L'eau

Discussions concernant les conséquences sur l'environnement de la course aux ressources.

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Message par GillesH38 » 20 oct. 2018, 07:43

en progrès, élève Phyvette, c'est bien !

un petit rappel : penser à chercher des graphiques pour illustrer les tendances ou les non-tendances du phénomène considéré

Image

vorte dernière remarque est néanmoins inutile, le Rhin se rechargera tout seul quand les précipitations reviendront !
- Je suis Charlie - "I do not see any harm in people making money if it leads to a lower carbon society " R.K. Pachauri, président du GIEC, interview du 6 mai 2008 à Emirates Business.

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Message par GillesH38 » 20 oct. 2018, 08:30

en faisant un petit effort supplémentaires, on peut même chercher des vrais rapports scientifiques

https://www.iksr.org/fileadmin/user_upl ... r_0248.pdf

où on peut lire par exemple :
L'analyse de chroniques montre que les étiages du Rhin sont nettement plus prononcés dans la première moitié du siècle passé que dans les 50 dernières années, avec des débits également plus bas et plus longtemps inférieurs aux seuils fixés. On note aussi une tendance à la hausse significative des débits d'étiage du Rhin entre Diepoldsau et Andernach sur l'ensemble de la période considérée de 1901 à 2010. Cette tendance n'est pas régulière sur cette centaine d'années, mais connaît une inflexion autour des années 1960-1970 qui est principalement due à l'influence de la gestion des retenues dans la zone alpine. La gestion des retenues est responsable de la modification des débits d'étiage à partir des années 1960-1970. Les précipitations annuelles tendanciellement en hausse relevées au cours du 20e siècle dans le bassin du Rhin peuvent également contribuer à cette évolution. On ne détecte aucune tendance significative de 1961 à 2010 concernant les débits d'étiage. La perception actuelle des épisodes d'étiage est influencée d'une part par l'absence prolongée d'étiages significatifs et d'autre part par une plus grande vulnérabilité.
A la lumière des projections de débit disponibles pour la période 2021-2050, les débits d'étiage du Rhin oscillent sous l'effet du changement climatique dans une fourchette allant de baisses d'env. 10 % à des hausses d'env. 10 % également, sans laisser percevoir d'évolution univoque. Dans un avenir plus lointain (2017-2100), les projections de débit font apparaître uniformément des baisses de débit d'étiage importantes pendant l'été hydrologique.
pour résumer le triptyque "classique" : les données ne montrent aucune variation significatives. Les modèles prévoient un changement pour 2100. Et la tendance intuitive est d'attribuer toutes les fluctuations naturelles à la tendance prédite.
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Message par GillesH38 » 20 oct. 2018, 09:06

allez y a pas de raison que ce soit toujours les mêmes ... :-D

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Message par energy_isere » 20 oct. 2018, 10:00

Mais on s'en fiche de ces éléments statistiques, je ne les ai pas demandés.

Allez, à propos du Rhin je reposterai dans quelques saisons lors d'une grosse crue.
:-D

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Message par GillesH38 » 20 oct. 2018, 10:12

bah oui c'était une réponse à l'élève Phyvette :)

En bref, on est juste en train de commenter des fluctuations statistiques aléatoires, qui étaient d'ailleurs plutot plus élevées dans le passé quand les cours d'eau étaient moins régulés (ce qui n'a évidemment pas empêché les gens de vivre).
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Message par energy_isere » 20 oct. 2018, 10:22

BASF SE NA O.N. : La bas niveau du Rhin perturbe la production d'usines en Allemagne

DÜSSELDORF, Allemagne, 19 octobre (Reuters)

Le conglomérat industriel allemand Thyssenkrupp a déclaré vendredi un cas de force majeure à son usine de Duisbourg en raison du niveau extrêmement bas du Rhin, qui perturbe l'approvisionnement du site en matières premières.

"La production va être réduite en conséquence", a annoncé Thyssenkrupp dans un communiqué, ajoutant que l'impact de cette situation était toujours en cours d'évaluation.

Le niveau du Rhin ne cesse de baisser en raison des conditions météorologiques. Il n'y avait plus que 31 cm d'eau jeudi au point de relevé de Kaub, selon les données de Refinitiv Eikon.

A ce niveau, inédit depuis les premiers relevés en septembre 1995, les barges pleinement chargées ne peuvent plus naviguer sur le fleuve.

Le groupe chimique BASF, dont la principale usine en Allemagne est située à Ludwigshafen, en amont de Duisbourg, a aussi déclaré que sa production était perturbée.

L'approvisionnement de cet usine est affecté mais il est encore trop tôt pour en évaluer l'impact financier, a dit un porte-parole de BASF.
https://m.investir.lesechos.fr/actualit ... 99771.html

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Message par mobar » 22 oct. 2018, 08:53

GillesH38 a écrit :
20 oct. 2018, 10:12
bah oui c'était une réponse à l'élève Phyvette :)

En bref, on est juste en train de commenter des fluctuations statistiques aléatoires, qui étaient d'ailleurs plutot plus élevées dans le passé quand les cours d'eau étaient moins régulés (ce qui n'a évidemment pas empêché les gens de vivre).
A l'époque, ceux qui sont appelés à sepréoccuper de fluctuations statistiques étaient moins nombreux et un peu plus solides dans leur tête et dans leur corps
Les rabougris du bulbe d'aujourd'hui qui passent leur temps à manipuler leurs Smartphones sont un peu moins armés pour affronter les aléas naturels
Ils achètent des maisons Phénix dans des zones inondables et s'étonnent de finir les pieds dans l'eau
Leurs ancêtres construisaient sur les collines et la moitié d'entre eux périssaient avant d'avoir atteint la majorité, la sélection à parfois du bon
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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Message par kercoz » 22 oct. 2018, 12:29

GillesH38 a écrit :
20 oct. 2018, 10:12


En bref, on est juste en train de commenter des fluctuations statistiques aléatoires, qui étaient d'ailleurs plutot plus élevées dans le passé quand les cours d'eau étaient moins régulés (ce qui n'a évidemment pas empêché les gens de vivre).
Ce n'est pas forcément exact. Les "régulations" naturelles disparues aujourd' hui pour la plupart, et les "évitements" ( digues), renforcent les optimums , ainsi que l'agri indus ( plus de talus) et le bétonnage des sols.
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Message par GillesH38 » 22 oct. 2018, 16:12

oui sur les phénomènes soudains, il est probable qu'ils sont aggravés par l'artificialisation des sols.

Mais le débit d'une rivière est déjà le résultat d'un lissage et d'une moyenne sur plusieurs jours, et là, je pense que l'aménagement des cours d'eau a plutot régulé les variations annuelles.
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Re: L'eau

Message par energy_isere » 13 nov. 2018, 20:43

Miracle naturel surexploité, le lac de Tibériade s'assèche

Clothilde MRAFFKO AFP 13 novembre 2018
Ein Gev (Israel) (AFP)

Jadis à Ein Guev, les Israéliens étalaient leurs serviettes sur l'herbe verte, au bord du lac de Tibériade. Aujourd'hui, s'ils veulent rester sur le rivage, ils doivent planter leurs parasols sur une plage de sable, apparue à cause de l'assèchement de cette étendue d'eau.

"Chaque fois que nous venons, nous ressentons un pincement au coeur", reconnaît Yaël Lichi, 47 ans, habituée des lieux avec sa famille depuis 15 ans. "Ce lac est un symbole en Israël: dès qu'il y a une sécheresse, c'est de lui qu'on parle en premier", relève-t-elle. Le journal Haaretz documente d'ailleurs quotidiennement le niveau de ses eaux en dernière page.

Devant Yaël Lichi, les bateaux en bois de pèlerins chrétiens dessinent une étrange chorégraphie sur les eaux transparentes. Les groupes viennent du monde entier visiter le lac, situé à 200 mètres sous le niveau de la mer, où Jésus aurait marché sur l'eau et multiplié les pains.

Pour Israël, ce réservoir de 160 km carrés est vital. Il a longtemps été la principale source d'eau du pays et son assèchement, apparemment inexorable, inquiète. Deux îles sont apparues cet été à la surface des eaux.

Depuis 2013, "nous sommes en dessous de la ligne rouge basse", au-delà de laquelle "la salinité augmente, les poissons ont du mal à survivre et la végétation est affectée", explique à l'AFP Amir Givati, hydrologue à l'Autorité israélienne de l'eau.

Le niveau est tout juste 22 cm au-dessus du record de sécheresse de 2001. Sauf qu'à cette époque, 400 millions de mètres cubes étaient prélevés chaque année pour irriguer le reste du pays.

"Cette année, nous n'avons pompé que 20 millions de mètres cubes", dit Amir Givati, en plus des 50 millions de mètres cubes versés par Israël au voisin jordanien dans le cadre des accords de paix.

- Facteurs humains -

Une centaine de kilomètres plus au sud, le long du Jourdain, la mer Morte, autre vaste étendue d'eau en Israël, a perdu un tiers de sa surface depuis 1960 et continue de baisser de plus d'un mètre par an. Le Jourdain n'est plus qu'un filet saumâtre, du fait de la surexploitation mais aussi parce qu'Israël le régule grâce à un barrage au sud du lac de Tibériade.

Les experts sont formels: même des précipitations au dessus de la moyenne durant l'hiver ne suffiront pas à sauver le lac de Tibériade de dommages irréversibles.

Au ministère de l'Eau, on déplore les cinq années de sécheresse qui ont épuisé les réserves dans le nord du pays. Mais "les facteurs climatiques seuls ne suffisent pas à expliquer (cette) baisse record", objectent Michael Wine, Alon Rimmer et Jonathan Laronne, chercheurs à l'université Ben Gourion, dans le sud d'Israël.

"L'agriculture et la dérivation des eaux sont les principales causes" du phénomène, écrivent-ils dans une étude à paraître en février.

- Le réservoir s'épuise -

Les Israéliens ont construit dans les années 50, à une époque où leur jeune pays promettait de "faire fleurir le désert", un immense aqueduc qui acheminait l'eau du lac vers le reste du pays.

"Le lac de Tibériade était utilisé comme un réservoir national", explique Julie Trottier, universitaire spécialiste de l'eau dans le secteur. L'aqueduc irriguait la côte méditerranéenne à l'ouest et le désert du Néguev au sud.

Aujourd'hui, faute d'eau, l'aqueduc n'est plus utilisé. Désormais, la majorité des foyers à l'ouest consomment de l'eau dessalée de la Méditerranée et les champs sont irrigués grâce au recyclage des eaux usées traitées.

Mais la région du lac ne profite toujours pas du dessalement de l'eau de mer, regrette Orit Skutelsky, coordinatrice à la Société pour la Protection de la Nature en Israël (SPNI). Aussi les agriculteurs locaux, grands consommateurs d'eau, s'en remettent-ils aux cours d'eau qui fournissent 90% des apports du lac.

Des dizaines de pompes prélèvent chaque année près de 100 millions de mètres cubes dans ces sources dont le débit a diminué, parfois de moitié, et qui ne sont plus assez vigoureuses pour alimenter correctement le lac, dit la chercheuse.

A quelques kilomètres des plages d'Ein Guev, au pied des collines rocailleuses, d'immenses filets cachent des plantations de bananes, un fruit très rentable car il peut être récolté toute l'année.

"Quand ils ont commencé à planter les bananiers, il n'y avait pas de problème d'eau" contrairement à maintenant, indique Meir Barkan, le directeur du tourisme du village de vacances d'Ein Guev.

- Plus avec moins -

Faute de ressources hydrauliques suffisantes, Eran Feitelson, professeur de géographie à l'Université hébraïque de Jérusalem, estime qu'il faut désormais choisir entre d'un côté l'agriculture et le tourisme, gourmands en eau mais qui font vivre toute la région, et de l'autre, la préservation de la nature.

Lior Avishai, agronome au centre de recherche Zemach Nisyonot, est lui d'avis qu'on peut trouver une solution technologique qui utilise moins d'eau pour faire pousser des cultures.

Les autorités proposent de leur côté d'approvisionner Tibériade en eau dessalée via l'aqueduc, depuis la mer jusqu'au lac. Deux solutions sont à l'étude: déverser directement l'eau dessalée dans le lac ou la déverser en amont, afin qu'elle alimente les cours d'eau qui se jettent dans le lac.

Pour Menahem Lev, 59 ans dont 39 à pêcher dans le lac, l'affaire n'a que trop traîné. Il exhibe un saint-pierre, le poisson emblématique des eaux du Tibériade, qu'il vient de retirer de ses filets, à peine plus gros que sa main.

"La solution ne peut venir que du gouvernement. Ou du ciel", suggère-t-il. Il pointe vaguement le port à moitié à l'abandon où les bateaux de pèlerins ne peuvent plus accoster, forçant les visiteurs à débarquer à même la berge. "J'ai vraiment honte quand les touristes voient le lac dans cet état!", se désole-t-il.
https://fr.news.yahoo.com/miracle-natur ... ccounter=1

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Re: L'eau

Message par ni chaud ni froid » 13 nov. 2018, 21:30

GillesH38 a écrit :
22 oct. 2018, 16:12
oui sur les phénomènes soudains, il est probable qu'ils sont aggravés par l'artificialisation des sols.

Mais le débit d'une rivière est déjà le résultat d'un lissage et d'une moyenne sur plusieurs jours, et là, je pense que l'aménagement des cours d'eau a plutot régulé les variations annuelles.
D'une manière générale, sur les bassins versants assez artificialisés l'absence de tampons, et la concentration des flux (grosso merdo canalisation plutôt que talus) empêchent le lissage, en accélérant le ruissellement. je pense qu'effectivement ça fait consensus.

En revanche sur le lissage par les aménagements, en théorie, on cherche plutôt la neutralité. Amortir ça marche jusqu'à un certain seuil, après c'est la cata. Je prends l'exemple du Rhône : On relargue progressivement avant le front de crue, et on lève les barrages au fil de l'eau afin de retrouver le régime naturel du fleuve. Et puis, on a beaucoup travaillé (en France tout du moins), depuis longtemps, à maintenir les zones d'expansion et d'inondation : bras morts, zones humides, champs inondables.

Par contre, sur les variations de régimes intersaison, on peut voir la différence entre la Loire (ou le Rhin)et le Rhône.
De ce point de vue là, effectivement, on peut considérer que c'est "lissé".
En outre, comme les digues, les aménagements type barrage au fil de l'eau ont tendance socialement à engendrer un effet de "déshabituation", pas de variations saisonnières, pas de petite crue, donc mauvaise appréciation du risque par les riverains.

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Message par energy_isere » 14 janv. 2019, 20:58

Le retour d'El Niño: une menace pour les mines privées d'eau

Par Claire Fages RFI 14 janvier 2019

El Niño pourrait faire son retour en 2019. Ce phénomène climatique bouleverse régulièrement le secteur des matières premières. Il provoque la sécheresse dans certaines régions du monde. Et la menace ne vise pas seulement les produits agricoles. Les mines seraient également touchées, en particulier en Amérique du Sud, alors qu'elles manquent déjà d'eau.

Le retour d'El Niño est une menace pour les activités minières, de plus en plus privées d'eau. Les services météo américains ont annoncé qu'il y avait deux chances sur trois que le phénomène climatique se reproduise en 2019, après avoir frappé en 2015-2016.

Production minière en chute

Les eaux de surface de l'est et du centre de l'océan Pacifique se réchauffent et cela risque de bouleverser à nouveau le régime des précipitations : en Amérique du Sud il pleuvra moins. Or les mines ont besoin de l'électricité que leur fournissent les barrages hydroélectriques dans cette région. La production des entreprises minières pourrait chuter au Brésil, en Colombie ou en Equateur, anticipe Fitch Solutions. L'an dernier déjà Kinross Gold avait vu sa production amputée de moitié dans l'Etat brésilien du Minas Gerais, à cause de la sécheresse.

Trois fois plus d'eau dessalée en 2029

L'eau est déjà un problème, plus au sud, pour les mines du Chili. Pour traiter le minerai cette fois, le Chili, qui est le premier producteur au monde de cuivre, consomme de plus en plus d'eau. Non seulement la teneur en cuivre diminue, il faut donc nettoyer plus de minerai pour obtenir le même tonnage de cuivre. Mais la production de cuivre du pays andin augmentera de 28% anticipe Cochilco, la commission chilienne du cuivre, d'ici 2029.
Or les régions minières sont souvent très sèches, comme l'Atacama. Et les autorités restreignent l'accès à l'eau. D'où le recours à... l'eau de mer. Les mines construisent peu à peu leurs propres usines de dessalement sur la côte Pacifique pour se fournir en eau. La consommation, 3 m3 par seconde, est encore trois fois moins importante que l'usage d'eau continentale, provenant des barrages ou des rivières. Mais Cochilco calcule que dans dix ans l'eau dessalée constituera presque la moitié de l'approvisionnement en eau des mines du Chili. Alors que la consommation d'eau continentale par les mines stagnera, la consommation d'eau dessalée devrait tripler en dix ans.
http://www.rfi.fr/emission/20190114-le- ... rivees-eau

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Effet du changement climatique en France

Message par kercoz » 10 févr. 2019, 10:57

Importante émission sur l' EAU sur terre:
https://www.franceculture.fr/emissions/ ... -sur-terre
Entre 2 certitudes , il faut toujours choisir la moindre .

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Message par energy_isere » 16 mars 2019, 13:15

En Sibérie, révolte contre la mise en bouteille du lac Baïkal par les Chinois

AFP•16/03/2019

Les Chinois vont-ils boire le Baïkal? Un projet de mise en bouteille de l'eau du lac le plus célèbre de Sibérie suscite une vague de protestations en Russie, portée par la méfiance des locaux envers leurs omniprésents voisins.

L'annonce de la construction d'une usine d'embouteillage sur la rive sud de ce lac gigantesque, qui contient la plus grande réserve d'eau douce au monde, a soulevé une rare onde de choc dans la société russe. Une pétition exigeant son interdiction a rassemblé près d'un million de signatures.

"Ils veulent construire une usine chinoise sur les rives de notre lac!", indique la pétition, en appelant à tous les "patriotes" russes. L'eau extraite "sera envoyée en Chine", ajoute-t-elle, causant des "dommages irréparables" au lac, inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco.

Vendredi, un tribunal régional a ordonné la suspension de la construction de l'usine, le temps que soient résolues les "violations" constatées dans la prise en compte des dommages à l'écosystème du Baïkal.

Le gouvernement russe a pour sa part promis de "vérifier" si le projet respectait les "normes environnementales les plus élevées".

Selon les experts, ces vives protestations, qui ont surpris les porteurs du projet, résultent d'années de frustration des habitants face à leurs gouvernants et des peurs liées à l'appétit de la Chine en ressources naturelles.

- "Vecteur anti-Chinois" -

L'usine d'embouteillage, qui doit voir le jour dans le village de Koultouk, est construite par la société AkvaSib, qui prévoit une mise en production dès cette année.

L'investisseur principal est une entreprise basée en Chine et baptisée Baikal Lake, selon les autorités de la région d'Irkoutsk, qui ont donné en 2017 un statut prioritaire à ce projet de 19 millions d'euros.

AkvaSib assure avoir passé toutes les inspections nécessaires et reçu le feu vert des autorités.

"Personne n'était contre", a expliqué à l'AFP Alexeï Azarov, représentant de la compagnie. "Le pompage ne va pas impacter le volume d'eau du Baïkal", a-t-il assuré en soulignant la création de "150 emplois".

Denis Boukalov, l'un des principaux militants opposés au projet, affirme pour sa part que la construction de l'usine a d'ores et déjà "ruiné" les rives du lac à Koultouk et que les terres ont été acquises "illégalement".

"Ils vont transformer le Baïkal en marécage. Peu importe si ce sont les Chinois", a-t-il déclaré à l'AFP.

Les ornithologues ont souligné que le projet ne prend pas en compte l'impact sur des terres essentielles pour l'alimentation des quelque 130 espèces d'oiseaux répertoriées au Baïkal, dont certaines sont en danger.

Le militant écologiste Alexandre Kolotov estime également que la localisation de l'usine pose problème, mais voit dans les protestations un "vecteur anti-Chinois très clair".

L'affaire "touche en plein dans les peurs et les stéréotypes russes sur une +Chine qui va engloutir notre héritage national+", estime-t-il.

Des protestations similaires contre le bûcheronnage des forêts de Sibérie ont conduit par le passé à l'annulation de contrats avec des compagnies chinoises.

- "Fatigués de l'inaction" -

La rhétorique des messages appelant à l'interdiction de l'usine la présentent souvent comme une tentacule de la présence chinoise dans la région, renforcée après la chute du rouble en 2014 et la libéralisation du régime des visas.

"Pour les Sibériens, il y a deux choses qui sont comme un drapeau rouge agité sous le nez d'un taureau: les Chinois qui +prennent tout et ne laissent que des ordures+ et les empiétements sur le lac", relève Svetlana Pavlova, rédactrice en chef du site local IRK.ru.

"Et il s'avère que la société qui construit l'usine est détenue à 99% par des citoyens chinois", ajoute-t-elle.

Selon la journaliste, la multiplication des hôtels chinois, souvent illégaux, sur les rives du lac suscite l'ire des locaux, qui, eux, ne peuvent obtenir de permission officielle pour y construire quoi que ce soit et qui ne gagnent aucun profit des touristes amenés de Chine.

"Il y a une accumulation et les gens sont fatigués de l'inaction du gouvernement", explique-t-elle.

Le gouverneur de la région d'Irkoutsk, Sergueï Levtchenko, qui a soutenu la construction de l'usine d'embouteillage en 2017, a depuis totalement viré de bord.

"Le site se trouve dans une zone protégée. Je ne voit aucune possibilité d'y mettre de l'eau en bouteille", a-t-il déclaré récemment.

Pour le militant Alexandre Kolotov, toute l'affaire met en danger les efforts pour créer des projets respectueux de l'environnement sur le Baïkal, après la fermeture des polluantes usines soviétiques : "C'est comme si le projet avait été pensé exprès pour discréditer l'idée d'une mise en bouteille du Baïkal."
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 7f291e2bb0

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Re: L'eau

Message par energy_isere » 06 avr. 2019, 11:59

AFRIQUE : la FAO va construire un million de citernes pour stocker de l’eau au Sahel

5 avril 2019

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) vient de lancer un programme de construction d’un million de citernes d’eau au Sahel d’Afrique. L’initiative qui concerne spécifiquement le Sénégal, le Niger et le Burkina Faso, vise à répondre au déficit en eau que connaissent les habitants de ces pays en saison sèche.
............
https://www.afrik21.africa/afrique-la-f ... -au-sahel/

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