début 2013... toujours pas d'effondrement...

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par Superus » 17 janv. 2013, 11:20

nemo a écrit :Le risque de guerre mondiale était réel et c'est vrai qu'on a pas de risque comparable aujourd'hui, mais pour quasiment tout le reste les risques sont globalement plus élevé aujourd'hui qu'a l'époque comme le dit epe. Dans un autre genre comparez l'ampleur des attentats terroristes contemporain à ceux de la vague des années 80.

Ben franchement le terrorisme c'est quoi?
http://www.iceberg911.net/davidsson-1.html
2 000 et 4 000 personnes dans le monde meurent chaque année d'actes terroristes, par opposition aux 50 000 à 100 000 décès par morsures de serpent et aux 10 000 000 décès d'enfant de causes évitables
Parler du terrorisme ici comme de quelque chose d'ampleur et comparer ça aux guerres...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_guerres_modernes

Il y a eu 231 millions de tués du aux guerres lors du 20ème siècle --> 2.3 millions par an.

Bref un facteur 500-1000 entre les deux...

Et encore on ne compare même pas avec la démographie : 7 milliards de gens aujourd'hui : 4000 tués du au terrorisme = peanuts! Dramatique c'est certain mais c'est peanuts!
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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par WizardOfLinn » 17 janv. 2013, 13:14

sherpa421 a écrit :
WizardOfLinn a écrit :... ni avec une crise comme celle des euromissiles.
http://www.lepoint.fr/monde/l-otan-lanc ... 469_24.php
Quelles différences factuelles ? Par ce que "je n'ai jamais cru" c'est juste une appréciation subjective.
On est pas dans les mêmes ordres de grandeur, comparativement à la période 1980-1985.
Au 1.1.1983, plus de 1000 têtes nucléaires visaient des cibles en Europe, pour les portées intermédiaires (donc non inclus les ICBM).
http://www.larousse.fr/archives/journau ... grand_defi
Dans son livre sur les armes nucléaires, "Les armes nucléaires : mythes et réalité", G. Le Guelte rapporte quelques anecdotes assez impressionnantes, sur la façon dont un déclenchement accidentel d'attaque nucléaire a été évité de justesse à plusieurs reprises dans les années 80.
Un tel potentiel de destruction est hors de portée d'un Etat comme l'Iran.
Le bouclier anti-missile peut éventuellement être justifié pour se protéger de tirs isolés (et encore, je n'en suis pas convaincu), mais ça fait longtemps qu'on ne parle plus d'attaques nucléaires massives affectant tout un continent ou le monde entier.

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par sceptique » 17 janv. 2013, 13:32

Et puis, de toute façon, si l'Iran utilisait de telles armes il serait instantanément incinéré en représailles dans un rapport d'au moins 1 à 10 : pour chaque bombe expédiée par l'Iran (dont une partie interceptée) il en prendrait au moins 10 et des plus grosses qui plus est sans possibilité de les intercepter. Et quand je dis 1 à 10 ...

Cela ferait certes des millions de morts (surtout coté iranien d'ailleurs) mais cela n'aurait rien à voir avec le cataclysme planétaire d'un conflit thermonucléaire genre USA-URSS.

Avec cette bombe l'Iran aura simplement un moyen de dissuasion comme bien d'autres pays. Et, probablement, ne l'utilisera jamais. Peut être même ne sera-t-elle jamais opérationnelle. Mais, pour la dissuasion, il suffit que les adversaires potentiels aillent un doute.

Pas d'effondrement de ce coté donc : simplement un gros gaspillage (un de plus) pour fabriquer une chose inutile qui ne servira jamais (dans le meilleur des cas pour la population iranienne).

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par navidad » 17 janv. 2013, 13:43

sceptique a écrit :Et puis, de toute façon, si l'Iran utilisait de telles armes il serait instantanément incinéré en représailles dans un rapport d'au moins 1 à 10 : pour chaque bombe expédiée par l'Iran (dont une partie interceptée) il en prendrait au moins 10 et des plus grosses qui plus est sans possibilité de les intercepter. Et quand je dis 1 à 10 ...

Cela ferait certes des millions de morts (surtout coté iranien d'ailleurs) mais cela n'aurait rien à voir avec le cataclysme planétaire d'un conflit thermonucléaire genre USA-URSS.

Avec cette bombe l'Iran aura simplement un moyen de dissuasion comme bien d'autres pays. Et, probablement, ne l'utilisera jamais. Peut être même ne sera-t-elle jamais opérationnelle. Mais, pour la dissuasion, il suffit que les adversaires potentiels aillent un doute.

Pas d'effondrement de ce coté donc : simplement un gros gaspillage (un de plus) pour fabriquer une chose inutile qui ne servira jamais (dans le meilleur des cas pour la population iranienne).
Enfin, une arme de dissuasion qui ne sert pas, n'est pas inutile pour autant.

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par Herv12 » 17 janv. 2013, 13:44

sceptique a écrit :simplement un gros gaspillage (un de plus) pour fabriquer une chose inutile qui ne servira jamais (dans le meilleur des cas pour la population iranienne).
Pas vraiment. La bombe atomique elle sert justement à ne pas servir! Mais si elle peut éviter une guerre, ce n'est peut être pas une dépense inutile. Dieu seul sait ce qui se serait passé entre les USA et l'URSS si la bombe n'avait pas existé. On aurait peut être eu droit à la troisième guerre mondiale. De notre point de vue elle est peut êtrre inutile à l'iran, mais de leur coté, vu ce qu'on a fait à Kadafi, elle peut paraitre très utile.
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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par energy_isere » 17 janv. 2013, 14:15

Les petits souvenirs sur la guerre froide ne sont pas vraiment en rapport avec le sujet du fil.
= HS
[-(

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par nemo » 17 janv. 2013, 16:53

Superus a écrit :
Ben franchement le terrorisme c'est quoi?
http://www.iceberg911.net/davidsson-1.html
2 000 et 4 000 personnes dans le monde meurent chaque année d'actes terroristes, par opposition aux 50 000 à 100 000 décès par morsures de serpent et aux 10 000 000 décès d'enfant de causes évitables
Parler du terrorisme ici comme de quelque chose d'ampleur et comparer ça aux guerres...

http://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_des_guerres_modernes

Il y a eu 231 millions de tués du aux guerres lors du 20ème siècle --> 2.3 millions par an.

Bref un facteur 500-1000 entre les deux...

Et encore on ne compare même pas avec la démographie : 7 milliards de gens aujourd'hui : 4000 tués du au terrorisme = peanuts! Dramatique c'est certain mais c'est peanuts!
On ne se comprend pas. Je ne comparais pas l'effet des guerres et celles du terrorisme. Je comparais le terrorisme d'hier avec celui d'aujourd'hui. Dans les décennies 70 et 80 les morts se comptent tout au plus en dizaines/centaines par an, là on est plutôt en milliers, un facteurs 10 à 100 donc.
Ensuite on peux comparer les guerres entre elles et certes on n' a pas connu de guerre de l'ampleur de la seconde guerre mondiale mais par contre les guerres en millions de morts sont monnaies courante dans la période post soviétique : Irak, Ethiopie, Soudan, Congo... Je serais curieux de voir la comparaison 1950/1990 et 1990/2030 quand elle sera possible par exemple.
Pour recoller au sujet les facteurs de délitements de nos sociétés sont multiples. Il y a avant tout une crise du capitalisme qui cette fois est aggravé par 2 facteurs : la crise énergétique et l'impossibilité d'une expansion "ailleurs". Au fond c'est le même facteur la finitude du monde.
Donc sans sortie de crise au bout d'un moment l'effondrement finira par advenir, sachant que la sortie de crise ce n'est pas quand les actionnaires sont content mais quand la grande masse de la population est satisfaite.
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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par Hakim » 17 janv. 2013, 17:01

Superus a écrit :
Les guerres? Mais il n'y en a jamais eu aussi peu que maintenant...

Et l'Irak, et la Libye, et la Syrie, et l'Afghanistan, et les guerres Africaines, et les différentes mafia un peu partout, etc ...

Vouloir comparer par rapport aux guerres "sérieuses" n'a pas grand sens, surtout qu'il est probable que tout cela se traduise par une sorte de multitudes de guerres civiles en même temps.


Perso je considère que la situation actuelle ressemble beaucoup à un effondrement en cours, et dont la vitesse a tendance à accélérer.

Un autre symptôme de l'effondrement en cours, est aussi le niveau de propagande de plus en plus délirant, comme par exemple :
http://www.guardian.co.uk/environment/2 ... undless-bp

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par Balika73 » 17 janv. 2013, 18:36

"Effondrement" est peut-être un terme inadapté à la situation en France.

Je m'intéresse aux différents aspects de la crise de civilisation en cours (financier, environnemental, énergétique, politique, etc) depuis 2007. Malgré les infos relayées sur Oléocène et ailleurs, je suis bien obligé de constater que les choses, autour de moi, évoluent trèèèès doucement. Rien de cataclysmique.

En mai 2008, j'attendais le baril à 200 € pour la fin de l'année et la guerre civile en France (merci le LEAP). Résultat : rien (ou si peu).

En 2009, JM Jancovici écrivait "C'est maintenant ! 3 ans pour sauver le monde". Nous sommes en 2013 et pas grand chose ne s'est aggravé au fond : les dettes des états ont juste augmenté, le chômage idem, etc.

En place "d'effondrement", je parle maintenant de "pourrissement", ça renvoie plus l'image d'une dégradation lente et prolongée. C'est la grenouille dans la casserole. :mrgreen:

Tout dépend de notre situation personnel, en fait.
Tant qu'on a un toit sur la tête, de la nourriture, un semblant de vie social, c'est pas la mort !
Et ça peut encore durer pendant des années, même avec un pétrole (et tout le reste) en raréfaction. C'est rassurant quelque part. Et dangereux, puisque les gens ont l'impression que rien de grave n'arrivera prochainement (pour eux).
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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par kercoz » 17 janv. 2013, 19:36

Balika73 a écrit : je suis bien obligé de constater que les choses, autour de moi, évoluent trèèèès doucement. Rien de cataclysmique..
Ouais , vue de pres , une exponentielle ressemble a une droite .......un seul exemple : l' extinction des especes ....le nb d'especes qui disparait est 100 fois plus grand que ce qui a été estimé pour les 4 autres extinctions ..... treééés doucement ...on creve , mais on va tous crever qd meme ( enfin , pas nous ...nos enfants ..qu'ils se démerdent !)
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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par Superus » 18 janv. 2013, 11:17

nemo a écrit : On ne se comprend pas. Je ne comparais pas l'effet des guerres et celles du terrorisme. Je comparais le terrorisme d'hier avec celui d'aujourd'hui. Dans les décennies 70 et 80 les morts se comptent tout au plus en dizaines/centaines par an, là on est plutôt en milliers, un facteurs 10 à 100 donc.
Il est un fait certain que le terrorisme à augmenté... Mais si vous me permettez de comparer ça avec la question énergétique c'est un peu comme les médias qui s’enthousiasme des x% de croissance dans l'éolien. ça reste peanuts.

De coup en (et je ne parle pas de vous mais des médias) faire une des menaces principales de ce monde c'est ridicule comparer à la faim, aux guerres, à la malaria, de la grippe, aux morsures de serpents, aux morts par allergie... Et même probablement au nombre de types qui meurent étouffés pendant leur déjeuné...

D'un point de vue purement comptable en terme de pertes humaines il y a plus d'intérêts à aller débusquer jusqu'au dernier crotale dans sa grotte que le dernier taliban...
nemo a écrit : Ensuite on peux comparer les guerres entre elles et certes on n' a pas connu de guerre de l'ampleur de la seconde guerre mondiale mais par contre les guerres en millions de morts sont monnaies courante dans la période post soviétique : Irak, Ethiopie, Soudan, Congo... Je serais curieux de voir la comparaison 1950/1990 et 1990/2030 quand elle sera possible par exemple.
Oui elles sont monnaies courantes je ne dis pas la contraire... Mais il y aussi l'effet démographique qui joue! Simple jeu de comparaison : les massacres opérés au congo Belge entre 1900 et 1908 : 4 000 000 de morts. --> 500 000 /an

Entre 1998 et 2003 il y a eu 4 000 000 de morts en RDC. --> 800 000 /an

Sauf que en 1900 la population du Congo était de 10 000 000 de personnes... pour 67 000 000 aujourd'hui!

Les massacres au congo belge sont donc bien plus importants que ceux de 1998-2003 puisqu'ils représentent 40% de la population contre 6-7% en 1998-2003...

Et puis... même avec l'effet démographique, la décennie 2000-2010 est la moins meurtrière
http://www.herodote.net/2001_2011_la_de ... e-1193.php

On comparera les périodes 1990-2030 à 1950-1990 si vous voulez mais il n'empêche que la décennie 2000-2010 est la moins meurtrière... Si en 2030 on comptabilise au final plus de victimes c'est qu'on aura eu malheureusement de gros malheurs :-( ...
Après le constat ci-dessus, comment expliquer que nous ayons aujourd'hui le sentiment d'une violence sans pareille?

Sans doute sommes-nous d'autant plus sensibles à la violence que celle-ci est devenue plus rare (paradoxe mis en lumière par Tocqueville à propos des droits féodaux : ceux-ci n'ont plus été tolérés à partir du moment où ils sont devenus marginaux).

Peut-être aussi sommes-nous victimes d'une forme de saturation médiatique ? Jour après jour, les journaux et la télévision doivent remplir leurs pages et leurs tranches d'actualités, de sorte que l'arraisonnement d'un cargo humanitaire par les Israéliens en vient à occuper autant de pages dans les journaux du monde entier qu'en 1943 la bataille de Stalingrad (2 millions de morts).
Mais et je suis d'accord:
Restons cependant vigilants. Si l'on se tue assez peu dans le monde actuel, celui-ci n'est pas pour autant devenu pacifique. Les tensions sociales et les déséquilibres internationaux sont plus grands que jamais. L'égoïsme des possédants atteint des sommets qui rappellent les injustices de la «Belle Époque». Or, si cette première décennie du XXe siècle fut relativement paisible, n'oublions pas aussi qu'elle précéda la Grande Guerre et la révolution bolchévique.
nemo a écrit : Pour recoller au sujet les facteurs de délitements de nos sociétés sont multiples. Il y a avant tout une crise du capitalisme qui cette fois est aggravé par 2 facteurs : la crise énergétique et l'impossibilité d'une expansion "ailleurs". Au fond c'est le même facteur la finitude du monde.
Donc sans sortie de crise au bout d'un moment l'effondrement finira par advenir, sachant que la sortie de crise ce n'est pas quand les actionnaires sont content mais quand la grande masse de la population est satisfaite.
je suis de ton avis, il n'empêche que la bourse se porte bien et n'est plus fort loin de son maximum atteint avant la crise, qu'il n'y a jamais eu aussi peu de morts du aux guerres et que tous les voyants rouges, restent rouges et pourtant le navire est toujours à flot...

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par energy_isere » 18 janv. 2013, 12:03

Superus a écrit : ........Entre 1998 et 2003 il y a eu 4 000 000 de morts en RDC. --> 800 000 /an
.....
La dernier fois que j' ai entendu ça à la radio, ca citait un cumul 5 millions de mort pour les conflits armés en RDC.
Et ces conflits continuent.

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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par Superus » 18 janv. 2013, 12:50

Peut être que depuis 2003 il y a un millions de morts en plus... Mais la période la plus intense du conflit c'est 1998-2003...

Il est cependant certain que c'est le conflit des années 2000-2010 le plus sanglant... Devant l'Irak, l'Afghanistan, le Darfour,... Et c'est un des conflit dont on parle le moins même ici en Belgique (alors qu'il s'agit de notre ancienne colonie et qu'il y a beaucoup de belges d'origine congolaise chez nous).
La deuxième guerre du Congo est un conflit armé qui eut lieu au sein du territoire de la République démocratique du Congo (RDC, anciennement Zaïre) qui débuta en 1998 et se termina officiellement en 2002, avec une fin formelle le 30 juin 2003. Elle impliqua neuf pays africains, et une trentaine de groupes armés, ce qui en fait la plus grande guerre entre États dans l'histoire de l'Afrique contemporaine. C'est pourquoi elle est aussi appelée la Première Guerre continentale africaine

Ce conflit a engendré de nombreux viols et massacres et entraîné, selon les sources, le décès de 183 000 personnes selon des démographes européens5 à environ 4 à 4,5 millions de personnes principalement de famine et de maladies selon un rapport de l'International Rescue Committee. Des millions d'autres ont été déplacées de leurs terres ou ont trouvé asile dans les pays voisins. Malgré diverses initiatives et accords de paix qui ont conduit à la fin officielle de la guerre depuis 2002, et la mise en place d'un gouvernement de transition depuis le 30 juin 2003, la paix reste fragile.

De nombreux groupes militaires restent mobilisés, et des combats continuent en 2007 dans l'est du pays, essentiellement au Nord-Kivu (voir Guerre du Kivu). La population civile continue à payer un lourd tribut aux milices, notamment aux milices hutu composées de ressortissants rwandais s'étant échappés en RDC après avoir participé au génocide au Rwanda, qui se rendent coupables de nombreux crimes6 ainsi qu'aux milices tutsi du CNDP.

Le conflit en République démocratique du Congo trouve ses origines dans le génocide au Rwanda de 1994, et les événements liés au Burundi, qui virent des centaines de milliers de personnes d'origine ethnique Hutu fuir ces deux pays pour l'est du Zaïre.

Deux interprétations s'opposent quant aux raisons de la présence rwandaise dans la partie orientale du Zaïre et quant aux raisons pour ce pays d'entrer en guerre aux côtés de l'Ouganda.

Selon le gouvernement de Kigali et d'autres sources[réf. nécessaire], les camps de réfugiés qui en résultèrent furent rapidement contrôlés par les milices hutu Interahamwe, auxquelles appartenaient nombre de génocidaires, aidés par les membres hutu de l'ancienne armée rwandaise, et ils auraient envisagé une invasion.

Selon d'autres acteurs, la présence des troupes rwandaises en RDC est due à la volonté de piller la RDC. Ce point de vue s'appuie notamment sur un rapport de l'ONU demandé par le Conseil de sécurité qui avance à partir des interviews menées par le groupe d'experts que l'armée rwandaise est restée essentiellement pour se procurer des biens. Le rapport décrit également la stratégie de tous les groupes armés présents pour piller les ressources du sous-sol à leur profit, dans un contexte de massacres et de viols7.

La nouvelle armée rwandaise, l'Armée patriotique rwandaise (APR), dominée par les Tutsi protesta contre la violation de son intégrité territoriale, et commença à armer les Tutsi Banyamulenge de l'Est du Zaïre. Cette intervention fut dénoncée par le gouvernement du Zaïre du Président Mobutu Sese Seko. Mobutu avait le soutien des États-Unis, car il était considéré comme un important rempart contre le communisme en Afrique subsaharienne. Cependant, avec la fin de la guerre froide, les deux superpuissances s'étaient progressivement désengagées de l'Afrique subsaharienne. Quand les États-Unis retirèrent leur soutien traditionnel à Mobutu, les rebelles et les États concurrents y virent une occasion de l'évincer du pouvoir. Le Rwanda et l'Ouganda commencèrent à livrer des armes et des fonds à l'Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération du Congo (AFDL) de Laurent-Désiré Kabila.

Quand Laurent-Désiré Kabila prit le contrôle de la capitale en mai 1997, il dut faire face à de nombreux obstacles pour gouverner le pays qu'il renomma « République démocratique du Congo » (RDC). En coulisse, de nombreux groupes tentaient de s'accaparer des parcelles de pouvoir, notamment les débiteurs étrangers, désireux de garder leur influence. Par ailleurs, la présence ostensible des Rwandais dans la capitale irrita les Congolais, qui commençaient à voir Kabila comme le jouet de puissances étrangères.[réf. nécessaire]

Les tensions atteignirent de nouveaux sommets le 14 juillet 1998, quand Kabila fit démissionner son chef de cabinet rwandais, James Kabarebe, et le remplaça par un Congolais. Il semble que Kabila sentit avoir suffisamment assuré son assise congolaise, pour mettre quelque distance avec les nations qui lui avaient permis son accession au pouvoir.

Deux semaines plus tard, Kabila abandonna ces démarches diplomatiques. Il remercia le Rwanda pour son aide, et demanda le retrait du pays des forces militaires rwandaises et ougandaises. Les conseillers militaires rwandais furent évacués de Kinshasa avec peu de ménagement dans les 24 heures. Les personnes les plus inquiètes de cette décision étaient les Banyamulenge du Congo oriental. Ils étaient également utilisés par le Rwanda pour influer sur la politique orientale de la RDC.[réf. nécessaire] La tension persistante avec leurs voisins Hutus avait été l'un des facteurs déclenchants de la Première guerre du Congo et sera une nouvelle fois à l'origine de ce conflit.
Les nombreux groupes armés peuvent être rangés en quatre composantes principales. À cause de la nature ouverte de cette guerre, ces catégorisations sont sujettes à caution, les alliances ou les scissions ayant été nombreuses, les intérêts contradictoires et évoluant. D'autre part les catégories "hutu" et "tutsi" sont des facilités de catégorisations ethnistes issues de la colonisation, largement utilisées dans les médias et par les propagandes politiques.

Forces tutsi
incluant les armées nationales des gouvernements dominés par les Tutsi au Rwanda et au Burundi, les milices créées par les populations tutsi banyamulenge de RDC et les forces du Rassemblement congolais pour la Démocratie basées à Goma, proches des Banyamulenge. Ces groupes tutsi sont essentiellement actifs au Nord et au Sud-Kivu, et en d'autres territoires centraux en direction de Kinshasa. Leurs buts sont de garantir la sécurité nationale du Rwanda et du Burundi (le Congo-Kinshasa refusant d'arrêter les anciens génocidaires hutu réfugiés sur son territoire), de protéger les Tutsis présents en République démocratique du Congo (RDC), de limiter l'influence grandissante de l'Ouganda dans la région, et enfin de faire mainmise sur les ressources naturelles du territoire de la RDC.
Forces hutu
incluant les Hutu rwandais responsables du génocide de 1994, les rebelles burundais cherchant à renverser leur gouvernement, les Hutus congolais et les milices Mai-Mai associées. Le principal groupe hutu sont les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), opérant dans le Kivu. Ses objectifs sont d'expulser les forces tutsies étrangères et les Banyamulenge, et de renverser les gouvernements tutsi au pouvoir au Rwanda et au Burundi, par ailleurs le contrôle des ressources naturelles est ici aussi déterminant.
Forces alignées sur l'Ouganda
incluant l'armée ougandaise et différents groupes rebelles soutenus par l'Ouganda, tels le Mouvement de Libération du Congo (MLC), qui contrôle l'essentiellement le nord de la République démocratique du Congo. Elles souhaitent sécuriser les frontières de l'Ouganda, empêcher l'émergence d'un état congolais fort, limiter l'influence du Rwanda dans la région, et bénéficier elles-aussi des ressources naturelles congolaises.
Forces alignées sur Kinshasa
incluant l'Armée congolaise nationale, différents groupes nationalistes Mai-Mai, et des nations alliées telles le Zimbabwe, l'Angola, le Tchad et la Namibie. Ils contrôlent l'ouest et le sud de la République démocratique du Congo. Leur but premier est la restauration de l'unité nationale, avec un contrôle sur les territoires et frontières, et la maîtrise des ressources naturelles.

La violence « ethnique » entre forces hutu et tutsi a été régulièrement au centre du conflit, avec une peur mutuelle d'élimination de son groupe. Les forces hutu et le gouvernement de Kinshasa ont établi des relations d'alliance et de proximité, leur intérêt commun étant l'expulsion des armées régulières et des groupes associés de l'Ouganda et du Rwanda. Alors que les forces de l'Ouganda et du Rwanda travaillaient ensemble pour la conquête de territoires aux dépens de Kinshasa, la compétition pour les ressources naturelles créa une fissure dans leur coalition. L'Ouganda permettrait à Kinshasa d'envoyer des armes au FDLR hutu via le territoire tenu par les alliés de l'Ouganda et l'Ouganda lui-même, les hutu et le gouvernement de Kinshasa cherchant tous, à des degrés divers, à contrôler l'influence du Rwanda et de ses alliés.
L'offensive rebelle initiale menaça le gouvernement Kabila pendant quelques semaines, qui ne fut sauvé que par l'intervention rapide de plusieurs autres États africains. Un moment, il sembla que l'on se dirigeait vers une guerre conventionnelle ouverte entre plusieurs nations sur le territoire de la RDC. Une telle issue fut évitée au moment où la ligne de front se stabilisa en 1999. Dès lors, le conflit fut le fait de forces militaires irrégulières, avec peu de modifications dans les territoires tenus par les uns et les autres.

Cette guerre n'a pas été une guerre de grandes batailles et de lignes de fronts clairement définies. Si de nombreuses troupes régulières et entraînées ont été impliquées, les dirigeants de ces nations ont été réticents à impliquer leurs propres troupes en des combats ouverts. Les équipements et l'entraînement de ces armées nationales représentant un investissement important pour des États pauvres. La vaste zone du Congo fragmenta les groupes armés, et dès lors les unités régulières ont essentiellement été stationnées autour de points stratégiques, tels les ports et aéroports, les routes importantes, plutôt qu'en des zones de combat.

Ainsi, la guerre a essentiellement été le fait de groupes militaires peu organisés. Ces troupes peu entraînées et peu disciplinées ont été à l'origine de fréquents crimes de guerre. La paix est d'autant plus difficile à établir que ces milices continuent leurs exactions, en dépit des cessez-le-feu décrétés par leurs supérieurs.

L'essentiel du conflit s'est focalisé sur le contrôle des ressources naturelles du Congo. Les États des Grands Lacs ont payé leurs dépenses militaires en exploitant les minéraux, diamants et bois rares du Congo oriental. Les forces d'occupation ont levé d'importantes taxes sur la population et l'économie locale, et réquisitionné les stocks de vivres de la région.

Une compétition pour le contrôle des ressources entre les forces anti-Kabila est aussi apparue dans le conflit. En 1999, les troupes ougandaises et rwandaises s'affrontèrent dans la ville de Kisangani. Le RCD se scinda en deux factions, affaiblissant la coalition anti-Kabila et limitant désormais ses opérations à la partie orientale de la RDC.


La guerre est officiellement arrêtée depuis 2003 mais de nombreuses milices continuent de se faire la guerre dans l'est du pays devenu zone de non-droit.
Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent.

factsory
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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par factsory » 18 janv. 2013, 21:41

Gail Tverberg, pense que 2013 est le début d'une longue récession (aux États-Unis, mais ça peut s'appliquer à la France et sans doute à d'autres pays européens) pour cinq raisons :
  1. Les prix du pétrole élevés qui sont une cause majeure des problèmes financiers
  2. Les prix du pétrole qui ne sont pas près de baisser
  3. Coupe probable dans les dépenses
  4. L'énormité de la dette
  5. Les problèmes similaires à ceux d'autres civilisations avant leur effondrement

nemo
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Re: début 2013... toujours pas d'effondrement...

Message par nemo » 19 janv. 2013, 13:50

La guerre est officiellement arrêtée depuis 2003 mais de nombreuses milices continuent de se faire la guerre dans l'est du pays devenu zone de non-droit.
Surtout aucune solution politique étant en vue le conflit risque de reprendre de plus belle un jour. Et ça risque d'entrainer pas mal de voisin (Rwanda, Ouganda...).
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Saint Jean 8, 32

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