non mais sans fossile il n'y a RIEN DE TOUT CA. il n'y a simplement pas d'usine de panneaux PV, d'usines de batteries, d'usine de piles à combustibles, de routes en bon état pour y aller..
Pour le moment, des "machines annexes" des infrastructure décarbonnées fonctionnent au pétrole : tractopelle pour nettoyer les barrages de la vase, camions pour extraire et transporter l'uranium, moissonneuse batteuse qui récolte le blé qui nourrit les travailleurs, etc.
Lorsqu'il y a des tentatives pour mettre des moteurs non à pétrole/gaz, c'est en priorité pour le marché de masse : les voitures, les bus. Là où c'est le plus facile et où il y a le plus de possibilités.
Faire des tractopelles ou des moissonneuses à hydrogène, c'est un marché de niche qui n'a pas d'intérêt économique pour le moment. Aussi parce que la réflexion porte sur la "transition" , et non sur l'effondrement' supposant une disparition total du pétrole d'un jour sur l'autre et donc qu'il est urgent que ces machines fonctionnent...
Mais si nécessaire, on mettra de plus en plus de moteurs non dépendant du pétrole, y compris pour ces "machines annexes"
au pire, on réserve le pétrole pour ces machines si on ne sait pas comment faire autrement. car comme on a dit de nombreuses fois : les énergies fossiles, c'est pas tout ou rien. ça, tu ne sembles ne pas vouloir l'entendre.
C'est admettre qu'il y a des usages minoritaires, cet usage ne devrait pas être déterminé essentiellement par le prix, mais pas l'utilité en considérant la finitude des ressources (là, il faut supposer une prise de conscience).
Supposons que l'élément essentiel pour caractériser une économie soit le retour sur investissement énergétique. Il a été de 1 sur 100 à un moment pour le pétrole, il est de 1 pour 20 ou 1 pour 10 pour les nouveaux gisement.
Dans les sociétés pré industrielles, en comptant l'énergie métabolique des humains et animaux auxiliaires, on ne doit pas être supérieur à 2. D'où une croissance du PIB très lente, avant l'explosion entamée par le charbon et les premiers trains.
Concernant le photovoltaïque, avec matériaux non issus de recyclage d'autres panneaux, l'énergie de fabrication est remboursée en 2 à 3 ans. Pour un panneau qui vit au moins 20 ans. On a un rapport de l'ordre de 1 à 10, au moins
si on ajoute les équipements annexes, et surtout le stockage...on tombe peut être à 1 pour 5, probablement au-dessus du ratio pré-industriel, mais tout cela demanderait une étude plus détaillée, et non pas un rejet pur et simple. Ce n'est pas parce que ça n'a pas été fait que c'est impossible. C'est qu'il n'y a pas d'intérêt économique ou politique pour le moment pour le mettre au point.