Agriculture et efficience energetique

Discussions libres mais portant sur le thème général de la déplétion.

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n.g
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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par n.g » 30 juil. 2008, 12:44

kercoz a écrit :Il a fait un jardin (récent 3/5 ans)sur 10/20cm de terre rouge argileuse posée sur un rocher compact/lisse qui affleure par endroit. Sa production sur BRF et Terreau a base BRF est luxuriante et ses tomates et framboisiers font 2 m .
Moi je connais quelqu'un qui fait du double-bêchage façon biointensive sur de la terre argileuse (quasiment 100% d'argile, il pourrait faire des poteries) qui est jaune ou gris clair selon les zones, et à 20 cm ce n'est pas la roche qu'il a mais la nappe phréatique (du moins en hiver, fin août ça peut descendre à 35 cm). Là dessus sans double-bêchage il ne peut rien cultiver, manque d'air et excès d'eau, et le brf ne prend pas, c'est un truc gluant et malodorant qui s'y met au lieu des mycéliums.
Conclusion : on ne peut pas généraliser.
kercoz a écrit :la ponction des rémanents est une ponction insignifiante sur la pédogenèse, en tenant compte du fait que cette pédogenèse s'effectue a 80% par l'attaque de la lignine des racines par les mycéliums et peu par les parties aériennes.
20% je sais pas si on peut appeler ça "peu".
Si on a de façon fixe (et c'est difficile de faire autrement en impliquant des arbres) des zones productrices de biomasse à humus (par exemple des haies) et des zones minéralisatrices d'humus (les champs cultivés), à terme les premières vont perdre des minéraux bien plus vite que l'attaque du sous-sol rocheux ne peut leur en rendre. Et pour éviter ce déséquilibre il faudrait faire une espèce de rotation brutale avec de la culture sur brûlis ou coupe claire, combinée à du (re)boisement de zones cultivées. Le problème est que c'est rarement faisable, car souvent on laisse boisées les zones qui sont non cultivables (relief, exposition, engorgement en eau, sol trop rocheux...)
Une autre solution est que la production de biomasse humifère soit incluse dans les cultures, par exemple en se nourrissant à partir de châtaigniers, d'arbres à noix et de fruitiers, mais il faut planifier ça, être très patient, et avoir à manger pendant 25 ans (hypothèse optimiste) le temps que tout ça se mette à produire de façon conséquente.

Ou alors, dans le même principe global mais avec des plantes annuelles (donc sans attendre 25 ans), il y a la biointensive, où la production de biomasse humifère est incluse dans les cultures sous forme de plantes à paille (fève, tournesol, céréales etc.) qui représentent 60% de la surface, et produisent en même temps des graines nourrissantes et stockables. Et en plus, pas besoin de broyeur.

"oui mais c'est de l'herbacé" dira kercoz. Ce à quoi je répondrais que
- dans les tchernozioms aussi c'est de l'herbacé, qui contient quand-même de la lignine (en concentration moindre que dans le bois mais la biomasse produite est aussi d'un autre ordre), et en termes de fertilité ces sols méritent amplement d'être regardés de près ;
- dans les prairies aussi c'est de l'herbacé, et que leur biomasse de vers de terre au mètre carré est de l'ordre de 10 fois supérieure à celle des sols forestiers (voir Précis d'Écologie - 7ème édition, R. Dajoz, éd. Dunod).
fabagri a écrit :La vitesse d'enfoncement du sol dans la roche, est del'ordre de 10 mètres par million d'année.
Tu as une source à ce sujet?

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par kercoz » 30 juil. 2008, 13:58

n.g a écrit :- dans les prairies aussi c'est de l'herbacé, et que leur biomasse de vers de terre au mètre carré est de l'ordre de 10 fois supérieure à celle des sols forestiers (voir Précis d'Écologie - 7ème édition, R. Dajoz, éd. Dunod).
Exact , Gilles Domenech me le faisait remarquer ainsi que l'épaisseur important de l'humus de certaines plaines .
Il n'empeche que la pluspart des plaines et steppes sont d'anciennes forets qui ont (c'est une thèse perso) trouvé un mode de stabilité de "sécurité" ne pouvant reconstruire leur canopée suite a un accident exogène (climatique ou Sapiens ds le coin), la modification de la faune devant etre le facteur empèchant le retour progressif de la canopée . Cet "attracteur étrange" de secour privilégiant les herbacés et une population de sous sol différente.
n.g a écrit :Moi je connais quelqu'un qui fait du double-bêchage façon biointensive sur de la terre argileuse (quasiment 100% d'argile, il pourrait faire des poteries) qui est jaune ou gris clair selon les zones, et à 20 cm ce n'est pas la roche qu'il a mais la nappe phréatique
La situation anaérobie est effectivement la seule contre indication pour les BRF. La seule solution ds ce cas me semble les "buttes" et un drainage avant de réimplanter la vie ds le sol ......mais la poterie , c'est sympa aussi !
n.g a écrit :la ponction des rémanents est une ponction insignifiante sur la pédogenèse, en tenant compte du fait que cette pédogenèse s'effectue a 80% par l'attaque de la lignine des racines par les mycéliums et peu par les parties aériennes.

20% je sais pas si on peut appeler ça "peu".
Je parlais des coupes "rases" tous les 20/30 ans a but de bois d'oeuvre , papetier ou de chaffage , piquets d'accacia ... (certaines coupes sont ts les 10 ans ).
Donc 20% de 1/20 de la rotation , soit 20% de 20% soit 1% .
Bien sur ce calcul est faux , les "rémanents" de 5 à 7 cm de diam ont 4 ou 5 ans de "pousse" ....mais c'est en tout cas une ponction faible .
On en feras moins cas (déja d'ailleur) , qd on les négocie comme chauffage (rémanents des vosges et talus bretons).
J'ai lu un jour le livre d'un type : andré Voisin qui a bossé sur les carences de sols et les maladies animales ou humaines induites . Ca pourrait etre une méthode de compensation . Les Mychoryses etant, par ailleur , deja reconnu comme des filtres a pollution des métaux lourds .
L'argument de l'afaiblissement des sols d'une haie est a travailler . Je l'ai deja utilisé pour défendre la ponction forestiere ou d'elaguage de service (EDF/lignes , Autoroutes , Sncf .... )
Le domaine du BRf débute et manque de thèsard . L'etude des modif de compositions des rameaux en nutriments , lignine et minéraux ds la durée sur une ponction intensive (trogne) serait primordiale ......
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par kercoz » 30 juil. 2008, 14:33

n.g a écrit :Si on a de façon fixe (et c'est difficile de faire autrement en impliquant des arbres) des zones productrices de biomasse à humus (par exemple des haies) et des zones minéralisatrices d'humus (les champs cultivés), à terme les premières vont perdre des minéraux bien plus vite que l'attaque du sous-sol rocheux ne peut leur en rendre. Et pour éviter ce déséquilibre il faudrait faire une espèce de rotation brutale
Resalut n.g.
Je pense qu'on a une "visualisation" fausse de ce qu'est un sol et une pédogenèse .
Je pense qu'il faut l'imaginer comme un truc dynamique : Une baignoire qui fuit et se remplit a la fois. Le niveau fluctue peu (meme si accident exogène sur qqs années)et peut paraitre un "stock" stable acquis.
La ponction annuelle sur la roche mère est infime et ne doit pas etre mesurable (les racines penetrent et ecartent les fissures , l'eau y va , dissout des minéraux et la racine les remonte ds les feuilles , retour au sol sous forme solide ds la lignine ; les mycé + pédo s'en occupent , les digèrent , c'est incorporé aux complexes argilohumiques ....9a va repartir ds une racine et petit a petit , le long des millénaires , des millions de cycles idem augmentent ce stock .
Les fuites sont le ravinement des orages (merci la canopée), les infiltrations (malgres les remontées incessantes des lombrics) , et les exportations humaines pour consommation humaines ou animales .
Si le ravinement n'est pas important , c'est sur qu'une exportation de lignine de haie ts les 3 ans (courte rotation) , va piller 20% a chaque coup . Ds quelle mesure le stock est menacé ? Le mieux serait de mesurer (demander a l'Inra qui doit en faire des tas de mesures!) . Il est possible qu'une restitution de 10% de la ponction suffise a compenser les fuites ?

Pour faire court , ne pas penser a un stock mais a un débit .
Je suis d'accord aussi sur le retour d'un max de MO fussent ils herbacés , sur le sol . Mais surtout sans les composter si on veut alimenter et augmenter la pédofaune .
Un autre point de vue serait aussi de dire que les surfaces consacrées a la jachère ou a l'alimentation animale (qui va devenir obscène) suffiraient a alimenter les surfaces maraichères et en grande partie les surfaces agri extensives .
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par energy_isere » 01 mai 2012, 12:39

La fraise Espagnole, non merci - no, gracias

D'ici à la mi‐juin, la France aura importé
d'Espagne plus de 83 000 tonnes de fraises.
Enfin, si on peut appeler «fraises» ces gros
trucs rouges, encore verts près de la queue
car cueillis avant d'être mûrs, et ressemblant
à des tomates. Avec d'ailleurs à peu près le goût des tomates...
> > Si le seul problème posé par ces fruits était leur fadeur, après tout, seuls les
consommateurs piégés pourraient se plaindre d'avoir acheté un produit qui se brade
actuellement entre deux et trois euros le kilo sur les marchés et dans les grandes surfaces,
après avoir parcouru 1 500 km en camion. À dix tonnes en moyenne par véhicule, ils sont 16
000 par an à faire un parcours valant son pesant de fraises en CO2 et autres gaz
d'échappement. Car la quasi‐totalité de ces fruits poussent dans le sud de l'Andalousie, sur
les limites du parc national de Doñana, près du delta du Guadalquivir, l'une des plus
fabuleuses réserves d'oiseaux migrateurs et nicheurs d'Europe.
Il aura fallu qu'une équipe d'enquêteurs du WWF‐France s'intéresse à la marée montante
de cette fraise hors saison pour que soit révélée l'aberration écologique de cette
production qui étouffe la fraise française (dont une partie, d'ailleurs, ne pousse pas dans
de meilleures conditions écologiques). Ce qu'ont découvert les envoyés spéciaux du WWF,
et que confirment les écologistes espagnols, illustre la mondialisation bon marché.
Cette agriculture couvre près de six mille hectares, dont une bonne centaine empiète déjà
en toute illégalité (tolérée) sur le parc national. Officiellement, 60% de ces cultures
seulement sont autorisées; les autres sont des extensions «sauvages» sur lesquelles le
pouvoir régional ferme les yeux en dépit des protestations des écologistes.
> > Les fraisiers destinés à cette production, bien qu'il s'agisse d'une plante vivace
productive plusieurs années, sont détruits chaque année. Pour donner des fraises hors
saison, les plants produits in vitro sont placés en plein été dans des frigos qui simulent
l'hiver, pour avancer leur production. À l'automne, la terre sableuse est nettoyée et
stérilisée, et la microfaune détruite avec du bromure de méthyl et de la chloropicrine. Le
premier est un poison violent interdit par le protocole de Montréal sur les gaz attaquant la
couche d'ozone, signé en 1987 (dernier délai en 2005); le second, composé de chlore et
d'ammoniaque, est aussi un poison dangereux: il bloque les alvéoles pulmonaires.
> > Qui s'en soucie? La plupart des producteurs de fraises andalouses emploient une maind'oeuvre
marocaine, des saisonniers ou des sans‐papiers sous‐payés et logés dans des
conditions précaires, qui se réchauffent le soir en brûlant les résidus des serres en
plastique recouvrant les fraisiers au coeur de l'hiver.
> > ... Un écologiste de la région raconte l'explosion de maladies pulmonaires et
d'affections de la peau.
> > Les plants poussent sur un plastique noir et reçoivent une
irrigation qui transporte des engrais, des pesticides et des
fongicides. Les cultures sont alimentées en eau par des forages
dont la moitié ont été installés de façon illégale. Ce qui transforme
en savane sèche une partie de cette région d'Andalousie, entraîne
l'exode des oiseaux migrateurs et la disparition des derniers lynx
pardel, petits carnivores dont il ne reste plus qu'une trentaine dans
la région, leur seule nourriture, les lapins, étant en voie de
disparition. Comme la forêt, dont 2 000 hectares ont été rasés pour faire place aux fraisiers.
> >
> > La saison est terminée au début du mois de juin. Les cinq mille tonnes de plastique sont
soit emportées par le vent, soit enfouies n'importe où, soit brûlées sur place.
> > ... Et les ouvriers agricoles sont priés de retourner chez eux ou de s'exiler ailleurs en
Espagne. Remarquez: ils ont le droit de se faire soigner à leurs frais au cas ou les produits
nocifs qu'ils ont respiré ...
> > La production et l'exportation de la fraise espagnole,
l'essentiel étant vendu dès avant la fin de l'hiver et jusqu'en
avril, représente ce qu'il y a de moins durable comme
agriculture, et bouleverse ce qui demeure dans l'esprit du
public comme notion de saison. Quand la région sera ravagée et
la production trop onéreuse, elle sera transférée au Maroc, où les industriels espagnols de
la fraise commencent à s'installer. Avant de venir de Chine, d'où sont déjà importées des
pommes encore plus traitées que les pommes françaises...

PAR Claude‐Marie Vadrot

Politis jeudi 12 avril 2007
NB N'hésitez pas à faire connaître ceci à vos amies et amis...
Ça datait de 2007.

Maintenant pour du plus récent, 2012 :
24 avril 2012
Le site de l'émission
Les fraises espagnoles: le test
Pour notre test nous avons fait analyser par le laboratoire du chimiste cantonal genevois 12 lots de fraises provenant de la province espagnole de Huelva.
http://www.rts.ch/video/emissions/abe/3 ... -test.html

3'36'' de reportage sur l' analyse des pesticides dans les fraises Espagnoles mises sur le marché en Suisse.
Bon appétit. :-D

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akochan
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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par akochan » 01 mai 2012, 13:35

Ça fait longtemps qu'on le sait mais cela n'empêche que les gens continuent à acheter ces fraises espagnoles sauf les privilégiés de boboland qui peuvent se payer de la guariguette non bio à 4 euros les 250 grammes et je ne parle même pas du prix des fraises bio pas forcement française d'ailleurs.
De toute façon en franc e on utilise des pesticides également homologués aujourd'hui et qui seront retirés du commerce par d'autre encore plus nocifs comme le système nous m'impose depuis toujours...
Mais je partage le constat que les fraises espagnoles sont sans saveurs, rien à voir avec celles de mon jardin...

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sherpa421
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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par sherpa421 » 01 mai 2012, 21:49

Je n'arrive pas à comprendre. Dans le jardin de mes parents les fraises poussent facilement et sans pesticide, elles ont bon goût. Pourquoi faut il payer 4€ les 250 g pour avoir des bonnes fraises ?
La guerre tue.
Moi, j'aime pas le foot.

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par nemo » 01 mai 2012, 22:43

sherpa421 a écrit :Je n'arrive pas à comprendre. Dans le jardin de mes parents les fraises poussent facilement et sans pesticide, elles ont bon goût. Pourquoi faut il payer 4€ les 250 g pour avoir des bonnes fraises ?
Le probléme est d'en avoir 250g 2 fois par semaine dans 15 millions de foyer.
"Tu connaîtras la vérité et la vérité te rendra libre"
Saint Jean 8, 32

"N'est pas musulman celui dont le voisin doit craindre la nuisance"
Prophète Mohamed

"Dans le spectacle la vérité est un moment du mensonge"
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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par mahiahi » 02 mai 2012, 20:30

et que tout le monde n'a pas un jardin
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par kercoz » 03 mai 2012, 08:26

nemo a écrit :
sherpa421 a écrit :Je n'arrive pas à comprendre. Dans le jardin de mes parents les fraises poussent facilement et sans pesticide, elles ont bon goût. Pourquoi faut il payer 4€ les 250 g pour avoir des bonnes fraises ?
Le probléme est d'en avoir 250g 2 fois par semaine dans 15 millions de foyer.
Toute l'année ?
on se lasse vite de manger un produit qd il abonde ...en plantant 2 ou 3 especes , on etale la production sur 2 mois ....avec pleine (trop) production sur 3 semaines ...la fin coincide avec le début des framboises qui va produire aussi 1 à 2 mois,......puis ce sera les prunes et les figues de printemps ... pommes et poires etalées du début aout a novembre .....
Le congélo désenchante un peu ce rythme en permettant des tartes ou confiotes aux mélanges improbables.
je viens de sortir le tissus des tunnels(pleine floraison), je préfère une récolte plus tardive mais plus naturelle .

pour en revenir au titre du fil, de ce que je peux en dire , c'est que je jette trop de production au compost au poules et aux voisins ....sans ressentir trop de contrainte de "travail" ...le plaisir dépasse encore la contrainte et le dépasserait encore pour une production doublée ou triplée (actuellement 2 à 300m2 de légumes) ....et ce , sans energie notable (que du manuel ) sauf un peu d'elec pour le broyeur ...Je suis conscient que l'acces actuel a certains engrais est gratuit et cache de l'énergie ...

actuellement production d'asperges (trop fines cette année) , un max de radis , de salades , d"épinards (ras le bol!), les derniers poireaux ...
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par sherpa421 » 03 mai 2012, 16:14

Tout ça ne m'explique pas pourquoi des fruits qui poussent sans trop d'efforts sous nos latitude coûte beaucoup plus cher que des fruits importé de l'autre côté du monde. Le prix de la main d’œuvre à bon dos. le SMIC est à 8,30 euros de l'heure, on ramasse pas 2 barquettes à l'heure !
La guerre tue.
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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par kercoz » 03 mai 2012, 20:58

sherpa421 a écrit :Tout ça ne m'explique pas pourquoi des fruits qui poussent sans trop d'efforts sous nos latitude coûte beaucoup plus cher que des fruits importé de l'autre côté du monde. Le prix de la main d’œuvre à bon dos. le SMIC est à 8,30 euros de l'heure, on ramasse pas 2 barquettes à l'heure !
Tu n'as pas vu de production de fraise du 47 depuis un moment : ça pousse ds des goutieres a hauteur d' esclaves (pour economiser les maux de reins) , plus de terre mais de l'eau dopée NPK , les fraises comme ça sont tres propres , c'est bien sur ds des serres qui ne servent qu' à ça ...une seule fois par an , sinon faut démonter tt le matos ....c'est pas donné tout ça ! et les espagnols , y font pareil mais ils ont des blacks sans papier pour le boulot ...d'ou la concurence ....normal ...du coup on va subventionner ...
Il y a encore qqs agris qui font du plein champs ..mais surtout pour la confiote ...c'est plus rentable , pas de tri , moins de traitement , le look n'est pas important ds certaines coop on peut les racheter au kg. vers marmande, la réole ...
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par energy_isere » 31 mars 2014, 18:22

Pi-r2 a écrit :
mobar a écrit : Si rien n'est trouvé pour remplacer les fossiles, baisse de la démographie, famines etc ...
Donc reparlons de la nourriture, vu que je ne suis pas d'accord avec le saut plus de pétrole --> famine.

Il y a la nourriture "gratuite" 100% renouvelable, celle qui fait vivre les cueilleurs / pêcheurs (chasser c'est fatiguant, ça dépense de l'énergie en plus, il faut manger plus). Nous serons sans doute d'accord qu'elle ne peut nourrir qu'une fraction faible de la population existante.
Au delà, il y a la nourriture qui demande un "travail" , mais qui reste renouvelable et sans énergie: remplacer la chasse par l'élevage (extensif), la pêche par l'aquaculture (même principe), la cueillette par la culture. ça demande un peu de travail, mais l'essentiel se fait "tout seul" surtout si on sélectionne les espèces les moins exigeantes (et là intervient déjà le débat sur la diversité de la nourriture et le plaisir de manger, mais restons sur le nécessaire, puisqu'on parle de famine). La question va être quel "rendement" prendre puisque, de nos jours, l'agriculture se fait dans certaines conditions. Est-il légitime d'extrapoler la situation actuelle qui n'est qu'un optimum transitoire ? Qu'est-ce qui est réellement "proportionnel" à l'énergie de manière nécessaire ?

La nourriture permet aussi de voir la part de définitivement acquis: c'est peut être grâce au pétrole qu'on a pu l'acquérir, mais ça reste si le pétrole disparait:
- la connaissance précise de la diététique (ce qu'il est nécessaire de manger pour "bien" manger d'un point de vue strictement nutritionnel)
- les croisements / sélection de plantes / animaux à plus hauts rendements
- autre ? (mon imagination s'arrête là)

Elle permet aussi de "fantasmer" sur ce que la technologie pourrait faire (la sortie par le haut décriée comme "scientiste"):
- bricoler les plantes pour que , par exemple, toutes les feuilles d'arbres/ d'herbes soient digérables par l'homme et nutritives
- améliorer le "rendement" global de la photosynthèse (il y a bien des arbres plus efficaces que d'autres ? )

Je pense donc que se préoccuper de la nourriture est un bon modèle de la question PIB / énergie et a le mérite d'être beaucoup plus clair que la notion de PIB.
qu'en pensez vous ?
A Pi-r2, le bon fil pour cette question est ici. :idea:

- autre ? (mon imagination s'arrête là)

J' en pense que Pi-r2 à complétement zappé la question des engrais ammoniaqué.
Je rapelle que ces engrais ammoniaqué proviennent de l' ammoniac NH4 dont la synthése s'opére à partir du Gaz Naturel.
et Pi-r2 à complétement zappé la question des tracteurs mu par le diesel.

Visiblement le robot a pas mis les pieds dans une exploitation agricole depuis un bail.

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par ni chaud ni froid » 31 mars 2014, 19:18

sherpa421 a écrit :Tout ça ne m'explique pas pourquoi des fruits qui poussent sans trop d'efforts sous nos latitude coûte beaucoup plus cher que des fruits importé de l'autre côté du monde. Le prix de la main d’œuvre à bon dos. le SMIC est à 8,30 euros de l'heure, on ramasse pas 2 barquettes à l'heure !
Le problème est que c'est un fruit fragile, qui supporte ni le transport ni la conservation. Ce que tu payes, c'est la saison courte, les "pertes en lignes", les invendus et l'idée que la fraise est un produit "de luxe".

Pour info, dans certains coins, en fin de saison, tu peux récupérer de la fraise pas (trop) chère, "au cul des serres", trop mure pour la distrib, génial pour les confitures. Il suffit de connaitre le filon...
lock-out pending...

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par Pi-r2 » 01 avr. 2014, 10:11

energy_isere a écrit :J' en pense que Pi-r2 à complétement zappé la question des engrais ammoniaqué.
Je rapelle que ces engrais ammoniaqué proviennent de l' ammoniac NH4 dont la synthése s'opére à partir du Gaz Naturel.
et Pi-r2 à complétement zappé la question des tracteurs mu par le diesel.

Visiblement le robot a pas mis les pieds dans une exploitation agricole depuis un bail.
non justement, mais:
- le méthane est il la seule manière d'obtenir des engrais, ou juste la plus économique ?
- ces engrais sont ils réellement si nécessaires ?
Et le "diesel" peut avantageusement être remplacé par de l'huile (qui aux dernières nouvelles était à peine plus chère pour l'huile base de gamme). Et je pense que l'équation garder tracteur et lui produire son huile est plus rentable que remplacer tracteur par êtres humains( bien plus inefficaces du point de vue énergétique).

Et je vois surtout sur cette discussions des choses intéressantes de kerkoz (non je ne suis pas agriculteur en effet), et plein de méthodes alternatives qui montrent en tous les cas que la connaissance augmente et sera conservée.
les bonnes idées triomphent toujours, c'est d'ailleurs à cela qu'on reconnait qu'elle étaient bonnes

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Re: Agriculture et efficience energetique

Message par energy_isere » 01 avr. 2014, 10:41

Pi-r2 a écrit :
energy_isere a écrit :J' en pense que Pi-r2 à complétement zappé la question des engrais ammoniaqué.
Je rapelle que ces engrais ammoniaqué proviennent de l' ammoniac NH4 dont la synthése s'opére à partir du Gaz Naturel.
et Pi-r2 à complétement zappé la question des tracteurs mu par le diesel.

Visiblement le robot a pas mis les pieds dans une exploitation agricole depuis un bail.
non justement, mais:
- le méthane est il la seule manière d'obtenir des engrais, ou juste la plus économique ?......
Le guano d' Amérique du Sud étant quasi épuisé et étant de toute façon insufisant en tonnage, il a a fallu aller vers un process industriel lemoins cher possible.

C 'est le procédé Haber Bosch vieux de juste un siécle (1905 exactement).
lire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Proc%C3%A9d%C3%A9_Haber

Je n' en connait pas d' autre capable de rivaliser industriellement pour le N du N P K. (Azote Phosphore Potasse).

Sinon, c' est agriculture bio.

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