TOTAL voit le pic arriver !!!

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GillesH38
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TOTAL voit le pic arriver !!!

Message par GillesH38 » 08 avr. 2006, 13:36

J'ai eu du mal à en croire mes yeux :

Dans un interview au Times, Christophe de Margerie,directeur des explorations chez Total, et probable futur successeur de Desmaret, annonce:" Le Monde ne peut pas satisfaire la demande de pétrole".

"
Des nombres comme 120 millions de barils par jour ne seront jamais atteint, jamais"

"Le directeur de l'exploration de Total reconnait que cette augmentation de production est impossible, étant donné les ressources disponibles et les contraintes géopolitiques pour accéder aux réserves de l'OPEC.


"L'AIE se trompe en utilisant des facteurs de recouvrement qui ne prennent pas en compte le timing des nouvelles ressources mises en route. Le monde a confondu le probleme des réserves avec l'échelle du problème de produire ces réserves (phrase bizarre que je traduis peut etre mal NdT). Les réserves sont là, c'est une bonne nouvelle, mais ce que nous pouvons fournir pour satisfaire la demande est limité par des facteurs autres que ce que les scientifiques voient dans leurs laboratoires ou leurs "think tank"."


Je me frotte encore les yeux là les copains....

THE world lacks the means to produce enough oil to meet rising projections of demand for fuel over the next decade, according to Christophe de Margerie, head of exploration for Total and heir presumptive to the leadership of the French energy multinational.
The world is mistakenly focusing on oil reserves when the problem is capacity to produce oil, M de Margerie said in an interview with The Times. Forecasters, such as the International Energy Agency (IEA), have failed to consider the speed at which new resources can be brought into production, he believes.


“Numbers like 120 million barrels per day will never be reached, never,” he said.

The IEA predicted in its World Energy Outlook that global demand for crude oil would reach 121 million barrels per day by 2030, of which more than half would be supplied by Opec. The agency predicted that more than $3 trillion (£1.72 trillion) of investment in wells, pipelines and refineries would be needed to raise output to such levels.

However, Total’s exploration chief reckons the output rise is impossible, given available resources and geopolitical constraints on gaining access to reserves in Opec countries.

M de Margerie argued that the resources were simply not available. He said: “Take Qatar. How many projects can you have at the same time? You have more than 100,000 people working on sites. It’s a big city of contractors. Now they have the problem of having to build a new power plant to supply a city of contractors.”

The IEA was mistaken in using recovery factors that failed to consider the timing of new resources coming on stream. M De Margerie said. The world was confusing the issue of reserves with the scale of the problem in producing those reserves. He said: “The oil reserves are there, that is the good news, but what we can bring on today to meet demand is limited by factors other than what scientists see in a lab or think-tanks.”

The Total exploration chief said he was the likely successor to Thierry Desmarest, the current chairman and has been nominated to join the company’s supervisory board.
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas".

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Message par MadMax » 08 avr. 2006, 13:38

C'est pas en 2010 qu'il part à la retraite le Desmarest ?

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Message par GillesH38 » 08 avr. 2006, 13:43

je sais pas, mais je pense que cette interview aura une place d'honneur dans "energybulletin" !!
Zan, zendegi, azadi. Il parait que " je propage la haine du Hamas".

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Message par Tiennel » 08 avr. 2006, 14:29

Jusqu'à présent, les grandes compagnies pétrolières privées (les majors) étaient peu enclines à reconnaître l'existence du pic car cela attirait l'attention sur la diminution de leurs propres réserves (qui, rappelons-le, ne représentent que 10% des réserves mondiales), ce qui réduisait la valeur de l'entreprise et donc de ses actions.

Maintenant qu'elles ne peuvent plus nier cette diminution (déplétion des champs et expulsion progressive des zones pétrolifères - cf Venezuela), elles ont tout intérêt à parler du pic : ainsi, le prix du baril monte, leurs réserves s'apprécient à nouveau (la hausse des cours compensant la baisse des volumes) et de nouveaux business s'ouvrent à elles : exploration-production de champs épineux (eaux profondes, trucs bitumineux...), biocarburants de synthèse, GTL, etc

Il n'est pas à exclure que les majors aient laissé l'ASPO se constituer pour initialiser une communication "indépendante" sur le Peak. Si le PPP gênait tant les pétroliers, croyez-vous vraiment que Colin Campbell aurait eu le droit de parler ? Il se serait fait dare-dare attaquer par les avocats de son ancien employeur pour diffamation, diffusion d'informations confidentielles, etc, couper les vivres (sa retraite)...
sans parler du missile de croisière qui tombe "par erreur" sur son cottage irlandais
Dernière modification par Tiennel le 08 avr. 2006, 15:29, modifié 1 fois.
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Message par epe » 08 avr. 2006, 15:14

Quand je vois une "nouvelle tête" faire ce genre de déclaration, j'ai l'habitude de faire une recherche sur ce nom, voir ce qu'il a pu écire avant.

J'ai trouvé ceci :
Les défis des grands fonds

Dans trois ans, la production d’hydrocarbures en Afrique subsaharienne commencera à décliner. De Nouakchott à Luanda, les professionnels de l’offshore misent sur d’importantes découvertes au large des côtes.

Les grands fonds marins reçoivent de bien curieuses visites depuis une dizaine années. Les longs et massifs sous-marins construits à la période de la guerre froide ne sont plus les seuls à s’aventurer au-delà de 1 500 mètres en dessous de la surface des océans. De petits bathyscaphes télécommandés, des robots à bras articulés, des sondes bourrées d’électronique les ont rejoints. Tout une panoplie d’engins dont la vocation est de recueillir un maximum de données sur la texture des sols et les courants. Objectif : détecter la moindre présence de pétrole et de gaz, et évaluer les conditions de leur exploitation.

Le renouvellement des réserves d’hydrocarbures est devenu un problème majeur alors que la production des champs exploités depuis les années 1970 en mer du Nord ou dans le golfe du Mexique ne cesse de décliner. Contraintes d’aller chasser ailleurs, les majors pétrolières se sont rabattues sur la région arabo-persique et, de manière croissante, sur la mer Caspienne et le golfe de Guinée. Si l’exploitation de gisements sur la terre ferme est perturbée par des enlèvements ou des sabotages - à l’exemple de l’Irak et du Nigeria -, la production offshore est épargnée. Ce qui en fait une alternative de plus en plus prisée, même si les coûts sont extrêmement importants. Les majors peuvent d’ailleurs investir dans l’offshore en ce moment, le bénéfice des six premières s’élevant à près de 100 milliards de dollars en 2005. « Avec la hausse des cours du pétrole, nous établissons des scénarios pour le lancement d’explorations sur la base d’un baril allant jusqu’à 40 dollars au lieu de 20 dollars précédemment », commente Christophe de Margerie, directeur général exploration et production du groupe français Total. Un point mort qui rend commercialement intéressant d’aller sonder de plus en plus loin des côtes et dans les eaux profondes (de 500 à 1 500 mètres), voire ultraprofondes (de 1 500 à 3 000 mètres). L’ordre de grandeur des réserves de grands fonds est aujourd’hui estimé à 100 milliards de barils-équivalent pétrole, dont la moitié a déjà été découverte. Ce qui représente près de quatre années de production mondiale annuelle au rythme actuel et la somme des réserves prouvées des sept plus grandes compagnies internationales.

La plupart de ces ressources sont situées dans le prolongement des immenses estuaires des grands fleuves de la planète, Mississippi, Niger, Congo, Amazone, Nil ou Gange. Les zones sédimentaires y constituent d’excellents pièges à hydrocarbures, où ils se seraient déposés au fil des siècles. Longtemps considérée comme non rentable, la production de ces gisements de l’extrême est depuis quelques années devenue une réalité grâce à de multiples progrès et innovations technologiques, comme dans le domaine des installations sous-marines et de leur contrôle, mais aussi des études exploratoires, notamment sismiques, celles qui orientent les géologues vers les gisements potentiels.

En Afrique, la production dans l’offshore profond connaît un essor sans précédent dans le golfe de Guinée. Cette conquête a débuté en 1993. À l’époque, Elf, BP, Shell et Statoil, les principaux opérateurs présents en Afrique, créent le club Wado (West Africa Deepwaters Operators). Mission : réduire les coûts d’exploitation de l’offshore profond alors que les études sismiques et géologiques, beaucoup plus précises et fiables qu’autrefois, ont révélé l’existence de gigantesques ressources sous-marines... Dès lors, tout va très vite. En avril 1996, à 150 km au large des côtes angolaises et par 1 350 m de fond, Elf découvre un gisement évalué à 1 milliard de barils : le bloc 17 Girassol. Les autres découvertes s’enchaînent. Outre l’Angola, on trouve du pétrole et du gaz en offshore profond au Congo-Brazza, en Guinée équatoriale, au Nigeria, au Gabon, à São Tomé e Príncipe... Beaucoup plus à l’ouest, une nappe estimée à plus de 100 millions de barils est mise au jour en 2001, au large de la Mauritanie.

Aujourd’hui, toutes les compagnies pétrolières occidentales sont présentes dans ce secteur. Les américaines, ExxonMobil, Chevron, Marathon Oil, Amerada Hess mais aussi le français Total, l’italien ENI, le néerlandais Shell et le britannique Bristih Petroleum misent sur le développement du golfe de Guinée pour diversifier leurs approvisionnements. Ils devraient y investir des dizaines de milliards de dollars dans les vingt prochaines années. Les États de la région proposent de nouvelles licences d’exploitation de plus en plus loin des côtes. Ce qui attire de nouveaux opérateurs, originaires des pays du Sud. La China National Offshore Oil Corp. (Cnooc) a signé en février un contrat de partage de production avec Gepetrol, la société nationale équatoguinéenne, pour un bloc dans les eaux territoriales au sud du pays. Cnooc Africa Limited en sera l’opérateur technique. Ce champ, non exploité jusqu’à présent, couvre 2 287 km2 pour une profondeur de 30 à 1 500 m. Le brésilien Petrobras flaire également les bons coups. Un mois plus tôt, dans le même pays, il a obtenu le feu vert pour prendre 50 % des parts d’une concession dans le bassin du fleuve Muni (500 à 2 200 mètres de profondeur). La compagnie est associée au groupe Chevron (22,5 %), opérateur principal du bloc L, aux côtés d’Amerada Hess (12,5 %), d’Energy Africa Equatorial Guinea (10 %) et de Sasol (5 %). Et dispose d’une option pour devenir l’opérateur principal en cas de découverte exploitable.

Les découvertes offshore ont jusqu’à présent permis de remplacer plus de 90 % des volumes produits en Afrique depuis cinq ans, contre un taux de renouvellement inférieur à 50 % dans le reste du monde. Les eaux du Nigeria et de l’Angola sont les deux grandes zones de développement. Luanda a produit 600 000 barils par jour (b/j) en offshore profond en 2005. L’exploitation des blocs 14, 15, 17 et 18 - opérée respectivement par Chevron, ExxonMobil, Total et BP - est pleine de promesses. Le pays devrait atteindre les 2 millions de b/j dès 2007, contre 1,3 million de b/j en 2005. La société nationale, la Sonangol, a récemment lancé un appel d’offres pour l’attribution de quatre nouveaux blocs en mer profonde. Le Nigeria a pris un peu de retard sur son concurrent angolais puisque la production en offshore profond ne représentera que 280 000 b/j en 2006 sur un total de 3 millions. Un retard qu’il devrait en partie combler avec le développement des champs Akpo, Usan, Bonga, Erha et Agbami par les grandes compagnies occidentales.

D’autres pays, comme la Guinée équatoriale, São Tomé e Príncipe, la Côte d’Ivoire et le Togo, ont accordé des licences d’exploration en offshore profond, mais la production n’a pas encore débuté. Lomé vient de lancer un nouvel appel d’offres pour l’attribution de blocs sur la façade côtière du pays. Plus de 3 100 km2 sont concernés, à des profondeurs avoisinant 2 800 mètres, sur des gisements baptisés Lomé, Mono, Capitaine ou Barracuda. Les offres devront êtres présentées avant le 1er mai 2006. Le « brut » de la région bénéficie de nombreux atouts : sa qualité, la situation géographique des sites d’extraction et, surtout, la politique menée par la plupart des États, qui s’ouvrent aux investissements étrangers et favorise la stratégie de développement des groupes pétroliers. En Afrique de l’Ouest, Shell, Total et Chevron réalisent respectivement 15 %, 30 % et 35 % de leurs activités d’exploration et de production. Dès 2008, la production de Total en offshore profond devrait représenter 10 % des extractions totales du groupe, contre 4 % actuellement. De grands projets sont en cours (Dalia en Angola et Akpo au Nigeria). Toutes ces initiatives voient s’associer plusieurs opérateurs dans le but de mutualiser les risques. Elles font également l’affaire des sociétés maritimes pétrolières qui ont vu leurs carnets de commandes exploser. Une tendance qui devrait se confirmer, voire s’accentuer alors que les dépenses d’investissement des grands groupes pétroliers devraient continuer à croître. Une hausse qui profite à tous les maillons de la chaîne, aussi bien aux entreprises de recherche sismique, comme Géophysique (CGG), qu’aux ingénieristes de la construction, du type Technip, ou encore aux groupes spécialisés dans les services offshore, comme Bourbon, Stolt Offshore et SBM Offshore. Des sociétés dont la valeur en Bourse s’est envolée l’année dernière : plus 72 % pour le franco-américain Schlumberger et 66 % pour le groupe de services pétroliers américain Halliburton.

Donc voilà l'explication de son discours au Times : Sur terre pratiquement tout ce qui est exploitable est exploité et en déclin, qui plus est dans dans conditions géopolitiques de plus en plus difficiles.

Reste à aller au large, assez loin des côtes pour être à l'abri de groupes armés (avec protection de marine de guerre?) où se trouverait... l'équivalent de 4 ans de production mondiale au rythme actuel, dont 2 encore à découvrir. Dans des conditions très difficiles d'un point de vue technique (déjà les coûts d'exploration...)et logistique, soumis aux aléas de la météo, donc dans l'impossibilité d'obtenir une production régulière et avec des débits équivalents à des gisements terrestres...
-Il vaut mieux pomper même s'il ne se passe rien que de risquer qu'il se passe quelque chose de pire en ne pompant pas.
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Message par hyperion » 08 avr. 2006, 17:53

peut etre qu'il est un peu déprimé par les champs confisqués par Chavez?
dans 1984, la novlangue; mais surtout la double pensée: la guerre c'est la paix, la liberté c'est l'esclavage, l'ignorance c'est la force, l'hcq c'est hautement toxique

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Message par mahiahi » 08 avr. 2006, 19:50

Je traduirais la phrase-clef par : "les gens confondent la question du niveau des réserves avec le problème de la cadence de production" (mot à mot, on dirait "ampleur", mais "cadence" est plus clair en Français)
C'est quand tout semble perdu qu'il ne faut douter de rien
Dieu se rit des hommes déplorant les effets dont ils chérissent les causes
Défiez-vous des cosmopolites allant chercher loin dans leurs livres des devoirs qu'ils dédaignent remplir autour d'eux

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Message par phyvette » 09 avr. 2006, 00:26

I a peut être un peut évolue en moins de 2 ans, il est bien placé .
« Les quantités d'huile en place n'ont pas beaucoup changé, mais on arrive à produire de plus en plus de barils à partir des champs existants en augmentant le taux de récupération », explique Christophe de Margerie, patron de la branche exploration-production de Total.
selon Christophe de Margerie, « le pétrole brut ne passera sans doute pas le siècle ».
© le point 13/05/04 - N°1652 - Page 106 - 2748 mots
article
Qui va lui reproché ?

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Message par tolosa » 09 avr. 2006, 10:50

Vous ne remarquez pas que les publicités sur le tarissement du pétrole et la crise environnementale sont de plus en plus nombreuses ? Encore une pleine page ce matin dans l'équipe.
Quand une réalité devient incontournable il ne reste plus qu'à l'exploiter.

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Message par ecorage » 09 avr. 2006, 18:49

C'est pour cette raison qu'à mon avis, pour prendre exemple sur les étudiants de la sorbonne avec TELE[S]ORBONNE
il serait bon de créer une mini station télé, avec un petit bulletin quotidien, les images sont de plus en plus faciles à faire même avec un appareil photo numérique, le montage peut être réalisé sur 2 ou trois points du territoire, les articles rédigés à plusieurs avec Writlypar exemple.
Je trouve dommage de ne pas utiliser à fond l'outil internet pour faire passer le message.

Des artistes arrivent à créer des albums dans le coin d'une pièce en se filmant avec une webcam, certains parviennent au top international et pour avertir d'un problème grave, on reste dans notre coin.

Il est en plus facile de télécharger les vidéos sur pleins de sites comme Dalymotion par exemple.
En plus le visionnage est permanent et on peut conserver ces films sur les premières pages en les visitant régulièrement.

Je propose mes services une fois de plus ... j'ai tout ce qu'il faut ... et ça me fout les boules que l'on ne reste que sur du texte.

N'oublions pas :
Le poids des mots, le choc des photos !

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Message par Tiennel » 09 avr. 2006, 20:18

Pourquoi pas, oui, mais des photos de quoi ?
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Message par MadMax » 09 avr. 2006, 20:38

Et un graphe du baril de pétrole qui monte, qui monte avec, à des dates clefs, les discours et une photo de nos dirigeants chéris (Desmarest : "le pétrole restera à 30 $ en 2005", l'OPEP : "50$ est un prix bien trop élevé, ça va baisser") ?

On montrera ainsi clairement aux gens que ça déraille depuis un moment, et que tout ce qu'ils racontent c'est du vent.

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Message par Devenson » 11 avr. 2006, 12:27

En faisant des recherches pour avoir une idée de la crédibilité de Christophe de Margerie, je tombe sur cet article du Point (datant semble-t-il de mai 2004).

http://www.lepoint.fr/dossiers_economie ... did=146734

Je ne peux m'empêcher, avec tout de même une évidente mauvaise foi, de sélectionner quelques propos de C. Mandill, J.M. Chevalier et O. Appert qui informent le public à coup de petites phrases précises et assurées :

Claude Mandil :
"Ceux qui disent qu'on s'approche de la fin du pétrole sous-estiment l'ampleur du progrès technique"
(le baril de Brent étant à ce moment-là à 37$) : "à ce rythme, le coût pourrait être de un demi-point de croissance du PIB mondial"

Olivier Appert :
"On estime généralement que la "prime" d'instabilité politique du prix du baril est de 5 dollars"
"Il est absurde de dater un pic de production au Moyen-Orient ou dans le monde, parce qu'on n'en sait rien"

Jean-Marie Chevalier :
« L'an dernier, les réserves mondiales ont progressé de 18 % grâce à l'inclusion des sables asphaltiques du Canada »

Il ne faut pas accabler le journaliste, qui, avec les éléments dont il dispose, dresse un tableau contrasté d'une situation complexe.

Néanmoins, on peut relever un certain manque de rigueur dans son enquète, par exemple dans la remarque suivante :
"C'est la théorie de King Hubbert, géologue américain, qui avait prédit - avec succès - le pic de production en Amérique du Nord. Aujourd'hui, Hubbert voit ce pic aux alentours de 2010 au Moyen-Orient, ce qui lui vaut des sarcasmes de la part des pétroliers."

K. Hubbert étant décédé en 1989, on peut espérer que la "mer des carcasmes" (Pierre Dac) des pétroliers ne l'atteint guère.

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Message par energy_isere » 11 avr. 2006, 12:54

http://www.energybulletin.net/14774.html

un article entier de energy bulletin à ce sujet :

un extrait :
In an interview with the Times of London, Christophe de Margerie, who is the head of exploration and production and the likely next CEO of Total, the French oil major (which is the 4th or 5th biggest around, depending on the metrics), say the following:


People are failing to deal with the reality of the price, which has nothing to do with speculators or even any lack of reserves, which are ample. "It is a problem of capacities and of timing," de Margerie says. "This is the real problem of peak oil."

The oil is there, he says, but the amount you can deliver today depends on how many wells you can drill and how fast you can deplete an oilfield, not to mention gaining the co- operation of governments, which guard access to the precious resource jealously. There is no prospect of reaching the lofty peaks that economists at the International Energy Agency, predict will be needed to satisfy world demand for oil.

There are not enough engineers, rigs, pipelines and drillers to increase current world output of 85 million barrels per day to 120 million, he says.

It would be possible only in a world without politics, he says. "If there were no Americans, no Iranians, no English, no French and no Italians. Not a world I know."

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Message par GillesH38 » 11 avr. 2006, 12:59

je sais pas, mais je pense que cette interview aura une place d'honneur dans "energybulletin" !!
Au moins une de mes prédictions qui se réalise, je vais faire concurrence à E. Teissier :lol: :lol:
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