Afrique du Sud

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 05 oct. 2019, 10:58

Afrique du Sud : un appel d’offres bientôt lancé pour la mise en place de 1,4 GWh de capacité de stockage électrique

Agence Ecofin. 4 oct 2019

En Afrique du Sud, l’Eskom, la compagnie électrique nationale s’apprête à lancer un appel d’offres pour un projet de stockage d’électricité par batterie d’une capacité de 1,4 GWh. Cette information a été communiquée par Prince Moyo, le directeur de l’ingénierie de livraison d’énergie de la société. Le responsable qui n’a pas communiqué de date a cependant affirmé que l’appel d’offres a été approuvé par le ministère des Finances et que seul l’aval du ministère des Entreprises publiques retarde encore le lancement de l’appel à manifestation d’intérêt.

Sur la base des études de faisabilité techniques réalisées par l’Eskom, l’entreprise sélectionnée réalisera la conception du projet. Elle mettra en place les différentes installations, assurera leur exploitation ainsi que leur maintenance.

Le projet sera mis en œuvre en deux phases. La première permettra la mise en place de 800 MWh de batterie pour stocker 200 MW d’électricité. Elle sera répartie en quatre lots et sera lancée en 2020. La seconde phase permettra la mise en place de 640 MWh pour le stockage de 160 MW d’électricité et sera lancée avant fin 2021.

Environ 10 sites ont été identifiés par l’Eskom pour accueillir ces installations. La compagnie électrique, a affirmé son responsable, s’est également « chargée des approbations environnementales, de l’acquisition des terrains et de l’octroi des licences à l’organisme national de réglementation énergétique. »
https://www.agenceecofin.com/energies-r ... electrique

Ça va demander autant de batteries que 28 000 voitures électriques a batterie de 50 kWh.

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Message par energy_isere » 19 oct. 2019, 09:58

Afrique du Sud : « le charbon sera encore là pour longtemps », selon le ministre des Mines et de l’Energie

Agence Ecofin 18 oct 2019

Le charbon continuera de jouer un rôle important dans la production d’électricité en Afrique du Sud, selon Gwede Mantashe (photo), le ministre des Ressources minérales et de l’Energie du pays. Lors d’un briefing des médias sur le nouveau plan énergétique vendredi, ce dernier a indiqué que le charbon sera encore présent dans le mix et pour longtemps.

« Nous allons avoir encore un grand volume de production d’électricité à partir de charbon. Par conséquent, nous prévenons ceux qui disent que le charbon touche à sa fin, nous avons 16 centrales électriques alimentées au charbon. Telle est la réalité d’aujourd’hui », a-t-il déclaré. Selon ses propos, le nouveau plan promeut un mix énergétique diversifié avec comme principales sources les énergies renouvelables, le nucléaire, le gaz, l’hydroélectricité et le charbon.

Si les acteurs du charbon ont pu s’inquiéter de la place qu’occupera cette source dans la production énergétique du pays, les voilà rassurés. Au lieu d’abandonner le charbon, l’Afrique du Sud incitera plutôt les investisseurs à orienter les fonds vers des technologies plus efficaces afin que les ressources soient utilisées d’une manière « écologiquement responsable ».

Dans un contexte de déficit énergétique chronique, tel un secret de polichinelle, les pays africains dont les sous-sols regorgent de charbon ne peuvent se permettre le luxe d’abandonner leurs ressources pour sauver la planète. La solution, qu’on oublie souvent de mentionner est l’existence de technologies de capture, utilisation et stockage du carbone, pour produire du charbon « propre ». Cette solution peut aider les dirigeants face à ce dilemme cornélien.
https://www.agenceecofin.com/charbon/18 ... -l-energie

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Message par energy_isere » 26 oct. 2019, 10:36

L’Afrique du Sud envisage de s’appuyer sur le gaz de schiste pour réduire le taux de chômage dans la région de Karoo

Agence Ecofin. 21 oct 2019

Ayanda Shezi, porte-parole du ministère des Ressources minérales, a déclaré que l’Etat examine la possibilité de relancer les explorations de gaz de schiste dans la région de Karoo pour lutter contre le chômage qui y sévit. On compte aujourd’hui plus de 60 000 travailleurs des secteurs agricoles et connexes qui se sont retrouvés au chômage au cours des six dernières années, en raison de la sécheresse.

L’exploitation du gaz de schiste nécessitant énormément de ressources en eau, l’idée pourrait se heurter à un défi de taille pour les compagnies. La responsable a, à ce sujet, expliqué que le gouvernement examinera les questions liées à l’eau et à l’environnement avant de parvenir à une conclusion.

Actuellement, une décision de la haute cour de justice du pays a interdit l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. La décision rendue en octobre 2017, visait à protéger l’environnement contre les affres de la fracturation hydraulique. Mais depuis l’année dernière, le nouvel exécutif sud-africain prévoit de relancer l’activité.

L’Afrique possède 19 % des réserves mondiales de gaz de schiste et l’Afrique du Sud contrôle à elle seule 28 % des réserves totales du continent. 69 % des ressources du continent sont logées en Afrique du Nord avec l’Algérie qui en possède plus de la moitié.
https://www.agenceecofin.com/gaz-de-sch ... n-de-karoo

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Message par energy_isere » 29 oct. 2019, 22:34

Afrique du Sud : le gouvernement dévoile son plan de sauvetage d'Eskom

AFP parue le 29 oct. 2019

Le gouvernement en Afrique du sud a dévoilé mardi un plan de sauvetage du géant public de l'électricité Eskom, en très grande difficulté, à la veille de la publication d'un budget intermédiaire.

Le ministre des Entreprises publiques Pravin Gordhan a précisé, lors d'une conférence de presse, qu'à l'issue de ce plan, Eskom sera séparée en trois filiales : une spécialisée dans la production, une deuxième dans les réseaux de transport, et une troisième dans la distribution.

Il a souligné que les réseaux - qui acheminent l'électricité et qui supervisent quelque 45 000 km de lignes à haute tension - seront les premiers à être séparés en une entité autonome, qui sera toujours détenue par Eskom.

Le processus devrait s'achever vers le mois de mars 2020. La restructuration d'Eskom a l'avantage d'être particulièrement transparente, notamment en matière de coût", a affirmé M. Gordhan.

Eskom, qui fournit 95% de l'électricité produite dans le pays, croule sous une dette abyssale de 26 milliards d'euros,
malgré plusieurs plans de sauvetage de l'Etat qui a injecté en trois ans 128 milliards de rands (7,8 milliards d'euros).

En juillet, le géant public a annoncé une perte nette record de 20,7 milliards de rands (1,27 milliard d'euros) pour l'exercice clos en mars. Les agences de notation ont prévenu que la dette d'Eskom pourrait entraîner une dégradation de la note de la dette souveraine du pays et compliquer la tâche du président Cyril Ramaphosa, qui s'est engagé à relancer l'économie.

Le ministre sud-africain n'a donné aucun détail sur la restructuration financière d'Eskom, indiquant que le ministre des Finances Tito Mboweni devrait vraisemblablement aborder la dette de l'entreprise en présentant mercredi le budget intermédiaire.

"La fourniture d'électricité doit venir avant la croissance économique (...), pour que ce ne soit en aucun cas un obstacle à la croissance", a poursuivi le ministre. Un nouveau PDG doit être nommé dans les prochaines semaines après la démission en juillet de Phakamani Hadebe, qui a justifié son part par des "exigences incompatibles" avec ses fonctions.

Le nouveau plan gouvernemental va en outre mettre Eskom aux prises avec une plus forte concurrence et la pousser à s'orienter vers les énergies renouvelables. Le groupe va être amené à réduire ses coûts de production électrique dans ses centrales à charbon, qui sont mal conçues, vieilles et mal entretenues et se tourner vers les fournisseurs d'énergies renouvelables.

Les centrales électriques vont être organisées en groupes pour favoriser la concurrence, briser le monopole d'Eskom et offrir des prix compétitifs aux consommateurs.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ite-191029

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Message par energy_isere » 05 nov. 2019, 21:44

Total va forer un nouveau puits d'exploration en Afrique du Sud

PUBLIÉ LE 05/11/2019 LE CAP (Reuters)

Total va forer un nouveau puits d'exploration dans le bloc offshore sud-africain 11B/12B au premier trimestre 2020, a annoncé mardi un responsable du groupe lors d'une conférence organisée au Cap.

Le groupe français, qui avait arrêté ses forages en eaux profondes sud-africaines dans le gisement de Brulpadda en 2014 après des difficultés sur sa plate-forme, a fait son retour sur ce même champ en décembre dernier.

Alors que le groupe français a indiqué que le champ de Brulpadda pourrait receler entre 500 millions et un milliard de barils équivalent pétrole (bep), l'un de ses partenaires sur ce projet s'est montré encore plus optimiste, envisageant un potentiel de l'ordre de 1,5 à 3 milliards ce barils.
https://www.usinenouvelle.com/article/t ... ud.N900929

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Message par energy_isere » 19 nov. 2019, 00:25

Afrique du Sud : Andre de Ruyter nommé à la tête du géant public de l'électricité Eskom

AFP parue le 18 nov. 2019

Le gouvernement sud-africain a annoncé lundi la nomination d'un spécialiste du secteur pétrochimique pour diriger et tenter de redresser le géant public de l'électricité Eskom, au bord du gouffre pour cause de mauvaise gestion et de dette abyssale.

Cadre supérieur du groupe pétrolier et chimique Sasol pendant 20 ans, Andre de Ruyter était le PDG de la plus grande entreprise africaine d'emballage, Nampak, depuis 2014. "De Ruyter est un PDG expérimenté doté d'une large expérience en matière de création et de gestion d'entreprises à hautes performances", s'est réjoui le ministère sud-africain des Entreprises publiques dans un communiqué.

Eskom, qui fournit 95% de l'électricité produite dans le pays, croule sous une dette de 26 milliards d'euros, malgré plusieurs plans de sauvetage de l'Etat qui a injecté en trois ans 128 milliards de rands (7,8 milliards d'euros). En juillet, l'entreprise avait annoncé une perte nette record de 20,7 milliards de rands (1,27 milliard d'euros) pour l'exercice annuel clos en mars.

Les agences de notation ont prévenu que la dette d'Eskom pourrait entraîner une dégradation de la note financière de l'Afrique du Sud et compliquer la tâche du président, Cyril Ramaphosa, qui s'est engagé à relancer l'économie.

Le gouvernement a annoncé un plan de restructuration d'Eskom, symbole de la mauvaise gestion et de la corruption sous le règne de l'ex-président Jacob Zuma (2009-2018). Depuis le début de l'année, l'entreprise a été contrainte de procéder à de nombreuses coupures de courant.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ade-191118

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Message par energy_isere » 23 nov. 2019, 11:31

Afrique du Sud : l’Eskom a besoin de 12 milliards $ pour satisfaire aux normes sur la qualité de l’air

Agence Ecofin. 22 nov 2019

En Afrique du Sud, la compagnie nationale d’électricité Eskom a besoin d’environ 187 milliards de rands, soit 12,6 milliards $ afin de répondre aux nouvelles réglementations sur la qualité de l’air, établies en 2010. Les mesures appliquées depuis le 1er avril 2015 encadrent les émissions d’oxyde d’azote et de dioxyde de soufre.

Faisant partie des plus grosses sources de pollution de la Nation arc-en-ciel, la société qui s’est vu accorder 5 ans de sursis jusqu’en 2020 par l’exécutif afin de se mettre en règle, n’est pas sur la bonne voie. Elle génère encore plus de 80 % de son électricité à partir de centrales à charbon très polluantes, obsolètes, mal entretenues et dont la maintenance est problématique en raison de son lourd fardeau financier (30 milliards $).

La compagnie a laissé entendre en septembre dernier qu’elle pourrait fermer des centrales dans l’hypothèse d’un échec dans les réductions de ses émissions, ce qui laisse présager de nouvelles coupures de courant à terme.

D’après le gouvernement, les nouveaux projets de construction de centrales à charbon, dans le pays, devraient intégrer des technologies de réduction des émissions, comme la désulfuration des gaz de fumée (FSD).

Pour rappel, l’Afrique du Sud est la principale émettrice de gaz à effet de serre (GES) du continent africain.
https://www.agenceecofin.com/electricit ... e-de-l-air

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Message par energy_isere » 09 déc. 2019, 22:05

L'Afrique du Sud encore un peu plus plongée dans le noir

AFP parue le 09 déc. 2019

La crise de l'électricité s'est encore aggravée lundi en Afrique du Sud après la décision de la compagnie nationale d'intensifier les rationnements de courant imposés depuis plusieurs jours à ses usagers à cause des intempéries.

Ces "délestages" sont les plus graves subis par la première puissance industrielle du continent africain depuis dix ans.

Depuis jeudi, le groupe public Eskom, qui fournit 95% de l'électricité du pays, est contraint de suspendre par roulement l'approvisionnement en électricité d'une partie de ses usagers en raison, selon l'entreprise, des précipitations qui ont mouillé des stocks de charbon alimentant ses centrales.

Lundi, un problème technique survenu dans une centrale l'a contraint à réduire son approvisionnement de 6.000 mégawatts, sur une capacité totale de production de 44.000 mégawatts.

"Les pluies incessantes ont commencé à inonder des centrales, ce qui a encore accru la baisse de nos capacités de production", a justifié, penaud, le groupe public.

Lundi, la compagnie diamantifères Petra Diamonds a annoncé la suspension de ses activités en Afrique du Sud, faute d'électricité.

L'essentiel de l'électricité produite par Eskom provient de centrales à charbon mal conçues, vieilles et mal entretenues, une situation provoquant régulièrement des coupures.

Le groupe croule également sous une dette abyssale de 26 milliards d'euros et a annoncé en juillet une perte nette record de 20,7 milliards de rands (1,3 milliard d'euros) pour l'exercice qui s'est achevé en mars dernier.

Plusieurs entreprises publiques sud-africaines traversent de graves difficultés, conséquences d'années de mauvaise gestion et de corruption sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018).

La semaine dernière, la compagnie aérienne South African Airways (SAA), sous perfusion d'argent public depuis des années, a été placée en redressement pour lui éviter la faillite.

"Nous ne laisserons pas tomber ces entreprises stratégiques", a une nouvelle fois promis lundi le président Cyril Ramaphosa, "nous prendrons toutes les mesures nécessaires, y compris les plus drastiques, pour les remettre sur pied".

Les pannes d'électricité pèsent sur l'économie au ralenti du pays, sous la menace d'une nouvelle dégradation de sa note financière.
https://www.connaissancedesenergies.org ... oir-191209

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Message par energy_isere » 13 déc. 2019, 22:34

En Afrique du Sud, les entreprises font grise mine face aux coupures d'électricité
t
AFP parue le 13 déc. 2019

Des mines à l'arrêt, des magasins qui ferment en pleine journée, les paiements par carte bancaire impossibles : les coupures d'électricité sans précédent qui affectent l'Afrique du Sud menacent sérieusement son économie déjà très fragile.

La première puissance industrielle du continent a renoué avec les délestages depuis une semaine mais lundi, la crise s'est soudainement aggravée. Pendant plusieurs heures, l'entreprise publique d'électricité Eskom a rationné 6 000 mégawatts sur une capacité de 44 000 MW, les pires coupures qu'ait connu à ce jour le pays.

Ce jour-là, les magasins de ce centre commercial de Johannesburg, sa capitale économique, ont fermé un à un à la mi-journée. Ce n'était pas l'heure de la pause déjeuner, non, mais celle des délestages. "Nous devons immédiatement fermer car il pourrait y avoir des vols", les portiques anti-vol étant hors d'usage faute de courant, a expliqué à l'AFP une vendeuse.

Les coupures ne peuvent pas plus mal tomber pour les commerces : en cette période festive, ils réalisent une bonne partie de leur chiffre d'affaires de l'année. Elles affectent en premier lieu les petits entrepreneurs "car ils ne peuvent pas se permettre de solutions alternatives" comme des générateurs ou des panneaux solaires, estime le président du conseil des entrepreneurs noirs, Kganki Matabane. Un primeur du quartier est lui resté ouvert, mais son patron est en colère. Les clients ne peuvent plus le payer par carte bancaire.

Eskom, qui fournit plus de 90% de l'électricité en Afrique du Sud, a comme d'habitude justifié ses coupures par des problèmes techniques. Ses centrales à charbon, l'essentiel de sa production, affichent une moyenne d'âge de 37 ans.

Mines au ralenti

Cette fois, le groupe a aussi avancé une autre explication qui a provoqué quelques sarcasmes : de fortes précipitations ont mouillé ses stocks de charbon. Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, rentré précipitamment de l'étranger à cause de la crise, a pour sa part attribué une partie des coupures à des "actes de sabotage". Là encore, l'explication est mal passée.

Ces délestages historiques ont rapidement affecté les grandes industries. À commencer par les mines - un des principaux contributeurs du produit intérieur brut (PIB) sud-africain - qui ont fonctionné au ralenti ces derniers jours. Les coupures "ont un effet dévastateur pour le secteur minier", a averti le président de la chambre des mines, Roger Baxter. "La plupart des compagnies minières vont avoir perdu une semaine de production et cela affecte leur viabilité", a-t-il affirmé, alors que le pays se débat déjà avec un taux de chômage endémique (29%).

Lundi, le groupe Petra Diamonds a fermé ses mines de Cullinan, Finsch et Koffiefontein. Ses mineurs ont dû être remontés d'urgence à la surface pour ne pas se retrouver bloqués dans les entrailles de la terre. Le géant du platine AngloAmerican a fait fonctionner ses générateurs, mais "ce n'est pas une solution viable puisque cela coûte cher", a expliqué à l'AFP le porte-parole du groupe, Sibusiso Tshabalala. Quand l'Afrique du Sud est plongée dans le noir, toute son industrie trinque, et l'image du pays avec.

« Coup fatal »

Des centaines de touristes qui espéraient profiter de la vue imprenable du Cap depuis la Montagne de la table se sont retrouvés bloqués dans les airs pendant trois heures lundi, dans le funiculaire qui conduit au sommet. Pour éviter l'effondrement total du réseau, Eskom a introduit depuis 2008 des délestages par roulement de quatre heures.

Les Sud-Africains ont appris, comme nombre d'habitants sur le reste du continent, à vivre avec. Une application pour téléphone portable qui répertorie les coupures, généralement programmées, connaît un franc succès ces derniers jours en les aidant à anticiper lessives et préparation des repas.

Pour de nombreux experts et usagers, la crise actuelle est le prix à payer des années de mauvaise gestion et de la corruption qui ont régné sous la présidence de Jacob Zuma (2009-2018). Eskom est au bord du gouffre. Le groupe croule sous une dette abyssale de 26 milliards d'euros, malgré plusieurs plans de sauvetage de l'Etat qui a injecté en trois ans 128 milliards de rands (7,8 milliards d'euros).

Cyril Ramaphosa, au pouvoir depuis 2018, a promis de faire le ménage dans les entreprises publiques. Sans résultat tangible. Les coupures de courant actuelles "sont le coup fatal" pour l'économie de l'Afrique du Sud, qui ne s'est jamais remise de la crise financière mondiale de 2008, a estimé Indigo Ellis, analyste chez Verisk Maplecroft.

La croissance s'est encore contractée de 0,6% au troisième trimestre 2019, après avoir chuté de 3,2% au premier. Les délestages "sonnent le glas de la croissance du PIB au quatrième trimestre", a prévenu M. Ellis, qui a déjà mettant en garde, avec d'autres experts, sur les risques de récession.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ine-191213

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Message par energy_isere » 11 janv. 2020, 11:41

Afrique du Sud : l’Eskom sollicite une exemption jusqu’en 2035 pour ne pas faire d’efforts sur la réduction de ses émissions polluantes

Agence Ecofin 9 janv 2020

En Afrique du Sud, l’Eskom, la compagnie électrique nationale demande une exemption pour les nouvelles mesures environnementales, jusqu’en 2035. À cette échéance, affirme-t-elle, plusieurs de ses centrales à charbon seront fermées, ce qui lui permettra de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

En 2035, avec la fermeture des centrales concernées, les niveaux d’émissions de particules fines diminueront de 58 %, celles de dioxyde de soufre de 66 % et celles de dioxyde d’azote de 46 %. La compagnie qui en est le plus grand pollueur du pays espère ainsi éviter les 2,6 milliards $ d’investissement qu’elle devra réaliser pour réduire ses émissions afin de les ramener aux niveaux permis.

Les centrales ayant besoin de ces investissements en priorité sont celles de Grootvlei, Port Rex, Acacia et Matimba, mais la compagnie assure que la plupart seront fermés en 2030. Elle a d’ailleurs rédigé une proposition allant dans ce sens, qu’elle a soumise pour commentaire public. La compagnie désire également reporter le délai de mise en conformité des émissions des centrales de Medupi et de Kusile.

D’après des études indépendantes, les émissions des centrales de l’Eskom causent la mort de plus de 2 000 personnes chaque année. L’Eskom pour sa part conteste ces chiffres. Elle estime ce chiffre à 320. Les émissions de particules fines qui sont les plus meurtrières ont atteint leur plus haut niveau depuis 20 ans, suite aux dégâts sur les équipements de la centrale de Kendal survenu lors d’une grève.
https://www.agenceecofin.com/production ... polluantes

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 25 janv. 2020, 11:33

Afrique du Sud : le brasseur Anheuser-Busch InBev se dote de minicentrales solaires PV d’une capacité totale de 8,7 MW

Agence Ecofin. 24 janv 2020

En Afrique du Sud, le brasseur belge Anheuser-Busch InBev se dote d’une capacité de production électrique. L’énergéticien Sola Group lui construit en effet plusieurs minicentrales d’une capacité combinée de 8,7 MW pour l’alimentation de ses installations.

Au total, environ 23 000 panneaux solaires seront implantés sur 7 sites à travers le pays. Leur production sera cédée à la compagnie dans le cadre d’un contrat de rachat d’électricité.

Selon Sola Group, 2,6 MW de cette capacité est déjà fonctionnel. La totalité des infrastructures électriques est prévue pour être livrée d’ici à quelques semaines.

Avec ces 8,7 MW, Anheuser Busch InBev pourra satisfaire 10 à 15 % de ses besoins énergétiques en Afrique du Sud. En plus de la continuité dans l’approvisionnement électrique, les minicentrales offrent l’avantage d’une électricité 15 à 20 % moins chère que celle proposée par le réseau électrique sud-africain.

Ce mouvement entre dans le cadre de sa politique visant à alimenter l’ensemble de ses opérations grâce aux énergies renouvelables d’ici à 2025. Ses besoins énergétiques pour la totalité de ses opérations, à travers le monde, sont estimés à 191 MW.
https://www.agenceecofin.com/solaire/24 ... -de-8-7-mw

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 08 févr. 2020, 11:39

Il était temps :
Afrique du Sud : le gouvernement autorise enfin les compagnies minières à produire leur propre électricité

Agence Ecofin 4 fev 2020

Le gouvernement sud-africain va désormais permettre aux compagnies minières actives dans le pays de produire elles-mêmes l’énergie nécessaire à leurs activités. C’est la bonne nouvelle que leur a annoncée Gwede Mantashe, ministre des Ressources minérales et de l’Énergie, à l’ouverture du forum Investing in African Mining Indaba, ce lundi au Cap.

Cette décision, que réclamaient depuis un moment les compagnies, intervient alors que les problèmes énergétiques de la société nationale d’électricité Eskom se poursuivent. La situation a eu un impact sur la production minière en 2019, qui a baissé de 3,1 % en glissement annuel par rapport à 2018. Il était donc temps que l’État réagisse pour relever une économie dont les prévisions de croissance cette année se situent en dessous de 1 %.

« Ces réalités nous obligent à prendre des décisions sérieuses. C’est pourquoi nous avons convenu qu’en raison de nos problèmes d’énergie, nous devons permettre à nos compagnies minières de produire de l’énergie pour leur propre usage. Vous n’aurez pas besoin d’une licence […] », a déclaré le ministre.

En réponse à cette annonce, le président du Conseil des Minéraux d’Afrique du Sud, M. Roger Baxter a indiqué que les compagnies pourraient exécuter des projets d’une capacité cumulée de 1,5 GW, dans un délai allant de 9 à 36 mois. L’avenir s’annonce donc résolument meilleur pour le secteur.
https://www.agenceecofin.com/mines/0402 ... lectricite

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 08 févr. 2020, 11:52

Afrique du Sud : Karpowership se propose pour réduire le déficit énergétique

Agence Ecofin 6 fev 2020

Le fournisseur turc de solutions énergétiques d’appoint Karpowership qui gère des centrales électriques flottantes se propose de venir à la rescousse de l’Afrique du Sud. Il pourrait fournir, a-t-il affirmé, quelques centrales flottantes capables d’aider le pays à faire face rapidement au déficit énergétique qu’il subit actuellement.

« Nous avons soumis une proposition au ministère de l’Énergie vendredi dernier et ils sont désormais au courant de ce qui est possible, et des conditions de mise en œuvre de cette solution. Nous avons déjà identifié certains sites qui pourraient être des points d’injection de l’énergie dans le réseau électrique », a affirmé Patrick O’Driscoll, le directeur des ventes globales de Karpowership.

En décembre dernier, l’Afrique du Sud avait émis le désir de se faire fournir 2 000 à 3 000 MW de capacité de production d’énergie rapidement et à court terme. Le pays subit depuis plusieurs mois, des délestages assez importants dus au manque de maintenance de ses centrales.

Karpowership fournit actuellement 4 100 MW d’électricité grâce à ses centrales flottantes à huit pays africains, ainsi qu’à Cuba et dans des pays du Moyen-Orient, d’Asie et d’Indonésie. Il a actuellement un portefeuille de construction de 4 400 MW de nouveaux navires.
https://www.agenceecofin.com/production ... nergetique

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Re: Afrique du Sud

Message par Silenius » 14 févr. 2020, 20:50

Une grosse centrale PV installe il y 3 ans et demi doit deja changer de nombreux panneaux dont le film plastique se decolle. Ils ont ete fabrique par le Chinois BYD et le Sud Africain Artsolar.
The ZAR1.3 billion (US$89 million) Mulilo Sonnedix Prieska solar farm appears to be encountering significant problems. Reports from insiders involved in the project indicate backsheet degradation is affecting power output and widespread module replacement may be necessary.

The 75 MW solar project was commissioned on July 22, 2016, to much fanfare. At the time, Spanish renewables company Sonnedix announced the facility was its first plant in South Africa and the biggest in its portfolio.
https://www.pv-magazine.com/2020/02/11/ ... th-africa/

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Re: Afrique du Sud

Message par energy_isere » 15 févr. 2020, 10:16

Afrique du Sud: vers la fin du quasi-monopole de l'électricité, les mines soufflent

AFP parue le 15 févr. 2020

L'Afrique du Sud, dont l'économie est handicapée par des délestages fréquents, a annoncé la fin du quasi-monopole de l'entreprise publique d'électricité Eskom, une mesure réclamée à cor et à cri depuis des années par l'industrie minière, clé pour le pays.

Depuis 2018, l'Afrique du Sud, première puissance industrielle du continent, a renoué, après un répit de trois ans, avec les délestages réguliers, jusqu'à plusieurs heures par jour.

La compagnie publique d'électricité Eskom, qui fournit plus de 90% de l'électricité dans le pays, n'arrive pas à répondre à la demande.

Ses centrales à charbon, principale source d'électricité en Afrique du Sud, sont vieillissantes et mal entretenues. Et le groupe - qui croule sous une dette abyssale de 26 milliards d'euros, résultat d'une mauvaise gestion et de pillage pendant la présidence de Jacob Zuma (2009-2018) - peine à les réparer.

Les coupures ont un effet "paralysant" sur l'économie, a reconnu jeudi soir le président sud-africain Ramaphosa lors de son discours annuel à la nation.

Alors pour "augmenter rapidement et de façon significative la capacité de production" d'électricité hors Eskom, il a annoncé une révolution: une série de mesures facilitant la production par les industriels de leur propre électricité. Les demandes dans ce sens seront examinées dans un délai de 120 jours.

L'annonce du chef de l'Etat a été immédiatement "saluée" par l'industrie minière, qui fait campagne depuis des années pour produire son électricité, notamment à base d'énergies renouvelables.

L'Afrique du Sud, pays très ensoleillé, dispose des conditions idéales pour l'énergie solaire et éolienne.

- "Bonne direction" -

Il y a quelques années, le géant sud-africain Sibanye-Stillwater avait obtenu l'autorisation de produire 50 mégawatts, "mais nous en avions demandé 150", s'est plaint récemment son PDG, Neal Froneman, accusant Eskom de "protéger son monopole".

Si tout se passe bien, ces déceptions pourraient être prochainement de l'histoire ancienne.

"Les compagnies minières seront bientôt (...) moins dépendantes d'Eskom", s'est réjouie jeudi soir la chambre des mines.

L'industrie minière a déjà en boîte "une série de projets énergétiques de 1,5 gigawatt qui peuvent être opérationnels dans les neuf à trente-six mois", a-t-elle précisé.

L'annonce du président Ramaphosa est un soulagement pour les mines - l'un des secteurs les plus gourmands en électricité - et l'industrie en général, alors que la croissance de l'Afrique du Sud est désespérément molle (0,8% en 2018).

C'est "un pas dans la bonne direction", a estimé l'analyste Raymond Parsons. "Il est impératif de réduire le risque qu'Eskom continue à faire peser sur l'économie sud-africaine."

Les délestages d'Eskom sont "considérés comme l'une des principales menaces pesant sur l'économie sud-africaine", selon la chambre des mines. Ils "ont un effet dévastateur sur le secteur minier", a affirmé récemment son président, Roger Baxter.

En 2019, le secteur des mines, qui contribue à 8% du produit intérieur brut (PIB) sud-africain, s'est contracté de 1,3%.

En décembre, au plus fort des délestages, des mines ont fonctionné au ralenti.

Le groupe Petra Diamonds a dû fermer momentanément ses mines de Cullinan, Finsch et Koffiefontein. Ses mineurs ont dû être remontés d'urgence à la surface pour ne pas se retrouver bloqués dans les entrailles de la terre.

Le plan gouvernemental annoncé jeudi pourrait être la clé "pour éroder le monopole" d'Eksom, souligne l'agence de notation financière Fitch Ratings, mettant cependant en garde contre l'opacité entourant la délivrance des permis de production d'électricité.

Autoriser des sociétés minières "à apporter leurs propres solutions énergétiques signifie qu'on peut faire partie de la solution. C'est vraiment positif", a salué le président d'Anglo American, Mark Cutifani.

"Ce qui me rend triste, ajoute son concurrent Neal Froneman, est qu'il ait fallu attendre deux ans et une crise pour en arriver là."
https://www.connaissancedesenergies.org ... ent-200215

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