EDF

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Re: EDF

Message par energy_isere » 20 janv. 2026, 10:59

Prix de l’électricité : Orano signe un contrat de long terme pour bénéficier du nucléaire d’EDF et garantir l’approvisionnement de quatre gros sites industriels en France

20 janvier 2026
https://www.usinenouvelle.com/energie/e ... WEGSM.html

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Re: EDF

Message par energy_isere » 21 janv. 2026, 00:03

EDF signe avec Orano 3 contrats d'approvisionnement d'électricité nucléaire

Boursorama avec AFP •20/01/2026

EDF a signé avec le spécialiste du cycle de l'uranium Orano (ex-Areva) 3 contrats de fourniture d'électricité nucléaire (CAPN) d'une durée de 10 ans, a indiqué à l'AFP mardi l'électricien, qui continue de déployer sa nouvelle politique auprès des industriels.

Les "contrats d'allocation de production nucléaire" prévoient qu'EDF fournira à trois filiales d'Orano un volume de 500 Gwh par an pendant dix ans, afin d'assurer son approvisionnement en électricité.

Ces contrats sont destinés aux sites d'Orano Recyclage (recyclage des combustibles) à La Hague et à Marcoule, à la Société d'enrichissement du Tricastin (usine d'enrichissement d'uranium) et d'Orano Chimie et Environnement à Malvési (conversion d'uranium), a détaillé EDF.

Pendant une dizaine d'années, les industriels très énergivores ont bénéficié d'un prix de l'électricité nucléaire d'EDF très favorable pour une partie de leur approvisionnement. Négocié avec Bruxelles, pour répondre aux exigences européennes en matière de concurrence, ce mécanisme de régulation des prix de l'électricité nucléaire dit Arenh, a pris fin le 31 décembre 2025.

Dans cette perspective, EDF a mis en place depuis 2 ans une politique commerciale adossée sur des offres à moyen et long terme, pour répondre aux besoins de visibilité des entreprises, en particulier celles de l'industrie, pour leur approvisionnement en électricité.

Au total, 17.500 nouveaux contrats moyen et long terme ont été signés représentant "plus de 120.000 sites en France" qui sont désormais couverts pour leur approvisionnement sur des durées de 4 à 18 ans, et pour un volume total de 49 TWh/an, selon EDF.

Les CAPN, parmi l'offre de contrats de long terme d'EDF, permettent à l'électricien de sécuriser ses recettes commerciales dans la perspective de ses lourds investissements à venir pour la relance du nucléaire tout en répondant aux objectifs de l’État de maintenir la compétitivité industrielle et d'attirer les centres de données en France.

Ces contrats CAPN proposent des prix de vente de l'électricité convenus à l'avance, sur des durées d'au moins 10 ans, en contrepartie de supporter une partie des risques associés à la production des réacteurs.

Réservés au départ aux industries très énergivores, ces contrats sont depuis novembre dernier étendus à d'autres entreprises ayant des besoins en électricité importants. A ce jour, EDF a conclu 19 contrats de long terme dont 12 CAPN, incluant ceux d'Orano et ceux signés avec de grands groupes industriels tels qu'Aluminium Dunkerque, Arkema, Kem One, ArcelorMittal ou encore l'opérateur de centres de données Data4.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... d82a78526a

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Re: EDF

Message par energy_isere » 22 janv. 2026, 19:35

Après la Seine-et-Marne et la Moselle, EDF va accueillir un quatrième datacenter sur le site d’une ancienne centrale près de Lyon

Alors qu’EDF doit déjà accueillir des datacenters sur trois sites d’anciennes centrales, l’énergéticien a révélé à L’Usine Nouvelle avoir lancé un nouvel appel à manifestation d’intérêt pour un quatrième site. Il s’agit du terrain de 60 hectares qui accueillait sa centrale thermique de Loire-sur-Rhône, près de Lyon (Rhône).

Marion Garreau et Aurélie Barbaux Publié le 20 janvier 2026

EDF continue de recycler son foncier en datacenters. Après avoir signé des contrats avec OpCore et Eclairion pour qu’ils construisent des datacenters sur trois de ses sites en Seine-et-Marne et en Moselle, l’énergéticien français a révélé en exclusivité à L’Usine Nouvelle avoir discrètement lancé, le 22 décembre, un nouvel appel à manifestation d’intérêt (AMI). Celui-ci vise à accueillir un centre de données sur le site de son ancienne centrale thermique de Loire-sur-Rhône, située à moins de... (abonnés)
https://www.usinenouvelle.com/electroni ... CJKBQ.html

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Re: EDF

Message par energy_isere » 16 févr. 2026, 22:07

EDF craint d'importants manques à gagner dans un contexte de surproduction électrique

Connaissance des Énergies avec AFP le 16 février 2026

EDF craint d'importants manques à gagner dans les années à venir si la France tarde à sortir des énergies fossiles pour passer à l'électricité, alors qu'elle est aujourd'hui confrontée à une surproduction électrique du fait de l'essor des renouvelables et d'une consommation atone.

Le géant public français du nucléaire a publié lundi un rapport très attendu sur les conséquences de la modulation, terme technique désignant sa capacité à varier la production de ses réacteurs nucléaires selon les besoins de consommation.

Ce phénomène, qui est aussi vieux que le parc nucléaire français, s'est accéléré depuis deux ans, en raison "du développement des moyens de production renouvelables, solaires et éoliens, en France et en Europe, dans un contexte de consommation atone", souligne EDF.

"Historiquement, le parc nucléaire a toujours contribué à l'équilibre du système électrique français", a rappelé Bernard Fontana, le PDG d'EDF dans le Figaro.

"Il est capable d'ajuster à la hausse comme à la baisse jusqu'à 80% de sa puissance en 30 minutes et cela deux fois par jour", a expliqué Catherine Bauby, directrice de la stratégie d'EDF, à des journalistes.

Depuis les années 2000, elle se maintenait à un niveau stable, mais l'année 2024 aura marqué un "tournant".

Entre 2019 et 2025, les volumes de modulation nucléaire ont "doublé", passant d'environ 15 TWh à 33 TWh en 2025, soit près de 9% de la production nucléaire d'EDF.

Un paradoxe: la feuille de route énergétique de la France (PPE) dévoilée jeudi par le gouvernement prévoit un accroissement sur le long terme de ses capacités de production électrique, notamment dans le nucléaire, pour renforcer sa souveraineté énergétique et réduire sa dépendance aux énergies fossiles (gaz, pétrole).

Celles-ci coûtent de l'ordre de 60 milliards d'euros d'importations chaque année.

Mais à court terme, elle fait face à une surcapacité de production en raison d'une stagnation de la consommation électrique qui s'explique notamment par le retard pris dans le pays dans l'électrification des usages. Autrement dit, la conversion de secteurs dépendants des énergies fossiles à l'électricité (transports avec les voitures électriques, bâtiment avec les pompes à chaleur, industrie avec des fours électriques...).

Cette situation conduit de plus en plus EDF à réduire sa production nucléaire, voire à arrêter des réacteurs quand les énergies renouvelables (éolien et solaire), intermittentes, font le plein, notamment en milieu de journée.

- Manque à gagner -

Dans ce rapport, EDF a donc voulu évaluer les conséquences industrielles, organisationnelles et économiques de la modulation, mais aussi son manque à gagner faute de "débouchés économiques".

En premier lieu, la modulation n'affecte pas la sûreté des centrales, insiste EDF.

En revanche, "la flexibilité accrue demandée" aux réacteurs, mais aussi aux centrales à gaz et aux barrages "d'EDF conduit notamment à un renchérissement des coûts de maintenance de tous ces équipements", souligne l'électricien.

EDF cite en exemple les turbines des réacteurs, dont les contrôles seront plus fréquents - tous les 6 ans au lieu de 10 actuellement - générant ainsi un surcoût de l'ordre de 30 millions d'euros par an pour le parc nucléaire.

"Nous sommes face à un enjeu économique lié à l'usure prématurée de certains équipements, comme les turbines, les pompes ou les alternateurs, et à une réduction de notre production", privant ainsi l'électricien de revenus, a expliqué Bernard Fontana, sans donner de coût global.

Le chiffrage global fait encore l'objet de "travaux" qui sont "en cours de finalisation", explique-t-on.

La modulation s'est invitée dans les débats politiques parfois houleux sur la feuille de route énergétique ces derniers mois, le RN et une partie de la droite estimant qu'elle justifiait de freiner le développement de l'éolien et le solaire, voire un moratoire.

De son côté, le gouvernement a exclu tout moratoire, mais a appelé à accélérer l'électrification des usages - l'encouragement à consommer de l'électricité décarbonée en remplacement des énergies fossiles (pétrole, fioul et gaz ) - en prenant acte des nouvelles prévisions de consommation revues à la baisse par RTE, le gestionnaire du réseau d'électricité à haute tension.

"Pour sortir de cette situation de surcapacités, la priorité absolue, c'est l'électrification des usages", a aussi déclaré lundi Catherine Bauby, chez EDF.

Dans l'intervalle, elle juge nécessaire "d'ajuster le rythme de déploiement des énergies renouvelables", comme le prévoit d'ailleurs la PPE.
https://www.connaissancedesenergies.org ... que-260216

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Re: EDF

Message par energy_isere » 20 févr. 2026, 17:26

EDF annonces ses résultats de 2025... et « un ajustement » concernant Hinkley Point C

Connaissance des Énergies avec AFP le 20 février 2026

Le géant électricien français EDF a annoncé vendredi un bénéfice net en recul de 26,3% en 2025, affecté par la baisse des prix de l'électricité sur les marchés, partiellement compensée par la hausse de la production nucléaire.

Une production nucléaire de 373 TWh en 2025

Le bénéfice net s'est inscrit à 8,4 milliards d'euros, après 11,4 milliards d'euros en 2024, qui était une année record, tandis que son chiffre d'affaires a reculé de 4,5% à 113,3 milliards, selon un communiqué.

Fort de l'amélioration de ses flux de trésorerie, le groupe, à l'aube de lourds investissements dans la relance du nucléaire en France, continue de réduire son endettement désormais ramené à 51,5 milliards d'euros, en baisse de 2,9 milliards d'euros par rapport à fin 2024.

Ces résultats le conduisent à proposer le versement d'un dividende d'1 milliard d'euros à son unique actionnaire, l'État.

"L'année 2025 a été marquée par des résultats opérationnels et financiers solides", qui traduisent "les actions engagées pour augmenter durablement notre performance opérationnelle, avec une production nucléaire en hausse" à 373 TWh, notamment, a commenté le PDG Bernard Fontana, cité dans le communiqué.

Les dernières annonces sur Hinkley Point C

Par ailleurs, le groupe a annoncé un "ajustement" du calendrier et du coût de son projet au Royaume-Uni de deux réacteurs sur le site d'Hinkley Point C, désormais estimé à 35 milliards de livres. EDF prévoit un démarrage du premier réacteur en 2030, dans la fourchette annoncée précédemment qui tablait sur une mise en service au mieux en 2029, voire 2031, après de précédents retards.

Le PDG du groupe a évoqué lors d'un appel aux journalistes un planning "plus réaliste" à propos de ce décalage maintenu toutefois "à l'intérieur d'une fourchette qui elle n'a pas changé". Ce coût du projet désormais estimé à 35 milliards de livres est en hausse par rapport à la réévaluation annoncée en 2024, qui le chiffrait entre 31 et 34 milliards de livres, contre 18 milliards estimés au début du projet en 2016.

À l'occasion de la présentation de ces résultats, EDF a indiqué avoir inscrit une dépréciation de la valeur du projet Hinkley Point C pour 2,5 milliards d'euros, liée à une révision tarifaire du prix garanti de vente de l'électricité.
https://www.connaissancedesenergies.org ... t-c-260220

une livre c'est 1.15 euro au cours du jour, donc les 35 milliards de livre ca fait 40.25 milliard d'euro !

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Re: EDF

Message par energy_isere » 20 févr. 2026, 18:49

Consommation en panne, baisse des prix de l'électricité: EDF entame une année 2026 de défis

Connaissance des Énergies avec AFP le 20 février 2026

Le géant électricien EDF aborde une année 2026 chargée en défis financiers et industriels, mais dans un contexte de baisse des prix de l'électricité qui pèse sur sa rentabilité, à l'heure où l'entreprise publique est appelée à mener le chantier de la relance du nucléaire en France.

A quelques semaines du 80e anniversaire de sa naissance, EDF a annoncé un bénéfice net 2025 en recul de 26,3% à 8,4 milliards d'euros, notamment affecté par la baisse continue des prix sur les marchés de l'électricité, loin des sommets de la crise énergétique de 2022.

Une tendance qui devrait se poursuivre: en 2026, il prévoit un Ebitda (indicateur de rentabilité) "attendu en léger retrait dans un contexte de baisse des prix de marché", selon son communiqué.

Ses comptes ont également pâti d'un "ajustement" du planning et du coût de son projet au Royaume-Uni de deux réacteurs à Hinkley Point C, désormais estimé à 35 milliards de livres, au-dessus de la fourchette prévue de 31-34 mds de livres. Le démarrage du premier est désormais attendu pour 2030, en raison de contraintes logistiques, encore dans la fourchette envisagée qui s'étalait entre 2029 et 2031.

Le PDG Bernard Fontana s'est félicité de résultats "solides", qui traduisent "les actions engagées pour augmenter durablement notre performance opérationnelle", notamment avec la poursuite de la "remontada" de la production nucléaire (373 TWh), tirée notamment par l'optimisation des arrêts pour maintenance.

En conséquence, EDF versera un dividende d'1 milliard d'euros à son unique actionnaire, l'Etat

Fort aussi de l'amélioration de ses flux de trésorerie, le groupe continue de réduire son endettement, ramené à 51,5 milliards d'euros (-2,9 milliards d'euros).

En 2024, le groupe avait engrangé un bénéfice record de 11,4 milliards d'euros, peu avant l'éviction de son PDG Luc Rémont, en désaccord avec l'Etat, et la nomination en mai 2025 par l'Elysée du discret patron de l'équipementier Framatome, filiale d'EDF.

Face à une pile de dossiers brûlants, Bernard Fontana s'est fixé comme priorités de pacifier les relations avec les industriels sur le prix de l'électricité, enjeu majeur de compétitivité, et d'accélérer le programme de relance du nucléaire.

Sous réserve du feu vert de Bruxelles, sur le mécanisme de financement partagé entre EDF et Etat, l'entreprise, pourrait annoncer fin 2026 sa décision officielle d'investir pour six nouveaux réacteurs, conformément à la nouvelle feuille de route énergétique de la France.

- Mur d'investissements -

Sa publication, la semaine dernière par le gouvernement, a mis fin au moins temporairement aux atermoiements politiques sur la place du nucléaire et des renouvelables: à rebours de la précédente qui prévoyait de fermer 14 réacteurs, la nouvelle confirme la priorité à l'atome, avec la possibilité d'en construire 8 autres, tout en ménageant l'éolien et solaire.

Mais de nombreux défis financiers, industriels et humains demeurent, à l'heure où le groupe, toujours lesté d'une dette abyssale, doit engager jusqu'à 460 milliards d'investissements d'ici 2040, selon la Cour des comptes.

Si bien que Bernard Fontana a fait des économies et de l'efficacité ses lignes directrices. Le dirigeant vise un milliard d'euros par an d'économies sur les frais généraux d'ici 2030, en simplifiant l'organisation et les processus. Il faudra en outre être "sélectif sur certains investissements, notamment à l'international", a confirmé en conférence de presse le PDG, avec la possibilité de cessions dans les renouvelables aux Etats-Unis.

Alors que le coût du projet des six premiers EPR2 a été réévalué à 72,8 milliards d'euros, EDF aura en outre fort à faire pour oublier les déboires de son chantier fleuve de l'EPR de Flamanville, comme ceux de son chantier britannique à Hinkley Point.

Le tout dans un contexte compliqué pour EDF qui doit composer, non seulement avec des prix en baisse sur les marchés, mais avec une consommation d'électricité qui patine, en attendant un grand plan d'électrification du gouvernement pour accélérer le transfert des consommations d'énergies fossiles importées et coûteuses vers l'électricité.

Fort de sa production décarbonée à 95%, EDF doit conquérir de nouveaux clients, parmi les particuliers (voitures électriques, pompes à chaleur), les entreprises et les grands industriels et bientôt avec les centres de données, très gourmands en électricité.

"Produire plus pour vendre plus, c'est aujourd'hui la priorité du groupe", a souligné Claude Laruelle, directeur exécutif Groupe.
https://www.connaissancedesenergies.org ... fis-260220

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