la récupération, le recyclage...

Comment anticiper au mieux le choc à venir (organisation de la société, questions politiques, conseils financiers, etc).

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 28 nov. 2016, 18:20

Alpha carbone transforme les pneus en fioul

Le 28/03/2016

L’usine Alpha carbone a débuté son activité en juillet 2015. Elle transforme les pneus usagers en noir de carbone et en fioul.


À Dole, on a des idées, des pneus et on produira bientôt du fuel”, titrions-nous le 3 septembre 2013. « En 2014, une usine qui produira du fioul à partir de pneumatiques sortira de terre », annonçait l’article. Un an après, l’assemblage de l’usine était en cours sur la plate-forme d’Alpha recyclage Franche-Comté du Sictom de Brevans. Le chantier, novateur, mobilisait des compétences internationales et des équipes italiennes, allemandes, américaines et biélorusses se sont succédé.

Une première en Europe

L’usine a démarré en juillet dernier. Elle transforme les pneus usagers en noir de carbone et en fioul par vapo-thermolyse, inaugurant ainsi une nouvelle filière de valorisation des pneumatiques. Elle est la première de cette importance à entrer en service en Europe.

« De septembre à début décembre, nous étions en période de correction du montage, explique Laura Pech, directrice du développement. Notamment sur le circuit vapeur, qui est vraiment le cœur technologique de l’usine. » Le process, encore en cours d’optimisation, fait appel à une technologie de pointe. « Actuellement, l’usine fonctionne une semaine sur trois, les deux autres étant consacrées aux travaux de réglage et d’optimisation. Nous passerons ensuite à deux semaines sur trois. »

Six embauches en 2015

Six personnes ont été embauchées en 2015. « À terme, nous aurons entre 20 et 25 personnes. Nous bouclerons les embauches cette année. Notre objectif est de tourner à 30 % de nos capacités d’ici l’été. Nous compléterons alors les équipes. »

Au maximum de ses capacités, l’usine traitera 15 000 tonnes de pneus par an. Sur les 25 000 tonnes récoltées chaque année sur le grand Est. « Sur 15 000 tonnes, nous obtenons 5 000 tonnes de noir de carbone et 5 000 tonnes de fuel. Les 5 000 tonnes restantes fournissent l’énergie utilisée sur place. » Le noir de carbone, poudre noire très fine, est réutilisé principalement par l’industrie automobile pour fabriquer des jantes, entre autres. « À terme, il sera réutilisé dans la fabrication des pneus. » Le fuel lourd à très basse teneur en souffre est destiné aux chaufferies industrielles. Les broyats de pneus donnent aussi « un peu de ferraille », qui est revendue aux ferrailleurs. L’usine sera officiellement inaugurée au cours de l’année.

Image
Les “chips” de pneus alimentent l’usine. Photo Serge DUMONT
http://www.lejsl.com/saone-et-loire/201 ... s-en-fioul
Une méthode pour valoriser 100% des pneus usagés

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 28/11/2016

Pour 460 000 de tonnes de pneumatiques mises sur le marché en 2014 en France, 422 000 ont été collectées et 437 000 traitées (la différence venant du gisement historique enfoui), dont un tiers à l’étranger faute de capacités de traitement en France. 48% des pneus alimentent les cimenteries et 23% sont granulés pour réutilisation en terrains synthétiques ou en aires de jeux. 14% sont vendus d’occasion ou rechapés, 10% échappent à la collecte et une infime partie est retransformée en matières premières.

Pour y remédier, Mines Albi-Carmaux et l’entreprise Alpha Recyclage, implantée en Franche-Comté, ont développé en partenariat une méthode permettant de séparer 100% des matières valorisables du pneu. Chez Alpha Recyclage Franche-Comté, un atelier de deux lignes de vapothermolyse d’une capacité de 15 000 tonnes annuelles monte actuellement en cadence. À la sortie, le recycleur récupère environ 20% de la masse en noir de carbone, 15 à 25% de ferraille non oxydée et 48% de[…payant
http://www.usinenouvelle.com/article/un ... es.N469608

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par Raminagrobis » 30 nov. 2016, 18:03

Je pense que l'intérêt est surtout le noir de carbone. Si c'est pour produire 1 kg de fioul avec 3 kg de pneus, c'est peu intéressant. Ils produisent d'après leur site du fioul TBTS (jusqu'à 1% de soufre) c'est un analogue du fioul lourd TBTS de raffinerie. Donc pas un carburant utilisable dans une voiture ou une chaudière domestique, mais un carburant relativement sale pour les cimenteries, les chaudières industrielles ou la marine. Si c'est juste pour ça, autant brûler directement les pneus déchiquetés.
Toujours moins.

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Message par energy_isere » 07 déc. 2016, 12:22

La filière du recyclage attend l'embellie

Les Echos |Le 29/11/2016

La baisse du prix des matières premières conjuguée à une diminution de la consommation mondiale de matériaux ont affecté en 2015 ce secteur. Aucune embellie n'est prévue avant deux à trois ans.


Moral en berne pour la Fédération des entreprises du recyclage (Federec). Ses 1.300 adhérents dont font partie Sita, Suez et Veolia pour les grands groupes et Derichebourg, Paprec et GDE (Guy Dauphin Environnement) pour les ETI, ont vu le chiffre d'affaires de leur secteur accuser une baisse de 6,6 %, passant de 9 milliards d'euros en 2014 à 8,3 milliards d'euros en 2015. Résultat, le secteur a perdu 50 établissements de recyclage, tombant à 2.250 en 2015 pour 26.100 employés (-1,4 %) par rapport à 2014 où les effectifs enregistraient, au contraire, une progression de 1,8 %. Quant aux investissements, ils ont fondu de 524,4 millions d'euros en 2014 à 476,2 millions d'euros en 2015 (-9,4 %).

« En termes de volumes de matières collectées (soit 99,7 millions de tonnes), le secteur est en stagnation par rapport à 2014 », résume Jean-Philippe Carpentier, président de Federec qui représente 80 % du secteur. La période est difficile en raison de la baisse des prix des matières premières comme les fossiles (pétrole, charbon) ou le minerai de fer. Parmi les segments les plus touchés, les ferrailles et métaux recyclés subissent la baisse de la production et de la demande mondiale. Le métier du recyclage des métaux est d'autant plus difficile que le minerai de fer, à l'instar du pétrole, a vu son prix divisé par deux en 2014. « Même scénario pour le cuivre, l'aluminium et le zinc qui ont vu diminuer la valeur de leur prix de vente », explique le président de Federec.
Résultat, le différentiel de prix étant moins important, les industriels préfèrent se procurer de la matière vierge. Du coup, la matière recyclée a du mal à se positionner. Qu'on en juge, les recettes de la filière des métaux ferreux (2,1 milliards d'euros) chutent de 31 % par rapport à 2014 tandis que celui de la filière des non ferreux (2,9 milliards d'euros) baisse de 7,1 %.

Du mieux du côté du BTP

Par ailleurs, certains matériaux peinent à trouver des débouchés. A commencer par le textile. Le volume collecté en 2015 (200.000 tonnes contre 175.000 tonnes en 2014) progresse mais ses débouchés se rétractent du fait de l'instabilité des marchés africains. Du côté du bois, du papier et du carton, malgré un volume recyclé stable, les débouchés se restreignent aussi du fait de la fermeture, notamment en France, des entreprises de papeterie et de cartonnerie. Concernant le plastique, le volume collecté progresse de 1,8 % en 2015 avec 876.000 tonnes. Là aussi, le chiffre d'affaires, 200 millions d'euros, se contracte (20 %) à cause la baisse du prix du baril du pétrole.

Dans ce panorama, une lueur vient du côté du BTP qui constitue un gisement émergent grâce à la loi sur la transition énergétique. Laquelle oblige à valoriser et recycler les déchets de chantier. 39 millions de tonnes ont ainsi été collectées en 2015 pour être réutilisées en voirie sous forme d'agrégats. En plein essor, cette filière a vu ses ventes augmenter de 2,6 % en 2015 après une année de stabilité. L'essentiel des tonnages (25,4 Mt) provient de la démolition et de la déconstruction, suivi par la réhabilitation de bâtiments (11,3 Mt) et la construction neuve (2,3 Mt).

Pour autant, Federec ne voit pas d'embellie avant deux ou trois ans : « La production et la consommation mondiales baissent et les mesures prises par le gouvernement, par exemple le dispositif Orplast favorisant l'usage de plastiques recyclés dans les biens produits, ont une portée limitée compte tenu des difficultés rencontrées par le secteur. » Des perspectives que tendent à confirmer les dernières prévisions de la banque mondiale qui tablent pour 2016 sur une diminution du prix du pétrole, du gaz naturel et du charbon de 16 %. Et de 3,7 % pour les matières premières telles que les métaux et minerais.
http://www.lesechos.fr/thema/0211539302 ... 046361.php

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 08 déc. 2016, 17:17

Tiru valorise 100 000 tonnes de déchets par an à Hénin-Beaumont

Francis Dudzinski Usine Nouvelle le 08/12/2016

Trois agglomérations regroupées dans un syndicat mixte d’élimination et de valorisation des déchets, le Symevad, ont confié à Tiru, filiale d’EDF, la réalisation d’une unité Tri valorisation matière et énergie (TVME) unique en France, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). La nouvelle infrastructure a nécessité un investissement de 53 millions d’euros.

Image

Il est terminé le temps où, au bord de l’autoroute A1 en direction de Lille, l’activité de la vieille usine d’incinération d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) - datant de 1972 - générait une odeur d’œuf pourrie et libérait allègrement ses dioxines. L’usine, fermée à la fin de l’année 2014, est aujourd’hui remplacée par un centre de Tri valorisation matière et énergie (TVME), unique en France. Cumulant méthanisation et production de combustibles solides de récupération (CSR), ce TVME dispose d’une capacité de traitement de 100 000 tonnes de déchets par an et a nécessité un investissmeent de 53 millions d'euros.

Ce nouvel équipement est géré par le Syndicat mixte d’élimination et de valorisation des déchets (le Symevad) regroupant 82 communes (311 000 Habitants) issues de trois agglomérations voisines : la communautés d’agglomération du Douaisis (Nord), celle d’Hénin-Carvin (Pas-de-Calais) et la communauté de communes Osartis (Vitry-en-Artois, Pas-de-Calais). Sa réalisation a été confiée à Tiru, la filiale spécialisée dans la valorisation des déchets du groupe EDF, associée à Rameny Environnement. Ce TVME a généré un investissement de 53 millions d’euros, cofinancé par l’Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie (Ademe) à hauteur de 5 millions d’euros et les fonds européens Feder pour 3 millions d’euros. Il emploie 28 personnes, soit 8 de plus que l’ancienne usine d’incinération.

Le process se déploie en cinq étapes : la réception des déchets ménagers livrés par les camions de collecte, la séparation mécanique afin d’éliminer les métaux et déchets non valorisés (15% du total, expédié en centre d’enfouissement), le malaxage orientant les déchets fermentescibles vers une l’unité de méthanisation et production de biométhane injecté dans le réseau gaz de ville (une prévision de 24 GWh/an de biométhane soit l’équivalent des besoins en énergie de plus de 3 000 foyers), la partie solide est ensuite séchée, triée afin d’extraire les matériaux ferreux et inertes, puis affinée. Ce sont ainsi 32 000 tonnes/an de combustibles solides de récupération (CSR) qui, broyés, sont orientés vers les cimenteries pour être utilisés comme combustibles.

Le plus important site d’injection de biométhane

Ce TVME résulte d’une adaptation du procédé allemand MYT initié par l’usine allemande de Kahlenberg depuis plus de cinq ans. Il a été enrichi de solutions nouvelles sur le traitement des odeurs et des poussières et le recyclage de l’eau de process. Opérationnel depuis janvier 2016, il est officiellement inauguré vendredi 9 décembre 2016. Les départements du Nord et Pas-de-Calais comptent quatre unités de méthanisation et d’injection de biométhane: le Centre de valorisation organique de Sequedin (Nord), Biogaz Pévèle à Wannehain (Nord), Le Pré du Loup Energie à Cucq-Saint-Josse (Pas-de-Calais) et le TVME d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). Ce dernier est le plus important site d’injection de biométhane parmi les 14 sites existant en France.

Dans les Hauts-de-France, Tiru gère les centres de valorisation énergétique de Douchy-les-Mines, Dunkerque, Maubeuge et Saint-Saulve dans le Nord, ainsi que celui de Villers-Saint-Paul dans l’Oise, les unités de méthanisation de Calais et Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ainsi que l’exploitation de la chaufferie biomasse du site de Candia à Awoingt (Nord). La filiale du groupe EDF annonce un chiffre d’affaires global de 232 millions d’euros pour l’année 2015.
http://www.usinenouvelle.com/article/ti ... nt.N474299

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Message par Raminagrobis » 16 janv. 2017, 00:35

lien La filière de recyclage du BOIS.

La collecte des déchets de bois (meubles, palettes, cageot, menuiseries issue des démolitions... ) s'est bien développée. On atteint les 3 millions de tonnes par an. Mais les débouchés de suivent pas, les entreprises se retrouvent avec des invendus massifs.

Edit : apparemment 3Mt/an c'est que les déchets de meubles.

ici on parle de 6.6 Mt/an, mais seulement 5.2 valorisés faute de débouchés. On voit qu'il y a du potentiel pour développer le chauffage aux pellets.
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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 16 janv. 2017, 09:59

Raminagrobis a écrit :lien La filière de recyclage du BOIS.

La collecte des déchets de bois (meubles, palettes, cageot, menuiseries issue des démolitions... ) s'est bien développée. On atteint les 3 millions de tonnes par an. Mais les débouchés de suivent pas, les entreprises se retrouvent avec des invendus massifs.
.
Ici à Grenoble les déchets de bois finissent comme combustible bois de la centrale thermique du réseau d'eau chaude urbain de la ville.
Un bouquet d’énergies diversifié et toujours plus « vert »

Aujourd’hui plus de 70 000 tonnes de bois recyclés et de plaquettes forestières sont transformées en chaleur sur les sites de la Poterne et de la Villeneuve, dont le tonnage a presque quadruplé en 10 ans. Chaque année, plus de 160 000 tonnes de déchets ménagers sont valorisées en chaleur sur le site d’Athanor à la Tronche pour chauffer l’équivalent de 25 000 logements. Pendant les trois mois d’été, la valorisation des déchets permet de fournir l’ensemble des clients en eau chaude sanitaire. Au final, les énergies renouvelables sont passées de 20% en 1990 à plus de 50% actuellement.

L’objectif atteint de 50% de chaleur produite à partir d’énergies renouvelables et de récupération permet à nos abonnés et usagers de bénéficier du taux réduit de T.V.A (5,5% au lieu de 19,6%) sur l’ensemble de la facturation (abonnement + consommation) depuis mars 2009
http://www.cciag.fr/r%C3%A9seau-de-chal ... 3%A9nergie

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par Raminagrobis » 16 janv. 2017, 11:24

Je me demande pourquoi ils ne vendent pas les excédents aux cimenteries, qui sont tjrs prêtes à avaler un combustible quelconque
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Re: la récupération, le recyclage...

Message par mobar » 16 janv. 2017, 11:35

Raminagrobis a écrit :Je me demande pourquoi ils ne vendent pas les excédents aux cimenteries, qui sont tjrs prêtes à avaler un combustible quelconque
Les cimenteries se font payer pour "avaler" des combustibles déchet et toutes ne sont pas équipées ou autorisées pour injecter des combustibles dans leurs fours

Pour contracter avec une cimenterie, il faut être capable de fournir des quantités importantes avec des qualités de combustible constantes, pas question d'envoyer des combustibles qui viendraient polluer le clinker, refroidir la flamme ou ne serait pas conforme aux rubriques d'autorisation valides

En plus des lignes spécifiques doivent souvent implantées en parallèle des lignes charbon ou petcoke, ce qui se fait parfois, c'est un transit par une plateforme de production de combustibles alternatifs ou l'exploitant fait sa cuisine et produit un combustible spécifié avec différents flux de nature et de qualité variables

Il y a aussi de moins en moins de cimenteries en France
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par kercoz » 16 janv. 2017, 19:58

mobar a écrit :
Il y a aussi de moins en moins de cimenteries en France
Complètement HS:
J' ai longtemps fait du controle technique-sécurité type véritas-apave....J'avais 2 cimenteries à controler qui ont toutes deux disparues ....dans l' une, je me souviens que pour controler un moteur , je devais monter dans un local éloigné, en 2e étage, ou personne n' allait jamais. Sur le sol il y avait 15 cm de poussière de ciment...et plus la distance est importante et plus la granulométrie est fine...Une curieuse impression de marcher dans de l' eau....Tu poses le pied et tu ne sens aucune résistance jusqu'à toucher le sol...bien sur le nuage de poussière remonte et tu l' avales !.....Les types me refilaient des fossiles d ' oursins énormes ( plus de 10 cm de haut)
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 25 janv. 2017, 14:09

Paprec casse sa tirelire pour devenir un grand des déchets.
Le groupe familial s’offre les activités spécialisées de la Saur pour environ 250 millions d’euros.


LE MONDE | 08.12.2016


Les chiffonniers ont bien changé. Plus de hotte ni de crochet comme dans le Paris de Baudelaire. Aujourd’hui, ils collectent les déchets par tonnes, disposent d’usines automatisées pour les trier, sont parfois cotés en Bourse, et construisent de petits empires à coup de fusions. Témoin, l’opération annoncée jeudi 8 décembre par Paprec.

En s’offrant les activités de la Saur dans les déchets, la plus lourde acquisition de son histoire, le spécialiste du recyclage des matériaux va se hisser parmi les champions français du secteur. Son effectif va passer en une fois d’environ 4 500 à 8 000 personnes. Son chiffre d’affaires va bondir d’un tiers, pour atteindre 1,3 milliard d’euros.


Une consécration pour Jean-Luc Petithuguenin, le fondateur de Paprec. Il y a vingt-deux ans, cet entrepreneur hors norme quittait la Générale des eaux et reprenait une première société de 45 personnes. Depuis, son groupe n’a cessé de croître, à un rythme de 20 % à 30 % par an, au fil des rachats et de l’essor du recyclage en France. Peu à peu, il a élargi sa palette, passant du tri des vieux papiers au recyclage du plastique, des piles, des pneus, des métaux, etc.

Le tout porté par un management très particulier, dans lequel le PDG joue un rôle clé : « Chez nous, il n’y a pas d’organigramme, tout se décide collectivement, en comité, raconte le vice-président, Claude Solarz, 71 ans, un des piliers de l’aventure. Mais il y a Dieu au-dessus de tout, et il s’appelle Jean-Luc Petithuguenin. »


Un opérateur indépendant de poids

Omniprésent, le fondateur et actionnaire majoritaire est à la fois à la pointe pour investir dans des machines dernier cri ou défendre la diversité et la laïcité, et très « dinosaure » sur d’autres plans. Plutôt que les emails, il a par exemple imposé l’utilisation de petits papiers pré-imprimés pour transmettre les messages entre les cadres. Chacun écrit à la main ses « ordonnances », quitte à ce que des secrétaires les scannent ensuite…

Comme beaucoup d’entreprises de taille intermédiaire, Paprec risquait avec le temps de plafonner, faute de conserver l’énergie des commencements ou de disposer des moyens financiers adéquats. « Avec cet accord avec la Saur, nous cassons le plafond de verre, se réjouit M. Petithuguenin. L’opération fait de Paprec un opérateur indépendant de poids face à nos deux grands concurrents historiques », Veolia et Suez, les ex-Générale et Lyonnaise des eaux.

Mais pour conclure l’affaire, le PDG et son fils Sébastien, en pole position pour lui succéder à terme, ont dû casser la tirelire familiale. Ils ont accepté de payer un prix de l’ordre de 240 à 260 millions d’euros, un montant très élevé alors que Coved, la filiale concernée de la Saur, dégage seulement 5 millions d’euros de résultat net annuel. A ce rythme, cela signifie que Paprec pourrait mettre cinquante ans à récupérer sa mise ! Rothschild, qui organisait la vente, a visiblement bien fait son travail, et les quatre tours d’enchères successifs ont incité les candidats, dont l’industriel allemand Remondis, à se montrer généreux.

La Saur va concentrer ses efforts sur l’eau

Pour la Saur, qui a connu des années difficiles et de nombreux changements de dirigeants, cette nouvelle cession doit permettre de concentrer les efforts sur l’eau, le métier principal de l’ex-filiale de Bouygues. Le groupe, à présent contrôlé par plusieurs banques, a déjà vendu son activité de gestion des aires d’accueil des gens du voyage et ses crématoriums, en attendant sans doute sa filiale Blue Green, premier exploitant de golfs en France.

M. Petithuguenin, pour sa part, a jugé que le jeu en valait la chandelle. « Quand les trains passent, il faut savoir monter dedans », tranche-t-il. L’affaire a été validée par BPIfrance, qui détient 30 % de Paprec, et par les banques : plusieurs grands établissements ont chacun proposé de prêter de quoi financer 100 % de la transaction. « Notre dette est bien cotée en Bourse, nous sommes détendus sur ce terrain », affirme-t-on au siège.

Entrer dans un nouveau métier : la gestion des décharges

Outre l’effet de taille, l’achat de Coved fait entrer le groupe dans un métier nouveau : la gestion des décharges. « Jusqu’à présent, je n’avais acheté que des entreprises de recyclage, explique le PDG. C’est l’avenir ! Mais contrairement à ce qu’on pouvait attendre d’une alliance entre socialistes et écologistes, le gouvernement n’a guère favorisé le recyclage en France. La taxe sur la mise en décharge vraiment acquittée reste assez faible, de l’ordre de 20 euros par tonne. »

Même si le « plan déchets » présenté par le gouvernement en 2014 prévoit de diviser par deux les quantités d’ordures non recyclées d’ici à 2025, M. Petithuguenin estime donc que les décharges, dont Coved est spécialiste, ont encore de beaux jours devant elles. Et il espère rentabiliser son investissement sans trop attendre grâce à des économies d’échelle, notamment sur l’informatique et la gestion des déchets industriels. « J’ai réuni une vingtaine de cadres pour discuter du dossier, et je leur ai demandé : “On y va ou pas ?”, raconte le PDG. Ils ont dit “On y va”. » Et « Dieu » a suivi l’avis de ses disciples.
http://www.lemonde.fr/economie/article/ ... _3234.html

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 30 mars 2017, 17:53

Suez pose la première pierre d’un centre de tri-valorisation de 10 millions d'euros pour le Grand Narbonne

le 29/03/2017

Suez Recyclage et Valorisation pose ce mercredi 29 mars à Narbonne (Aude) la première pierre d’un centre de tri de 90 000 tonnes de déchets par an, qui comprendra quatre ateliers de valorisation, sur le site de l’Ecopôle de Lambert. Cette unité, construite pour l’agglomération du Grand Narbonne pour 10 millions d’euros, entre dans le cadre d’une délégation de service public d’un montant cumulé de 200 millions d'euros sur 20 ans.
...........
http://www.usinenouvelle.com/article/su ... ne.N520049

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 22 avr. 2017, 12:58

Près de 50 millions d'ampoules récupérées en France en 2016

AFP le 21 avr. 2017

Quelque 47 millions d'ampoules LED ou fluocompactes et de tubes fluorescents ont été collectés en France en 2016 afin d'être recyclés, un chiffre nettement supérieur à 2015, indique vendredi l'organisme Récylum chargé de cette filière qui permet de récupérer verre, métaux et minerais précieux.

Ce résultat permet d'atteindre un taux de collecte de 45%, conforme à l'objectif réglementaire pour 2016. "La collecte progresse parmi le grand public, mais il y a encore du travail pour que tous les Français aient le bon réflexe", a déclaré à l'AFP Hervé Grimaud, directeur général de Récylum. L'année 2015, avec 40 millions de lampes et de tubes collectés, avait été un mauvais cru avec une collecte inférieure à celle de 2014 (43 millions de lampes).

Au total en 2016, 4 894 tonnes ont été collectées, contre 4 764 en 2015 et 4 780 en 2014. Récylum précise que la hausse enregistrée en 2016 est essentiellement due aux particuliers avec 19 millions d'ampoules et de tubes récupérés dans des magasins et des déchetteries, soit une hausse de 23%. Les particuliers représentent environ 40% de la collecte. La progression nettement plus faible des tonnages (+2,8%) s'explique, selon Hervé Grimaud, par le fait qu'en proportion "il y a de moins en moins de tubes fluorescents, qui sont plus lourds, et de plus en plus de lampes".

Chez les professionnels, les tonnages collectés ne progressent plus, ajoute le responsable, car ils sont passés beaucoup plus massivement à l'éclairage à LED, dont le matériel a une durée de vie plus longue (de l'ordre de dix ans pour les LED contre cinq à six ans pour les autres). Et cette tendance va durer car "70% des luminaires vendus aux professionnels sont des luminaires à LED sans lampe à changer (..) ce qui ne va plus générer à terme de lampes de remplacement".

Dans ce contexte de "mutation technologique", l'objectif pour 2019 de collecter 65% de la moyenne des ventes des trois dernières années semble inatteignable. "Cet objectif de collecte perd de sa pertinence dans le cadre de cette évolution technologique avec des lampes à LED vendues massivement depuis deux ou trois ans qui ne génèreront des déchets que dans dix ans", avance Hervé Grimaud.
http://www.connaissancedesenergies.org/ ... 016-170421

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 30 avr. 2017, 13:25

74.5 % de papier recyclé en Allemagne en 2016.

L' Espagne fait encore mieux avec 78 % !

New record of 74.5% recovered paper use in Germany
March 28, 2017 by Kirstin Linnenkoper

Germany: In 2016, Germany used almost 17 million tonnes of recovered paper in producing a total of 22.6 million tonnes of paper and cardboard. This represented a 1.2% increase over 2015, it was revealed by bvse's vice president Werner Steingaß at the organisation's annual recovered paper conference last week.

.................
http://www.recyclinginternational.com/r ... se-germany

Spain's paper recycling efforts is 'among the world's elite'

March 23, 2017 by Martijn Reintjes

Spain: A total of 78% of all paper consumed in Spain was recycled in 2015 – while collection of paper for recycling reached 4.6 million tonnes. To highlight the crucial role played by Spanish municipalities in this success story, 29 local authorities in 12 autonomous regions across Spain received recognition for their contribution to paper and board collections at the Blue Birdies 2017 Awards held recently in Madrid.
............
http://www.recyclinginternational.com/r ... -elite-039

en France on est seulement à 66% :
http://www.planetoscope.com/papier/561- ... rance.html

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par mahiahi » 01 mai 2017, 08:36

Par contre, pour le recyclage de vieux politiciens, nous sommes champions!
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Re: la récupération, le recyclage...

Message par energy_isere » 23 mai 2017, 20:06

Aliapur a collecté 335 000 tonnes de pneus en 2016

par Frédéric MARTY jeudi 4 mai 2017

L’organisme de collecte des pneumatiques usagés a battu son record en 2016 avec 335 000 tonnes d’enveloppes récupérées, soit 102 % de la commande passée par ses actionnaires et clients.

Aliapur a battu son record en 2016 avec 335 000 tonnes de pneus usagés collectés, soit l’équivalent d’un peu plus de 44 millions de gommes VL. Un résultat supérieur de 2 % à la commande passée par ses actionnaires et clients. Ce décalage presque raisonnable tendrait à démontrer que le nombre de sociétés qui introduisent des pneus sans payer l’éco-contribution reste limité. « Les amendes infligées en 2016 ont eu un effet psychologique important sur les professionnels qui ne respectent pas les règles » remarque Hervé Domas, directeur général d’Aliapur. « Ce résultat est donc le reflet du marché du pneumatique » poursuit-il. Un marché qui a conduit les actionnaires et clients d’Aliapur à passer commande de 350 000 tonnes d’enveloppes collectées sur l’année 2017. Un objectif qui sera pris en charge par des prestataires renouvelés. En effet, les appels d’offres ont vu 27 entreprises de collecte et 12 broyeurs retenus jusqu’en 2020.

Des pistes de valorisations intéressantes

L’année passée, près de 38 % des pneus collectés ont pris la voie d’une valorisation énergétique tandis que 44 % ont été l’objet d’une valorisation matière. Enfin, 18 % de ces enveloppes ont été réutilisées (occasion et rechapage). Parmi les travaux de recherche et développement liés au granulat, un projet de matériau destiné à l’isolation phonique pourrait aboutir bientôt, avec le concours d’industriels partenaires. D’autres pistes sont en cours d’étude mais Aliapur préfère rester discret sur le sujet. L’un des chantiers qui pourrait aider de nombreuses voies de valorisation est la sortie du statut de déchet du pneu usagé. Un premier pas a été franchi en 2016 avec la sortie de ce statut pour les pneus réutilisables. Un avantage pour les collecteurs qui pourront exporter plus facilement ces gommes à l’étranger. Seule la reconnaissance des avantages du granulat pourra augmenter sa valeur et donc abaisser l’éco-contribution, qui s’élève toujours à 1,25 euros pour les pneus tourisme.
v

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