Bielorussie

Impact de la déplétion sur la géopolitique présente, passée et à venir.

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nemo
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Re: Bielorussie

Message par nemo » 29 nov. 2011, 01:07

mahiahi a écrit :Justement, je l'ai évoqué il y a quelques temps.
La reconstitution de l'URSS? Évidemment que c'est le rêve de tout Russe
Tous les russes sont impérialistes? Plus globalement tous les gens aimant leur pays sont des impérialistes?
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Re: Bielorussie

Message par mahiahi » 29 nov. 2011, 09:16

Il y a un sentiment de perte très fort parmi les quelques Russes que j'ai pu croiser, indépendamment du Communisme.
Il faut dire qu'il y a énormément de Russes éparpillés dans l'ex-URSS et ils doivent prendre un visa pour rendre visite à leur famille, ou encore ils se retrouvent à entendre parler une langue qui était (et est encore) considérée comme un patois mais qui a pris le titre de langue nationale.
Ne sois pas charlot!

Dieu se rit des hommes qui déplorent les effets dont ils chérissent les causes (Bossuet)

Ce que nous n'avions pas anticipé, c'est que cette crise allait durer plus longtemps que prévu (François Hollande)

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Re: Bielorussie

Message par energy_isere » 18 août 2014, 21:34

Centrale nucléaire biélorusse: le premier réacteur livré en 2015

MOSCOU, 18 août - RIA Novosti

Le groupe nucléaire public russe Rosatom livrera d'ici la fin 2015 le réacteur N°1 de la première centrale nucléaire biélorusse BelAES qui sera construite en utilisant les technologies russes, a annoncé lundi Atomenergomash, filiale de Rosatom.

"Notre société produira et livrera des équipements pour les deux réacteurs de la BelAES à la Biélorussie dans le cadre d'un contrat. Le premier réacteur sera livré dès la fin de 2015", a indiqué Evguéni Pakermanov, directeur général d'Atomenergomash.

Atomenergomash, qui se spécialiste en conception d'équipements pour les centrales nucléaires, a déjà envoyé plusieurs équipements destinés à la future centrale en Biélorussie.

Minsk a lancé le chantier des édifices qui abriteront les réacteurs N°1 et N°2 respectivement en novembre 2013 et mai 2014.

La Russie et la Biélorussie Minsk ont signé un accord sur la construction d'une centrale nucléaire à Ostrovets, dans la région biélorusse de Grodno, le 15 mars 2011. Le coût total du projet s'élève à 9,7 milliards de dollars. La centrale comprendra deux réacteurs à eau sous pression du type AES 2006, d'une puissance de 1.200 MW chacun, dont le premier devrait être mis en exploitation en 2016. Les travaux sont effectués par le groupe russe Atomstroïexport et financés au moyen d'un crédit russe de 10 milliards de dollars.

Image
Centrale nucléaire biélorusse: le premier réacteur livré en 2015
http://fr.ria.ru/business/20140818/202181629.html

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Re: Bielorussie

Message par energy_isere » 02 déc. 2017, 20:39

Le Bélarus construit sa première centrale nucléaire aux portes de l'UE

AFP parue le 26 nov. 2017

Trente ans après la catastrophe de Tchernobyl, qui a durement touché un large pan de son territoire, le Bélarus construit sa première centrale nucléaire, conçue et financée par la Russie, sous l'oeil inquiet mais impuissant de la Lituanie voisine.

Dans le nord-ouest du Bélarus et à une quinzaine de kilomètres de la frontière lituanienne, le chantier de la centrale d'Ostrovets entre dans sa phase finale: les deux réacteurs, d'une capacité de 1 200 mégawatts chacun, entreront en service respectivement en 2019 et 2020.

Le projet, approuvé par le gouvernement en 2008 et mené par le groupe nucléaire russe Rosatom, représente un investissement de 11 milliards de dollars, dont 10 proviennent d'un crédit russe. Le projet a pu raviver de mauvais souvenirs dans un pays dont le quart du territoire a été irradié par l'explosion en 1986 d'un réacteur de la centrale soviétique de Tchernobyl, en Ukraine actuelle.

"Quand nous avons appris qu'une centrale serait construite sous nos fenêtres, nous avons eu peur", raconte à l'AFP Nina Rybik, qui fait partie des dizaines de milliers de personnes évacuées des zones contaminées il y a 30 ans. "Mais la peur est passée: on nous a convaincus que le chantier emploie les technologies les plus avancées, tout est contrôlé", ajoute cette écrivaine et journaliste. "Même ceux qui rassemblaient des signatures contre la construction s'activent maintenant pour y être embauchés."

Face aux inquiétudes à l'égard de la sûreté nucléaire - décuplées depuis l'accident de Fukushima au Japon, en 2011 -, les autorités du Bélarus et le constructeur russe tentent de rassurer. Pour montrer leur intransigeance, les autorités bélarusses ont exigé de Rosatom de changer une cuve endommagée lors d'une chute, bien que, selon l'entreprise, seule la peinture ait été abîmée. Le conglomérat russe présente ses réacteurs de troisième génération comme parmi les "plus modernes au monde", respectant "toutes les normes internationales".

Selon la sociologue bélarusse Elena Martichtchenkova, qui sonde l'opinion sur le sujet depuis 2005, environ la moitié de la population bélarusse soutient aujourd'hui le développement de l'énergie nucléaire et cette proportion atteint 65% dans le district d'Ostrovets.

« Sécurité énergétique »

De l'autre côté de la toute proche frontière lituanienne, cet optimisme est loin d'être partagé. Vilnius dénonce un projet "en violation des exigences internationales en matière de sûreté nucléaire et environnementale à 20 km de la frontière de l'UE et à seulement 40 km de la capitale lituanienne", des accusations que le constructeur a toujours rejetées.

Interrogée par l'AFP, la porte-parole du ministre des Affaires étrangères lituanien, Rasa Jakilaitiene, accuse Minsk d'avoir "tenté de dissimuler", "nié" ou minimisé les conséquences d'"au moins six incidents". Selon le ministère de l'Énergie, le pays balte a pris ses dispositions pour qu'"aucune électricité" ne puisse entrer sur le marché lituanien (et donc européen). Cela ferme un débouché pour la centrale bélarusse, à la capacité de production importante pour ce pays de moins de dix millions d'habitants, qui réfléchit à faire tourner des usines la nuit pour consommer l'énergie produite. Autre problème non résolu: le traitement des déchets radioactifs, auquel le gouvernement dit travailler.

Lors de son annonce en 2011, ce projet de centrale constituait surtout un moyen pour Vladimir Poutine d'avancer ses pions économiques dans l'ex-URSS en venant en aide au président bélarusse Alexandre Loukachenko, confronté à une grave crise économique et à des sanctions occidentales à la suite de la répression d'opposants.

Dans un contexte moins difficile après la récente levée des sanctions européennes - après la libération d'opposants -, Minsk présente ce projet surtout comme un moyen de réduire sa dépendance vis-à-vis du gaz russe, qui sert actuellement à produire son électricité. Moscou a plusieurs fois eu recours à ses livraisons de pétrole et de gaz comme levier d'influence auprès du Bélarus ou d'autres pays voisins.

"C'est une question cruciale de sécurité énergétique, de dépendance à un seul pays, surtout quand ce pays a recours à des restrictions dans ses livraisons de ressources", a expliqué Alexandre Mikhalevitch, expert du nucléaire à l'Académie des sciences, lors d'une récente conférence énergétique à Minsk. Selon lui, la nouvelle centrale, qui couvrira plus du quart des besoins électriques bélarusses, permettra à Minsk de réduire d'un quart ses importations de gaz russe et le prix de son électricité.
https://www.connaissancedesenergies.org ... lue-171126

Image
Construction of the facility, located in the northwestern Belarusian town of Ostrovets only around 20 kilometres (12 miles) from the Lithuanian border, is entering its final stages.

http://timesofoman.com/article/122738

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Re: Bielorussie

Message par energy_isere » 13 oct. 2018, 21:17

Poutine annonce que le 1er réacteur sera démarré fin 2019 et mis en service commercial en 2020.
Putin reveals date for Belarusian nuclear power plant's first launch

October 12 2018

Putin noted that the commissioning of this facility would significantly improve the situation with energy supply in Belarus

Russian President Vladimir Putin has confirmed that the first power unit of the Belarusian NPP will be launched at the end of 2019. He was speaking at the session of the 5th Forum of the Regions of Russia and Belarus.

"To date the construction of the Belarusian nuclear power plant is our largest joint project. The first unit will be launched in late 2019, and the entire plant will be commissioned in 2020," the Russian leader said.

At the same time, Putin joked that Russia is doing this projects in spite of its own business interests.

"We are doing it to the detriment of our interests, instead of supplying gas we are building a nuclear power plant," the Russian leader said.

Putin noted that the commissioning of this facility would significantly improve the situation with energy supply, create additional export opportunities and, in general, have a positive effect on the economy of Belarus.

He added that the project of the NPP also envisages the construction of a center for nuclear technologies in Belarus. "We are not just building industrial facilities, which is very important; we are creating an entire industry," he noted.

The first nuclear power plant in Belarus is being built with the use of Russian technologies near the town of Ostrovets in the Grodno region. It will consist of two power units with the total capacity of 2,400-megawatt. Atomstroiexport, part of Russian nuclear corporation Rosatom, is the general contractor for the construction of the nuclear power plant.
http://tass.com/economy/1025728

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