Re: Hirsch devenu fou ?
Posted: 21 Nov 2008, 09:45
La vérité n'a jamais participé à la confusion.
Site dédié à la fin de l'âge du pétrole
https://www.oleocene.org/phpBB3/
100% d'accord sur la première étape. Au début les crises économiques ralentiront la consommation ce qui fera chuter le prix du baril. Mais quand ces crises n'arriveront plus à faire passer la consommation sous la production, le prix du baril devrait exploser non ?GillesH38 wrote:ben moi ce que je dis, c'est que la crise est une manifestation larvée du PO. C'est pas l'un ou l'autre, c'est la meme chose. Le probleme, c'est que les piquistes continuent a avoir une perception erronée du pic, ils voient ça comme une pénurie durable de pétrole qui fera monter son prix de manière durable, et donc une situation tres différente de celle de maintenant. Je pense exactement le contraire, le prix du pétrole ne peut pas etre durablement élevé car il met rapidement l'économie à genoux. Il va provoquer donc une série de crises qui , au lieu de maintenir le cours du pétrole élevé, baissera le pouvoir d'achat (ce qui aura le même effet sur le vrai facteur important, la quantité de pétrole moyenne qu'on peut avoir par habitant, qui baissera inévitablement). Je pense que c'est au contraire un discours qu'il est utile de tenir pour faire mieux comprendre la nature réelle des crises qui nous attendent.
Le problème c'est que,même si je partage en partie ton analyse, je reste quand même très prudent sur les implications finances,pétrole, economie,politique et leurs intéractions réciproques.Non pas que je les nie mais il est difficile d'affirmer ce qu'il en sera exactement (il y a quelques mois je lisais sur ce site que le pétrole pourra un jour atteindre 1000 dollars le barril, aujourd'hui beaucoup pense que 200 dollars est un maximum soutenable avec le système économique en place).Bon nombre d'entre nous ,grace à ce site et d'autres, essaient de se forger une opinion et imaginent une évolution possible.Dans les faits il est fort possible que la majorité de la population ne tienne jamais pour responsable la déplétion pétrolière comme responsable de la dégradation économique du monde si les prix du pétrole s"écroulent régulierement.Je trouve donc déplacé de ne pas informer la population sur le problème physique que représente le pic pétrolier, affirmer ensuite ce qu'il impliquera reste plus problématique même si de grandes lignes évidentes se dessinent ,différentes selon les politiques adoptées!.L'Argentine s'est écroulée économiquement sans lien avec le pétrole, les rapprochements se feront donc dans ce sens.Il est préférable d'en rajouter une couche maintenant afin que le problème soit intégrer dans la reconstruction économique et les décisions politiques qui vous en découler.Sinon le cauchemar économique n'est pas près d'être réglé.GillesH38 wrote:ben moi ce que je dis, c'est que la crise est une manifestation larvée du PO. C'est pas l'un ou l'autre, c'est la meme chose. Le probleme, c'est que les piquistes continuent a avoir une perception erronée du pic, ils voient ça comme une pénurie durable de pétrole qui fera monter son prix de manière durable, et donc une situation tres différente de celle de maintenant.
Rholala... relis-toi un peu ! Je trouve que tu multiplies les sous-entendus prétentieux depuis quelque temps (et sans doute qu'avant je n'y faisais pas assez attention). J'imagine que ce n'est pas volontaire, mais tu (me) donnes l'impression que tu es persuadé que les gens attendent que tu changes d'avis pour eux aussi réviser leur paradigme. Même Janco, hein ? (Est-ce si important pour toi d'être "le premier" ?)GillesH38 wrote:ben non, je n'ai pas la prétention d'etre entendu par tous les piquistes, surtout aux Etats Unis !.
Je partage ton avis.Du point de vue de Hirsch, il s'agit sans doute d'une sorte de pudeur.Un peu comme lorsque tu rencontre quelqu'un qui a perdu un proche suite à une maladie,tu évites de parler de certains sujets comme le cancer, les leucemies et la fin du monde!La situation économique aux USA est peut etre ressentie plus durement qu'en Europe et le message c'est un peu " rassemblons nous ,soyons positifs et oublions un peu les autres problèmes"!thorgal wrote:pour en revenir à Hirsch, je comprends pas son point de vue. Quand il parle de la "cause" du PO, il parle de quoi exactement ? jusqu´à preuve du contraire, il ne s'agit pas d'une croisade idéologique. Ce n'est pas une cause à défendre ou à combattre. Le PO est la conséquence physique logique de la production d'une ressource non renouvelable en quantité limitée. Il y aura un max de prod, basta. Si maintenant, le "village mondial" ne peut tourner comme il le fait actuellement que par l'apport croissant de cette ressource, ce n'est pas être idéologue que de dire que ce n'est pas possible à long terme. Le corrolaire, c'est que si les habitants du village mondial sont en majorité aveugles ou ignorants de cette logique implacable, il faut le leur dire, économie en berne ou non. Les arguments de Hirsch ne m'interpellent pas du tout. Je ne crois pas en une "communauté piquiste", ça n'existe pas. Je n'apprécie pas bcp ces distorsions grossières entre les gens, cette façon de ranger ces catégories arbitraires en une division quasi-idéologique. C'est en fait pathétique.
Il suffit simplement de prolonger le raisonnement. Le prix du pétrole, quand la crise sera passée (si elle passe !)va de nouveau augmenter fortement. Juste ce qu'il faut pour "détruire" suffisamment de demande. Mais, à un tel niveau du prix de l'énergie l'économie devient très fragile et, à la moindre pichenette (genre subprimes) elle s'écroule et la demande de pétrole avec, ainsi que le cours du baril.the_oliver_2000 wrote:100% d'accord sur la première étape. Au début les crises économiques ralentiront la consommation ce qui fera chuter le prix du baril. Mais quand ces crises n'arriveront plus à faire passer la consommation sous la production, le prix du baril devrait exploser non ?
C'est là que j'ai un doute, le prix du baril chute car la consommation baisse (mise à part la spéculation) mais il arrivera un moment où la consommation ne pourra plus baisser aussi facilement car il ne s'agira plus simplement de partir moins en vacances mais de manger moins par exemple. Je veux dire quand le pétrole ne sera plus utilisé que pour le strict indispensable, que nos économies tourneront au ralenti, il faudra bien qu'une nouvelle façon de penser l'économie se mette en place avec une énergie chère et un prix du baril qui aura "explosé".sceptique wrote:C'est l'économie qui explose pas le prix du baril. Ce dernier se contente d'augmenter la pression jusqu'à la rupture. Cela tient encore ? Un petit tour de vis ...C'est exactement ce qui vient de se passer sous nos yeux. L'économie a craqué à 150$. Cela aurait pu craquer à 120 ou 180. Peu importe.
la tension sur le prix n'est du qu'a quelques % de différence entre offre et demande, dans un sens ou dans l'autre. Meme au moment ou le baril atteignait des sommets, la différence n'a jamais excédé cette valeur. Il n'y a aucun mécanisme qui maintienne naturellement une différence de quelques %. L'économie a des effets fortement non lineaires qui fait qu'elle oscille spontanément par des cycles autour de valeurs quasi-stationnaires.the_oliver_2000 wrote: C'est là que j'ai un doute, le prix du baril chute car la consommation baisse (mise à part la spéculation) mais il arrivera un moment où la consommation ne pourra plus baisser aussi facilement car il ne s'agira plus simplement de partir moins en vacances mais de manger moins par exemple. Je veux dire quand le pétrole ne sera plus utilisé que pour le strict indispensable, que nos économies tourneront au ralenti, il faudra bien qu'une nouvelle façon de penser l'économie se mette en place avec une énergie chère et un prix du baril qui aura "explosé".
Les amplitudes de baisse du prix et de reprise de l'économie diminueront progressivement car la demande sera contrainte par l'offre même en période de récession/dépression et là le prix du baril montera durablement.
Je suis bien d'accord avec toi mais tu pense vraiment que la masse est disponible pour entendre ce genre de démonstration (po)?thorgal wrote:et bien justement, si tu prêtes à Hirsch une certaine pudeur qui lui fait dire que non, faut pas effrayer plus que ça les gens avec le PO en plus de la crise actuelle, c'est encore plus du naouak de la part de Hirsch. C'est justement maintenant que la masse (! la masse bordel!) se réveille d'un rêve bizarroide avec une douche tiède (pas froide) que son attention est disponible!!!! alors quoi, comme ça Hirsch veut plutôt la remettre au plumard, et la faire se reposer de s'être réveillée un peu trop brutalement ???? quelle connerie monumentale!
On est tout à fait d'accord !!(parfois c'est pas simple les communications écritesthorgal wrote:Grand Gravelot, faut que je sois bien clair : je ne préconise rien. Je ne réagis qu'à la logique de Hirsch qui me paraît bizarre. Car dans ce que tu dis juste précédemment, tu vois bien que même en essayant d'informer, les personnes au courant du PO ne peuvent que très difficilement impliquer ou atteindre plus de gens. Dans ce cas, je ne vois vraiment pas comment la proposition de Hirsch qui est de taire ces personnes pourrait rendre service aux autres.
C'est exactement la définition du PO il me semble. Une crise durable provoquée par la pénurie de pétrole..GillesH38 wrote:ben moi ce que je dis, c'est que la crise est une manifestation larvée du PO. C'est pas l'un ou l'autre, c'est la meme chose. Le probleme, c'est que les piquistes continuent a avoir une perception erronée du pic, ils voient ça comme une pénurie durable de pétrole qui fera monter son prix de manière durable, et donc une situation tres différente de celle de maintenant. Je pense exactement le contraire, le prix du pétrole ne peut pas etre durablement élevé car il met rapidement l'économie à genoux. Il va provoquer donc une série de crises qui , au lieu de maintenir le cours du pétrole élevé, baissera le pouvoir d'achat (ce qui aura le même effet sur le vrai facteur important, la quantité de pétrole moyenne qu'on peut avoir par habitant, qui baissera inévitablement). Je pense que c'est au contraire un discours qu'il est utile de tenir pour faire mieux comprendre la nature réelle des crises qui nous attendent.