Premiers petits avions electriques

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 22 nov. 2018, 20:32

Remundo a écrit :
22 nov. 2018, 12:35
l'article commet 2 "petites" erreurs
* les moteurs ioniques ne sont pas une invention nouvelle
Oui :
Ce principe de vent ionique, ou de poussée électroaérodynamique, est connu depuis les années 20. Mais aucun avion équipé d’un tel système de propulsion n’avait volé. "Nous montrons qu'il est possible de surmonter les limites conventionnellement acceptées du rapport poussée/puissance et de la densité de poussée qui étaient auparavant considérées comme rendant l'électroaérodynamique irréalisable comme méthode de propulsion des avions", écrit Steven Barrett, qui dirige ces travaux.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... ns.N772919

Remundo a écrit :
22 nov. 2018, 12:35
* les moteurs ioniques n'ont pas besoin de créer "un vent" ou "d'avoir de l'air" pour avancer : ils se contentent d'éjecter de la matière vers l'arrière, ce qui par principe d'action/réaction les propulse vers l'avant

le problème de cette technique est double et bien connu
* il faut avoir suffisamment de matière ionisée à éjecter, et surtout
* il faut avoir suffisamment d'énergie pour expulser cette matière vers l'arrière
Les satellites à propulsion ionique ejectent de la matiére embarquée à trés haute vitesse. (Dans ma mémoire c'est du Xénon)

MAIS dans l'avion en question ce n'est PAS le cas. C'est l' air existant autour de l' air qui est acceléré.
L’avion imaginé par les chercheurs du MIT utilise des électrodes haute puissance pour ioniser et accélérer les particules d'air, créant ainsi un " vent ionique ". Des fils minces placés horizontalement à l’avant des ailes agissent comme des électrodes chargées positivement, tandis que des fils minces placés à l’arrière des ailes servent d’électrodes négatives. Grâce à des batteries lithium-polymère embarquées, qui fournissent de l’électricité à 40 000 volts, les électrodes avant sont chargées positivement et l’air environnant est ionisé, puis est attiré vers les électrodes négatives placés à l’arrière de l’aile, ce qui crée une poussée.
Cet avion n’a donc pas besoin de pièces mobiles, comme des hélices ou des pales de turbine, pour décoller. Et contrairement aux moteurs ioniques qui équipent les engins spatiaux, ce nouveau moteur utilise l'air comme accélérateur.
La photo :

Image

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par Remundo » 22 nov. 2018, 21:44

merci Energy pour ces précisions,

alors donc la matière ionisée serait l'air environnant.

je doute néanmoins du rendement global du système...

affaire à suivre...

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 29 nov. 2018, 20:11

"Il faut remettre la France au cœur de l'aviation électrique", estime l’ex-patron de l’innovation d’Airbus

Usine Nouvelle le 29/11/2018

Entretien L’ex-directeur de l’innovation d’Airbus, Jean Botti, lance un avion hybride électrique, Cassio. Son projet industriel participe à faire bouger les lignes dans le secteur aéronautique.

'Usine Nouvelle - Comment avez-vous mis en œuvre ce projet d’avion hybride électrique ?

Jean Botti - Quand Airbus a décidé d’arrêter l’avion électrique E-Fan après mon départ du groupe, je l’ai vu comme une opportunité. J’ai estimé qu’il fallait remettre la France au cœur de l’aviation électrique. J’ai démarré seul cette aventure, jusqu’à la création de VoltAero en septembre 2017. Puis j’ai formé une équipe en partie constituée d’anciens de l’E-Fan, avec certains de ses responsables comme Didier Esteyne, le créateur de cet avion, et Marina Evans qui était à la tête d’Airbus Innovations Russie, mais aussi des stagiaires. Sur les onze employés que compte aujourd’hui l’entreprise, une bonne moitié est issue du projet E-Fan. Tous sont des ingénieurs pilotes. Nous sommes aussi associés aux partenaires historiques du programme, à savoir Aéro Composites Saintonge (ACS) et Solution F.

Quelles sont vos ambitions avec ce projet d’avion hybride ?

Nous visons le marché des avions de quatre à neuf places, qui ont trois heures et demie d’autonomie et un rayon d’action de 1 200 km. Soit un marché d’environ 2 000 avions à l’échelle mondiale. C’est un projet qui nécessite un budget de 70 millions d’euros, comprenant la construction d’une usine. Elle sera située en Nouvelle-Aquitaine, car la région nous soutient, mais nous ne savons pas encore où précisément. Nous projetons de démarrer la production fin 2021, début 2022 avec à terme un volume de 150 avions par an. Au final, VoltAero sera constitué d’une équipe de 110 personnes.

Qu’apportez-vous avec cet appareil, face aux autres constructeurs de l’aviation légère ?

Le système propulsif est constitué de deux moteurs électriques à l’avant de 60 kW chacun, ainsi que de d’un moteur électrique à l’arrière de 180 kW couplé à un moteur thermique de 150 kW. Nous apportons donc une double source d’énergie, la propulsion électrique étant principalement dédiée à l’atterrissage et au décollage. L’aviation générale ne jouit pas du niveau de sécurité de l’aviation civile. Or voler avec deux sources d’énergie et être capable de les utiliser l’une ou l’autre, ou de manière combinée, permet d’améliorer le niveau de sécurité. En outre, les économies d’énergie seront de l’ordre de 15 %. Notre appareil générant moins de bruit, les possibilités de voler seront plus importantes au vu des contraintes imposées par certains aéroports. Autre point, la maintenance d’un système hybride est beaucoup moins onéreuse que pour un moteur propulsif thermique.

Quel est le calendrier de développement ?

Le premier avion Cassio 1, qui est notre démonstrateur, devrait voler fin février 2019. Nous sommes en train de transférer sur cet avion les technologies maintenant éprouvées par l’avion statique que nous appelons Iron Bird. Nous sommes partis avec l’idée d’utiliser une base d’avion existant, le Cessna 337 Skymaster, comme un banc d’essai volant, pour pouvoir rapidement démontrer la fiabilité de notre technologie. En outre, cet avion était fabriqué en France par Reims Aviation qui en a construit près d’un millier en achetant les droits. Il y a donc des connaissances en France pour réparer cet avion. Ensuite, l’avion Cassio 2 sera un prototype précurseur de l’avion de série, car on passera à ce moment-là d’un avion en aluminium à un appareil tout composite, mais qui conservera les technologies développées sur Cassio 1. La deuxième phase comprendra également un module intégrant le moteur électrique et le moteur thermique, un système que nous venons de breveter. Puis, on passera le cap de la production avec l’avion Cassio.

Êtes-vous le seul acteur français à développer un appareil hybride électrique ?

J’en connais peu d’autres, hormis Airbus et son E-Fan X avec Siemens, qui est un avion dans une catégorie complètement différente, et aussi Diamond Aircraft. La chose assez unique avec nous est d’avoir un avion qui peut être 100 % électrique ou 100 % thermique, ou les deux combinés.

Pourquoi l’E-Fan a-t-il été arrêté ?

Je ne sais pas. C’est une décision prise par Airbus une fois que j’étais parti.

Les technologies que vous développez pourrait-elle intégrer l’aviation commerciale ?

Il ne faut pas brûler les étapes. Passer de 60 kW pour l’E-Fan à 500 kW avec Cassio, c’est déjà difficile. Passer de 500 kW à 2 MW, la puissance nécessaire pour un avion commercial, c’est encore beaucoup plus difficile. En raison de la connectique, des problèmes d’interférences électromagnétiques… Mais c’est une étape préalable pour l’électrification des avions commerciaux. Elle aidera les instances de certification à se familiariser avec l’hybridation. Avec notre projet, on ne part pas complètement dans l’inconnu. Nous avons par exemple à cœur d’intégrer nous-mêmes les batteries à partir de cellules existantes et d’assurer l’encapsulation via un matériau résistant aux hautes températures et qui est déjà certifié pour l’aéronautique.

À l’image de l’auto, pourrait-on voir arriver l’équivalent d’un Tesla qui bousculerait Airbus et Boeing dans l’aéronautique ?

Dans les quinze ans, oui. En particulier pour le segment des avions de 100-150 places. J’y crois, grâce justement à la technologie hybride.

C’est votre ambition ?

Non, mon ambition est raisonnable. Mon rêve, c’est de produire jusqu’à 150 avions Cassio par an en série avec VoltAero.

Les avionneurs ont-ils conscience de cette menace ?

Je vais vous raconter une anecdote. J’ai reçu un contact fin 2006, qui m’invitait à aller écouter l’équipe qui deviendrait plus tard Space X, avant même l’arrivée d’Elon Musk. C’était un spin off de la Nasa qui voulait développer un lanceur à bas coût. En tant que CTO d’Airbus, j’avais reçu un dossier que j’avais transféré à notre activité lanceur, mais ça n’a pas été plus loin. À l’époque, on se focalisait sur Ariane 6. Aujourd’hui, Space X représente un gros défi… Un tel scénario pourrait se reproduire dans l’aéronautique. D’autres que moi doivent penser que c’est un marché que l’on peut aussi disrupter.

Quel regard portez-vous sur la manière dont est gérée la recherche chez Airbus ?

Il est dommage que la recherche centrale d’Airbus en France ait disparu. Mais quand on a les moyens et les ressources d’Airbus, on peut être capable de rattraper le temps plus vite que les autres. Il est très long de reconstruire, sauf quand on a la volonté et les moyens. Cela dépendra donc de la nouvelle équipe dirigeante du groupe.

À quoi ressemblera le secteur à l’avenir ?

L’avion électrique, qu’il soit hybride ou pur électrique, prendra de plus en plus le pas en raison des développements dans les batteries et les énergies nouvelles. On pourra voir arriver à terme des avions de ligne sans pilote, grâce à l’intelligence cognitive, grâce aux performances dans les calculateurs de bord. Il ne s’agira alors plus que d’une question de législation et d’acceptabilité. Mais les barrières technologiques auront sauté.

Propos recueillis par Pascal Gateaud et Olivier James
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... us.N774069

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 23 janv. 2019, 20:42

Un engin trés étonnant de Boeing :
[En images] Le véhicule volant et autonome de Boeing effectue son premier vol test avec succès

Sybille Aoudjhane Usine Nouvelle le 23/01/2019

Images Le constructeur américain Boeing a réalisé un premier essai test de son véhicule volant et autonome. L'opération s'est déroulée avec succès.

Boeing aussi est présent dans la course aux véhicules volants. Le constructeur aéronautique a réussi le 22 janvier 2019 les premiers tests de vol de son véhicule électrique à décollages et atterrissages verticaux (eVTOL), le Passenger Air Verticle (PAV). "Boeing NeXt, qui conduit les initiatives de mobilité aérienne urbaine du Groupe, a fait appel à la société Aurora Flight Sciences, filiale de Boeing, pour concevoir et mettre au point le véhicule", précise le groupe le lendemain du vol.

Les essais ont été effectués pour vérifier les aspects techniques de l’appareil : ses fonctions autonomes et ses systèmes de contrôle au sol. Le prototype a décollé, effectué un vol stationnaire et a atterri. Il est conçu avec un rayon d’action de 80 km dans le but d’améliorer la mobilité aérienne urbaine. L’appareil mesure 9,14 mètres de long sur 8,53 mètres de large. "En un an, nous sommes passés d’un projet conceptuel à un prototype volant", se félicite Greg Hyslop, Directeur de la technologie (CTO) de Boeing. "Les prochains essais testeront le vol vers l’avant porté par l’aile, ainsi que la transition entre le mode vertical et le mode de vol vers l’avant", complète Boeing.

En plus de ce eVTOL, Boeing NeXt travaille aussi sur un appareil volant électrique et sans pilote de transport de fret capable de porter jusqu’à 226 kg qui a déjà réalisé son premier vol en intérieur en 2018. Les vols en extérieur sont prévus courant 2019.

Image
..................
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... es.N797145

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 10 févr. 2019, 15:25

Airbus va lancer son premier avion électrique de course en vue de l'Air Race E

7 fev 2019

À l'instar de la Formule 1 qui dispose de son pendant électrique avec la Formule E depuis 2014, les courses d'avion vont connaître le même type de révolution. La fameuse épreuve Air Race 1 va ainsi disposer de sa version 100 % électrique à partir de 2020. Huit avions de course à motorisation électrique vont s'affronter lors d'une course de pylônes matérialisant un circuit ovale d'une distance de cinq kilomètres. Les évolutions sont spectaculaires puisque ces aéronefs nerveux évoluent à environ 450 km/h et à une hauteur de 10 mètres. Moteur thermique ou non, cette course devrait donc rester impressionnante.

Mais surtout, cette Air Race E va permettre de mettre en scène la propulsion électrique exploitée au maximum de son potentiel en compétition. Un véritable accélérateur de technologie auquel Airbus compte participer en devenant partenaire officiel fondateur de la Air Race E.

L'avionneur n'en est pas à son premier coup d'essai en matière d'avions électriques. Airbus a mené pendant plusieurs années des expérimentations sur un avion monomoteur léger avec l'E-Fan que Futura avait pu voir au Salon du Bourget. L'appareil devait même être produit en série, mais le projet fut abandonné en 2017 pour des raisons essentiellement liées à l'organisation interne du groupe aéronautique. L'avionneur mise désormais sur des systèmes de propulsion hybrides qui pourraient être déployés à long terme sur les avions de ligne commerciaux. Cette course serait alors un bon moyen de remettre le pied à l'étrier en poussant plus loin la technologie pour l'exploiter dans les projets d'avions du futur.

L'avionneur européen collaborera avec d'autres partenaires et notamment l'université de Nottingham au Royaume-Uni pour développer le premier avion électrique de course. Côté allure, l'avion de course devrait reprendre la cellule des modèles thermiques actuels éprouvés sur la Air Race 1. C'est bien entendu au niveau de la motorisation, de l'emport des batteries et de la fiabilité qu'il faut tout inventer. Le prototype construit servira ensuite de base aux modèles employés sur la course.
https://forums.futura-sciences.com/comm ... ace-e.html

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 13 févr. 2019, 22:18

[Vidéo] Vahana, le taxi volant et autonome d'Airbus, réussit son premier vol de longue durée

Simon Chodorge Usine Nouvelle le 13/02/2019

Vidéo Un an après avoir réussi un premier vol test de 53 secondes, le taxi volant d'Airbus se déplace pendant plusieurs minutes dans les airs et sans pilote. Une vidéo rendue publique le 12 février témoigne de cette nouvelle étape pour le projet Vahana. L'avionneur français prévoit de commercialiser son aéronef en 2020.

Image

Premier vol de longue durée pour le taxi volant d’Airbus. En janvier 2018, le VTOL (“aéronef à décollage et atterrissage verticaux”) baptisé Vahana réussissait un premier test assez bref de 53 secondes. Un an plus tard, toujours à l’aéroport de Pendleton (Oregon, Etats-Unis), l’engin réalise un essai de plusieurs minutes dans les airs. C’est la première fois que l’engin montre véritablement ses capacités de déplacement. Lors du test précédent, un document le montrait simplement décoller, voler en stationnaire puis atterrir.

Image

Dans une nouvelle vidéo de cinq minutes partagée par La Dépêche, l’appareil décolle sans pilote à plusieurs dizaines de mètres du sol avant de voler à allure modérée. Airbus n’a pas encore communiqué officiellement sur le sujet mais les caractéristiques du prototype sont a priori inchangées. Il pèse 745 kilos pour une longueur de 5,8 mètres et une envergure de 6 mètres. Il est équipé de huit rotors.
...................
https://www.usinenouvelle.com/article/v ... ee.N805795

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 25 avr. 2019, 19:33

Facebook avait abandonné en Juin 2018 ( ce post http://www.oleocene.org/phpBB3/viewtopi ... 6#p2270186 ) mais d'autres veulent le faire quand même :
SoftBank développe un drone stratosphérique pour fournir internet partout dans le monde

RÉMI AMALVY Usine Nouvelle le 25/04/2019

Le japonais SoftBank se joint à l'américain AeroVironment pour le développement d'un nouveau drone de communication à haute altitude. Situé à 20 km de haut, l'appareil fournira internet un peu partout dans le monde, et notamment dans des zones reculées.

Image

a holding japonaise SoftBank a annoncé le 25 avril le développement d’un nouveau système de plateforme à haute altitude (HAPS en anglais). Baptisé "HAWK30", ce nouveau drone sans pilote fournira différents services de télécommunication sur une large zone terrestre, tout en se trouvant à une altitude stratosphérique de 20 km. Son exploitation passera par HAPSMobile, coentreprise entre le nippon et la firme américaine AeroVironment, spécialisée dans la fabrication d’engins aériens.

Avec ses 78 mètres de long, le HAWK30 peut voler à une vitesse moyenne de 110 km/h. Il est équipé d’une dizaine d’hélices, alimentées en énergie par des panneaux solaires. Un choix optimal quand on vole au-dessus des nuages et qu’on ne manque pas de soleil. De plus, les vents relativement doux à cette altitude lui permettent de rester en l’air plusieurs mois sans avoir à se poser.

L’appareil permettra de fournir "une connexion internet stable dans des environnements non desservis par les réseaux de télécommunication, comme les zones montagneuses, les îles isolées ou les pays en développement", explique SoftBank dans un communiqué. N’étant pas affecté par les obstacles divers pouvant se trouver au sol, le drone s’avérera également utile lorsqu’il s’agira de fournir des moyens de communication aux secours lors de catastrophes.

Image

Le système de télécommunications fourni par HAWK30 est conçu pour ne pas interférer avec les réseaux terrestres classiques. La transition entre l’un et l’autre lors d’un passage dans des zones couvertes par l’appareil sera également possible, sans aucune interruption visible sur les terminaux connectés.

HAPSMobile prévoit de commencer différents essais, qu’il s’agisse de tester le réseaux, ou des capacités de l’appareil en vol. La production et la mise en service de de HAWK30 est prévue pour l’année 2023.
https://www.usinenouvelle.com/editorial ... de.N835685

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 07 mai 2019, 21:15

Le démonstrateur CityAirbus a réalisé son premier vol avec succès

Sybille Aoudjhane Usine Nouvelle le 07/05/2019

Infographie Un premier vol "sécurisé" a été effectué avec succès sur le prototype grandeur nature de CityAirbus. Le taxi-volant autonome et électrique d'Airbus a passé le test en Allemagne vendredi 3 mai.

Image

CityAirbus continue son développement. Le démonstrateur taille réelle a réalisé un premier décollage réussi à Donauwörth en Allemagne, vendredi 3 mai. Le directeur de la section hélicoptères d’Airbus, Bruno Even, a tweeté cette information confirmée par Airbus à L’Usine Nouvelle. "Prochaine étape, extension de l’enveloppe de vol à Manching (en Bavière, ndlr)", continue Bruno Even.

Airbus reste assez discret sur l’opération. L'entreprise précise que le démonstrateur a réalisé son premier décollage "sécurisé" car "l’appareil était relié au sol par des câbles de sécurité". "Cet essai visait notamment à évaluer plus en détails les performances des systèmes de propulsion et de contrôle", ajoute Airbus.

Selon l'entreprise, le programme de démonstration sera relocalisé à Manching, où les tests pourront être étendus "dans un espace aérien contrôlé".

Le projet de taxi-volant autonome et électrique a pour ambition de décongestionner les villes. Plusieurs tests ont déjà été réalisés sur l’appareil. En 2017, ont été élaborés les systèmes de propulsion avec les hélices, le moteur Siemens et les systèmes électriques : huit hélices sont activées par huit moteurs électriques de 100 kW chacun. Une centaine de tests ont été réalisés sur un modèle à petite échelle.

CityAirbus grandeur nature a été présenté à Ingoldstadt (Bavière) le 11 mars 2019 au gouvernement allemand et au public. Le véhicule à propulsion électrique grandeur nature pourra filer à 120 km/h. Une fois opérationnel, CityAirbus pourra transporter quatre personnes.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... es.N839720

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 16 mai 2019, 18:05

Quelques mois après le premier vol du taxi volant de Boeing, c’est au tour de Lilium de réussir son test. Le 15 mai, la startup allemande a publié une vidéo montrant le décollage du Lilium Jet, son aéronef électrique prévu pour embarquer cinq passagers. L’engin ne s’est élevé que de quelques mètres, mais il s’agit déjà d’une prouesse pour la compagnie. Jusqu’ici, elle n’était parvenue à faire voler qu’un prototype de deux places en 2017. Dans une interview accordée à Techrunch, Daniel Wiegand, le PDG de Lilium, s’est montré très satisfait du résultat : « Le test s’est déroulé comme on l’avait prévu. C’est un grand pas en avant pour la mobilité aérienne. »

Image

......
https://www.numerama.com/tech/513423-la ... t.html/amp

Image
https://www.usinenouvelle.com/article/v ... um.N844350

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 03 juin 2019, 14:13

Une startup dans le Massachusetts veut faire un air taxi à Hydrogéne.
Moteurs electriques, vecteur d' énergie Hydrogéne.
Hydrogen-powered air taxi looks to transform transportation

May 31, 2019 //By Rich Pell

Hydrogen-powered air taxi looks to transform transportation

Air mobility design and manufacturing startup Alaka'i Technologies (Hopkinton, MA) has launched what it says is the world's first hydrogen fuel cell powered air mobility solution designed "to transform the way the world moves."

Image

The system, called Skai, is an electric vertical takeoff and landing (eVTOL) vehicle that runs entirely on hydrogen fuel cells. The aircraft, says the company, is poised to be one of the safest, cleanest and most versatile air mobility solutions introduced to the world.
.............
https://www.smart2zero.com/news/hydroge ... sportation

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par Remundo » 03 juin 2019, 16:04

Les ailes du "Lilium Jet" sont assez originales...

des tas de petites hélices aspirent l'air en l'accélérant sur l'extrados ; a priori c'est favorable pour la portance...

mais ça me semble peu aérodynamique : la traînée des ailes risque d'être importante.

Ce serait de plus un ADAV / VTOL avec des ailes pivotantes, c'est assez complexe et ambitieux.

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 03 juin 2019, 16:33

Remundo a écrit :
03 juin 2019, 16:04
Les ailes du "Lilium Jet" sont assez originales...

des tas de petites hélices aspirent l'air en l'accélérant sur l'extrados ; a priori c'est favorable pour la portance...

mais ça me semble peu aérodynamique : la traînée des ailes risque d'être importante.

Ce serait de plus un ADAV / VTOL avec des ailes pivotantes, c'est assez complexe et ambitieux.
Lilium affirme ''vitesse de pointe de 300 km/h.''
Mais ça pour le moment c' est sur papier et simulation aerodynamiques informatiques.

A voir en essais réel, ce qu'ils on fait c'est juste un saut de puce vertical. Attendons quelque mois qu' ils ''osent'' le 300 km/h.

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par Remundo » 03 juin 2019, 16:59

en effet :-o

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Re: Premiers petits avions electriques

Message par energy_isere » 22 juin 2019, 13:19

H55 fait voler en Suisse son nouvel avion électrique

H55, une société dérivée de Solar Impulse, a réalisé avec succès le premier vol d’un nouvel avion électrique Bristell Energic, fabriqué par le constructeur tchèque BRM Aero et équipé d’un système de propulsion électrique conçu par H55. Cet avion destiné à être certifié CS-23 est destiné aux écoles d’aviation pour la formation des pilotes.

21.06.2019

Image

H55 produit des systèmes de propulsion électrique certifiés. L’entreprise née dans le sillage de Solar Impulse se concentre sur l’ensemble de la chaîne de propulsion : moteurs électriques, batteries, systèmes de gestion et de contrôle, interfaces avec le pilote. Elle s’inscrit dans une démarche de vouloir proposer au marché des solutions certifiées.

L’avion a une endurance d’une heure et demie, pour des vols de 45-60 minutes avec suffisamment de réserve, correspondant au programme d’entraînement des écoles de vol, la cible première de H55.

André Borschberg, ancien CEO et pilote de Solar Impulse, cofondateur et président de H55, est convaincu que « le transport aérien électrique transformera et améliorera en profondeur la mobilité urbaine. La propulsion électrique a permis l’émergence du monde des drones, il en ira de même pour l’aviation. Le Bristell Energic est une nouvelle étape du développement de nouvelles solutions dans le transport aérien, où les défis seront sécurité et certification. En faisant voler nos avions électriques et en analysant leurs performances, nous collectons les données essentielles au développement des VTOL et des taxis volants ».

BRM Aero est un fabricant d’avions spécialisé dans le marché des avions d’entraînement. Milan Bristell, fondateur et PDG de la société, voit dans la croissance continue de ce segment « l’émergence de l’aviation civile dans des pays aussi vastes que la Chine et l’Inde. Ces régions devront former un grand nombre de pilotes sur avion électrique ayant une masse au décollage égale ou supérieure à 750 kg. Le marché attend impatiemment leur venue et notre objectif chez Bristell est de pouvoir y répondre avec un avion d’entraînement électrique économique, non polluant et silencieux ».

Fondée à Sion en Suisse par André Borschberg, Sébastien Demont et Gregory Blatt, qui font tous partie de l’ancienne direction de Solar Impulse, H55 veut renforcer sa position dans le monde de l’aviation propre et silencieuse.
https://www.aerobuzz.fr/breves-aviation ... lectrique/

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