Chauffage urbain

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Re: Chauffage urbain

Message par energy_isere » 08 mai 2018, 14:03

La ville de Maubeuge se dote d’un des plus gros réseaux de chaleur des Hauts-de-France

Florence Delsinne | 24/04/2018

Vendredi, le conseil municipal a validé, à l’unanimité, le choix du concessionnaire pour son réseau de chaleur alimenté par le centre de valorisation énergétique. D’une longueur de 12,7 km, il sera déployé, à partir de l’hiver 2019, en différents points de Maubeuge, d’est en ouest.

Image
Le centre de valorisation énergétique de Maubeuge est le point d’ancrage d’un des plus grands réseaux de chaleur urbain de la région. Photo SAMI BELLOUMI LA VOIX DU NORD.

La transition écologique, d’un concept ministériel à la réalité. Trois ans de travail sur un réseau de chaleur qui turbine majoritairement à l’énergie de récupération ont trouvé leur aboutissement, vendredi soir, devant l’assemblée des élus maubeugeois. Ils ont écouté les explications des experts juridiques et techniques qui se sont penchés sur l’épais dossier avant de valider le choix du concessionnaire. Il n’y a pas eu photo puisqu’une seule entreprise, Dalkia, filiale à 100 % d’EDF, a répondu à l’offre.

Pour autant, cette société, dont...(abonnés)
http://www.lavoixdunord.fr/364968/artic ... -de-france

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Re: Chauffage urbain

Message par energy_isere » 06 oct. 2018, 22:58

Par chez moi :
MétroChaleur, le réseau de chaleur grenoblois, veut encore verdir

Publié le 02/10/2018

TRANSITION. Nouvelle identité et nouvelles ambitions pour le réseau de chaleur métropolitain de Grenoble. Alimenté aux deux-tiers par des sources de récupération ou renouvelables, il prévoit de parvenir à 100 % en 2033. Détails.

Le réseau public de chaleur grenoblois, géré en délégation de service public par la Compagnie de Chauffage, change de nom : il devient "MétroChaleur". Une évolution qui vient traduire sa volonté accrue en termes d'énergies vertes et d'amélioration de la qualité de l'air. Pour l'heure, ce réseau de 170 km alimentant l'équivalent de 100.000 logements, est déjà vertueux puisqu'il chauffe et fournit de l'eau chaude sanitaire en utilisant 66,4 % d'énergies de récupération (incinération des ordures ménagères pour 36 % et de farines animales pour 2,3 %) et d'énergies renouvelables (bois à 28,1 %). Mais il repose encore sur diverses sources trop carbonées : charbon (16,8 %), gaz naturel (11,3 %) et fioul à très basse teneur en soufre (5,5 %).

Il se lance donc dans une démarche au long cours, afin de mobiliser toujours plus les gisements d'énergies urbains (biocombustibles) et de parvenir à 85 % d'énergies vertes dès 2022 puis 100 %, en 2033. Une centrale biomasse "Biomax" sera installée sur la Presqu'île en 2022, et permettra, à elle-seule, de réduire la part des combustibles fossiles de 20 % au profit d'une ressource locale. Dans la zone de la plateforme chimique de Pont-de-Claix, un raccordement autorisera l'exploitation de chaleur industrielle excédentaire. En hiver, ce seront 30 MW qui seront ainsi collectés, tandis qu'en été, la chaleur du réseau sera renvoyée vers les entreprises de chimie, à hauteur de 8 MW.


Des investissements pour s'étendre et se densifier

Côté densité, depuis le 1er juillet 2018, les bâtiments situés à proximité du réseau de chaleur, doivent obligatoirement y être raccordés afin de contribuer aux objectifs de la Métropole en matière de diminution des consommations énergétiques. MétroChaleur espère que 500 nouveaux bâtiments bénéficieront de ses services d'ici à 2030. La Compagnie de Chauffage annonce que 200 M€ de travaux seront réalisés sur une durée de 15 ans, afin de maintenir, étendre et améliorer le réseau. Il sera notamment question de réseau de 4e génération, à très basse température, dans l'éco-quartier Flaubert. Le gestionnaire précise : "Cette stratégie consiste à mixer les solutions haute et basse pressions pour une meilleure efficacité énergétique (moins de pertes de chaleur et stockage d'énergie) adaptée aux nouveaux bâtiments peu consommateurs".

MétroChaleur ajoute que le chauffage urbain participe à la préservation de la qualité de l'air dans la métropole. Selon ses calculs, un logement raccordé au réseau émettrait 30 fois moins de particules qu'un appartement chauffé avec un foyer bois fermé (et même 1.000 fois moins qu'un foyer ouvert). La présence du réseau éviterait également l'installation de plus de 1.000 chaudières collectives dans les divers immeubles desservis, réduisant là encore significativement les émissions de gaz à effet de serre. Une caractéristique importante dans une ville-cuvette.
https://www.batiactu.com/edito/metrocha ... -54184.php

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Re: Chauffage urbain

Message par energy_isere » 21 nov. 2018, 18:48

Au Mans, le réseau de chaleur métropolitain tisse sa toile dans les quartiers

Pour utiliser l'énergie générée par la combustion des déchets, un immense réseau de canalisations est en cours d'installation au Mans. Un projet titanesque qui court jusqu'en 2020.


Publié le 11 Août 18

Comment valoriser les 140 000 tonnes de déchets collectés et traités tous les ans à l’usine d’incinération de la Chauvinière ?

Le Mans Métropole y a déjà songé depuis bien longtemps avec son Unité de Valorisation Energétique des Déchets (UVED) permettant la production d’électricité et d’eau chaude à destination du réseau de chauffage urbain qui alimente les immeubles et plusieurs structures sur Allonnes.

Le Plan Climat Énergie

Depuis juillet 2017, la collectivité appuie sur l’accélérateur dans le cadre de son Plan Climat Énergie 2014-2020 avec d’importants travaux pour installer un véritable labyrinthe de tuyaux constituant ce fameux « réseau de chaleur ».

Ils sont confié à une filiale de Dalkia-groupe EDF baptisée « Syner’gie » dans le cadre d’une délégation de service public de production, de transport et de distribution de chaleur.

Le point sur les travaux

A ce jour, les travaux de raccordement de 7 km entre la Chauvinière et le réseau existant des bords de l’Huisne sont achevés.

Cet été, le chantier se concentre du côté de l’avenue Félix-Géneslay pour permettre la liaison avec la chaufferie des quartiers Sud avec une phase délicate : le passage du boulevard Pierre-Brossolette autrement dit la rocade ! La période n’a naturellement pas été choisie au hasard.

Une autre tranche doit débuter en septembre vers le quartier Vauguyon.

32 000 tonnes de CO2 économisées

Image
Ce sont ces tuyaux recouverts d’une épaisse couche d’isolant qui constituent le « réseau de chaleur ». (©Côté La Flèche)

A terme, les chaufferies existantes n’auront plus que pour vocation d’intervenir en secours ou complément en cas de besoin.

A l’heure où l’on parle beaucoup du réchauffement climatique, le gain en CO2 est estimé à plus de 32 000 tonnes par an. L’équivalent de ce qu’émettent 8 500 voitures !

La piscine des Atlantides raccordée depuis le 27 juin

L’objectif affiché est de raccorder et fournir en eau chaude l’équivalent de 17 000 logements d’ici 2020.

Un premier gros consommateur d’énergie (si ce n’est le plus gros de la ville) vient d’être raccordé. Il s’agit du centre aquatique des Atlantides avec sa facture annuelle de gaz de l’ordre de 350 000 € (c’est autant pour l’électricité).

D’importants aménagements avaient d’ailleurs été effectués lors de la dernière vidange, en début d’année, pour justement préparer cet connexion source d’économies substantielles.

D’autres bâtiments publics vont être concernés dans l’avenir notamment des écoles et gymnases.

» Lire aussi : Centre aquatique Les Atlantides : une vidange à 800 000 €

Un investissement global de 24 millions d’euros d’ici 2020

Outre l’extension du réseau de chaleur, le projet comprend également la modernisation des chaufferies notamment celle des Sablons qui date de 1969.

Le 11 avril dernier, deux chaudières Viessman de 12 MW chacune sont arrivées et ont été installées dans le nouveau bâtiment rue du Danemark, entre l’usine des eaux et la voie ferrée. Elles sont équipées de brûleurs et d’un économiseur d’énergie sur les fumées afin de garantir le meilleur rendement énergétique.

La première partie du projet doit s’achever en octobre 2018 avec le raccordement d’une première salve de nouveaux clients.
https://actu.fr/pays-de-la-loire/mans_7 ... 34960.html

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Re: Chauffage urbain

Message par energy_isere » 22 janv. 2019, 22:11

Un réseau de chaleur pour Grande-Synthe, alimenté par ArcelorMittal

AFP le 22 janv. 2019

La ville de Grande-Synthe (Nord) va se doter d'un réseau de chaleur alimenté par des gaz sidérurgiques issus d'installations locales d'ArcelorMittal, et qui alimentera des immeubles et bâtiments publics, ont annoncé mardi les partenaires de ce projet.

D'une longueur de 15,5 km, ce futur réseau de chaleur qui doit être mis en service en octobre 2020 sera réalisé et exploité pendant 6 ans par Engie Cofely et la société d'économie mixte Energies Hauts de France, détaillent-ils dans un communiqué.

Ce projet nécessitera un investissement de 14,6 millions d'euros, en partie issu de soutiens publics français et européen.

Il s'inscrit dans le projet de doublement du réseau de chaleur de la Communauté urbaine de Dunkerque, qui permet actuellement d'alimenter l'équivalent de 16.000 logements dunkerquois, grâce en partie à la récupération directe de la chaleur émise par des installations d'ArcelorMittal, également partenaire du projet.

Le réseau de Grande-Synthe sera lui alimenté par les gaz sidérurgiques dégagés par le groupe lors de la fabrication de l'acier. Il pourra chauffer des immeubles d'habitation, une clinique et des bâtiments municipaux, représentant l'équivalent de la consommation de 3.000 logements.
https://www.connaissancedesenergies.org ... tal-190122

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Re: Chauffage urbain

Message par energy_isere » 17 févr. 2019, 11:47

Les réseaux de chaleur de la métropole de Lille.

La MEL gère les réseaux de chaleur publics, répartis sur son territoire.

6 réseaux de chaleur publics existent actuellement. Ils se situent sur les communes de Lille, Mons en Baroeul, Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Wattignies et Wattrelos. Les équipements sont alimentés à partir de plusieurs combustibles comme la biomasse ou le gaz. Les réseaux appartiennent à la MEL mais ont été délégués à des filiales de Dalkia via des concessions. Les filiales s'occupent quotidiennement de l’exploitation, l’entretien et développement des réseaux.

En février 2017, la MEL a attribué la nouvelle concession pour l'exploitation du centre de valorisation énergétique d’Halluin (CVE). Ce nouveau contrat prévoit la construction d'un réseau de transport de chaleur entre Halluin et les réseaux de chaleur de Lille / Roubaix. Cette démarche valorisera l’énergie fatale * qui est issue du processus d’incinération au CVE. Elle créera ainsi une nouvelle source de chaleur renouvelable. Celle-ci alimentera en chaleur de nombreux bâtiments (logements, équipements, etc…).

Qu'est-ce que l'énergie fatale ?
L'énergie fatale désigne une quantité d'énergie qui se trouve présente ou piégée dans certains processus ou produits. Selon les cas, cette énergie peut être récupérée et/ou valorisée.
https://www.lillemetropole.fr/fr/reseaux-de-chaleur
À Lille, on se chauffera bientôt grâce aux déchets !

Posted on 12 juillet 2018.

Les habitants de la Métropole européenne de Lille (MEL) ne verront bientôt plus leurs poubelles du même œil ! La collectivité a annoncé début 2017 son grand projet « d’autoroute de la chaleur » : 19 km de canalisations pour transporter l’énergie produite grâce à l’incinération des déchets dans l’usine Antarès, jusqu’aux réseaux de chaleur des villes de Lille et Roubaix.

Antarès est le nom du centre de valorisation énergétique des déchets de la MEL, situé sur la commune d’Halluin. Il traite chaque année 350 000 tonnes d’ordures ménagères non recyclables générées par les 90 communes du territoire. Incinérés dans des fours à très haute température, les déchets dégagent en brûlant de l’énergie. Plus de 500 GWh par an. C’est beaucoup. Beaucoup trop pour ne rien en faire.

Jusqu’à maintenant, cette énergie était récupérée par l’usine pour produire de l’électricité. Mais cette boucle courte d’économie circulaire ne permettait pas d’exploiter pleinement la chaleur fatale. C’est ainsi qu’est né le projet de « l’autoroute de la chaleur ».
D’ici 2020, 40 % de la chaleur produite par l’usine sera transportée – sous la forme d’eau chauffée à 120 °C – jusqu’aux réseaux de chaleur de Lille et Roubaix. De quoi couvrir les besoins annuels en chauffage de 40 000 foyers.

La MEL a confié cette mission à la société Covalys (détenue à 65 % par Veolia), pour une durée de douze ans.
.......
https://www.livingcircular.veolia.com/f ... ux-dechets

Des nouvelles du projet de concession pour l'exploitation du centre de valorisation énergétique d’Halluin ?
C'est en chantier ?

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Re: Chauffage urbain

Message par energy_isere » 30 mars 2019, 22:13

Le data-center et la PAC qui chauffent tout un quartie

Grégoire Noble, le 25/03/2019

Le quartier Chapelle International dans le nord de Paris se construit le long des voies ferrées de la gare du Nord. Afin de bénéficier d'une énergie plus verte, les logements et la halle logistique sont chauffés au moyen d'un réseau de chaleur indépendant, alimenté en partie par un data-center de la Ville de Paris. Explications avec Xavier Lessiau (chef de projet CPCU chez Engie France Réseaux) et Marc Escaillas (responsable marché Résidentiel, Social & Collectivités).
Les réseaux de chaleur urbains permettent d'alimenter de grands ensembles et faire bénéficier un maximum de bâtiments d'une énergie potentiellement décarbonée. Mais pour y parvenir, il faut pouvoir relier les nouvelles constructions au réseau existant. Pour le projet Chapelle International, situé entre les voies SNCF de la gare du Nord et la nouvelle ligne de tramway T3b, l'accès était difficile. D'où l'idée de créer la toute première "boucle indépendante" de Paris. Marc Escaillas, le responsable marché Résidentiel, Social et Collectivités chez Engie France Réseaux, nous explique : "Pour alimenter Les 104.000 m² de logements, l'entrepôt Sogaris, plus les commerces, la crèche et l'école, il a été envisagé de se raccorder au réseau CPCU du boulevard Ney, tout proche. Mais cela nécessitait le passage sous les voies de tram avec un coût de 2 à 3 M€ pour la réalisation d'un micro-tunnel. Puisqu'un data-center devait s'installer sur place, il a donc été lancé l'idée de créer une boucle locale autonome qui y prélèverait les calories pour chauffer et produire l'eau chaude sanitaire des bâtiments".
.......
https://www.batiactu.com/edito/data-cen ... -55898.php

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Re: Chauffage urbain

Message par Raminagrobis » 11 avr. 2019, 14:04

Deux nouveaux réseaux valorisant des chaleurs fatales :

lien A charleville mézière, la chaleur de refroidissement des fours de la fonderie PSA (qui produit les blocs moteurs) chauffe une petite partie de la ville

lien idem à Issoire avec la fonderie constellium
Toujours moins.

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Re: Chauffage urbain

Message par energy_isere » 13 mai 2019, 22:31

Strasbourg va se chauffer grâce à une aciérie allemande

AFP parue le 13 mai 2019

Plusieurs quartiers de Strasbourg seront chauffés à partir de 2021 par l'énergie récupérée auprès d'une aciérie allemande implantée de l'autre côté du Rhin, a-t-on appris lundi auprès de l'Eurométropole de Strasbourg.

Le projet consiste à récupérer la chaleur excédentaire de l'aciérie BSW (Badische Stahlwerke), non utilisée pour ses besoins de production, afin de la relier au réseau de chaleur urbain de l'agglomération de Strasbourg, a expliqué la collectivité.

Il impliquera la pose d'une conduite de 8,6 kilomètres sous le Rhin qui sépare Strasbourg de Kehl, a détaillé Robert Herrmann, président (PS) de l'Eurométropole de Strasbourg (EMS).

"Ce transport transfrontalier d'énergie constituera une première européenne", a-t-il souligné.

Sa mise en service est prévue en 2021, conformément aux conclusions positives des études de faisabilité technique et économique, a-t-il précisé.

Le dispositif permettra de chauffer un peu plus de 4.000 logements ou des surfaces équivalentes d'autres bâtiments, dans plusieurs quartiers strasbourgeois dont celui, très touristique, de La Petite-France, l'Esplanade, le nouveau quartier des "Deux-Rives", proche du Rhin, ainsi que l'hôpital civil, a détaillé Thierry Willm, responsable de la mission énergie à l'EMS.

La quantité d'énergie à racheter à l'aciérie pour chauffer ce périmètre a fait l'objet d'une "déclaration d'intention conjointe" signée lundi à Kehl, a constaté un journaliste de l'AFP.

La récupération de la chaleur de l'aciérie puis son transport représentent un investissement de 25 millions d'euros pour BSW et les collectivités locales françaises et allemandes, qui visent l'obtention de subventions de l'Union européenne et de leurs deux Etats, a complété M. Willm.
https://www.connaissancedesenergies.org ... nde-190513

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