolérance au butanol et productivité. Lorsque le phénotype amélioré aura été obtenu, un ou plusieurs clones évolués seront isolés, caractérisés et leur génome sera séquencé. Cette stratégie permettra d’identifier et caractériser les cibles génétiques de l’évolution, et la contribution de chaque mutation dans le phénotype amélioré sera évaluée et brevetée. Enfin, pour atteindre une production extracellulaire des cellulosomes suffisante pour générer un phénotype cellulolytique, cinq stratégies différentes pour la sécrétion/exposition pouvant éventuellement être combinées sont envisagées.

La phase finale prévoit la combinaison des deux phénotypes par intégration de tous les gènes hétérologues nécessaires à la cellulolyse dans le chromosome de la souche surproductrice de butanol. Le résultat final escompté sera une souche prototype d’E. coli sécrétant un système cellulolytique performant, et ayant une productivité et une tolérance au butanol élevées mais ne synthétisant pratiquement aucun autre produit.
http://www.agence-nationale-recherche.f ... -CE05-0019

Le Butanol est le nom de plusieurs alcools isomères de formule brute C4H10O
https://fr.wikipedia.org/wiki/Butanol

et petit détail rigolo : Le butanol est utilisé en chimie pour synthétiser l'odeur de la banane.
Ca c'est pour ceux qui mangent encore des yaourt au parfum banane. :mrgreen:
(perso je me fait personnalise mes yaourts natures avec ma propre confiture de framboise)

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Re: Bio-raffineries / Bio-plastiques / Chimie verte

Message par energy_isere » 10 juil. 2016, 13:57

Evertree s’attaque au formol dans l’industrie des panneaux de bois

le 28 juin 2016 par Sylvie Latieule

La coentreprise, déjà annoncée en début d’année, entre Avril et la société israélienne Biopolymer Technologies, a désormais un nom. Elle s’appelle Evertree. Le fonds d’investissement « SPI – Sociétés de Projets Industriels », financé par le Programme d’Investissements d’Avenir et géré par Bpifrance, est aussi associé à l’opération. D’ailleurs, la Commission européenne a approuvé depuis le 31 mai 2016 l’acquisition du « contrôle en commun » d’Evertree par le groupe Avril, le fonds SPI et Biopolymer Technologies. Evertree dispose dès à présent de 24 M€ pour développer et commercialiser sa première application industrielle. Les trois partenaires ont vocation à apporter au total 72 M€ sur 4 ans à Evertree, dont 28,6 M€ par le fonds SPI. Avril sera à terme le premier actionnaire de cette société.

Une lutte contre les COV

Le rôle d’Evertree est de concevoir et développer des alternatives aux intermédiaires chimiques traditionnels générant des COV et entrant dans la composition de nombreux produits courants – résines, colles, peintures ou encore certains matériaux. La première application concerne un additif pour résine, à base de tourteau de colza broyé, très recherché dans l’industrie des panneaux de bois composite. Il doit permettre de réduire, voire supprimer, la présence de formaldéhyde et l’exposition à cette substance.

Cet additif s’adresse donc à la filière des panneaux de bois composite : il permet d’utiliser moins de résine pour une performance équivalente, de substituer aux résines actuelles des résines moins toxiques, et d’optimiser leur diffusion, engendrant ainsi un gain de productivité significatif. Autre avantage, ce nouveau débouché pour la filière agro-industrielle ne nécessite pas de faire appel à des volumes importants de tourteaux de colza, 50 000 tonnes au niveau mondial, tout en conférant à la protéine de colza une forte valeur ajoutée.

Une industrialisation à Compiègne

La montée en puissance de cette co-entreprise Evertree permettra une production en 2017, à travers un pilote industriel installé à Compiègne, avant la création d’une usine de plus grand volume en France en exploitation dès 2018. Cette usine a vocation à monter progressivement en charge, pour atteindre à horizon 2020 une capacité de production de 50 000 tonnes par an, avec la création de 110 emplois directs à terme.

Pour Michel Boucly, directeur général délégué du groupe Avril : « Les protéines sont un enjeu majeur pour la planète. En améliorant la valorisation de la fraction protéique des graines, comme il a su le faire dans le domaine des huiles végétales, le groupe Avril est bien placé pour apporter des réponses concrètes, innovantes et durables à cet enjeu. La naissance d’Evertree en est une illustration, qui témoigne aussi de la capacité d’Avril à créer de la valeur au service de chacun des maillons des filières agro-industrielles, tout en répondant aux nouvelles exigences des consommateurs. »
http://formule-verte.com/evertree-satta ... x-de-bois/

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