Dans ma rue il y a des travaux de refection de la chaussée.
Et il y a une" raboteuse" à chaussée qui enléve le vieux revetement d' enrobé sur une épaisseur d' une douzaine de cm. Machine trés impressionnante, trés lourde, trés bruyante et qui fait beaucoup de poussiéres . Ca avance à une vitesse de quelques cm par seconde. Il ya une ruban transporteur qui évacue les déblais par devant et ca tombe dans un camion qui avance lentement également, et qui se remplit vite.
Mais ..... quid des déchets ?
Il semblerait que ca puisse étre recyclé.
Sur ce site j' ai trouvé de telles info, ca peut aprés divers tamisage et granulation redevenir matiére premiere pour du nouvel enrobé.
http://www.bonnes-pratiques-tp.com/bp-env.php?id=4Citer:
Voirie : une économie de 1000 tonnes au kilomètre
L'entretien et la réhabilitation d'une route implique souvent le décaissement de la chaussée existante, puis la réalisation d'une nouvelle structure de chaussée et d'un nouveau revêtement. Bref, on casse tout pour refaire avec du neuf. Mais aujourd'hui, on sait faire du neuf avec de l'ancien. Au lieu d'être envoyé en décharges, l'ancien revêtement de la chaussée est réutilisé. Après traitement, il est intégré à la fabrication des nouveaux enrobés. Ce procédé a été appliqué pour le renforcement de la D 58 de l'Oise, sur une portion de 4,8 kilomètres. Il a permis une économie de 4 800 t de matériaux naturels.. Soit une économie de 1000 tonnes par kilomètre !
un document (une thése) sur le sujet.
Citer:
La France est dotée d'un réseau routier extrêmement développé avec plus de 9000
kilomètres d'autoroutes et près d'un million de kilomètres de chaussées au total, dont
la majeure partie est revêtue de matériaux hydrocarbonés. L'entretien de ces structures
passe nécessairement par le fraisage des anciennes couches de chaussée, tout
au moins de la couche de roulement ; ceci entraîne la production de déchets que
sont les fraisats d'enrobés. Ce sont les morceaux de béton bitumineux, gravesbitume
ou autres enrobés à module élevé, qui ont été décohésionnés à l'aide d'une
fraiseuse.
La production française annuelle de fraisats d'enrobés est variable selon les sources
bibliographiques, mais semble avoisiner les deux millions de tonnes [1-1]. Ces fraisats
s’inscrivent dans une dénomination plus large que sont les agrégats d’enrobés
regroupant tous les déchets bitumineux provenant de la déconstruction par fraisage,
mais aussi de la déconstruction sous forme de plaques ou « croûtes » ainsi que les
rebuts de fabrication. La loi de 1992 [1-2] prévoyant l’interdiction de mise en décharge
des déchets non ultimes, est théoriquement en vigueur depuis 1er juillet 2002.
Cependant, bien que les agrégats d’enrobés ne soient pas des déchets ultimes, leur
valorisation est loin d’être complète. En effet, plus de la moitié des fraisats et agrégats
est actuellement stockée ou mise en décharge, comme le montrent les valeurs
présentées dans le tableau 1.1
http://ofrir.lcpc.fr/article_produit/12 ... athias.pdfun exemple de raboteuse à chaussée :