Situation dans les DOM

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Re: Situation dans les DOM

Message par energy_isere » 12 sept. 2018, 08:20

Le fonds Meridiam rentre dans un projet géant de stockage d'électricité en Guyane


AFP le 12 sept. 2018

Le fonds d'investissement français Meridiam a pris une participation dans un projet en Guyane de centrale solaire couplée à une importante capacité de stockage d'électricité via l'hydrogène, qui serait le plus gros de ce type au monde, ont annoncé les partenaires mercredi.

Meridiam, qui est spécialisé dans les infrastructures, a acquis 60% du projet Centrale électrique de l'ouest guyanais (CEOG) développé par la société française HDF Energy, afin de participer à son financement et son développement.

"On a choisi volontairement Meridiam" parce que leur "expérience dans l'accompagnement de projets nous a particulièrement plu", a expliqué à des journalistes le PDG de HDF Energy, Damien Havard.

La centrale solaire, d'une capacité de 55 mégawatts, doit être installée sur la commune de Mana, près de Saint-Laurent du Maroni, au nord de la Guyane, un territoire français où l'électricité est encore assurée pour près de moitié par les énergies fossiles comme le fioul.

L'innovation majeure, développée par l'entreprise girondine, est d'associer à cette centrale un stockage de courant à base d'hydrogène d'une taille (140 mégawattheures (MWh)) qui sera une première mondiale pour cette technologie, complété par un stockage d'appoint par batteries.

L'hydrogène est produit par électrolyse de l'eau grâce au courant produit par la centrale et qui n'est pas envoyé sur le réseau. Il peut ensuite de nouveau être transformé en électricité en cas de besoin, par exemple la nuit, lorsqu'il n'y a plus de soleil pour alimenter la centrale.

L'hydrogène permet de stocker du courant sur une plus longue période que les batteries lithium-ion. Actuellement, le stockage de batteries le plus important est celui installé par l'américain Tesla en Australie, d'une capacité de près de 130 MWh.

La CEOG, qui nécessite un investissement de 90 millions d'euros, doit permettre d'alimenter 10.000 foyers guyanais à partir de l'automne 2020, si le projet ne connaît pas de retard.

"C'est une centrale électrique qui a les mêmes performances qu'une centrale classique thermique... sauf qu'elle n'émet pas de gaz à effet de serre, pas de pollution particulière, n'a pas besoin de logistique d'approvisionnement en carburant ou en combustible et elle est moins chère", a souligné Sylvain Charrier, directeur du développement outre-mer de HDF.

"On est moins cher sur les zones non interconnectées où l'énergie est nécessairement très chère", a-t-il précisé.

Selon son promoteur, CEOG - qui fonctionnera sans subvention - sera ainsi légèrement au-dessus du coût moyen de l'électricité en Guyane (243 euros le MWh) mais 20% à 30% moins cher que l'actuel coût de production dans l'ouest guyanais. Le coût des groupes électrogènes locaux tourne en effet plutôt autour des 350 euros par MWh.

Par ailleurs, le chantier représentera une centaine d'emplois et l'exploitation de la centrale assurera une trentaine d'emplois locaux. HDF promet de faire de gros efforts de formation pour ces employés.

Pour l'heure, la société s'apprête à déposer un dossier d'Autorisation environnementale unique afin d'obtenir le feu vert des autorités.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ane-180912

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Message par energy_isere » 28 oct. 2018, 23:08

On l'avait un peu oublié ce référendum :
Dans une semaine, la Nouvelle-Calédonie choisit la France ou l'indépendance
https://www.ladepeche.fr/article-amp/20 ... dance.html

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Message par mobar » 30 oct. 2018, 13:06

Peu être parce que le résultat, connu d'avance, ne changera rien à rien! :-"
https://www.francetvinfo.fr/politique/r ... 69049.html
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Situation dans les DOM

Message par energy_isere » 04 nov. 2018, 20:13

La Nouvelle-Calédonie vote à 56 % pour rester française

La participation - plus de 80 % - a été massive, avec le non à l’indépendance (56,4 %) l’emportant sur le oui (43,6 %). Le score des indépendantistes est plus fort que prévu.
https://mobile.lemonde.fr/politique/art ... google.fr/

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Re: Situation dans les DOM

Message par energy_isere » 16 nov. 2018, 01:22

Une centrale à charbon va se convertir à la biomasse en Guadeloupe

AFP le 15 nov. 2018

La conversion prochaine à la biomasse de la centrale à charbon Albioma Caraïbes (AC) va aider à faire passer de 20,5% à 35% la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique de la Guadeloupe, s'est félicitée jeudi la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

"C'est une première étape vers la diminution de l'usage du charbon sur le territoire guadeloupéen", explique la CRE dans un communiqué. "Elle s'inscrit dans la lignée de l'actuelle programmation pluriannuelle de l'énergie de Guadeloupe qui prévoit 66 mégawatts de capacité supplémentaire fonctionnant à la biomasse en 2023, dont 43 MW en substitution du charbon."

La loi de transition énergétique prévoit pour ces territoires 50% d'énergie renouvelable à horizon 2020.

La centrale AC, qui possède une puissance de 34 MW et produit annuellement 260 GWh (15% de la consommation de l'île), devrait réduire ses émissions de plus de 265 000 tonnes équivalent CO2 par an sur l'ensemble de la chaîne, soit une baisse de l'ordre de 87% par rapport à son fonctionnement actuel au charbon, une fois convertie à la biomasse.
https://www.connaissancedesenergies.org ... upe-181115

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Re: Situation dans les DOM

Message par energy_isere » 27 janv. 2019, 14:55

Énergie: la part de l'éolien va doubler en Guadeloupe

AFP le 27 janv. 2019

Une ferme de 8 éoliennes installée à Sainte-Rose en Guadeloupe, doit "doubler la part de la production éolienne dans le mix énergétique" pour la porter à 6%, soit le quart des énergies renouvelables produites localement, a indiqué à l'AFP son promoteur.

"La puissance installée du parc est de 16 mégawatts, ce qui produit chaque année 33 000 MWh, soit la consommation d'électricité de 17 000 personnes", selon Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, l'entreprise détentrice du projet inauguré samedi, et qui a nécessité un investissement de près de 50 millions d'euros.

Les éoliennes de Sainte-Rose sont le douzième parc éolien de la Guadeloupe, mais le premier implanté depuis une dizaine d'années. Valorem instruit actuellement le projet d'un autre parc à Lamentin, tandis qu'à la Désirade, la société Quadran procède à une montée en puissance de son parc éolien existant.

La programmation pluriannuelle de l'énergie votée par la région fixe à 2030 l'indépendance énergétique de l'île. Un objectif ambitieux, puisque selon EDF, "le territoire se place plutôt aujourd'hui sur une trajectoire autour de 50% en 2023 et 75% en 2028".
https://www.connaissancedesenergies.org ... upe-190127

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Re: Situation dans les DOM

Message par energy_isere » 01 févr. 2019, 21:43

Pour sortir du charbon, La Réunion devra choisir entre biomasse importée et culture énergétique

Aurélie Barbaux Usine Nouvelle le 01/02/2019

A la Réunion, le producteur d’électricité outre-marin Albioma envisage de convertir ses deux centrales électrique charbon/bagasse à la biomasse. La ressource locale n’est pas suffisante.

Le sujet est tabou. Mais la loi de 2015 obligeant les territoires d’outre-mer à l’autonomie énergétique en 2030 pourrait mettre le sujet sur la table. A La Réunion, ne faut-il pas troquer la culture de canne à sucre ultra subventionnée par l’Europe contre des cultures énergétiques de canne fibre ? Le sujet est politique. Hormis les acteurs des énergies renouvelables, personne n’ose trop en parler.

Et Albioma (480 personnes, 403 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2017), qui produit sur l’île 54 % de l’électricité dans deux centrales mixte bagasse/charbon, moins que personne, tant le sujet est sensible. Pourtant, le spécialiste de la valorisation énergétique de la bagasse (le résidu de canne à sucre) pourrait en être le principal acteur.

Objectif autonomie énergétique en 2030

Pour respecter la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, qui fixe comme objectif l’autonomie énergétique des départements d’outre-mer d’ici à 2030, avec une étape à 50 % en 2020, Albioma propose de convertir ses deux centrales électriques hybrides bagasse/charbon de Bois-Rouge (100 MW) au nord-est et Le Gol (111 MW) au sud-est à la biomasse, ou plus exactement à un mix bagasse/biomasse.

Sauf que, selon les calculs de l’Office national des forêts (ONF) local, sur les 500 000 à 600 000 tonnes de bois déchiquetés (ou 300 000 à 400 000 tonnes de pellets) dont Albioma aurait besoin pour remplacer le charbon, tout en continuant à brûler la bagasse lors des saisons de récolte, l’île ne peut en couvrir au mieux que 30 %.

Sans conflit avec d’autres, comme le bois d’œuvre ou la fourniture de litière de bois à la filière d’élevage aviaire, l’ONF évalue la ressource locale en bois valorisable et d’élagage à 100 000 tonnes et les déchets verts entre 100 000 et 114 000 tonnes. Il lui faudrait pour les exploiter réaliser un investissement annuel de 300 000 euros. Cela permettrait de consolider une filière d’environ 800 emplois sur toute l’Île. Accessible et souhaitable donc.

800 emplois dans la filière bois

Le compte n’y est pas pour Albioma. Pour remplacer complètement le charbon, l’exploitant va devoir importer des pellets de bois des Etats-Unis, du Canada ou du Brésil. Alors qu’il était encore secrétaire d’Etat auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, Sébastien Lecornu, en visite à La Réunion, aurait jugé l’option inacceptable. Les alternatives n’ont, a priori, rien pour plaire.

Il faudrait que La Réunion tourne la page de la canne à sucre subventionnée, qui manque cruellement de débouchés, contre une culture de canne fibre, exploitable toute l’année, pour alimenter en biomasse ses centrales électriques. Cela bouleverserait une partie de l’économie. La canne à sucre couvre près de 60 % des surfaces cultivées à La Réunion (plus de 24 000 hectares) dans 3 000 exploitations. Celles-ci récoltent 1,9 million de tonnes de cannes pour une production moyenne de 210 000 tonnes de sucre. La filière canne-sucre représente près de 14 000 emplois directs et indirects.

Passer au 100% renouvelables ?


La canne fibre mettrait aussi fin au problème de surplus. Ce qui n’arrangera pas forcément Albioma. Ce dernier vient juste de mettre en service la première centrale électrique au monde fonctionnant au bioéthanol de canne à sucre, issues des surplus de mélasse d’une raffinerie de Rhum.

L’autre option serait de revoir complètement la production d‘électricité sur l’île et de progressivement remplacer les centrales à énergie fossile par du photovoltaïque et un peu d‘éolien. EDF SEI, qui gère toute l’électricité de l’île, ne l’envisage même pas, même si les renouvelables représentent déjà 36 % de la production électrique. En plein révision de la PPE (programmation pluriannuelle de l'énergie) de La Réunion, la question mérite pourtant d'être posée.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... ue.N801000

Il ya un gros bug avec le chiffre des 300 000 € qui ne tient pas la route (trop faible d'au moins un décade)

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Message par energy_isere » 08 mars 2019, 20:09

Albioma pourrait brûler des déchets ménagers dans ses centrales à bagasse

Aurélie Barbaux Usine Npuvelle le 08/03/2019

À la Réunion et à la Guadeloupe, le producteur d’électricité outre-marin Albioma étudie la valorisation des combustibles solides de récupération, issu du tri des déchets ménagers, dans ses centrales bagasse/charbon en cours de conversion à la biomasse.


On ne sait pas encore si les combustibles solides de récupération (CSR) viendront en remplacement du charbon ou de la bagasse, voire un peu des deux. Mais Albioma étudie bien la possibilité de brûler les déchets ménagers non recyclables dans ses centrales électriques thermiques à la Réunion et en Guadeloupe. "En sortie des plates-formes de tri mécano-biologiques, les CRS sont utilisables dans nos centrales", a expliqué Frédéric Moyne, directeur général d’Albioma à l’occasion de la présentation aux analystes financier et à la presse des résultats 2018 du groupe le 8 mars à Paris.

Sortir du charbon en 2023

Pour l’exploitant de 13 centrales électriques thermiques dans le monde, dont quatre à 100 % bagasse au Brésil, une unité mixte bagasse/biomasse à la Martinique (Galion 2) et huit unités mixtes charbon/bagasse, le CRS pourrait être une solution pour sortir du charbon d’ici à 2023, comme il l’annonce. Car si l’opérateur annonce vouloir convertir ses huit centrales à la biomasse, il sait qu’il ne pourra au mieux le faire qu’à partir de 30 à 40 % de ressources locales et qu’il devra importer de la biomasse de l’étranger. "Nous n’avons aucun problème avec l’importation de biomasse même si nous privilégions les sources locales", explique le PDG d’Albioma.

Réduire de 85% ses émissions

En prenant en compte les émissions liées à la production de pellets à partir du bois et leur transport, Albioma explique que la conversion du charbon à la biomasse lui permettra de baisse de 85 % ses émissions de CO2 net. Et "ce chiffre est sérieux et audité par des tiers", tiens à préciser Frédéric Moyne. Mais si l’importation de biomasse aide à réduire les émissions, il n’aide pas forcément les territoires outre-marins français à atteindre l’autonomie énergétique en 2030, un objectif fixé par une loi de 2015.

Des centres d'enfouissement saturés

Moins bon pour le bilan carbone, le recours au CRS représenterait néanmoins un pas de plus pour l’autonomie électrique. Notamment à La Réunion où le CRS pourrait être notamment valorisé à la centrale bagasse/charbon de Bois-Rouge (100 MW), au nord de l’île, situé à proximité du centre d’enfouissement de Sainte-Suzanne. Ce dernier, qui englouti "140 000 tonnes de déchets par an, sera saturé et fermé en 2021", précise le DG d'Albioma. Celui de Saint-Pierre, qui accueillie 240 000 tonnes de déchets par an est aussi à la limite de la saturation. Or s’il existe un projet de construction d’une unité de valorisation énergétique au Sud de l’île, porté par les collectivités locales, Albioma pourrait apporter une solution au Nord.

Abandon de la méthanisation

Le groupe a prévu d’investir de 500 à 700 millions d’euros dans ses nouveaux développements entre 2019 et 2023, notamment dans la conversion de ses centrales à charbon mais aussi dans le développement du solaire photovoltaïque, le deuxième pilier de croissance du groupe. Sorti complètement de la méthanisation en 2018 par la cession en France de Methaneo à Evergaz, Albioma s’est en revanche renforcé dans le solaire avec l’acquisition d’Eneco France, qui lui apporte 17MW de capacités installées en Métropole et une équipe de 12 personnes à Avignon.

Deux piliers : bagasse et photovoltaïque

Au total, le groupe dispose de 910 MW de capacité de production électrique installée dans le monde à fin février 2019. Il est le premier producteur de photovoltaïque en outre-mer français avec 17 % de part de marché. Sur ces centrales bagasse, il affiche une efficacité de 120 kwh, injecté dans les réseaux par tonne de canne produite, contre 40 kwh/tc au Brésil en moyenne. En 2018, Albioma a réalisé un chiffre d’affaires de 428 millions et un résultat net part groupe de 44 millions d‘euros en croissance de 18 % comparé à 2017. Le groupe opère dans l’Océan indien (Réunion, Mayotte, Maurice) aux Antilles (Guadeloupe et Martinique), en Guyane, au Brésil et en France métropolitaine (30 MW de solaire). Il emploie environ 500 personnes.
https://www.usinenouvelle.com/article/a ... se.N815605

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Message par energy_isere » 30 mars 2019, 11:26

La Réunion : Albioma met en service la centrale photovoltaïque avec stockage de Port Ouest

15 mars 2019

Albioma, producteur d'énergie renouvelable en Outre-mer, a annoncé la mise en service de la centrale photovoltaïque de Port Ouest, à La Réunion. Située sur la commune du Port, la centrale est dotée d'une puissance de 1,34 mégawatt crête (MWc), avec une capacité de stockage de 1,33 mégawattheure (MWh). Un contrat d'achat a été signé avec EDF pour une durée de 25 ans.

Image

La centrale est équipée d'un système de management de l'énergie "qui permet d'informer le gestionnaire des réseaux de la puissance délivrée en temps réel", a ajouté Albioma dans un communiqué. Port Ouest produira chaque année 1,9 gigawattheure (GWh) par an. Soit la consommation annuelle de 630 foyers réunionnais.
https://m.actu-environnement.com/actual ... 33087.html

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Message par energy_isere » 23 oct. 2019, 18:26

La CRE annonce deux projets lauréats pour le stockage d'électricité à Mayotte

AFP parue le 23 oct. 2019

Deux projets de stockage d'électricité ont été retenus pour l'île de Mayotte, où ils devraient faciliter l'essor des énergies renouvelables, a annoncé mercredi la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

À la suite d'un appel à projets, la CRE a retenu deux dossiers, sur les 17 déposés, pour une puissance totale d'environ 11 mégawatts. Ces infrastructures devraient permettre de réduire de 6 100 tonnes par an les émissions de CO2 du secteur thermique de l'archipel - où le président Emmanuel Macron vient de se rendre en visite.

En permettant de stocker l'électricité en périodes d'ensoleillement pour la restituer aux pointes de consommation, le soir par exemple, ces capacités de stockage "joueront un rôle prépondérant pour assurer la qualité d'alimentation du système mahorais", relève la CRE dans son communiqué, soulignant que le dimensionnement du système électrique de Mayotte est plus limité que dans d'autres îles.

En novembre 2018, Mayotte avait ainsi subi un black-out de près de deux heures dû à une surchauffe sur un départ de câble sous-marin.

Le financement des deux projets de stockage engendrera des charges de service public de l'électricité d'environ 33 millions d'euros, mais ils permettront d'éviter des surcoûts de production de 72 millions soit une économie nette de 39 millions sur les 25 ans à venir, a calculé la CRE.

Il s'agit du second appel à projet organisé en "zone non interconnectée" (ZNI). Le premier, en Corse, Guadeloupe, Guyane, Martinique et à la Réunion, avait permis de retenir 13 projets pour 61 mégawatts de puissance, à développer avant 2021.

Entre ces deux appels à projets, une baisse des coûts du stockage a été observée, souligne la CRE. Mais "il n'est pas certain qu'elle soit suffisante pour permettre le développement de nouveaux projets efficients dans les ZNI", ajoute la Commission, qui veut analyser la valeur restante du stockage sur les territoires avant de lancer, éventuellement, un nouvel appel à projets.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tte-191023

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