[Raffinage] la question qui tue !

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Re: [Raffinage] la question qui tue !

Message par energy_isere » 01 déc. 2017, 19:02

Pourquoi Total a investi 1,1 milliard d'euros dans sa raffinerie d’Anvers

Usine Nouvelle le 01/12/2017

Total a inauguré le 30 novembre les nouveaux équipements de sa plateforme intégrée raffinage-pétrochimie d’Anvers (Belgique). Avec cet investissement, Total ne fait pas que parachever la modernisation de ses installations européennes.

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Malgré les nuages bas et la pluie glaciale, lors de l’inauguration des nouveaux équipements de la plateforme intégrée raffinage-pétrochimie de Total dans le port d’Anvers (Belgique), le 30 novembre, régnait une ambiance chaleureuse. Il est vrai que dans ce contexte de prix du pétrole durablement bas, un investissement de 1,1 milliard d'euros dans un site industriel pétrochimique avait de quoi réchauffer les cœurs des participants, à commencer par le maire d’Anvers, le Ministre-Président des Flandres, le vice-Premier ministre Belge et l’ambassadrice de France venus inaugurer le site aux côtés de Patrick Pouyanné, PDG de Total.

Pour le groupe pétrolier français, numéro deux du raffinage en Europe derrière Exxon, et de la pétrochimie derrière Dow Chemical, cet investissement n’est pourtant qu’une étape dans la modernisation de son outil industriel. Mais les choix technologiques réalisés en Belgique sont riches d’enseignement sur la stratégie de Total en matière de transition énergétique. Pourquoi, alors que l’Europe souffre encore de surcapacité de raffinage, Total a-t-il réalisé cet investissement entre 2014 et 2017.

Miser sur les plateformes intégrées

D’abord, Total a décidé de concentrer ses investissements sur ses six plateformes intégrant raffinage et pétrochimie qu’il possède en France, en Belgique, aux États-Unis, en Arabie Saoudite, au Qatar et en Corée du sud (où des investissements ont été annoncés en avril 2017), au détriment des sites spécialisés. En France, les trois raffineries ont ainsi été fermées et reconverties, en centre de formation à Dunkerque (Nord), à la pétrochimie de spécialité à Carling-Saint-Avold (Moselle) et en bioraffinerie à La Mède sur la commune de Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône). Cette dernière devrait entrer en production d’ici à la fin 2018.

Produire des carburants moins polluants


Ensuite, si la demande en pétrole doit continuer à augmenter, la lutte contre la pollution et le réchauffement climatique change peu à peu la demande. Le fioul lourd émetteur de soufre et de particules est pointé du doigt. Et une nouvelle réglementation va par exemple obliger les navires à réduire leurs émissions de soufre. Total peut les aider. À Anvers, il vient d’investir 700 millions d’euros dans OPTARA, un nouvel équipement comprenant une unité de désasphaltage et un hydrocraqueur, pour convertir plus de fioul lourd qui lui arrive de la zone ARA (Amsterdam, Rotterdam et Anvers) en produits légers à basse teneur en soufre.

Augmenter encore la part du gaz


Enfin, l’avenir de Total est définitivement orienté vers le gaz plutôt que le pétrole, comme carburant mais aussi pour la pétrochimie. Total a donc investi 350 millions d’euros dans ROG, une unité récupérant les gaz riches produits par la raffinerie pour les convertir en matière première, et 50 millions d’euros dans le projet Ethane, qui a permis l’adaptation d’un des deux vapocraqueurs et de la logistique du site pour pouvoir importer et traiter de l’éthane. "Les vapocraqueurs d’Anvers pourront traiter dorénavant jusqu’à 60 % de charges avantagées dérivées du gaz dont les prix sont moins élevés que le naphta issu du pétrole, contre 30 % [avant l’investissement]", a expliqué Bernard Pinatel, directeur général de la branche Raffinage-Chimie de Total.

Étonnamment, cet investissement a aussi bénéficié de la chute des cours du pétrole brut en 2014. "La baisse des prix a augmenté la demande, explique Patrick Pouyanné. Et comme nous n’avons pas totalement répercuté la baisse sur nos prix, nous avons pu dégager une marge supplémentaire." Une marge qui a notamment permis à Total de décidé cet investissement XXL à Anvers.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... rs.N621893

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Message par energy_isere » 13 mars 2020, 20:27

Total lance la modernisation de sa raffinerie de Donges

EMMANUEL GUIMARD Usine Nouvelle 13/03/2020

Total confirme le lancement travaux de modernisation de sa raffinerie de Donges (Loire-Atlantique) où elle installera une unité de désulfuration des gazoles. Un investissement de 350 millions d’euros auquel s’ajoute 150 millions d'euros pour le contournement de ce site Seveso.

Total annonce l’attribution à la société italienne Kinetics Technology du contrat d’ingénierie et de construction de la nouvelle unité de désulfuration des gazoles sur sa raffinerie de Donges (Loire-Atlantique). Le groupe confirme ainsi le départ officiel d’un investissement de 350 millions d’euros, annoncé en 2015.

Entre-temps, il est passé par un long processus d’études et d’autorisations. Le projet vise à "produire un carburant moins soufré, conforme aux normes européennes", fait savoir la direction de la raffinerie. Cet équipement devrait être opérationnel début 2023.


Hydrogène

Dans le processus de raffinage, cette unité intervient juste après la distillation, première étape du traitement du pétrole brut qui permet de décliner différents produits dont les essences, gazoles, kérosène, etc. Cette unité permettra donc d’atteindre une meilleure désulfuration en complément d’unités similaires, situées plus en aval dans la chaîne. Cette installation nécessitera, pour son fonctionnement, des volumes d’hydrogène en quantités supérieures à ce que la raffinerie peut actuellement produire. C’est Air Liquide qui réalisera cette unité, la seconde sur le site, et qui en assurera l’exploitation.

Contournement ferroviaire

Cet investissement va de pair avec le contournement ferroviaire de la raffinerie par le nord, qui représente par ailleurs un investissement de 150 millions d’euros, financé pour un tiers par Total. Car, curieusement, la voie ferrée Nantes-La Baule-Le Croisic, traverse littéralement le site industriel de Total, classé Seveso. "L’Etat, les collectivités locales et Total ont confirmé leur engagement à réaliser le contournement ferroviaire du site. SNCF Réseau, en charge de cette déviation, a mené les procédures d’autorisation et commence les travaux pour une mise en service effective en 2022", précise Total. Le groupe pétrolier étudie enfin le regroupement de ses quatre salles de contrôle, chargées de conduire les vingt unités du site, dans un seul lieu, pour un pilotage plus efficace de l’ensemble.
https://www.usinenouvelle.com/article/t ... es.N940156

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Message par energy_isere » 07 sept. 2020, 10:46

Un pipeline fissuré affaiblit la raffinerie de Grandpuits

Usine Nouvelle 06/09/2020

Selon les syndicats, Total pourrait arrêter les activités de raffinage à Grandpuits (Seine-et-Marne) pour reconvertir le site. L’entreprise a assuré qu’une fermeture ne fait pas partie des hypothèses étudiées.

Les problèmes sont liés au pipeline d’Ile-de-France (Plif) qui fournit une très grande partie du pétrole brut de la raffinerie. L’oléoduc, qui s’étend sur plus de 250 km, a connu deux fuites, la première, en 2014, en Seine-Maritime, la seconde, en février 2019, dans les Yvelines. Aujourd’hui, le Plif ne fonctionne qu’à 70 % de sa capacité, comme la raffinerie de Grandpuits qui transforme en temps normal 4,9 millions de tonnes de pétrole brut par an. Cette activité ralentie menace sa rentabilité.

"L’intégrité économique à long terme de Grandpuits repose avant tout sur la viabilité du Plif, commente le groupe pétrolier. Total n’est pas prêt à travailler avec des unités qui ne présenteraient pas toutes les garanties nécessaires à leur bon fonctionnement."

Il y a toujours des problèmes de microfissures. "Nous étudions le coût de son remplacement", indique le groupe. Les résultats de cet audit pourraient être connus à l’automne. Grandpuits compte environ 400 salariés auxquels il faut ajouter des centaines d’emplois indirects.
https://www.usinenouvelle.com/article/u ... ts.N996339

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Re: [Raffinage] la question qui tue !

Message par Jeuf » 07 sept. 2020, 12:56

energy_isere a écrit :
07 sept. 2020, 10:46
Un pipeline fissuré affaiblit la raffinerie de Grandpuits

Usine Nouvelle 06/09/2020

Selon les syndicats, Total pourrait arrêter les activités de raffinage à Grandpuits (Seine-et-Marne) pour reconvertir le site. L’entreprise a assuré qu’une fermeture ne fait pas partie des hypothèses étudiées.

Les problèmes sont liés au pipeline d’Ile-de-France (Plif) qui fournit une très grande partie du pétrole brut de la raffinerie. L’oléoduc, qui s’étend sur plus de 250 km, a connu deux fuites, la première, en 2014, en Seine-Maritime, la seconde, en février 2019, dans les Yvelines. Aujourd’hui, le Plif ne fonctionne qu’à 70 % de sa capacité, comme la raffinerie de Grandpuits qui transforme en temps normal 4,9 millions de tonnes de pétrole brut par an. Cette activité ralentie menace sa rentabilité.

"L’intégrité économique à long terme de Grandpuits repose avant tout sur la viabilité du Plif, commente le groupe pétrolier. Total n’est pas prêt à travailler avec des unités qui ne présenteraient pas toutes les garanties nécessaires à leur bon fonctionnement."

Il y a toujours des problèmes de microfissures. "Nous étudions le coût de son remplacement", indique le groupe. Les résultats de cet audit pourraient être connus à l’automne. Grandpuits compte environ 400 salariés auxquels il faut ajouter des centaines d’emplois indirects.
https://www.usinenouvelle.com/article/u ... ts.N996339
Et cette rafinnerie permet d'avoir une chaine de valorisation locale de pétrole extrait en Ile-de-france et Champagne. Il n'y en a pas beaucoup, mais quand même un peu. C'est un élément d'autonomie énergétique nationale.

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Message par energy_isere » 22 sept. 2020, 20:11

Seine-et-Marne: Total va cesser le raffinage sur le site de Grandpuits

AFP parue le 22 sept. 2020

Le groupe Total va arrêter les activités de raffinage sur le site de la raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) et doit annoncer jeudi un projet de reconversion, a-t-on appris mardi de source syndicale, confirmant une information du Figaro.

Les précisions sur ce projet de reconversion appelé "Galaxie" doivent être annoncées lors d'une réunion du CSEC (comité social et économique central) au siège du groupe pétrolier à la Défense (Hauts-de-Seine) puis à la raffinerie de Grandpuits.

"Cette reconversion pourrait entraîner la suppression de 200 postes chez Total sur les 450 et de 800 autres chez les sous-traitants", craint la CGT, qui assure que la raffinerie sera convertie en "plateforme de bioplastiques".

"Ce ne seront pas des licenciements secs mais des départs à la retraite non remplacés ou des mobilités internes vers d'autres sites de Total", a précisé à l'AFP Thierry Defresne, délégué syndical central CGT Total Raffinage Pétrochimie.

"Il est inutile de jouer à se faire peur. Le projet pour Grandpuits sera responsable dans toutes ses dimensions; investissements nouveaux et gestion du personnel. Personne ne perd son emploi chez Total lorsqu'il y a des évolutions industrielles", a assuré à l'AFP le groupe Total.

"A Carling (Moselle) ou la Mède (Bouches-du-Rhône) par exemple, il n'y a eu aucun licenciement, mais des départs à la retraite et des mobilités internes vers d'autres sites de l'entreprise", a également souligné le géant pétrolier français.

"Il y a de l'argent pour faire des transformations mais pas pour sauvegarder des emplois dans une raffinerie qui peut encore fonctionner 20 ans", a regretté la CGT.

Selon le syndicat, "la direction a mis un coup d'accélérateur sur le bio partout en France et compense par des importations de pétrole".

Sur les huit raffineries françaises, en comptant la bio-raffinerie de La Mède, cinq dépendent du groupe Total, deux d'Esso (Exxon-Mobil) et une de Petroineos, celle de Lavera également dans les Bouches-du-Rhône.
https://www.connaissancedesenergies.org ... its-200922

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Message par energy_isere » 24 sept. 2020, 12:28

Total: Arrêt du raffinage et projet de reconversion à Grandpuits

le 24/09/2020 Usine Nouvelle par Benjamin Mallet

Total a annoncé jeudi un projet de transformation de sa raffinerie de Grandpuits (Seine-et-Marne) en une plate-forme "zéro pétrole", le groupe prévoyant dans ce cadre un investissement de plus de 500 millions d'euros à horizon 2024 ainsi que 135 suppressions de postes sur le site.

A l'horizon 2024, la plate-forme de Grandpuits accueillera des activités de production de biocarburants, majoritairement destinés au secteur aérien, ainsi que de production de bioplastique, de recyclage de plastiques et d'exploitation de deux centrales solaires photovoltaïques.

Total a précisé dans un communiqué qu'il conduirait ce projet sans aucun licenciement, grâce à des départs en retraite anticipés et des mobilités internes vers d'autres sites du groupe, "en fournissant à chaque collaborateur une solution adaptée à sa situation".

Dans un communiqué, la CFDT a prévenu qu'elle n'accepterait "aucune suppression d'emploi".

"Salariés de Total, salariés des entreprises contractantes ou salariés des entreprises sous-traitantes, personne ne doit être laissé sur le bord de la route !", ajoute la Fédération Chimie Energie de la CFDT, qui appelle la direction de Total à "être honnête et très clair dans l’explication qui sera faite aux élus sur les choix industriels et sociaux à venir".

La décision d'arrêter le raffinage à Grandpuits fait suite à un audit mené sur le pipeline d'Ile-de-France (PLIF) - le reliant au port maritime du Havre et permettant l'approvisionnement en brut de la raffinerie -, après des fuites survenues en 2014 et 2019 qui ont conduit à réduire la pression maximale d'utilisation du PLIF et à limiter le fonctionnement de la raffinerie à 70% de sa capacité, menaçant ainsi sa pérennité.

Il ressort de l'audit que le remplacement du PLIF "est la seule solution pour revenir à un fonctionnement normal de la raffinerie, mais nécessiterait un investissement de près de 600 millions d'euros", a expliqué Total.

"Pour cette raison, compte tenu des orientations en termes de transition énergétique retenues par la France à horizon 2040, Total fait le choix d'arrêter le raffinage de pétrole et d'engager une transformation industrielle du site grâce à un programme d'investissement majeur."

AUCUNE INCIDENCE SUR LES STATIONS-SERVICE ET LES AÉROPORTS D'ILE-DE-FRANCE

En parallèle, le raffinage du pétrole brut à Grandpuits s'arrêtera au premier trimestre 2021 et le stockage de produits pétroliers fin 2023, "sans aucune incidence sur le bon fonctionnement" des stations-service et des aéroports d'Ile-de-France qui seront approvisionnés par les raffineries de Donges (Loire-Atlantique) et de celle de Normandie.

Sur les 400 postes que comptent aujourd'hui la plate-forme de Grandpuits et le dépôt associé de Gargenville (Yvelines), 250 postes seront maintenus. En outre, 15 emplois supplémentaires seront créés à Grandpuits dans une unité d'emballage en aval de l'unité de bioplastiques.

Total estime également que les chantiers générés par ses investissements permettront également de créer jusqu'à 1.000 emplois pendant les trois années de construction des nouvelles unités.

Le groupe ajoute avoir réalisé une cartographie des entreprises partenaires intervenant sur la plate-forme, qui représentent l'équivalent de 300 emplois à temps plein. Il s'engage à "accompagner chaque entreprise concernée par l'évolution du site" et dans sa nouvelle configuration, de continuer à "faire appel en priorité à ses entreprises partenaires", représentant 200 emplois à temps plein.

La future usine de biocarburants de Grandpuits, majoritairement destinés au secteur aérien et dont la mise en service est prévue en 2024, aura une capacité de traitement de 400.000 tonnes par an.

Elle sera alimentée majoritairement par des graisses animales en provenance d'Europe et des huiles de cuisson usagées qui seront complétées par des huiles végétales de type colza, à l'exception de l'huile de palme.
https://www.usinenouvelle.com/article/t ... s.N1008624

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Message par energy_isere » 22 nov. 2020, 01:46

China Is Set to Eclipse America as World’s Biggest Oil Refiner[/b]

Bloomberg 21 nov 2020

Earlier this month, Royal Dutch Shell Plc pulled the plug on its Convent refinery in Louisiana. Unlike many oil refineries shut in recent years, Convent was far from obsolete: it’s fairly big by U.S. standards and sophisticated enough to turn a wide range of crude oils into high-value fuels. Yet Shell, the world’s third-biggest oil major, wanted to radically reduce refining capacity and couldn’t find a buyer.


As Convent’s 700 workers found out they were out of a job, their counterparts on the other side of Pacific were firing up a new unit at Rongsheng Petrochemical’s giant Zhejiang complex in northeast China. It’s just one of at least four projects underway in the country, totaling 1.2 million barrels a day of crude-processing capacity, equivalent to the U.K.’s entire fleet.

The Covid crisis has hastened a seismic shift in the global refining industry as demand for plastics and fuels grows in China and the rest of Asia, where economies are quickly rebounding from the pandemic. In contrast, refineries in the U.S and Europe are grappling with a deeper economic crisis while the transition away from fossil fuels dims the long-term outlook for oil demand.

America has been top of the refining pack since the start of the oil age in the mid-nineteenth century, but China will dethrone the U.S. as early as next year, according to the International Energy Agency. In 1967, the year Convent opened, the U.S. had 35 times the refining capacity of China.

The rise of China’s refining industry, combined with several large new plants in India and the Middle East, is reverberating through the global energy system. Oil exporters are selling more crude to Asia and less to long-standing customers in North America and Europe. And as they add capacity, China’s refiners are becoming a growing force in international markets for gasoline, diesel and other fuels. That’s even putting pressure on older plants in other parts of Asia: Shell also announced this month that they will halve capacity at their Singapore refinery.

There are parallels with China’s growing dominance of the global steel industry in the early part of this century, when China built a clutch of massive, modern mills. Designed to meet burgeoning domestic demand, they also made China a force in the export market, squeezing higher-cost producers in Europe, North America and other parts of Asia and forcing the closure of older, inefficient plants.

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“China is going to put another million barrels a day or more on the table in the next few years,” Steve Sawyer, director of refining at industry consultant Facts Global Energy, or FGE, said in an interview. “China will overtake the U.S. probably in the next year or two.”

Asia Rising
But while capacity will rise is China, India and the Middle East, oil demand may take years to fully recover from the damage inflicted by the coronavirus. That will push a few million barrels a day more of refining capacity out of business, on top of a record 1.7 million barrels a day of processing capacity already mothballed this year. More than half of these closures have been in the U.S., according to the IEA.

About two thirds of European refiners aren’t making enough money in fuel production to cover their costs, said Hedi Grati, head of Europe-CIS refining research at IHS Markit. Europe still needs to reduce its daily processing capacity by a further 1.7 million barrels in five years.

“There is more to come,” Sawyer said, anticipating the closure of another 2 million barrels a day of refining capacity through next year.

Chinese refining capacity has nearly tripled since the turn of the millennium as it tried to keep pace with the rapid growth of diesel and gasoline consumption. The country’s crude processing capacity is expected to climb to 1 billion tons a year, or 20 million barrels per day, by 2025 from 17.5 million barrels at the end of this year, according to China National Petroleum Corp.’s Economics & Technology Research Institute.

India is also boosting its processing capability by more than half to 8 million barrels a day by 2025, including a new 1.2 million barrels per day mega project. Middle Eastern producers are adding to the spree, building new units with at least two projects totaling more than a million barrels a day that are set to start operations next year.
...................


https://www.msn.com/en-us/money/markets ... d=msedgntp

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