Politique energétique mandat de E.Macron

Ce forum ne traite pas du «grand jeu» mais des réactions plus locales au pic pétrolier, à l'échelle du pays, des régions, ou des villes.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par Remundo » 14 sept. 2018, 14:44

Macron vient de créer en ligne une boutique en ligne de l'Elysée... non non, ce n'est pas une plaisanterie

Il y vend un tas de trucs, notamment des Tshirt imprimés avec des macronneries variées. Des objets bleu-blanc-rouge et même la tronche d'Emmanuel sur des tasses

Image

Bravo, la France vous remercie.

pour ceux qui souhaitent se faire arnaquer à la fois par les (b)urnes et la boutique :
https://boutique.elysee.fr/

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par Raminagrobis » 14 sept. 2018, 22:40

Ah ben voila, avec ça dans six mois la dette publique est remboursée.
Toujours moins.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par Glycogène » 14 sept. 2018, 23:48

C'est au même prix que la vaisselle de l'Elysée ?

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par phyvette » 15 sept. 2018, 00:58

Mon produit préféré

Image
Coffret 7 macarons Pierre Hermé

La famille Trogneux doit être verte de rage.
Gilles a raison
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Gilles ne contredit pas il éduque
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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par Raminagrobis » 16 sept. 2018, 12:44

La boutique en ligne de l'Elysée vend plein d'articles confectionnés par "LeSlipFrançais"
J'imagine De Gaulle écrivant ses mémoires :"toute ma vie, je me suis fait une certaine idée de la France et c'est pour ça que je fais revendeur pour LeSlipFrançais"
Toujours moins.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par phyvette » 28 sept. 2018, 18:26

Quand ça veut pas ça veut pas...

Martinique : la tempête tropicale Kirk perturbe la visite d'Emmanuel Macron en arrivant.
Et un séisme de magnitude de 6,3 pendant sa visite.
Quant Emmanuel Macron va partir je verrais bien les grenouilles tomber du ciel et recouvrir toute la Martinique.
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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 28 sept. 2018, 21:19

phyvette a écrit :
28 sept. 2018, 18:26
Quand ça veut pas ça veut pas...

Martinique : la tempête tropicale Kirk perturbe la visite d'Emmanuel Macron en arrivant.
Et un séisme de magnitude de 6,3 pendant sa visite.
Quant Emmanuel Macron va partir je verrais bien les grenouilles tomber du ciel et recouvrir toute la Martinique.
Ils ont les Sargasses aussi.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 19 nov. 2018, 08:10

L'huile de palme empoisonne le gouvernement

18/11/2018

En pleine polémique sur les carburants, le gouvernement vient d'hériter d'un dossier dont il se serait bien passé, tant il illustre les difficultés des responsables politiques à gérer des injonctions contradictoires: écologie, emploi, pouvoir d'achat.

L'Assemblée nationale a adopté de justesse un amendement du Modem excluant l'huile de palme de la liste des biocarburants et donc des avantages et incitations fiscales qui y sont liées. Une décision qui a semé le trouble au sein de la République en marche. La mesure a été adoptée par 22 voix contre 20. Tous les groupes d'opposition se sont ralliés au MoDem à l'origine de cet amendement, mais aussi 5 députés de la majorité.

De nombreux députés de l'opposition étaient montés au créneau pour défendre cet amendement. « Cela fait quinze jours que l'on se bat pour expliquer pourquoi on fait la transition énergétique, pourquoi on rajoute de la taxe carbone, pourquoi on augmente la taxe sur le gazole, et quand on veut faire du carburant propre en France, on garde l'huile de palme (...) L'huile de palme, c'est plus nocif que l'essence », avait affirmé Bruno Millienne, élu MoDem des Yvelines. « Favoriser l'utilisation de l'huile palme c'est accepter que se poursuivent des déforestations », avait tonné le chef de file des Insoumis, Jean-Luc Mélenchon.

Il faut dire que le sujet fait débat. Il y a un mois, l’Assemblée nationale avait maintenu un avantage fiscal pour les biocarburants à base d'huile de palme. Cette fois, l'avis du gouvernement avait été respecté. Gérald Darmanin, ministre des comptes publics, avait alors mis l'emploi en avant, évoquant le sort des 300 ouvriers de la bioraffinerie Total de La Mède dans les Bouches-du-Rhône. Le site doit démarrer au premier trimestre 2019. Il raffinera désormais des carburants à partir de matières végétales, en particulier la très controversée huile de palme. Pour le ministre, sans avantage fiscal, ces emplois seraient menacés. L'adoption de l'amendement excluant l'huile de palme de la liste des biocarburants vient donc tout chambouler.

La position du gouvernement a été largement critiquée par des députés de tous bords, qui ont dénoncé les largesses du gouvernement envers Total. Bruno Millienne, député MoDem, a notamment dit avoir « un peu de mal à concevoir qu’on va donner finalement à Total la primeur par rapport à nos filières françaises ». De son côté, François-Michel Lambert, ex-LREM et membre du nouveau groupe Libertés et Territoires, a dénoncé «des largesses extraordinaires» pour l’entreprise. «Ce que je ne comprends pas c’est qu’au nom de Total (...) on sacrifie toute la filière betterave-sucre», a aussi déploré Jean-Louis Bricout, du parti socialiste. Mathilde Panot, de France Insoumise, a quant à elle déploré que l’économie prenne le pas «sur l’intérêt général humain».

........
.......
https://bfmbusiness.bfmtv.com/l-huile-d ... 69081.html

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 19 nov. 2018, 12:55

Benjamin Griveaux : "Il faut se désintoxiquer de la France du tout pétrole"

Boursorama avec AFP 19/11/2018

Pour le porte-parole du gouvernement, la volonté de maintenir la hausse des taxes sur les carburants est "la bonne décision". Une position défendue notamment au nom de "la souveraineté nationale".

"La transition énergétique, c'est difficile". Le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux a assuré lundi 19 novembre que le refus de revenir sur la hausse des taxes sur le carburant était la "bonne décision", car "il faut se désintoxiquer de la France du tout pétrole".

"Ce n'est pas par plaisir qu'on fait des choses qui ne sont pas populaires, c'est parce qu'on en a besoin pour désintoxiquer notre économie du tout pétrole, parce qu'on ne veut pas que le porte-monnaie des Français soit dans la main de pays qui produisent le pétrole et parce qu'on pense que c'est bon pour l'environnement", a plaidé le secrétaire d'État auprès du Premier ministre sur BFMTV.

UNE BONNE DÉCISION POUR "L'INDÉPENDANCE NATIONALE"

Malgré la mobilisation des gilets jaunes ce week-end, ne pas revenir sur la hausse des taxes sur le carburant, "c'est la bonne décision", a assumé le porte-parole du gouvernement, parce que "si dans 18 mois les pays du Golfe, les pays qui produisent le pétrole, font en sorte que le prix du baril atteignent 80, 90 ou 100 dollars le baril, hé bien ce sont eux qui s'occuperont du porte-monnaie des Français".

"Quand on est pour l'indépendance nationale, quand on est pour la souveraineté nationale, on accompagne nos concitoyens dans cette transition qui est difficile", a-t-il ajouté.

UN DÉFICIT DE COMMUNICATION SUR LE CHÈQUE ÉNERGIE

Il a en outre jugé qu'"on a infantilisé les Français depuis trente ans, en leur expliquant qu'en un claquement de doigt l'État pouvait tout régler ; ce n'est pas vrai, on leur a raconté des histoires", a accusé Benjamin Griveaux, en dénonçant le "triptyque immanquable des 30 dernières années dans la vie politique française : un problème émerge, on fait une dépense, l'année d'après un impôt".

Il a néanmoins reconnu un déficit de communication du gouvernement sur le chèque énergie voté en 2017, car sur les 3,6 millions de Français qui ont droit à ces 150 euros, 560.000 ne l'ont pas demandé selon lui. "On a mal fait le boulot, nos administrations et nous, on doit permettre à ces Français d'y avoir recours, parce pour les gens qui étaient hier avec un gilet jaune, 150 euros et 200 euros l'an prochain, ce n'est pas rien, donc s'ils peuvent le toucher, c'est aussi notre job", a-t-il déclaré.

Dimanche 18 novembre sur France 2, Édouard Philippe s'est également montré ferme : "ce n'est pas quand ça souffle qu'il faut changer de cap, le cap que nous avons fixé nous allons le tenir", a-t-il déclaré, affirmant que la taxe carbone serait maintenue. Pour l'heure le gouvernement reste inflexible alors que les "gilets jaunes" s'organisent pour que le mouvement dure.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 2c186233f4

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par batista » 23 nov. 2018, 09:53

François de Rugy : «Nous visons une baisse de 40% de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030»
Par Alain Auffray , Laure Equy et Coralie Schaub, photo Cyril Zannetacci pour Libération — 22 novembre 2018 à 20:56
Il ne manque pas d'ambitions ce François de rugie. Quel homme !
Au moins çà nous change des états d’âme de hulot. :-({|=
La hausse des taxes sur le carburant n’est pas audible pour certains Français qui peinent à boucler leur fin de mois. Comment répondre à ces «gilets jaunes» ?

Nous devons conduire cette transition écologique qui implique des changements de comportement et d’investissement. Notre enjeu est d’accompagner particuliers, entreprises et collectivités pour les mobiliser, en faire des acteurs de cette transformation. Je sais que certains ont l’impression de subir mais ils subissent parce que durant des décennies, nous n’avons rien fait. Les Français qui manifestent aujourd’hui ont été pris au piège d’un mode de vie centré autour du «tout voiture». C’est ce qu’on est en train de changer. Notre politique vise à fixer le cadre et les outils de cette transition énergétique et à donner les moyens aux Français de ne plus subir ces hausses de prix, que ce soit à la station-service ou lorsqu’ils doivent payer leur facture de chauffage. C’est la seule façon de s’en sortir. D’un point de vue écologique et climatique et sur le plan économique et social, pour maîtriser notre facture énergétique, trop dépendante du pétrole, avec un gain de pouvoir d’achat durable.

Dans l’immédiat, le pouvoir d’achat des plus modestes est entamé par cette hausse des prix. Les compensations vous apparaissent-elles suffisantes ?

La fiscalité écologique sert à trois choses. D’abord se substituer à d’autres impôts et taxes sur le travail et les entreprises : nous l’avons fait en baissant les cotisations sur les salaires et la taxe d’habitation. Puis, donner les moyens à l’Etat et aux collectivités de financer les investissements pour la transition écologique. Le budget de mon ministère a augmenté de près de 2 milliards d’euros en deux ans et on augmente de 40 % les budgets sur les transports sur ce quinquennat. Et enfin, la redistribution sociale. Dès 2017, nous avons généralisé le chèque énergie et l’avons étendu au fioul. Il sera augmenté de 50 euros en moyenne en 2019 et le nombre de bénéficiaires sera élargi, à plus de 2 millions de ménages supplémentaires. La prime à la conversion qui permet aux Français de changer leur voiture pour un véhicule moins polluant a été mise en œuvre le 1er janvier 2018 alors que les prix du pétrole n’étaient pas aussi élevés. Nous n’avons donc pas attendu que le cours monte pour accompagner les Français. Nous avons décidé, pour 2019, d’ajouter des moyens.

Même avec la prime à la conversion, les Français les plus modestes n’ont pas les moyens d’acheter une nouvelle voiture…

Nous travaillons à de nouveaux outils de financement. Nous négocions avec les constructeurs pour qu’ils fassent un effort sur les prix et doublent l’aide d’Etat sur les véhicules neufs. Si l’Etat met 2 000 euros pour l’achat d’une voiture moins polluante, 2 500 euros pour une électrique ou hybride électrique rechargeable, le constructeur en ferait autant. Nous œuvrons avec les banques pour qu’elles financent le reste à payer par des prêts à taux réduit.

Allez-vous en faire la clé de voûte de la PPE ?

Dans la programmation pluriannuelle de l’énergie, stratégie française pour l’énergie des 10 années à venir, nous visons une baisse de 40 % de la consommation d’énergies fossiles d’ici 2030. C’est plus ambitieux que la loi de 2015 qui prévoyait une diminution de 30 %. Cette baisse sera à décliner dans deux secteurs : transports et logement. En 2020, les voitures neuves devront avoir une moyenne d’émissions de CO2 de 95 grammes par kilomètre. Cela signifie une mutation profonde du secteur automobile vers les voitures électriques et hybrides électriques rechargeables. D’ici 2022, on multipliera par cinq les ventes de voitures électriques neuves avec l’objectif de 20 % des ventes pour les électriques en 2030.

Quid de la rénovation thermique des logements ?

C’est un défi à relever. Comme le Premier ministre l’a indiqué, nous voulons aider tous les Français à sortir du chauffage au fioul d’ici 10 ans, car c’est l’énergie de chauffage la plus carbonée et celle dont le coût va le plus augmenter avec la fiscalité sur le carbone. Ce chantier est très important car il y a 3,5 millions de logements individuels, 600 000 copropriétés et des bâtiments publics chauffés au fioul. Nous mettrons en place des mesures d’accompagnement, notamment une prime à la conversion appliquée aux chaudières. Nous le ferons aussi à partir de 2020 pour le remplacement du simple vitrage et des radiateurs électriques les moins efficaces, les «grille-pain». J’ouvrirai prochainement une négociation avec les professionnels du bâtiment et de l’immobilier et les entreprises de l’énergie pour avancer sur des mesures incitant les Français à rénover leur logement. A la fin du quinquennat, on verra s’il est utile d’instaurer des obligations légales ou réglementaires pour en finir avec les passoires thermiques.
Comme l’interdiction de la location des passoires thermiques ?

Cette idée a été mise sur la table lors de la présidentielle de 2017. Est-ce le meilleur outil ? Nous choisissons de commencer par négocier avec les professionnels de la filière et travailler sur les outils et les moyens d’accompagner et d’inciter les Français. L’Etat prendra d’ailleurs sa part en termes de financement. Et si ça ne suffit pas, nous réfléchirons dans un deuxième temps à des mesures contraignantes.

Allez-vous renforcer le crédit d’impôt sur la transition énergétique ? Il a été baissé et n’a pas été transformé en prime, contrairement à ce qui avait été prévu…

Rappelons qu’en 2017, 1 million de Français ont engagé des travaux de rénovation grâce au crédit d’impôt transition énergétique (Cite). Dès 2019, nous allons travailler à transformer le Cite pour qu’il soit avancé sous forme de prime pour les plus modestes, qu’ils soient locataires ou propriétaires occupants de leur logement - par le biais de l’Agence nationale pour l’habitat.

Qu’en est-il des énergies renouvelables ?

Dans la PPE, nous allons fixer des trajectoires chiffrées. D’ici 2030, on aura 40 % d’énergies renouvelables dans la production d’électricité. Et 10 % de gaz renouvelable dans la consommation de gaz, contre 0,1 % aujourd’hui. Cela implique de construire des méthaniseurs, ces unités de production de gaz à partir de déchets verts ou agricoles. Par ailleurs, nous prévoyons 38 % de chaleur renouvelable. Et 15 % de carburants non fossiles dans la consommation finale de carburant.

C’est-à-dire ? Contenant de l’huile de palme ?

Ce sont des carburants d’origine agricole et si on ne fait rien, ce sera pour une part de l’importation d’huile de palme, c’est vrai. Mais on souhaite développer en France et en Europe d’autres cultures pour faire des agrocarburants, comme le bioéthanol, avec de la betterave. Cela veut dire que des méthaniseurs, éoliennes, et panneaux solaires photovoltaïques de grande surface au sol, seront construits sur tout le territoire. Notre horizon : rééquilibrer la production d’énergie, aujourd’hui très concentrée, pour qu’elle entraîne l’activité économique dans tous les territoires.

Ne faut-il pas réfléchir à la stratégie énergétique à l’échelle européenne et franco-allemande ?

Sur la production d’électricité, chaque pays est attaché à sa politique nationale, c’est un enjeu de souveraineté. Mais je plaide pour qu’on coordonne davantage nos politiques, pas simplement entre la France et l’Allemagne. Mais aussi avec la Belgique, qui a un gros problème d’approvisionnement et demande une aide européenne. Les Allemands travaillent à un plan de sortie anticipée des centrales à charbon, et on les pousse dans ce sens. Si nous fermons nos centrales à charbon c’est aussi pour pouvoir dire aux Allemands, aux Polonais ou à d’autres : «Même si on en a peu, on prend notre part de l’effort.»

Sur le nucléaire, la PPE ne sera pas dans les clous de la loi de 2015 (50 % de nucléaire d’ici 2025). Quelle sera la nouvelle échéance, 2035, 2040 ? Allez-vous nommer les réacteurs à fermer ?

Dès 2017, le gouvernement a fait une opération vérité et a reconnu qu’on n’y arriverait pas en 2025. Il a ajouté un élément non négligeable : on ferme les centrales à charbon plus vite que prévu, avant 2022. Je confirme cet objectif, même si l’équation n’est pas simple. Dans la PPE, nous travaillons plutôt sur un objectif de 50 % de nucléaire en 2035. Il faudra modifier la loi.

Quid des trois scénarios sur le nucléaire qui ont fuité ?

On change la date, pas l’équilibre. Surtout, on décrira un scénario crédible, avec les moyens d’atteindre l’objectif. Les ONG critiquent par anticipation sur la base de documents de travail. Ça fait partie du débat démocratique. D’ailleurs, la PPE sera soumise à discussion pendant cinq mois, sur tout le territoire.
"Ça va mieux." F. Hollande

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Message par williams » 23 nov. 2018, 10:05

Le comble sur les taxes dont la taxe carbone est que les avions et bateaux y échappent contrairement aux voitures, camions, motos,... alors que le secteur aérien est indéniablement un des principaux responsables de la pollution mondiale, avec en outre une empreinte carbone de 241 kg de CO2 par passager pour un trajet de 500 km aller-retour en avion, contre 170,6 environ pour le même trajet effectué cette fois en voiture, selon les chiffres de l'Ademe. Pas mieux côté transport maritime : un seul cargo pollue autant que 50 millions de voitures, selon une étude menée par France Nature Environnement.

Cette différence de traitement est un symptôme de l’injustice sociale générée par la façon dont la fiscalité écologique est appliquée en France puisque l’aviation et le transport maritime sont des pollueurs non payeurs et qu'on met tout sur dos des français comme pour tout !

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par Remundo » 23 nov. 2018, 10:24

tout à fait,

mais ces taxes pseudo-écologiques sur les carburants consommés par Mr Toutlemonde ont pour seul but de remplir les poches percées de l'Etat ; tout le discours environnant ce sujet est une farce politique.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 26 nov. 2018, 15:29

Macron doit dévoiler la PPE (programmation pluriannuelle de l'énergie ) demain.

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par energy_isere » 28 nov. 2018, 08:56

Les sept bonnes nouvelles de la PPE pour EDF, Engie et toute l'industrie

AURÉLIE BARBAUX Usine Nouvelle le 27/11/2018

Le gouvernement a enfin dévoilé son projet de programmation pluriannuelle de l’énergie, alias PPE, pour les périodes 2019-2023 et 2024-2028. Elle fixe enfin des trajectoires claires à l’industrie, avec de bonnes nouvelles. Explications en sept objectifs clés.

Le plan climat a enfin sa feuille de route. Mixant la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), et la stratégie nationale bas carbone (SNBC), la stratégie française pour l’énergie et le climat a été présentée le 27 novembre par François de Rugy, ministre de la Transition écologique et solidaire. Elle fixe pour principal objectif de réduire de 35% la consommation d’énergies fossiles d’ici à 2028, par rapport à 2012, afin d’atteindre -40% d’ici 2030. Elle doit aussi servir à réduire notre "dépendance au nucléaire, pour que la France ne passe pas à côté des renouvelables", a expliqué le ministre de l’Environnement. Comment ? En fixant des objectifs clairs datés dans le temps. De quoi permettre aux industriels de s’organiser.

14 RÉACTEURS NUCLÉAIRES FERMÉS D’ICI À 2035

Ne pas s’y tromper. L’annonce de la fermeture de 14 réacteurs nucléaire d’ici à 2035 est plutôt une bonne nouvelle pour EDF. D’abord

parce que ce chiffre est plutôt la fourchette basse pour ramener à 50% la part de l’atome dans le mix électrique français. L’Etat table en effet sur une augmentation de la consommation électrique, comme le prédit EDF, contre l’avis de RTE. Ensuite, parce que seuls deux réacteurs, en plus de ceux de Fessenheim, devraient être fermés en 2027 et 2028. Certes, le gouvernement dit que, si les conditions d’autonomie d’approvisionnement et de marché sont réunies, EDF devra fermer un réacteur dès 2025 et un autre en 2026, mais personne n’y croit vraiment. EDF n’envisageait pas d’autre fermeture avant 2029, mais le calendrier proposé par l’Etat lui laisse le temps de s’organiser et le choix des réacteurs.

Surtout, Emmanuel Macron a garanti qu’aucun site nucléaire ne serait fermé, "pour ne pas déstabiliser les territoires et permettre la construction de nouveaux réacteurs lorsqu'ils seraient décidés", reconnait François de Rugy. Quant à la décision de construire de nouveaux EPR, le gouvernement a décidé de repousser la décision à 2021, voire 2022, "pour que ce soit un enjeu électoral", a même expliqué François de Rugy.

40% D’ÉLECTRICITÉ RENOUVELABLE EN 2030

De 5 milliards par an, les investissements dans le développement des énergies renouvelables pourraient atteindre "de 7 à 8 milliards d’euros par an", a annoncé Emmanuel Macron, dans son discours du 27 novembre présentant les enjeux et la méthode de la stratégie climat nationale. De quoi atteindre un objectif de 40% d’électricité renouvelable d’ici à 2030, contre 17 % aujourd’hui. Mais que les filières émergentes, comme l’hydrolien, ne rêvent pas trop. "Nous faisons le choix de développer des technologies fiables, éprouvées et compétitives, comme l’éolien terrestre et posé en mer, et le solaire photovoltaïque, qui ont des coûts de plus en plus proches des prix de marché", prévient François de Rugy. EDF avec son plan de 30 GWh de solaire est bien dans la ligne.

67 EUROS/MWH DE GAZ RENOUVELABLE EN 2023

Autre énergie renouvelable, le biométhane, a aussi les faveurs de cette PPE. Mais il doit encore faire ses preuves. L’objectif de passer de 0,1% aujourd’hui à 10% de gaz renouvelable dans la consommation en 2030, déjà prévu dans la première PPE, n’a pas été revu à la hausse, ni à la baisse. Mais François de Rugy dit vouloir mettre "les producteurs devant leurs responsabilités de faire baisser les coûts de production". Ils doivent atteindre 67 euros/MWh en 2023, grâce à l’industrialisation des process et la multiplication par cinq de la production par rapport à 2017 pour atteindre 32TWh en 2027. Engie a justement présenté un plan pour y parvenir.

15% DE CARBURANTS RENOUVELABLES EN 2030

La diversification du mix énergétique français passera aussi par les biocarburants et autres gaz renouvelables. La part de la consommation finale de carburant à partir d’énergies renouvelables devra passer de 7% aujourd’hui à 10% en 2020 et 15% en 2030. Mais pas n’importe comment. L'incorporation de biocarburants de première génération ne dépassera pas 7% de l’énergie contenue. La croissance se fera exclusivement avec les biocarburants avancés (deuxième génération, issus d’algues ou de résidus industriels) qui devront atteindre 3,8% dans l‘essence et 3,2% dans le gazole en 2028. De quoi motiver Total pour continuer d'investir dans les carburants alternatifs.

350 MILLIONS D’EUROS AU FONDS CHALEUR EN 2020

La part de la chaleur produite à partir de sources renouvelables doit passer de 22% aujourd’hui à 33% en 2020 et 38% en 2030. Pour y parvenir, le fonds chaleur, géré par l’Ademe, sera porté à 350 millions d'euros en 2020. C’est moins que les 400 millions d’euros prévus dans la loi de transition énergétique pour la croissance verte de 2015, mais cela devrait permettre de financer des projets innovants de récupération de chaleur industrielle, notamment.

4,8 MILLIONS DE VÉHICULES ÉLECTRIQUES EN 2028

Les constructeurs automobiles savent à quoi s’en tenir. La France veut 1,2 million de voitures particulières électriques en circulation en 2023 et 4,8 millions en 2028. La fin de la vente de véhicules thermiques neufs est confirmée pour 2040. D’ici là, via l’Europe, la France,demande aux constructeurs de limiter à 95 g de CO2/km les émissions des véhicules neuf en 2020 et 60 g. en 2030. Et pour aider à vendre ces véhicules plus sobres, l’Etat va financer 1 million de primes à la conversion d’ici à 2023.

1 MILLION DE CHAUDIÈRES AU FIOUL REMPLACÉES

La PPE fixe comme objectif le replacement d’ici à 2023 du million de chaudières au fioul et de 10 000 chauffages à charbon, par du chauffage à base d’énergies renouvelables ou de gaz haute performance. Il fixe aussi à 9,5 millions, le nombre de logements chauffés au bois avec un appareil labellisé. Une aubaine pour les fabricants de chaudières et la filière bois, mais pas uniquement. Car la PPE fixe aussi comme objectif le raccordement de 3,4 millions de logements à un réseau de chaleur.
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... ie.N775214

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Re: Politique energétique mandat de E.Macron

Message par mobar » 28 nov. 2018, 10:02

Transition énergétique : les ONG et l’opposition jugent sévèrement le discours de Macron

Les associations dénoncent un « recul », voire une soumission « devant le lobby nucléaire ». Pour les politiques, le président n’a pas entendu les Français.
Après le discours du chef de l’Etat, qui s’est exprimé, mardi 27 novembre, depuis l’Elysée pour redonner le cap de la transition écologique et tenter de trouver une sortie de crise au mouvement des « gilets jaunes », les réactions politiques et issues d’ONG n’ont pas tardé. Emmanuel Macron a annoncé jusqu’à six nouvelles fermetures de réacteurs nucléaires d’ici 2030, moins que ce qu’espéraient les écologistes, et un essor des énergies renouvelables.

C’est « le statu quo sur l’ère du nucléaire » et un « recul » sur les objectifs de fermeture, a déploré Audrey Pulvar, présidente de la Fondation pour la nature et l’homme (FNH), créée par l’ancien ministre de la transition écologique Nicolas Hulot. Le président « ouvre la porte à de nouveaux EPR », a-t-elle dénoncé dans un communiqué.

Le directeur général de Greenpeace France, Jean-François Julliard, regrette dans un communiqué une « réponse [qui] n’est pas à la hauteur de l’urgence » :

« La France persiste à présenter l’énergie nucléaire comme une alternative aux énergies fossiles, alors qu’elle n’est ni propre, ni peu coûteuse et ne garantit en aucun cas notre indépendance énergétique. »

A quelques jours de l’ouverture de la COP24 et quelques semaines après la sortie du rapport alarmiste du GIEC, la France choisit de se décrédibiliser sur la scène internationale, affirme l’association dans un autre communiqué.

« Comme ses prédécesseurs, Emmanuel Macron recule devant la nécessité d’engager les mesures structurantes de transition énergétique pour lesquelles les solutions existent déjà et de nombreux acteurs de terrain sont mobilisés », regrette, de son côté, le directeur du CLER - Réseau pour la transition énergétique, Jean-Baptiste Lebrun.

Pour lui, le président « ne s’attaque pas aux causes réelles du problème et des factures des Français, comme les consommations trop élevées des 27 millions de logements en France, dont 7,5 millions de passoires énergétiques ». La rénovation de ces « passoires énergétiques » est l’une des solutions préconisées par l’association, avec la dotation aux territoires dans la Programmation pluriannuelle de l’énergie pour permettre le développement des énergies renouvelables ou encore la hausse du montant du chèque-énergie à 200 euros.

L’exécutif a préféré « annoncer un changement dans la “méthode de travail” plutôt que prendre les décisions courageuses et visionnaires dont nous avons urgemment besoin », dénonce Attac dans un communiqué :

« Plutôt qu’apporter des réponses structurelles et des alternatives au tout-voiture et à l’étalement urbain, comme le rapprochement des services publics, la relocalisation des activités et le développement massif des transports en commun et mobilités douces, le Président de la République s’est contenté de proposer, sans la détailler, une mesure, une “taxe flottante” qui a fait la preuve de son inefficacité dans un passé récent. »

Face à une fiscalité carbone « injuste et inefficace », l’association propose, dans une note, de la basculer « sur les entreprises les plus polluantes et jusqu’ici largement exonérées ».

Quant au WWF France, il « regrette les paradoxes des discours et le flou autour des annonces », qui « ne permettent pas concrètement de faire face aux défis ». Dans un communiqué, l’organisation souligne entre autres qu’« aucune référence n’a été faite à la sobriété énergétique et à la nécessaire évolution de nos modes de vie », le président ayant même affirmé selon elle « que la voiture a un avenir en France ».
•Du côté des politiques

« Fermeture des centrales nucléaires repoussée à la Saint-Glinglin, mensonges sur les prétendus avantages de cette énergie dangereuse, entêtement dans la catastrophe industrielle et financière de l’EPR. Macron apporte la preuve de sa totale soumission au lobby nucléaire », a réagi le chef de file de la France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.

La présidente du Rassemblement national (ex-FN), Marine Le Pen, a tweeté pour sa part : « A ceux qui se demandent comment boucler leur budget dans trois jours, Emmanuel Macron répond : “Rendez-vous dans trois mois…” (…) La confusion totale du discours présidentiel et le vide absolu en termes de solutions sont saisissants… » Son compagnon et membre du bureau exécutif du RN, Louis Aliot, dénonce « un discours de technocrate ».

C’est la même « technocratie » que visent le vice-président des Républicains (LR) Damien Abad et le député LR Eric Ciotti. Pour la porte-parole du parti Laurence Sailliet, « ce discours nous apprend qu’Emmanuel Macron n’est pas sorti dans la rue et n’a pas allumé sa télévision depuis que les ‘gilets jaunes' expriment leur souffrance. C’est désespérant… »

Le chef de file des députés LR Christian Jacob estime que le président n’entend pas le « ras-le-bol que les Français expriment » et « cherche à gagner du temps en nous inventant des mesures de concertation ».

« Discours à côté de la plaque : aucun plan de transition écologique à la hauteur des enjeux ! Macron recycle des mesures insignifiantes et n’apporte aucune réponse à la détresse des Français », affirme, de son côté, le président de Debout la France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan, qui multiplie les interventions depuis le début du mouvement, gilet jaune sur le dos.

Le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure, regrette sur BFMTV que M. Macron « ait tout concentré sur une partie du sujet seulement. Ça n’est pas simplement la question des carburants, mais le problème du pouvoir d’achat. Or, sur ce point-là, le président reste muet, absolument muet ».

Le chef de file du PCF aux élections européennes, Ian Brossat, juge qu’« il semble qu’il y ait un mot tabou dans notre pays : le mot ‘salaires’… Assez fou qu’on puisse disserter sur le pouvoir d’achat sans en dire un mot. »

Julien Bayou, porte-parole d’Europe Ecologie-Les Verts, pointe une « inaction coupable », avec « 48 000 morts par an dus à la pollution, mais, plutôt que d’agir aujourd’hui, Macron va relancer trois mois de concertation, un Haut Conseil… Dix ans après le Grenelle de l’environnement, cinq ans après la conférence environnementale ».

Corinne Lepage, ex-ministre de l’environnement, juge, elle, « bien décevant » un « « discours (…) sur le mix énergétique et qui sonne vieux monde avec les arguments éculés sur les bienfaits du nucléaire ».

Les centristes sont mitigés : « Je suis heureux d’entendre un discours du président qui ne stigmatise plus les manifestants, [mais] je crains qu’on ne réponde pas à toutes celles et tous ceux qu’on rencontre au coin d’un carrefour, d’un rond-point », a déclaré leur président, Hervé Morin.

Jean-Christophe Lagarde, président de l’Union des démocrates et indépendants (UDI), estime que, sur le prix des carburants, le chef de l’Etat « essaye de faire un geste pour reculer sans en avoir l’air » avec une TIPP flottante.
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Le patron des députés La République en marche (LRM), Gilles Le Gendre, a affirmé que son groupe était prêt à répondre « avec enthousiasme » à l’appel à une « grande concertation de terrain » autour du mouvement des « gilets jaunes ». Mais Emmanuel Macron en a déçu certains au sein de sa majorité. « J’aurais aimé des annonces, claires, supplémentaires pour aider les Français dans cette transition énergétique. […] Il y a une certaine déception aujourd’hui », a souligné sur BFMTV le député LRM Matthieu Orphelin.
https://www.lemonde.fr/politique/articl ... 23448.html
"C'est quand il n'y a plus d'espoir qu'il ne faut désespérer de rien" Sénèque
https://youtu.be/0pK01iKwb1U

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