Filiére bois - energie

Modérateurs : Rod, Modérateurs

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60731
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 02 avr. 2018, 12:50

Tiens ? On a exporté des plaquettes de bois vers le ..... Danemark !
Transport fluvial en péniche jusqu' à Anvers, puis par mer vers le Danemark


Export de plaquettes forestières par voie d’eau vers le Danemark par ONF Energie

FranceFrédéric DOUARD 1 mars 2018

En ce début d’année 2018, une opportunité d’export de bois-énergie s’est présentée pour l’Office National des Forêts et sa filiale ONF Energie dans le Grand Est. En effet, une importante centrale Biomasse danoise recherchait activement du bois-énergie pour pallier au déficit d’approvisionnement des fournisseurs scandinaves en cette période hivernale. D’autre part, le marché régional du bois-énergie n’offrant pas de débouchés suffisants, un important stock de bois bord de route s’était accumulé en forêt publique depuis 2016. Ce sont ainsi près de 18 000 tonnes de bois-énergie qui ont été mobilisées vers ce débouché durant les mois de janvier et février sur la région Grand-Est.

Image

.....................
https://www.bioenergie-promotion.fr/550 ... f-energie/

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60731
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 03 avr. 2018, 23:23

Les chiffres-clés de la filière bois énergie

Par Article partenaire Enedis 15/03/2018, La Tribune

Première source d’énergie renouvelable en France, le bois énergie connaît un fort développement, notamment dans le secteur industriel. Voici quelques chiffres pour mieux comprendre ce phénomène.

Le bois énergie désigne l'utilisation du potentiel énergétique du bois afin de produire de la chaleur (chauffage, eau chaude sanitaire), de l'électricité voire des biocarburants de seconde génération. Cette bioénergie, disponible sous différentes formes (granulés, bûches, etc.), présente un avantage essentiel en terme écologique : son bilan carbone est totalement neutre, puisqu'un arbre consomme autant de CO² durant sa croissance qu'il en produit lors de sa combustion.


15,5
Les forêts françaises couvrent 15,5 millions d'hectares, ce qui équivaut à près du tiers de la surface du territoire. Le prélèvement annuel de bois (environ 50 millions de mètres cube) représente à peine plus de la moitié de l'accroissement naturel de la forêt. De quoi offrir à la filière bois énergie un important gisement énergétique potentiel.

Source : Office National des Forêts (ONF).


40
En 2015, la production primaire d'énergies renouvelables en France s'élevait à 23 MTep*. Le bois énergie représente près de 40% de ce total, loin devant l'hydraulique (20,5 %) ou l'éolien (8%). Si cette part a légèrement diminué en 20 ans, la filière reste le leader incontestable du secteur.

Source : Ministère Environnement de l'Énergie et de la Mer (2016)


6,9
En un an, les bioénergies ont produit 6,9 TWh** d'électricité. Ce chiffre monte à 9 TWh si l'on prend en compte la part non renouvelable de la production. Si le segment reste minoritaire sur le marché de l'électrique (seulement 1,4% de la consommation couverte), il enregistre une progression constante (+7,6% au 3e trimestre 2017).


Source : Panorama électricité renouvelable (2017).


110
La Programmation Pluriannuelle de l'Énergie (PPE) est un document stratégique qui fixe, depuis 2016, les objectifs en termes de mix énergétique. Avec près de 600 MW de puissance installée fin 2017, le bois énergie a d'ores et déjà atteint plus de 110% des objectifs nationaux de la filière pour 2018 et 76% (dans un scénario bas) pour 2023.

Source : Panorama électricité renouvelable (2017).


5 972
En dehors du chauffage domestique, le bois énergie s'étend progressivement au chauffage collectif et industriel depuis les années 2010. Ainsi, en 2017, 5 972 installations de bois énergie d'une puissance supérieure à 50 KW ont été répertoriées en France. Leur puissance cumulée représente 8,1 GW, soit une hausse de 12% par rapport à 2016.

Source : Comité Interprofessionnel du Bois Énergie (CIBE).


3,5
En 2014, le marché du bois énergie représentait 3,5 milliards d'euros. De la collecte, au conditionnement en passant par le transport ou l'exploitation, la filière regroupe pas moins de 10 000 emplois directs ou indirects et pourrait bien en générer 15 000 à 20 000 de plus d'ici 2020.

Source : Ademe et Direction Générale Énergie et Climat.


* Millions de tonnes équivalent pétrole.
** Terawattheure
https://www.latribune.fr/entreprises-fi ... 71950.html

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60731
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » 27 mars 2019, 22:18

Bois énergie : comment réduire l'impact de la plaquette forestière

La demande croissante pour les plaquettes forestières modifie la gestion des forêts et du bois. Plusieurs acteurs de la filière se sont associés à l'Ademe pour préconiser de bonnes pratiques et réduire l'impact de l'exploitation de cette ressource.

25 mars 2019 Sophie Fabrégat

Image

La loi sur la transition énergétique prévoit un doublement de la part des énergies renouvelables dans la consommation finale de chaleur d'ici 2030. La biomasse devrait être fortement sollicitée pour répondre à cet objectif, avec des risques d'une gestion non durable des ressources forestières et des impacts plus larges sur l'environnement. "La récolte de bois pour la production des plaquettes forestières a d'ores et déjà plus que triplé au cours des dix dernières années (...). En parallèle, la récolte du bois bûche s'est réduite", note une étude publiée par l'Ademe, en partenariat avec l'Inra, le FCBA, l'Irstea, l'ONF, Ecofor et le GCF.

La production des plaquettes mobilise des ressources nouvelles : arbres entiers qui ont un petit diamètre et houppiers entiers, branches d'un diamètre inférieur à 7 cm, communément appelés les "menus bois", ou des souches… Or, ces ressources sont importantes pour la biodiversité forestière et la bonne santé des sols (apports en minéraux, …). L'étude est donc accompagnée de recommandations précises pour mener une exploitation durable des forêts. "La rédaction de ces recommandations a nécessité une expertise collective approfondie, qui a associé pendant près de trois ans une vingtaine d'experts issus de la recherche académique, de la recherche & développement et d'acteurs de terrain", souligne l'Ademe.

Des impacts multiples

"Le risque de perte de fertilité des sols forestiers associé à la récolte de menus bois et souches est lié, d'une part à l'exportation parfois forte d'éléments minéraux et, d'autre part à la sensibilité des sols vis-à-vis de l'exportation des éléments minéraux", indique l'étude. Ces éléments, autrefois laissés sur place, "constituent une biomasse riche en éléments nutritifs : calcium (Ca), magnésium (Mg), potassium (K), phosphore (P) et azote (N)". Priver une parcelle de ces apports peut avoir "des effets marqués et prolongés – pendant plus de 15 ans – sur la fertilité du sol et la production du peuplement".

L'exploitation forestière peut également avoir un impact sur tout un écosystème (mousses, champignons, bactéries…). Par exemple, "certaines pratiques actuelles de la récolte de bois à des fins énergétiques modifient la quantité et la diversité des bois morts", essentiels pourtant au fonctionnement de l'écosystème.

Enfin, les gros engins d'exploitation peuvent tasser les sols et engendrer des dégâts irréversibles. L'érosion des sols constitue un risque, alors que les forêts jouent un rôle important dans l'infiltration de l'eau.

Zoom sur !es bonnes pratiques

L'étude recommande de réaliser un diagnostic pour évaluer les enjeux liés à la biodiversité et à la qualité des sols, avant toute exploitation.

Par ailleurs, le fait de laisser le feuillage sur place lors des récoltes permettrait de limiter les risques de l'appauvrissement des sols, cet élément étant particulièrement riche en nutriments. L'idéal serait d'espacer les récoltes des menus bois de 15 ans, voire de 30 ans pour les sols particulièrement appauvris. A défaut, laisser 10 à 30 % de cette ressource sur place permettrait d'apporter les éléments essentiels au sol. L'étude dresse également des recommandations pour le prélèvement des souches.

Pour limiter les impacts sur la biodiversité, l'étude préconise de préserver les refuges : pièces des bois morts (chandelles, chablis isolés, gros bois morts au sol…), arbres vivants constituant des supports de biodiversité (arbres isolés à cavités, îlots de gros et vieux arbres vivants), fruitiers et autres essences secondaires.

Éviter la circulation des engins sur toute la parcelle et protéger les voies de passage avec du menu bois permet d'amortir le poids et de limiter le phénomène du tassement des sols. Enfin, ne pas laisser un sol nu, protéger les bords des cours d'eau et les zones humides permettra de limiter l'érosion et de faciliter l'infiltration des eaux.
https://www.actu-environnement.com/ae/n ... 33147.php4

Avatar de l’utilisateur
kercoz
Hydrogène
Hydrogène
Messages : 8677
Inscription : 18 nov. 2007, 21:46
Localisation : SUD GIRONDE GRAVE DE GRAVE

Re: Filiére bois - energie

Message par kercoz » 27 mars 2019, 22:47

Ces photos me font penser à celles ci :
https://www.delcampe.net/fr/collections ... 0%5D=30002

Cliquer pour zoomer.
Quand à la ponction des rémanents pour la pédogenèse des sols, c'est un mauvais argument: 80¨% de la pédogenèse s'effectue par les radicelles larguées chaque années par l' arbre et une ponction de rémanents tous les 20/30 ans ça fait 1/20 de 20% , soit pas beaucoup!
Seuls les sols tres faibles seraient intéressés par ce retour. L' ONF interdisait la récolte des rémanents pour les BRF et l'autorise pour les plaquettes ? c'est mesquin !
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

Avatar de l’utilisateur
energy_isere
Modérateur
Modérateur
Messages : 60731
Inscription : 24 avr. 2005, 21:26
Localisation : Les JO de 68, c'était la
Contact :

Re: Filiére bois - energie

Message par energy_isere » Hier, 22:36

La filière bois énergie entre soutien, dynamisme et controverse

le 2 janvier 2020 par Joël Spaes dans Énergie

La filière bois énergie reste au milieu du gué. D’une part, Élisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire, vient de désigner 14 projets lauréats du troisième appel d’offres en faveur de la cogénération biomasse, représentant un volume de 74,1 MW, qui bénéficieront du soutien de l’Etat. D’autre part, cette troisième période d’appel d’offres avec soutien pourrait bien être la dernière ; la version connue de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) ne prévoit plus en effet d’aider cette filière à l’avenir.

La troisième période de l’appel d’offres lancé en février 2016 portant sur 180 MW au total et acté mi-décembre porte, en détail, sur un volume annuel de 50 MW de nouvelles installations «bois énergies» de plus de 300 kW et de 10 MW pour de nouvelles installations de méthanisation de plus de 500 kW. Les installations lauréates produiront de l’électricité renouvelable pour un volume total de 600 GWh par an et de la chaleur renouvelable à hauteur de 2 800 GWh par an.

Les 14 projets lauréats de cette troisième période disposeront d’un contrat de complément de rémunération de l’électricité garanti pendant 20 ans avec un tarif de 113 €/MWh en moyenne. Pour les installations «bois énergie» de plus de 3 MW, le prix moyen atteint 109 €/MWh.

Besoin de soutien

Les professionnels de la filière bois énergie, de l’amont à l’aval, représentés au sein du CIBE (Comité Interprofessionnel du Bois- Energie), de FBF (France bois forêt), de la Fedene (Fédération des services énergie environnement, spécialiste des réseaux de chaleur notamment), de la FNB (Fédération nationale du bois) et du SER (Syndicat des énergies renouvelables) se sont réjouis des bons résultats de cet appel d’offres qui traduit le dynamisme du secteur et qui confirme la pertinence de cette énergie pour accompagner la transition énergétique et l’objectif de neutralité carbone que s’est fixé notre pays. Cependant, à l’aune de la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), ils rappellent que cette troisième période de l’appel d’offres pourrait marquer la fin du soutien public à la production combinée de chaleur et d’électricité à partir de bois énergie.

Pourtant, les cogénérations bois énergie présentent de nombreux atouts, insistent les professionnels. Tout d’abord, avec un niveau d’efficacité énergétique supérieur ou égal à 75%, ces cogénérations à haut rendement produisent plus de 2,5 MWh de chaleur renouvelable pour 1 MWh d’électricité. Elles sont, en effet, en mesure de fournir de l’électricité en période de forte demande tout en maintenant leur capacité à produire majoritairement de la chaleur tout au long de l’année.

«Le soutien public à la production d’électricité renouvelable constitue donc également une aide à la production de chaleur renouvelable», martèlent les syndicats professionnels, «en complément du Fonds chaleur, et contribue à l’atteinte des objectifs de chaleur renouvelable que la France s’est fixés.»

La PPE se donne comme objectif de porter la part d’origine renouvelable (biomasse, pompes à chaleur, géothermie, biogaz, solaire thermique) de 22% en 2017 à 33% en 2023 et à 38% en 2028. La production de chaleur renouvelable devrait ainsi passer de 154 TWh en 2016 à 196 TWh en 2023, pour la première période de la PPE 2019-2023 puis entre 157 TWh et 169 TWh en 2028. Mais sur ces chiffres, la biomasse solide pèse lourd, avec 123 TWh produits en 2016 et 145 TWh prévus en 2023, puis de 157 TWh à 169 TWh en 2028. Certes, la PPE veut porter à 9,5 millions le nombre de foyers équipés d’un chauffage au bois labellisé, et raccorder 3,4 millions de logement à un réseau de chaleur… Mais les professionnels estiment que la place de la cogénération bois doit exister dans la PPE. Ils soulignent en effet que : «Cette production d’énergie tout au long de l’année, qui nécessite des approvisionnements constants et pas seulement en période hivernale, permet à la filière amont de production de bois énergie de se structurer et d’investir dans des outils d’exploitation, de production et de transformation grâce à des contrats de fourniture qui s’inscrivent dans la durée. Elle permet à l’industrie française du bois de gagner en compétitivité et d’améliorer la création de valeur du fait d’un investissement qui autorise à la fois la production d’une énergie décarbonée et la valorisation de la chaleur dans un dispositif de séchage des bois, préalable indispensable au développement d’unités de deuxième et troisième transformation.»

Et les particules ?

Enfin, chaque année au moment des pics de pollution hivernaux, revient sur la table la question des émissions de particules des chaudières au bois des particuliers, accusées de tous les maux. Côté grosses chaudières, elles sont en effet plus récentes et souvent avec des flux largement maîtrisés.

Une fois encore les professionnels du secteur, SER en tête, montent au créneau, rappelant que 82% de ces particules proviennent de chauffage au bois avec «foyers ouverts» (l’âtre par lequel le Père Noël passe…) installés depuis des années chez les particuliers. Des aides financières existent pour renouveler le parc de la prime à l’achat de chaudières performantes – notamment grâce au travail des industriels du secteur et de la R&D menées avec l’Ademe (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie) – au Fonds Air Bois mis en œuvre par les collectivités territoriales.

La profession du bois énergie rappelle que les émissions de particules seront divisées par deux en huit ans grâce au remplacement des foyers ouverts et des appareils anciens, dès 2020. En poursuivant cette tendance, une nouvelle réduction par deux, voire plus (avec du combustible de qualité), est accessible dès 2030.

Ainsi, comparé aux autres énergies non renouvelables, le bois rejette très peu de gaz à effet de serre (26g/kWh contre autour de 220 g/kWh pour le gaz) grâce à la gestion durable des forêts, le CO2 rejeté lors de la combustion étant absorbé par la croissance des arbres.
https://www.techniques-ingenieur.fr/act ... rse-74270/

Répondre