https://www.agenceecofin.com/actualites ... -de-150-mwAngola : Masdar signe un accord pour développer une centrale solaire de 150 MW
Agence Ecofin 13 janvier 2026
Dans un pays où la production électrique repose encore largement sur l’hydroélectricité et les hydrocarbures, la sécurisation d’accords d’achat à long terme avec des acteurs majeurs constitue une étape clé pour le développement du solaire à grande échelle.
La société émiratie Masdar a annoncé, le dimanche 11 janvier, la signature d’un accord d’achat d’électricité pour une centrale solaire photovoltaïque de 150 MW à Quipungo, dans le sud de l’Angola. L’accord a été conclu avec l’opérateur public Rede Nacional de Transporte de Electricidade et constitue le premier projet solaire de Masdar dans le pays.
L’accord signé garantit l’achat à long terme de l’électricité produite par la centrale, dont les 150 MW ne représentent que la première phase d’un programme de 500 MW réparti sur trois sites. Selon Masdar, ce premier accord doit servir de socle au déploiement progressif du portefeuille.
Une fois l’ensemble du programme achevé, celui‑ci devrait permettre la création de plus de 2000 emplois et fournir de l’électricité propre à environ 300 000 foyers, tout en renforçant le réseau électrique du sud du pays.
« L’accord d’achat d’électricité de Quipungo démontre comment des partenariats à long terme et des accords d’achat structurés peuvent accélérer le déploiement d’énergies renouvelables à l’échelle industrielle, qui soutiennent les ambitions nationales en matière d’énergie propre, le développement économique et la création d’emplois, tout en fournissant une énergie propre, fiable et abordable aux communautés locales », a déclaré Mohamed Jameel Al Ramahi, directeur général de Masdar.
Le système électrique angolais reste fortement dépendant de l’hydroélectricité, qui représentait 71 % de la production nationale en 2023, selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Les centrales au pétrole et au gaz comptaient pour 26 %, tandis que le solaire ne représentait que 2,5 % de la production.
Par ailleurs, malgré une production électrique estimée à 15 701 GWh en 2023, plaçant l’Angola au 12ᵉ rang africain selon l’AIE, le taux d’accès à l’électricité atteignait seulement 51 % la même année dans le pays, d’après la Banque mondiale. Dans ce contexte, la sécurisation de projets solaires à grande échelle constitue une étape majeure vers la diversification du mix et l’extension de l’accès à l’électricité, en particulier dans le sud du pays.
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https://www.agenceecofin.com/actualites ... ire-gazierAngola : Sonangol investit 245 millions de dollars dans un nouveau navire gazier
Agence Ecofin 04 fevrier 2026
Ces derniers mois, l’Angola, producteur historique de pétrole brut d’Afrique, a multiplié les initiatives ciblant le gaz naturel. Une ressource dont l’État cherche activement à renforcer la valorisation.
La compagnie publique angolaise Sonangol a signé un contrat d’environ 245 millions de dollars pour la construction d’un nouveau navire de transport de gaz naturel liquéfié (GNL). L’information a été relayée, lundi 2 février, par l’agence sud-coréenne Yonhap citant une déclaration réglementaire déposée par le constructeur naval HD Hyundai Samho Heavy Industries auprès des autorités financières coréennes.
Le navire sera ainsi construit par l’un des principaux acteurs mondiaux de la construction navale spécialisée. Dans le détail, la commande porte sur un méthanier neuf d’une capacité d’environ 174 000 m³, dont la livraison est prévue pour 2028.
Il servira surtout à l’exportation du gaz naturel liquéfié produit en Angola vers les marchés internationaux. Il s’agit de la première commande de méthanier neuf passée par Sonangol dans le cadre du renouvellement de la flotte utilisée pour les activités gazières du pays. La compagnie dispose déjà de plusieurs navires dédiés au transport de GNL, principalement mis en service au début des années 2010.
L’investissement de Sonangol dans un nouveau méthanier intervient dans un contexte de renforcement des capacités gazières du pays. L’Angola dispose d’une unique installation de liquéfaction, le complexe Angola LNG situé à Soyo, d’une capacité de 5,2 millions de tonnes par an.
L’usine est alimentée essentiellement par du gaz associé (gaz récupéré lors de l’extraction du brut) issu de la production pétrolière offshore. Selon des données de l’Agence nationale du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG), la production de GNL à Soyo a enregistré une hausse de 20 % en novembre 2025.
Par ailleurs, des volumes de gaz non associé ont également été intégrés à l’approvisionnement du terminal, à la suite de la mise en service progressive du projet New Gas Consortium, développé notamment par Eni, selon les communications officielles du groupe.
Ainsi, en décembre 2025, Agence Ecofin a rapporté l’inauguration d’une unité de traitement à Soyo associée à ce projet, marquant le début de l’exploitation du gaz provenant des champs Quiluma et Maboqueiro, situés sur le bloc 2, au large des côtes du pays.
Par ailleurs, l’Angola a découvert et foré son premier puits gazier dédié, intégré au Plan directeur national du gaz, qui vise à structurer l’exploitation et l’investissement dans le secteur gazier national.
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Re: Angola
https://www.agenceecofin.com/actualites ... angolaisesAzule Energy identifie 500 millions de barils au large des côtes angolaises
Agence Ecofin 17 fev 2026
Azule Energy joue un rôle clé dans la politique de l’Angola visant à stabiliser sa production d’hydrocarbures. En juillet 2025, la joint-venture formée de BP et d’Eni, a annoncé la découverte de Gajajeira, le tout premier gisement de gaz non associé du pays.
Environ 500 millions de barils de pétrole ont été identifiés au large de l’Angola par la joint-venture Azule Energy. L’annonce a été faite le 13 février dernier, à la suite du forage du puits d’exploration Algaita-01 sur le bloc offshore 15/06, selon un communiqué publié conjointement avec l’Agence nationale angolaise du pétrole, du gaz et des biocarburants (ANPG).
Le puits Algaita-01 foré en janvier 2026 dans le bassin du Bas-Congo, se situe dans une zone où la profondeur de l’eau atteint environ 667 mètres. Il est localisé à près de 18 kilomètres d’un navire flottant de production, de stockage et de déchargement (FPSO), déjà en activité dans cette région.
D’après le communiqué, les travaux sur ce site ont permis d’identifier plusieurs couches souterraines contenant du pétrole. Les estimations reposent sur les analyses réalisées pendant le forage, notamment l’étude des roches traversées et des fluides prélevés. Le volume annoncé correspond à la quantité de pétrole estimée présente dans le sous-sol avant toute extraction.
À ce stade, Azule Energy, opérateur du bloc avec 36,84 % d’intérêt, aux côtés de SSI Fifteen Limited (26,32 %) et de l’entreprise publique Sonangol E&P (36,84 %), n’a pas précisé la part de ces volumes susceptible d’être récupérée. La coentreprise ne mentionne pas non plus de calendrier de développement ou de mise en production.
Ce développement intervient dans un contexte de relance de l’exploration pétrolière en Angola. L’ANPG a multiplié ces dernières années les accords avec des partenaires internationaux pour dynamiser l’activité dans le bassin inférieur du Congo. Azule Energy, Sonangol E&P et Equinor collaborent notamment avec l’agence dans le cadre de campagnes d’exploration offshore. En 2023, l’ANPG et Azule Energy ont par ailleurs paraphé un accord de partage de production relatif au bloc 31.
Ces initiatives s’inscrivent dans un effort plus large visant à freiner le déclin de la production de pétrole. Comme rapporté par Agence Ecofin fin août 2025, les autorités ont annoncé de nouveaux forages alors que le pays cherche à maintenir une production autour d’un million de barils par jour.
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Re: Angola
https://www.rigzone.com/news/bp_eni_fir ... 4-article/BP, Eni Fire Up New Field offshore Angola
by Jov Onsat|Rigzone Staff | Monday, February 23, 2026
Azule Energy Holdings Ltd - Eni SpA and BP PLC's 50-50 joint venture in Angola - and its partners have started producing oil in the "Ndungu full-field", part of the Agogo Integrated West Hub Project in the waters of the Central African country.
Ndungu is designed to produce up to 60,000 barrels of oil a day, with seven production wells and four injection wells, Italian state-backed energy major Eni said in an online statement.
"The phased integration of Agogo Integrated West Hub Project, with Ndungu full field producing first via N’goma FPSO [floating production, storage and offloading vessel] and later via Agogo FPSO, will ensure sustained long-term production from Block 15/06 and contribute meaningfully to Angola’s national output, in line with the country’s strategic petroleum objectives", Eni said. "Together, Agogo and Ndungu expect to reach a peak output of approximately 175,000 barrels per day across the two fields".
Incorporated joint venture Azule, based in Luanda, operates Block 15/06, in the Lower Congo Basin, with a 36.84 percent stake. Sociedade Nacional de Combustíveis de Angola EP owns 36.84 percent. China Petroleum and Chemical Corp holds 26.32 percent.
Earlier this month Azule declared a new oil discovery in Block 15/06, with an initial estimate of about 500 million barrels.
"The Algaita-01 results build on a long successful track record of 22 discoveries, once again confirming the exceptional effectiveness of the petroleum system in Block 15/06", Azule chief executive Joe Murphy said in a press release February 14.
"The presence of multiple nearby producing facilities further enhances the value of this new exploratory success".
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Re: Angola
https://www.agenceecofin.com/actualites ... -critiquesAngola : Sonangol veut accélérer sa diversification dans les minerais critiques
Agence Ecofin 26 fev 2026
Toujours dépendant des hydrocarbures, l’Angola veut accélérer la diversification de son modèle extractif. Sa compagnie nationale, Sonangol, veut valoriser un potentiel minier encore sous-exploité et se positionner sur les chaînes de valeur de la transition énergétique.
La compagnie nationale angolaise Sonangol a annoncé son intention de renforcer sa diversification vers les minerais critiques, notamment l’uranium et le lithium, dans le cadre d’une stratégie visant à élargir son portefeuille au-delà du pétrole et du gaz.
Selon son directeur général, Sebastião Gaspar Martins (photo), l’entreprise dispose déjà de plusieurs concessions d’exploration dans ces segments, marquant une inflexion stratégique pour un groupe historiquement centré sur les hydrocarbures.
Cette orientation intervient alors que Sonangol a enregistré un bénéfice net supérieur à 750 millions de dollars en 2025, tout en maintenant une production d’environ 217 000 barils équivalent pétrole par jour, confirmant le poids toujours dominant du pétrole dans son modèle économique.
En se positionnant sur des minerais liés aux technologies énergétiques et industrielles, le groupe angolais cherche à anticiper l’évolution structurelle des marchés mondiaux, où la demande en ressources critiques connaît une croissance soutenue. « [Il, Ndlr] nous sera très utile d’avoir également une participation et une présence dans le développement de ces minerais », a déclaré le responsable, cité par Reuters.
Dans le sillage de la stratégie extractive nationale
Au-delà d’une stratégie d’entreprise, ce repositionnement s’inscrit dans une orientation plus large des autorités angolaises visant à transformer le secteur extractif en levier de diversification économique.
Longtemps dominé par le pétrole et le diamant, le modèle extractif angolais fait l’objet de réformes progressives destinées à développer l’exploitation d’autres ressources minérales et à attirer des investissements internationaux dans le secteur minier. L’État a notamment mis en place des instruments de gouvernance sectorielle et modernisé le cadre réglementaire, notamment par le lancement d’un cadastre minier numérique.
Le virage vers les minerais critiques s’appuie sur un potentiel géologique important. L’Angola dispose de ressources identifiées en lithium, cuivre, quartz, cobalt, manganèse, uranium, fer et terres rares, en plus de son diamant, qui reste la principale filière minière structurée du pays.
Plusieurs de ces minerais occupent une place centrale dans les chaînes de valeur de la transition énergétique. Le lithium et le cobalt sont essentiels à la fabrication de batteries électriques, tandis que le cuivre est indispensable aux infrastructures électriques et aux énergies renouvelables. L’uranium, de son côté, conserve un rôle stratégique dans les politiques énergétiques bas carbone de nombreuses économies.
Cette stratégie s’inscrit également dans une compétition géoéconomique croissante autour de l’accès aux minerais critiques, où les États cherchent à sécuriser leurs chaînes d’approvisionnement et à capter davantage de valeur localement. Pour Luanda, l’enjeu dépasse ainsi la simple diversification sectorielle : il s’agit de préparer l’après-pétrole en s’appuyant sur son potentiel minier, tout en repositionnant Sonangol comme un instrument central de la transformation extractive nationale.
En 2022, le secteur minier représentait 1,3 % du PIB angolais, une part que les autorités veulent porter à 1,6 % d’ici 2027. D’ici cette échéance, Luanda souhaite attirer 2 milliards USD d’investissements cumulés dans le secteur minier hors diamants.