Congo RDC

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Re: Congo

Message par energy_isere » 02 juil. 2016, 13:36

République du Congo: Total quitte le bloc offshore Pointe-Noire Grands Fonds

Agence Ecofin 28 juin 2016

Au Congo-Brazzaville, la compagnie pétrolière française Total a fait part de son retrait du champ pétrolier Pointe-Noire Grands Fonds (PNGF) pour lequel il avait signé, il y a un an, le renouvellement de sa licence d’exploitation, rapporte le magazine français Jeune Afrique.

Cette décision, pour le moins inattendue, a été motivée, selon les explications de l’entreprise, par la conjoncture engendrée par la chute des cours du baril. Total affirme n’avoir trouvé aucun modèle économique conséquent pour continuer le développement du champ. La compagnie va ainsi focaliser toute son attention sur le projet Moho Nord qui entrera en production, l’année prochaine.

« Avec un cours du baril autour de 50 $, nous n’avons pas réussi à trouver un modèle économique pour ce projet de taille modeste qui produit environ 12 500 b/j pour 15 à 20 millions $ d’investissement chaque année », a expliqué Guy Maurice, le responsable de l’exécutif de Total au Gabon, selon des propos rapportés par notre source. Il a, par ailleurs, dit que les autorités se sont montrées compréhensives et ont accepté la reprise du permis.

Le contrat de partage de production du bloc Pointe-Noire Grands Fonds a été signé en 1995 entre Total et l’Etat congolais. Les opérations sur ce bloc représentent 40% de la production de Total au Congo.
http://www.agenceecofin.com/compagnies/ ... ands-fonds

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Message par energy_isere » 30 juil. 2016, 12:56

Du pétrole en RDC onshore ?
TOTAL va lancer un premier forage suite à des tests géophysique positifs.

DRC: SacOil to commence drilling on Block III in 2017 following positive exploration results

Image

Ecofin Agency 29 July 2016

SacOil has announced that it is confident that Total would launch a drilling campaign in 2017 on a resource in the Democratic Republic of Congo (DRC), after positive geophysical exploration results.

The company which is the operating partner over Block III, recently concluded the procurement of 244 km of 2D seismic data over the northern part of the block.

The 3 177-km² onshore acreage, is situated south of Lake Albert, in DRC. It also forms part of a larger basin, which has been undergoing extensive exploration on the Ugandan side of the border. In actual fact, Total and other oil majors have made significant discoveries in Uganda and SacOil has revealed plans to develop multiple oil discoveries, which could be transported via a planned $3.5-billion Uganda-Tanzania export pipeline.

According to SacOil group’s Executive Operations, Bradley Cerff, the company is also inspired by the first exploration results in Block III and is looking forward to the launching of the future drilling campaign.

He added that the licence conditions associated with Block III demand that drilling should take place by mid-2018, but he is hopeful that Total could move forwards with the project by 2017.

“We are moving into the nuts-and-bolts phase, over the past six years, the partners have come to grips with the regional geology. What we need to do now is test the geological model through drilling the first well on the DRC side of the border. The focus currently is on selecting the best possible geological location for the first well so as to prove that there is a working petroleum system in that area,” he told Engineering news.

SacOil acquired the block in 2010 and currently holds a 12.5% interest, demonstrating the asset would also be a significant development, especially after a recent restructuring of ownership structure, allowing it to directly represent its interest in Block III.

Cerff stated that, in addition to the producing Lagia oilfield in Egypt, the DRC asset is the most advanced in the company’s upstream portfolio and vital to its goals of becoming a pan-African oil and gas company.
http://www.ecofinagency.com/exploration ... on-results

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Message par energy_isere » 05 nov. 2016, 12:15

Congo : Total vise un plateau de production de 100 000 b/j à la mise en production de Moho Nord

Agence Ecofin 02 Nov 2016

Mardi, Guy Maurice (photo), responsable de l’exploration et de la production de pétrole en Afrique pour Total a déclaré à Reuters que la compagnie s’attend à une production de 100 000 barils de pétrole par jour dès la mise en service du champ Moho Nord, au Congo, courant premier trimestre de 2017.

Situé à près de 75 km au large de Pointe Noire et à 650 m et 1100 m de profondeur, c’est le premier projet en eaux profondes de l’industrie pétrolière locale. A plein régime, il devrait générer 140 000 barils de pétrole par jour. « La diminution des dépenses opérationnelles d'un côté et la diminution des coûts de développement d'autre part, devraient conduire à la possibilité d’investir dans le développement de nouveaux projets dans un environnement à bas prix » , a indiqué le responsable.

Il faut savoir que, vu les difficultés qu’il rencontre depuis le début de la chute des prix du pétrole, Total a adopté deux plans de réductions de ses dépenses en immobilisations. Ils portent à 7 milliards de dollars le montant que Total veut économiser en 2017. Ses investissements sont désormais réduits à 15-17 milliards de dollars par an. La compagnie s’est d’ailleurs débarrassée de certains de ses actifs contre-performants dans le pays pour mieux se concentrer sur ce gigantesque projet dont le développement coûtera 10 milliards de dollars.

Le projet de développement Moho Nord est la deuxième phase de développement de la licence Moho Bilondo. La première phase, Moho Phase 1B vise des réserves supplémentaires dans la partie sud, tandis que le Moho Nord cible de nouvelles réserves dans la partie nord de la zone de permis. Entré en service le 11 décembre 2015, Moho Phase 1B produit 40 000 barils de pétrole sur une base quotidienne.

Le projet est détenu à 53,5% par Total E&P Congo, la filiale locale du groupe français qui en est l’opérateur.
http://www.agenceecofin.com/production/ ... -moho-nord

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Message par energy_isere » 05 nov. 2016, 12:17

Le Congo va lancer un nouveau cycle d'octroi de licences en eaux peu profondes pour 2017/2018

Agence Ecofin 03 nov 2016

La République du Congo s’apprête à lancer un cycle d’octroi de licences d’exploration en eaux peu profondes pour la période 2017-2018. C’est ce qu’a annoncé Jean-Marc Thystere Tchicaya (photo), le ministre congolais en charge des hydrocarbures.

Cette annonce survient huit mois après la clôture de son dernier cycle d’octroi de licences. Les résultats de cette opération sont toujours attendus par les compagnies adjudicatrices. Selon l’autorité, le nouveau programme sera axé sur le pré sel et le post-sel de l'offshore du pays d’Afrique centrale. Le nombre de périmètres à explorer n’a toujours pas été révélé.

L'année dernière, le Congo a lancé pour 2016 un programme d’octroi de licences pétrolières pour huit blocs en offshore profond et ultra-profond et cinq blocs en onshore dans les bassins de la Côte et de la Cuvette.
http://www.agenceecofin.com/gestion-pub ... -2017/2018

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Message par energy_isere » 10 déc. 2016, 13:43

En 2018, la république du Congo produira 300 000 barils de pétrole par jour

Agence Ecofin 09 dec 2016

Avec la mise en production, en mars ou en avril prochain, du projet Moho Nord logé sur la licence Moho Bilondo, le Congo atteindra, en 2018, une production journalière de brut équivalente à 300 000 barils par jour. La production actuelle du pays est de 250 000 barils par jour.

Ce chiffre devrait permettre au pays de bouleverser la hiérarchie dans le classement des plus importants producteurs du continent et de se placer devant la Guinée Equatoriale qui peine à améliorer son rendement.

« À partir de la mi-2017, nous pouvons déjà compter sur une augmentation progressive de la production qui atteindra, en 2018, un plateau de 300 000 barils par jour », a révélé Jean-Marc Thystere-Tchicaya, le ministre congolais en charge du secteur pétrolier, lors d’une conférence à Libreville.

Toutefois, le responsable a dit espérer un retour à la normale des prix du pétrole pour que cette augmentation de la production profite à l’économie. « Nous espérons que le coût du baril de pétrole se stabilisera sur le marché, ceci pour le bien de notre budget», a-t-il ajouté.

A terme, Moho Nord devrait avoir une capacité de production de 140 000 b/j, selon l'opérateur Total qui détient une participation de 53,5%, aux côtés de Chevron (31,5%) et de la compagnie pétrolière nationale du Congo, SNPC (15%) indique Reuters.

Il faut rappeler que la chute des prix du pétrole a contraint le pays d’Afrique centrale à opérer à deux reprises des réductions de dépenses budgétaires. Les responsables ont, en effet, fait état d’un manque à gagner de plus de 1 400 milliards de FCFA.
http://www.agenceecofin.com/production/ ... e-par-jour

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Message par energy_isere » 15 mars 2017, 18:38

suite de ce post du 05 Nov 2016 viewtopic.php?p=395147#p395147
Au Congo, Total met en production le champ de Moho Nord

Publié le 15/03/2017

Cet important projet pétrolier offshore de Total a été lancé en 2013. Moho Nord, le premier champ en mer profonde du Congo, est entré en production, a annoncé le groupe français. Total est opérateur de Moho Nord à hauteur de 53.5% associé à l’américain Chevron et la Société nationale des pétroles du Congo.

Situé à 75 kilomètres au large de Pointe-Noire, avec des profondeurs d’eau de 650 à 1 200 mètres, Moho Nord doit produire environ 100 000 barils équivalent pétrole par jour. C’est le groupe français Technip (devenu aujourd’hui franco-américain sous le nom de TechnipFMC) qui avait emporté le contrat pour les études d’ingénierie et d’installation des équipement sous-marins. Soit 230 kilomètres de conduites rigides, 23 de conduites flexibles et 50 d’ombilicaux.

Moho Nord est une double première an Afrique avec l’utilisation inédite d’une plate-forme sous tension et un mode d’alimentation tout électrique. Les 34 têtes de puits sous-marins sont raccordés à la plate-forme ainsi qu’à l’unité flottante de production Likouf qui renvoient les hydrocarbures par pipeline vers le terminal de Djeno opéré par Total.

La production de Total qui a atteint la moyenne de 2,54 millions de barils jour en 2016 devrait augmenter de 4 % en 2017. Les deux prochains gros projets offshore africains de Total sont Kaombo (230 000 barils jour), en Angola, attendus pour 2017, puis Egina (200 000), au Nigeria, en 2018. Tous les deux en offshore ultra-profond, au delà des 1 500 mètres de profondeur.

Image
Moho Nord avec, à gauche, l'unité flottante de production (FPU) "Likouf" et à droite la plate-forme sous tension. (Document Total)
http://www.lemarin.fr/secteurs-activite ... -moho-nord

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Message par energy_isere » 06 janv. 2018, 12:29

La RDC adopte un nouveau code minier

Agence Ecofin 11 dec 2017

Le parlement de la RDC a adopté un nouveau code minier qui devrait augmenter les impôts et redevances des compagnies minières. L’information annoncée ce week-end, a été relayée par plusieurs médias internationaux dont Reuters et BBC Afrique.

Le projet de révision avait été proposé en 2015 mais son processus d’adoption a été suspendu en mars 2016 en raison des vives objections des compagnies minières qui se plaignaient du fait que cela remette en cause la rentabilité des investissements dans le secteur. Si aucune véritable précision n’a été apportée concernant les changements, l’on apprend que les modifications ne sont pas aussi importantes que celles proposées dans le projet de loi initial.

La RDC qui accueille sur son territoire de grandes sociétés comme Glencore, Randgold Resources, est le premier producteur africain de cuivre et le leader mondial de la production de cobalt. Son secteur minier est l’un des piliers de son économie.
https://www.agenceecofin.com/gestion-pu ... ode-minier

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Message par energy_isere » 03 févr. 2018, 13:18

La RDC sera le marché minier à plus forte croissance au monde, en 2018 (BMI Research)

Agence Ecofin 1er fev 2018

Selon BMI Research, une firme de recherche et filiale de Fitch Group, la RDC devrait être, en 2018, le marché minier à plus fort taux de croissance au monde.

«Nous prévoyons que l’industrie minière de la RDC enregistre un taux de croissance moyen de 17,7% en 2018, surperformant les autres marchés miniers comparables.», a déclaré la firme, relayée jeudi par Mining Review.

BMI pense que cette croissance sera portée par une hausse des prix des matières premières, ainsi que la réouverture de la mine de cuivre et cobalt de Katanga de Glencore qui devrait améliorer la production minière nationale.

En outre, une expansion prévue à la mine Kibali de Randgold Resources, soutiendra une hausse de la production aurifère nationale.

Toutefois, malgré ces perspectives positives, la firme a énuméré un certain nombre de risques susceptibles d’atténuer ses prévisions. Il s’agit notamment de l’instabilité politique croissante alors que le président Kabila ignore les appels à démissionner, et de l’adoption d’une nouvelle charte minière qui augmentera les taux de redevance existants pour les compagnies minières.

La RDC est le premier producteur de cuivre en Afrique et le leader mondial de la production de cobalt.
https://www.agenceecofin.com/gestion-pu ... i-research

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Message par energy_isere » 05 mai 2018, 12:42

La RDC envisage d'exploiter du pétrole dans deux parcs naturels

AFP parue le 03 mai 2018

Le gouvernement congolais envisage des exploitations pétrolières dans deux parcs naturels classés à l'Unesco en République démocratique du Congo, a indiqué jeudi l'ONG britannique Global Witness qui cite des lettres confidentielles et demande à Kinshasa de renoncer à son projet.

Le gouvernement congolais veut la "désaffectation" ou le "déclassement" des zones pétrolières du parc de la Salonga (centre) et du parc des Virunga (est), avance l'ONG qui affirme avoir consulté des courriers du ministre congolais des Hydrocarbures Aimé Ngoi Mukena.

Le ministre a demandé dans deux notes au gouvernement fin mars "de constituer une commission interministérielle" pour "le déclassement par décret d'une zone d'intérêt pétrolier du parc de Salonga" et "d'une zone d'intérêt pétrolier de 172 075 hectares (1 720,75 km2) soit 21,5% du parc des Virunga".

Dans les Virunga, le plus ancien parc naturel d'Afrique, les réserves pétrolières sont estimées à "6,758 milliards de barils avec les recettes budgétaires additionnelles de sept milliards de dollars", lit-on dans ces notes du ministre que l'AFP a également pu consulter. La commission interministérielle devait se réunir vendredi dernier.

Une visite interministérielle est prévue au Virunga vendredi (Agriculture, Affaires foncières...), a indiqué à l'AFP une source dans l'entourage du parc, endeuillé début avril par la mort récente de cinq éco-gardes et d'un chauffeur dans une attaque attribuée à l'un des groupes armés actifs dans la région.

Joint par l'AFP à Kinshasa, le ministre des Hydrocarbures a répondu : "Il n'est pas connu de moi ce projet sur la désaffectation d'une partie du parc. Si ce projet existe, nous n'avons pas peur de l'assumer, s'il y avait ce projet-là". "Le gouvernement congolais doit immédiatement arrêter toute tentative de déclassifier des parcs nationaux et des sites de l'Unesco. Il devrait aussi publier tous les contrats signés avec des compagnies pétrolières ainsi que les détails des paiements qu'il a reçus dans le cadre de ces contrats", commente l'ONG Global Witness.
https://www.connaissancedesenergies.org ... els-180503

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Message par energy_isere » 14 juin 2018, 20:12

RDC: en attendant Inga, le secteur minier au défi du manque d'électricité


14 juin 2018

Image
Vue aérienne des barrages Inga 1 (arrière plan) et Inga 2 (premier plan) sur le fleuve Congo, le 13 décembre 2013 à Inga, en RDC / © AFP/Archives / MARC JOURDIER

Méga-barrage Inga 3 en projet depuis des années ou centrales plus modestes et plus proches des usines du Katanga: la République démocratique du Congo cherche par tous les moyens à surmonter son déficit énergétique qui pénalise son industrie minière et l'empêche de vendre son cobalt au prix fort.

Pour 80 millions de Congolais, le manque d'électricité se traduit par des logements sans lumière ou des coupures fréquentes, même pour la minorité qui a les moyens de se raccorder au réseau de la Société nationale d'électricité (Snel, public).

Pour les entreprises étrangères du secteur (Glencore, des société chinoises, indiennes, sud-africaines...), réunies jusqu'à vendredi pour la "Semaine minière" de Lubumbashi (sud-est), le manque d'électricité empêche la transformation sur place des minerais bruts extraits en RDC, et donc la création de "valeur ajoutée" et d'emplois dont le pays et l'Afrique ont tant besoin.

Autre conséquence: la RDC, qui fournit les deux tiers de la demande mondiale de cobalt, n'exporte son précieux minerai que sous la forme de concentré (produits non finis) à 60%-70% du prix du marché. Un gros manque à gagner quand le cobalt flambe à la Bourse des métaux de Londres, dopé par la demande des fabricants de voitures électriques.

Ce déficit d'électricité frappe un pays qui dispose pourtant d'immenses ressources hydro-électriques avec son fleuve Congo parmi les plus puissants du monde: "Le potentiel de la RDC est estimé à 100.000 MW/an et le pays ne produit que 3.000 MW/an", a souligné le ministère provincial des Mines du Haut-Katanga en ouverture de la "Semaine minière" de Lubumbashi.

A ce stade du constat - maintes fois ressassé - du pays potentiellement riche qui croupit dans la pauvreté, les conférenciers sont évidemment revenus sur le projet de méga-barrage Inga 3.

Depuis des décennies, Inga 3 doit théoriquement prendre le relais des barrages Inga 1 (1972) et Inga 2 (1982) installés sur les rapides du fleuve Congo dans la province du Kongo-central, vers l'océan Atlantique, loin des usines du Katanga, province dont les velléités d'indépendance ont fait peur à Kinshasa dans les années 1960-70.

Pour tenter de relancer Inga 3, supposé éclairer un jour tout le pays voire toute l'Afrique, le régime du président Joseph Kabila a choisi une société espagnole - propriété du président du Real Madrid, Florentino Perez -, et un consortium chinois, China Three Gorges.

- "Beaucoup de bonnes nouvelles..." -

Chargé de mission du chef de l'État Joseph Kabila, Bruno Kapandji est arrivé à Lubumbashi les bras chargés de bonnes nouvelles devant les industriels sceptiques: "Notre objectif est de démarrer (les travaux) d'Inga cette année. La construction va durer de cinq à sept ans, peut-être jusqu'à onze ans".

"Les deux sociétés espagnoles et chinoises se sont mises d'accord pour créer un consortium unique. Elles ont confirmé la construction d'un barrage d'une capacité de 11.000 MW. Le coût de ce projet: 13,9 milliards de dollars. Nous sommes en train de préparer le contrat de collaboration exclusive qui va permettre d'aller chercher des financements. Nous allons mettre en place la société de projet, qui aura des capitaux privés et publics", a poursuivi le représentant du chef de l'État.

"On entend beaucoup de bonnes nouvelles en année électorale", a glissé un intervenant dans la salle, en référence aux élections prévues le 23 décembre qui doivent organiser le départ du président Kabila.

"Le Grand Inga risque d'arriver alors que les mines, qui ne sont pas éternelles, ne seront plus là", a lancé un représentant de TFM, un des géants du secteur minier racheté en 2016 pour 2,6 milliards de dollars par le groupe chinois China Molybdenum à l'Américain Freport.

En attendant Inga 3 à l'autre bout de la RDC, des industriels plaident pour le développement de petites centrales hydroélectriques sur place au Katanga, ou de projets alternatifs (solaires, bio-masse...). Des projets concrets, portés par des développeurs indépendants, ont été présentés mercredi à Lubumbashi (Sombwe, Tembo Power...).

"Si nous ne faisons pas Inga, toutes les solutions intermédiaires de moyenne ou petite centrale ne résoudront pas le problème", a martelé le représentant du chef de l'État, qui souligne que la Banque mondiale a "créé un désastre" en se retirant de ce dossier en 2016.

A l'époque, l'institution internationale avait déploré que les autorités de Kinshasa aient donné au projet "une orientation stratégique différente de celle qui avait été convenue en2014".
https://www.romandie.com/news/RDC-en-at ... 927378.rom

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Message par energy_isere » 22 juin 2018, 18:54

RDC: une centrale hydro-électrique de 150 MW pour combler le déficit énergétique

Kinshasa 22 juin 2018

Une nouvelle centrale hydro-électrique de 150 mégawatts a été inaugurée vendredi sur le fleuve en République démocratique du Congo, un petit pas pour tenter de réduire le déficit énergétique du pays et de sa capitale Kinshasa.

Située dans le Kongo-Central (ouest) à une centaine de kilomètres au sud de Kinshasa, la centrale de Zongo 2 doit alimenter la capitale aux dix à douze millions d'habitants, dont beaucoup font partie des 600 millions d'Africains qui ont des problèmes d'accès à l'électricité.

La RDC est confrontée à un "déficit criant dans la fourniture d'électricité", a reconnu le ministre congolais de l'énergie Jean-Marie Ingele Ifoto lors de cette cérémonie en présence du président Joseph Kabila, retransmise sur la télévision publique (RTNC).

Les travaux de construction de ce barrage, effectués par une entreprise chinoise en six ans, sont évalués à 360 millions de dollars. Une mise en service expérimentale d'un des trois turboalternateurs avait commencé en février.

Zongo 2 avant Inga 3?
La RDC vit depuis des années dans l'attente de ce méga-barrage plus à l'ouest sur le fleuve Congo vers Matadi et l'embouchure sur la minuscule façade atlantique.

D'un coût de 13,9 milliards de dollars, Inga 3 pourrait avoir une capacité de 11.000 MW. "Notre objectif est de démarrer (les travaux) d'Inga cette année", a récemment déclaré le chargé de mission du chef de l'Etat, Bruno Kapandji, devant des professionnels miniers qui souffrent aussi du manque d'électricité dans leurs usines.

"Le potentiel de la RDC est estimé à 100.000 MW et le pays ne produit que 3.000 MW", selon des chiffres officiels.

En se rendant à l'inauguration de Zongo 2, un convoi ministériel a subi un accident de la route, selon un député de la majorité. "Le plus grave est celui du ministre d'Etat Ruberwa dont la jeep s'est retrouvée au fond d'un profond ravin. Il en est sorti sain et sauf", a ajouté cette source dans un message à l'AFP.
https://www.romandie.com/news/RDC-une-c ... 930113.rom


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https://www.digitalcongo.net/article/5b ... 0043b4aae/

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Message par energy_isere » 23 juin 2018, 12:45

Le Congo est le nouveau membre de l'OPEP

Agence Ecofin 22 juin 2018

Vendredi, l’organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) a approuvé la demande d’adhésion de la République du Congo « avec effet immédiat ».

Il faut rappeler que le pays d’Afrique centrale qui produit 250 000 barils de pétrole par jour, a formulé sa demande en janvier dernier et devient ainsi le 15e membre du cartel, ce qui porte le nombre des pays africains membres du groupe à sept.

Les autres pays africains du groupe sont : le Nigeria, l’Angola, l’Algérie, la Libye, le Gabon, et la Guinée équatoriale.

Dans la hiérarchie, c’est-à-dire en termes de production, le Congo occupe le 13e rang devant le Gabon et la Guinée équatoriale. Comme l’indique Platts, avec une seule raffinerie de 20 000 b / j fonctionnant actuellement à environ la moitié de sa capacité, le Congo exporte presque tout son pétrole.

Davantage de pays africains sont intéressés par le cartel. L'Ouganda et le Soudan du Sud ont également exprimé leur volonté de devenir membres.
https://www.agenceecofin.com/gestion-pu ... e-de-lopep

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Message par energy_isere » 30 juin 2018, 14:13

:cry:
La RDC officialise son projet d'exploiter du pétrole dans des parcs naturels

AFP parue le 29 juin 2018

La République démocratique du Congo a officialisé son projet d'exploiter du pétrole dans les parcs naturels des Virunga (nord-est), le plus ancien d'Afrique, et de la Salonga (centre), d'après un document diffusé vendredi.

Le gouvernement congolais projette le "déclassement par décret d'une zone à intérêt pétrolier" dans les deux parcs, selon un compte-rendu d'un conseil des ministres en date du 8 juin, diffusé seulement ce vendredi.

La "zone d'intérêt pétrolier" concerne 172.075 hectares des Virunga soit 21,5% de la surface totale du parc classé au patrimoine mondial de l'Unesco, d'après le compte-rendu qui ne donne aucun chiffre pour la Salonga.

Le ministre des Hydrocarbure a demandé "l'autorisation de constituer, avec son Collègue de l'Environnement et du Développement Durable, une commission interministérielle" pour préparer les deux décrets.

"Après examen, le Conseil des ministres a accordé les deux autorisations", précise le compte-rendu.

Ce projet de "commission" pour étudier le "déclassement" d'une partie de deux des joyaux naturels et touristiques de la RDC avait été révélé par l'ONG Global Witness le 3 mai.

L'ONG avait demandé l'arrêt de ce projet en dénonçant "des conséquences catastrophiques" pour l'environnement: "Le parc de la Salonga abrite près de 40 % de la population mondiale de bonobos, tandis que celui des Virunga constitue un habitat vital pour de nombreuses espèces protégées, les hippopotames, les éléphants et certains des derniers gorilles des montagnes au monde".

Dans les Virunga, le plus ancien parc naturel d'Afrique, les réserves pétrolières sont estimées à "6.758 milliards de barils avec les recettes budgétaires additionnelles de sept milliards de dollars", d'après une note du ministre que l'AFP avait pu consulter.

Le parc des Virunga a suspendu ses activités touristiques jusqu'à la fin de l'année après la mort d'une ranger et l'enlèvement de trois personnes dont deux touristes britanniques le 11 mai dernier.

A la frontière avec le Rwanda et l'Ouganda, les Virunga s'étendent sur 7.800 km2 dans la province du Nord-Kivu, fief de plusieurs milices et groupes armés.
https://www.connaissancedesenergies.org ... els-180629

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Re: Congo RDC

Message par energy_isere » 01 sept. 2018, 14:22

RDC : productions de cuivre, cobalt et or en hausse au premier semestre


Agence Ecofin 31 août 2018

La production de cuivre de la RDC a augmenté de 7,9% en glissement annuel à 597 249 tonnes, au premier semestre 2018, rapporte, jeudi, la Banque centrale du pays. Selon les détails relayés par Reuters, la production de cobalt était également en hausse de 37,6% à 52 491 tonnes, et la production aurifère de 15,8% à 17 948 kg.

Notons que, selon le dernier bulletin publié par l’International Copper Study Group (ICSG), la production totale des mines de cuivre en exploitation dans le monde a augmenté de 5,7%, durant les 5 premiers mois de l’année, à 8,336 millions de tonnes.

L’organisation a cité parmi les facteurs qui ont porté cette hausse, une augmentation de 12,5% de la production par SX-EW - procédé d’extraction combinant solvant et électroextraction - en RDC, plus grand producteur africain devant la Zambie.

Leader africain du cuivre, la RDC est également le premier producteur mondial de cobalt.
https://www.agenceecofin.com/metaux/310 ... r-semestre

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