Politique energétique mandat de E.Macron

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par ni chaud ni froid » 29 nov. 2018, 17:57

En fait il n'y a pas d'alternative : c'est pas l'un ou l'autre, c 'est l'un et l'autre.

On a déjà évacué les zones en vicinité de Fukushima et tcherno, et on cramera tout ce qu'on pourra cramer en temps et en heure.

SI je rajoute la vision "Gillesque" : tout ça n'est que la dysenterie qui touche les survivants après le tsunami que sera la fin des fossiles toujours plus abondants.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 04 déc. 2018, 19:56

Moratoire fiscal: "mauvaise nouvelle" pour la planète (associations)

AFP le 04 déc. 2018

Associations professionnelles ou environnementales, les défenseurs de la transition écologique ont déploré mardi l'annonce par le gouvernement d'un moratoire sur la fiscalité des carburants, une "très mauvaise nouvelle".

Pour France Nature Environnement, c'est "une grave erreur", "une régression" qui sacrifie l'écologie sans répondre aux préoccupations sociales.

"Les taxes écologiques ne représentent qu'entre 7 et 8% du prix des carburants et le pétrole va continuer à se raréfier donc son prix à augmenter. C'est encore l'écologie qui trinque... Renoncer à la taxe carbone ne permettra pas de résoudre les fins de mois difficiles", estime Michel Dubromel, le président de FNE, qui appelle à participer aux marches pour le climat prévues samedi dans plusieurs villes.

La Fondation pour la nature et l'homme redoute un "renoncement à l'écologie".

"Conditionner, comme le fait le Premier ministre, le maintien de la fiscalité sur les pollutions à la réussite des concertations, sans mettre sur la table une révision plus large des priorités budgétaires du gouvernement, serait une impasse," met en garde l'ONG créée par Nicolas Hulot - l'ex-ministre qui doit s'exprimer sur RTL mardi en fin d'après-midi.

Pour une "transition juste", les ONG appellent à appliquer le principe pollueur-payeur à tous, notamment au transport routier de marchandises partiellement exonéré de la taxe carbone. "2019 doit être l'année du début de la fin des privilèges accordés notamment au kérosène aérien", dit la FNH, qui appelle aussi à "un plan Marshall" (rénovation des logements, mobilités durables, etc).

Nicolas Garnier, délégué général de l'association Amorce, qui regroupe collectivités territoriales et entreprises, voit lui un moratoire "relativement massif" et "une mauvaise nouvelle".

"J'espère que ce n'est qu'une suspension. Si elle est là pour refonder les règles (sur la fiscalité écologique, ndlr), alors cela peut avoir un sens", dit-il. Amorce plaide pour une affectation plus importante de la fiscalité environnementale à la transition écologique et aux territoires. En ce sens, il faut "reconstruire le logiciel", selon M. Garnier.

Pour Pascal Roger, président de la Fédération des services énergie environnement (Fedene), c'est une "très mauvaise nouvelle et un mauvais calcul économique" car la taxe carbone "est la seule taxe créatrice de valeur", en incitant aux investissements dans les économies d'énergie et les énergies renouvelables, créatrices d'emplois.

"Les entreprises demandaient une trajectoire et qu'elles puissent anticiper, donc que cette trajectoire soit tenue. Or avec cette annonce, elle ne serait pas tenue", dit-il, relevant que le mécanisme de la fiscalité écologique "n'est pas compris" par les Français et qu'il faut "remettre les choses sur le tapis".

Du côté du Syndicat des énergies renouvelables (SER), Jean-Louis Bal juge que "ce n'est pas une bonne nouvelle pour l'environnement et la croissance de la chaleur renouvelable", qui entre en concurrence directe avec les énergies fossiles comme le fioul ou le gaz.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ons-181204

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par phyvette » 04 déc. 2018, 20:47

Pas grave, il reste un espoir, le Conseil d'État invalidera sans doute en 2019 -se ne sera pas la première fois- le moratoire pris par le gouvernement Philippe, on s'expose donc si une décision d'annuler est prise par le CE, il faudra payer le rattrapage, ce ne sera jamais qu'une taxation simplement retardée.
Gilles a raison
Gilles a tjs raison
Si un membre a raison les 1 et 2 s'appliquent
Gilles ne contredit pas il éduque
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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 04 déc. 2018, 20:55

Macron et Philippe suspendent la hausse de la taxe carbone et des tarifs du gaz et de l'électricité


le 04/12/2018

La hausse de la taxe carbone sur les carburants est suspendue pendant six mois, celle de l'électricité et du gaz «pendant l'hiver», a annoncé mardi le premier ministre, trois jours après une mobilisation des «gilets jaunes» perturbée par des violences.

«Aucune taxe ne mérite de mettre en danger l'unité de la Nation». Près de trois semaines après la première journée de mobilisation nationale des «gilets jaunes», et trois jours après de graves violences à Paris et en région, le premier ministre a annoncé de nouvelles mesures mardi, à la télévision, dans un «souci d'apaisement» et de retour de la «paix sociale». «Si les évènements de ces derniers jours ont démontré une chose, c'est que les Français ne veulent ni hausses d'impôts, ni nouvelles taxes», a déclaré le chef du gouvernement, désireux de «(garder) l'ambition» de la transition écologique tout en «réfléchissant» à son «rythme».

Suspension de la hausse des taxes sur les carburants pendant six mois

L'augmentation, prévue au 1er janvier, de la taxe carbone sur l'essence, le fioul et le diesel - point de départ de la gronde des «gilets jaunes» - est suspendue «pour six mois». Une mesure réclamée par la plupart des opposants d'Emmanuel Macron reçus lundi à Matignon. «Nous voulons dans ce laps de temps identifier et mettre en œuvre des mesures d'accompagnement justes et efficaces», a indiqué le premier ministire. «Si nous ne les trouvons pas, nous en tirerons les conséquences.» Deux autres mesures fiscales prévues sont aussi suspendues pendant six mois: la convergence de la fiscalité du diesel avec celle de l'essence, ainsi que la hausse de la fiscalité du gazole entrepreneur non routier. La suspension de ces trois mesures représente pour l'État un manque à gagner de 2 milliards d'euros, d'après le gouvernement.

Suspension de la hausse des tarifs de l'électricité et du gaz «pendant l'hiver»

Pour apaiser la colère qui s'étend désormais bien au-delà de la seule taxe carbone, Édouard Philippe a également annoncé que «les tarifs de l'électricité et du gaz n'augmenteront pas durant le temps de la concertation». Autrement dit, la hausse automatiquement prévue au début de chaque année est suspendue «pendant l'hiver qui s'annonce». Selon les estimations de différents médias, comme Le Parisien et L'Opinion notamment, l'application de la formule réglementaire aurait conduit à une hausse de 2,3% voire 3% à 4%. Plus de 25 millions de foyers sont concernés.

Suspension du durcissement du contrôle technique pendant six mois

Toujours dans cette même logique, Édouard Philippe a affirmé qu'il avait «entendu les inquiétudes sur les modalités du contrôle technique, qui le compliquent et le rendent plus cher». Résultat, il «suspend là aussi cette mesure pour 6 mois, le temps de trouver une juste adaptation». Au 1er janvier, de nouvelles règles devaient entrer en vigueur pour limiter l'opacité des fumées des gazoles et de plusieurs polluants libérés par les moteurs à essence. Selon le magazine L'Argus , cette mesure aurait pu obliger 15 % des véhicules roulant au gazole à passer une contre-visite.

...................
http://www.lefigaro.fr/politique/le-sca ... ricite.php

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Message par energy_isere » 06 déc. 2018, 13:03

Le coup de pouce d'EDF pour aider les Français à changer de chaudière


Boursorama avec AFP 06/12/2018

Le PDG d'EDF Jean-Bernard Lévy a annoncé sur RTL la mise en place d'une prime "exceptionnelle" pour les ménages les plus modestes.


Le PDG d'EDF a annoncé jeudi 6 décembre sur RTL le lancement d'une "prime exceptionnelle" pour faciliter le remplacement des chaudières au fioul par des pompes à chaleur. Cette prime s'ajoutera à celle déjà existante de 3.000 euros pour les ménages modestes, et de 2.000 pour les autres. "Il y a environ 3 millions de Français qui sont chauffés au fioul, dans des maisons individuelles. Au delà de l'aide du gouvernement, nous allons, nous, faire un effort exceptionnel et augmenter de 50% l'aide (au changement de) chaudière pour les pompes à chaleur (...) car la pompe à chaleur c'est de l'électricité décarbonée", a indiqué Jean-Bernard Lévy.

4.500 EUROS DE PRIME POUR LES FOYERS LES PLUS MODESTES

"Le fioul est un produit cher et très polluant", a poursuivi le PDG. Dans le détail, à quel montant peuvent s'attendre les Français désireux d'acquérir une pompe à chaleur ? "Nous, nous rajoutons la moitié (des 3.000 euros de l'État aux plus modestes, ndlr), 1.500 euros pour les très modestes, ce qui fait 4.500 euros. Et 1.000 pour les autres, ce qui fait 3.000 au total (...). Les gens vont pouvoir rentabiliser en trois ans l'économie qu'ils font en se débarrassant du fioul".

Les chaudières à fioul équipent encore 4 millions de foyers, soit près de 10 millions de personnes, et 20% des maisons individuelles. Le chiffre tend toutefois à réduire. Mercredi 14 novembre sur RTL, Édouard Philippe avait annoncé vouloir la disparition des chaudières au fioul d'ici 10 ans en France.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... d1d6474ba4

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Message par energy_isere » 29 janv. 2019, 00:43

François de Rugy souligne le « rôle important » du nucléaire pour la France

AFP le 28 janv. 2019

Le nucléaire "joue un rôle important" dans la stratégie énergétique de la France, où il "a sa place" malgré les fermetures de réacteurs prévues, a souligné lundi le ministre de la Transition écologique et solidaire, François de Rugy.

Le gouvernement a dévoilé vendredi son projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) pour les dix ans à venir, qui prévoit notamment quatre à six fermetures de réacteurs d'ici à 2028. "Dans cette stratégie, le nucléaire joue un rôle important", a souligné François de Rugy, qui signait lundi le contrat stratégique de la filière nucléaire avec les industriels du secteur.

"Il ne s'agit pas, je tiens à le dire très clairement, d'une stratégie de sortie du nucléaire" mais "il s'agit d'un rééquilibrage dans lequel le nucléaire a sa place", a indiqué François de Rugy. "Nous considérons que, dans la production d'électricité en France, et sans doute en Europe et dans le monde, le nucléaire peut jouer un rôle puisqu'il présente une production totalement +décarbonée+", a-t-il insisté.

Il a aussi rappelé que le gouvernement attendait des propositions d'EDF en 2021 avant de décider éventuellement de la construction de nouveaux réacteurs de type EPR en France. "Nous avons voulu que les données puissent être mises sur la table d'ici 2021 pour qu'un choix politique puisse être fait de la façon la plus transparente et démocratique qui soit à l'occasion des élections de 2022", a indiqué M. de Rugy.

Ce choix devra s'appuyer sur des évaluations sur le coût et le financement, ainsi que sur la faisabilité technique. A ce titre, le gouvernement veut attendre le démarrage de l'EPR de Flamanville (Manche), le seul aujourd'hui en construction dans le pays, qui a connu de nombreux retards et surcoûts.

"C'est la sagesse d'attendre que Flamanville ait fait la preuve de son fonctionnement avant d'engager des décisions", a affirmé le ministre de l'Économie, Bruno Le Maire. François de Rugy a aussi appelé à "sortir des polémiques" sur l'EPR.

"On comprend très bien qu'il faille déposer un dossier complet", a réagi Dominique Minière, directeur du parc nucléaire et thermique d'EDF et président du Comité stratégique de la filière nucléaire (CSFN). Il a souligné les enjeux techniques, de financement, de compétitivité mais aussi de "localisation" d'éventuels nouveaux EPR. "On a deux ans et demi devant nous, ce n'est pas de trop", a-t-il estimé.

Le contrat stratégique signé lundi par les industriels et les deux ministres met l'accent sur quatre points: Emploi, compétences et formation; Transformation numérique de la filière nucléaire; R&D et transformation écologique de la filière nucléaire et l'International.

Le syndicat CFE-CGC a salué un contrat qui "donne des perspectives (...) essentielles à l'avenir d'une filière industrielle forte de 220 000 emplois qualifiés". Il insiste sur le maintien et le développement "d'un haut niveau de compétences des salariés" et le "renforcement de l'attractivité des métiers du nucléaire", "condition essentielle de pérennité" de la filière. EDF s'est aussi félicité d'un projet de PPE pour les dix prochaines années qui "donne de la visibilité".
https://www.connaissancedesenergies.org ... e-190128-0

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Message par energy_isere » 29 janv. 2019, 00:51

Reconversion de centrales à charbon: l'État veut décider du projet d'EDF à l'automne 2019

AFP le 28 janv. 2019

L'État et EDF ont établi un "programme de travail" préalable à une décision à l'automne 2019 sur un projet du groupe énergétique visant à reconvertir deux de ses centrales à charbon en centrales biomasse, à partir de déchets de bois.

"EDF s'est engagé à ce que ces travaux permettent de disposer des éléments nécessaires à une prise de décision à l'automne 2019 concernant la mise en oeuvre du procédé Ecocombust" sur ses centrales à charbon de Cordemais (Loire-Atlantique) et du Havre, a annoncé lundi le ministère de la Transition écologique et solidaire.

L'État a aussi demandé à RTE, le gestionnaire du réseau électrique, des "analyses complémentaires sur la sécurité d'approvisionnement dans l'Ouest de la France", particulièrement tendu dans cette région consommant beaucoup d'électricité mais en produisant peu.

Le projet Ecocombust d'EDF vise à remplacer progressivement le charbon par des granulés fabriqués à base de déchets de bois (tailles de haies, bois d'ameublement, panneaux, emballages...), dont la combustion dégage moins de CO2 que le charbon.

Si ce projet aboutissait, les centrales à charbon de Cordemais et du Havre pourraient fonctionner au-delà de 2022, date à laquelle le gouvernement s'est engagé à abandonner le charbon dans la production d'électricité, responsable d'environ 1,5% des émissions de CO2 en France.

Des ONG environnementales sont cependant sceptiques et inquiètes. Dans un communiqué publié la semaine dernière, l'ONG Les Amis de la Terre avait dénoncé les "incohérences" du projet alternatif d'EDF, doutant de sa faisabilité industrielle comme de sa viabilité économique et craignant également qu'il n'encourage le déboisement de forêts, en recourant à du bois de coupe.
https://www.connaissancedesenergies.org ... 019-190128

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par mobar » 29 janv. 2019, 08:36

La puissance de la centrale du Cordemais est de 2 x 600 MW

Elle doit consommer de l'ordre de 350 tonnes de charbon à l'heure à pleine puissance, avec de la biomasse ce serait 3 fois plus!
De l'ordre de 1000 t/h de plaquettes forestières séchées, soit 7 000 000 t/an

Complétement délirant!

Sauf si c'est la même recette que le pâté d'alouette, 300 t/h de charbon et 10 t/h de bois déchet :^o
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 29 janv. 2019, 08:46

C'est curieux que les ecolos ait pas déjà ressorti leur opposition à un tel projet en s'appuyant sur Gardannes dans le Sud.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 30 janv. 2019, 23:46

Charbon: les conditions de RTE pour pouvoir fermer la centrale de Cordemais

AFP le 30 janv. 2019

Plusieurs "conditions cumulatives" sont nécessaires pour fermer la centrale à charbon de Cordemais d'ici 2022 tout en assurant la sécurité de l'approvisionnement électrique de la France, a souligné mercredi François Brottes, président du gestionnaire du réseau RTE. "Il y a plusieurs conditions cumulatives" et "on n'a droit qu'à un joker", a déclaré François Brottes lors d'une rencontre avec des journalistes.

Dans son analyse à moyen terme publiée en novembre, RTE avait identifié sept critères, plus ou moins importants, permettant la fermeture progressive des quatre dernières centrales à charbon françaises après l'hiver 2020, dont Cordemais (Loire-Atlantique). RTE avait identifié la maîtrise de la consommation, le développement des énergies renouvelables et des interconnexions, la maîtrise du calendrier de visites décennales du parc nucléaire, le développement des effacements (réduction ou report volontaire de la consommation par certaines entreprises), la mise en service de l'EPR de Flamanville (Manche) et de la centrale à gaz de Landivisiau (Finistère).

Depuis, le gouvernement a demandé à RTE des "analyses complémentaires sur la sécurité d'approvisionnement dans l'Ouest de la France", particulièrement tendu dans cette région qui dispose de peu de moyens de production. "On va rentrer dans des réponses où l'on va affiner la sensibilité de certains curseurs: la mise en service de Flamanville, la mise en service de Landivisiau, l'interconnexion avec l'Angleterre et la durée des visites décennales", a expliqué François Brottes. "On va approfondir un peu les analyses", a-t-il ajouté.

Des inconnues pèsent sur certains des critères évoqués par RTE. L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a notamment relevé mardi le risque de nouveaux retards pour le démarrage de l'EPR de Flamanville. La centrale à cycle combiné au gaz de Landivisiau, portée par Direct Energie (racheté par Total), n'est pour sa part toujours pas sortie de terre. "On ne nous a pas demandé de travailler sur une hypothèse où Landivisiau ne se ferait pas", a toutefois souligné M. Brottes.

Le gouvernement avait pris l'engagement de fermer les quatre dernières centrales à charbon françaises d'ici 2022. Son projet de programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) récemment publié vise toutefois les centrales fonctionnant "exclusivement au charbon", laissant la porte ouverte à des projets de reconversion intégrant de la biomasse.

EDF travaille justement sur un projet baptisé Ecocombust, visant à remplacer progressivement le charbon par des granulés fabriqués à base de déchets de bois dans ses centrales de Cordemais et du Havre. L'État veut pouvoir se prononcer à l'automne sur ces projets.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ais-190130

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par mobar » 31 janv. 2019, 07:46

energy_isere a écrit :
29 janv. 2019, 08:46
C'est curieux que les ecolos ait pas déjà ressorti leur opposition à un tel projet en s'appuyant sur Gardannes dans le Sud.
Pourquoi deux centrales à charbon qui fonctionnent sporadiquement et sont en fin de vie (1.8% de la production d'électricité française) mériterait d'intéresser les écologistes? :-k

La folie de l'EPR, le coût du Grand Enfumage, la gestion calamiteuse des déchets du nuke seraient bien plus urgents à traiter

Au fait, il y a encore de écologistes?
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 12 mars 2019, 01:31

Le gouvernement en mode équilibriste sur l'avenir énergétique de la France.

AFP parue le 11 mar 2019

Loi énergie critiquée et finalement modifiée in extremis, débat miné sur la taxe carbone, objectifs difficiles à concilier... Le gouvernement, qui doit aussi composer avec un contexte social tendu, peine à convaincre sur ses ambitions climatiques.

La décision confirmée ce dimanche par l'exécutif a été timidement saluée par les ONG et certains élus: le gouvernement a décidé de revoir sa copie sur la loi énergie qui devait être présentée en Conseil des ministres lundi.

"Il y a eu des demandes de préciser certains aspects, certaines dispositions. Ce que nous allons faire donc, c'est reporter d'une semaine ou deux (la présentation du projet de loi, NDLR). C'est juste une question d'améliorer encore le texte pour le rendre plus ambitieux sur le climat", s'est défendu le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy lundi matin sur RMC/BFMTV.

"On souhaite rendre le texte plus ambitieux, notamment en matière d'efficacité énergétique et de baisse des émissions de gaz à effet de serre", a abondé le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux à l'issue du Conseil des ministres.

Cette décision intervient quelques jours après l'appel d'Emmanuel Macron à "aller plus fort, plus vite et plus loin" dans la transition écologique, lors d'un échange dans le cadre du grand débat.

Le gouvernement va donc réintroduire des objectifs précis de réduction d'émissions de gaz à effet de serre en plus de l'atteinte de la "neutralité carbone" en 2050, c'est-à-dire un équilibre entre émissions de CO2 et retrait de l'atmosphère de CO2, par exemple via les puits de carbone (forêts, sols, etc.).

Le futur texte va aussi restaurer l'objectif d'une baisse de 20% des consommations d'énergie en 2030 par rapport à 2012, alors que la précédente version tablait sur -17%, une décision très critiquée notamment par le Conseil économique, social et environnemental (Cese).

Plus qu'une ambition relevée, l'ONG Réseau action climat a noté lundi ce "recul évité", tout en regrettant le maintien du report de 10 ans, de 2025 à 2035, de la baisse de la part du nucléaire dans la production d'électricité.

Le texte vise en effet à modifier la loi sur la transition énergétique de 2015 sur des points que le gouvernement ne jugeait pas atteignables. C'est un préalable à la publication définitive de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) d'ici 2028.

Pris entre deux feux

Le gouvernement avait déjà souffert pour accoucher de cette PPE, présentée avec plusieurs mois de retard fin novembre par le président de la République, au début du mouvement des "gilets jaunes".

Elle actait finalement la fermeture de 14 réacteurs nucléaires d'ici 2035, l'arrêt d'ici 2022 des quatre centrales à charbon encore en fonctionnement sous réserve que la sécurité d'approvisionnement électrique soit garantie, et des trajectoires de développement pour les énergies renouvelables (éolien, solaire, biogaz, etc.).

Mais depuis, l'exécutif doit naviguer entre des vents contraires: malgré le besoin de moyens pour financer la transition énergétique, il a été contraint de revenir sur la hausse de la taxe carbone face au ras-le-bol fiscal ambiant, mais il a aussi reçu une pétition signée par plus de 2,1 millions de personnes soutenant un recours contre l'Etat pour "inaction climatique".

La mobilisation se structure aussi au Parlement. Plus d'une centaine de députés de tous bords ont envoyé ce week-end une lettre au Premier ministre, que l'AFP a pu consulter, pour réclamer plus d'ambition dans les énergies renouvelables. Et un groupe de 70 sénateurs avancent leurs propositions "pour répondre au défi climatique".

"Le Grand Débat National doit dessiner les contours d'un nouveau contrat social, qui réponde aux enjeux de redistribution et de protection sociale, mais aussi aux exigences d'une action résolue sur les grands enjeux climatiques et environnementaux", écrivent ces derniers.

Dans le même temps, une commission d'enquête à l'initiative du groupe LR se penche actuellement à l'Assemblée sur le coût des énergies renouvelables et leur "acceptabilité".

"Je suis bien conscient de la gravité de la situation à la fois du point de vue écologique et du point de vue social", a assuré François de Rugy lundi, en insistant par exemple sur l'engagement de l'Etat à accompagner socialement l'arrêt des centrales à charbon, la lutte contre la précarité énergétique et l'adoption de véhicules plus propres.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nce-190311

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 28 mars 2019, 19:53

L'Ufip tire à boulets rouges sur la fiscalité carbone

Myrtille Delamarche Usine Nouvelle le 28/03/2019

A l’occasion de la présentation de son bilan annuel, le président de l’Union française des industries pétrolières (Ufip), Francis Duseux, a vivement critiqué la politique gouvernementale en matière d’énergie.

L’Union française des industries pétrolières (Ufip) a présenté, le 28 mars, son bilan 2018 et ses perspectives pour 2019. Son président Francis Duseux a identifié quatre défis qui pénalisent à la fois les acteurs français de l'industrie pétrolière, en pesant sur leurs marges ou leurs ventes, et les consommateurs qui en supportent le surcoût. Tous sont des projets visant à réduire l’empreinte carbone des produits pétroliers.

La PPE dans le viseur

D’abord, il y a la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) "pas réaliste" et qui va "trop vite, trop cher, trop fort". Ce, sans anticiper ni prévoir de compensation de l’impact sur la filière (200 000 emplois) et l'outil industriel (raffineries, dépôts et réseaux). Pour le consommateur, Francis Duseux décrit une double peine cumulant un risque sur la sécurité des approvisionnements en carburants (à travers un maillage réduit du territoire) et un reste à charge considérable, notamment sur l'isolation des logements (5000 euros d'aide pour un coût de 30000 euros, amorti sur 60 ans) et le remplacement des chaudières (jusqu'à 2500 euros d'aides pour une chaudière à 15 000 euros). L'Ufip alerte également sur le manque de neutralité technologique d'un virage tout électrique, quand d'autres solutions vertueuses pourraient être explorées.

Défi numéro deux, les certificats d’économies d’énergie (CEE), un dispositif qualifié par Francis Duseux de "taxe carbone qui ne dit pas son nom" ponctionnant 4 à 5 milliards d’euros par an (5,63 centimes par litre) sur le consommateur. L'Ufip réclame donc une meilleure maîtrise des coûts, ainsi qu'un délai d'une année supplémentaire.

L'Ufip vent debout contre une nouvelle taxe carbone

L’Ufip s’oppose aussi à toute nouvelle hausse des taxes sur les carburants et défend le retour - évoqué par le président Emmanuel Macron - à une taxe flottante sur les carburants, compensant à la hausse ou à la baisse les variations du cours du pétrole. "C'est une bonne idée, même si c’est une usine à gaz pour les pétroliers". "Après une hausse des taxes de 20 centimes par litre en 4 ans, on constate une baisse considérable des volumes vendus dans les zones frontalières", affirme Francis Duseux.

L’éradication annoncée du fioul domestique, enfin, est dénoncée "alors que les nouvelles chaudières à très haute performance énergétique consomment 30 % de moins que les chaudières qui ont vingt ans". La profession étudie par ailleurs la faisabilité de l'intégration de 30% d'agrocombustible dans le fioul domestique, ce qui ramènerait les émissions de ce combustible au niveau du gaz, selon l'Ufip. La faisabilité d'une extension du réseau de gaz de ville pour toucher une partie des 45% de foyers qui se chauffent au fioul faute d'accès au gaz est également étudiée.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... ne.N824005

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par mobar » 07 avr. 2019, 20:03

Le nuke français vu de l'intérieur
« C’est incroyable qu’on n’ait pas encore fondu un cœur de réacteur » : des techniciens EDF s’inquiètent
https://www.bastamag.net/C-est-incroyab ... acteur-des
https://youtu.be/BuRg7fNzxCk
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 23 juin 2019, 22:48

"Petite loi" ou virage vert? L'Assemblée se penche sur le projet énergie

AFP parue le 23 juin 2019

Objectif de neutralité carbone en 2050, état d'"urgence écologique et climatique", trajectoire de baisse de la part du nucléaire: l'Assemblée se penche en début de semaine sur le projet de loi énergie et climat, vu comme un test des ambitions écologiques du gouvernement.

Alors que l'acte II du quinquennat se veut plus vert, le ministre de la Transition écologique François de Rugy a reconnu que le texte arrivait - a priori mardi soir dans l'hémicycle -, "dans un contexte particulier", notamment après la crise des "gilets jaunes" et des élections européennes marquées par une percée des écologistes.

Depuis, le Premier ministre Edouard Philippe a "mis l'urgence écologique au premier rang de ses priorités" lors de sa deuxième déclaration de politique générale mi-juin.

.......
https://www.connaissancedesenergies.org ... gie-190623

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