(covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Toute l'acualité, discutée à la lumière de la déplétion des réserves d'hydrocarbures.

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hyperion
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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par hyperion » 26 mars 2020, 19:23

Remundo a écrit :
26 mars 2020, 16:13
le Gouvernement autorise la prescription de Chloroquine ou équivalent
https://www.legifrance.gouv.fr/affichTe ... 0041755510
« Art. 12-2. - Par dérogation à l'article L. 5121-8 du code de la santé publique, l'hydroxychloroquine et l'association lopinavir/ritonavir peuvent être prescrits, dispensés et administrés sous la responsabilité d'un médecin aux patients atteints par le covid-19, dans les établissements de santé qui les prennent en charge, ainsi que, pour la poursuite de leur traitement si leur état le permet et sur autorisation du prescripteur initial, à domicile.

« La spécialité pharmaceutique PLAQUENIL© et les préparations à base d'hydroxychloroquine ne peuvent être dispensées par les pharmacies d'officine que dans le cadre d'une prescription initiale émanant exclusivement de spécialistes en rhumatologie, médecine interne, dermatologie, néphrologie, neurologie ou pédiatrie ou dans le cadre d'un renouvellement de prescription émanant de tout médecin.
.
et encore un remède de plus à prescription restreinte aux hospitaliers ou specialistes en rapport avec la molécule et pediatre pour un un derivé quinine cela le fait pas trop; pour un antipaludéen! yen a trop marre....
essayons d'admettre que c'est une question de gestion de stocks insuffisants sinon c'est le suicide.

par ailleurs:

COVID-19 : premières leçons internationales Serge Cannasse de Medscape
COVID-19 : premières leçons internationales




Vis-à-vis de la lutte contre l’épidémie de COVID-19, le recul est à présent suffisant pour commencer à savoir ce qui marche ou pas et plus généralement, pour identifier les forces et les faiblesses des systèmes de santé, voire des systèmes sociaux.

1) CE QUI MARCHE

1-1) La meilleure stratégie est de tester tôt, souvent et largement.

C’est la première et la plus importante leçon que tirent Max Fisher et Amanda Taub, journalistes au New-York Times, de leur revue internationale. Tôt, cela signifie tester dès que la maladie apparaît quelque part. Le petit nombre apparent de personnes symptomatiques cache le grand nombre des porteurs et, du fait de la latence d’apparition de la maladie, l’augmentation extrêmement rapide des cas.

L’exemple de la Corée du Sud prouve amplement ce point. Les autorités de santé ont pu identifier et isoler rapidement non seulement les individus infectés mais aussi les groupes populationnels particulièrement touchés. Cela a également permis de suivre la progression épidémique avec un maximum de précision. De même, les autorités taïwanaises « ont repéré et confiné très rapidement les personnes ayant voyagé dans des zones à risque et celles ayant un risque élevé face au virus », explique Angèle Malâtre-Lansac, Directrice déléguée à la santé de l’Institut Montaigne.

Elle fait remarquer que « les bases de données de l’Assurance maladie nous permettent d’identifier avec précision qui sont les personnes les plus susceptibles d’être gravement touchées par le virus et hospitalisées. Ces personnes sont connues, la plupart ont un médecin traitant. Les contacter, les cibler de façon personnalisée, les dépister régulièrement, les équiper de masques et les suivre dans le temps constitue une priorité . »

Le CNGE (Collège national des généralistes enseignants) souligne lui aussi le rôle crucial des généralistes. Il estime qu’il faudrait identifier les cas avérés (et les isoler), les cas contacts, les formes paucisymptomatiques et « les porteurs sains contagieux, largement sous-estimés dans la tranche 20-29 ans. » Il rappelle que cette stratégie avait déjà fait ses preuves en Asie lors de l’épidémie de SRAS en 2003.

Jean-François Delfraissy, qui préside le Comité scientifique sur le coronavirus, chargé de conseiller le gouvernement, est d’accord : « C’est cela qu’il faut faire », a-t-il déclaré au journal La Croix. Mais il ajoute : « Toute la question est de savoir si cela est faisable en France aujourd’hui. La réponse est non. Aujourd’hui, nous avons la capacité de faire passer 5.000 à 8.000 tests par jour, mais pas davantage. Nous ne pouvons pas faire passer plusieurs dizaines de milliers de tests par jour. Pour faire ces tests, il faut en effet disposer d’un certain nombre de produits dont une partie nous vient de Chine et des États-Unis. Or, ces produits n’arrivent plus en nombre suffisant. » C’est pour cela, renchérit Angèle Malâtre-Lansac, qu’il faut « concentrer les moyens sur les populations qui en ont le plus besoin. »

1-2) Isoler rapidement les cas confirmés.

La stratégie chinoise a relativement peu compté sur l’isolement de villes (comme Wuhan) ou de régions. Elle a massivement privilégié l’isolement des individus diagnostiqués, sachant qu’au moins les trois quarts des clusters identifiés étaient familiaux, ainsi que des mesures de prévention comme la fermeture des écoles, des restaurants et des salles de spectacles, sans le plus souvent aller jusqu’au confinement total. Ceci couplé à d’intenses campagnes de pédagogie et à un recours massif aux tests, y compris sur les routes.

1-3) Tracer les contacts des cas confirmés.

À Singapour, les professionnels de santé mènent une véritable enquête pour repérer les personnes ayant été en contact avec le patient diagnostiqué, puis les mettre en quarantaine. « Vous devez courir devant le virus, pas derrière », explique le ministre de la santé de la Cité-État. De plus, quand un cas est isolé dans un groupe, celui-ci en est averti, par exemple par sms sur les smartphones. Cela pose évidemment d’importants problèmes éthiques, mais en Asie du sud-est, comme l’explique Gilles Babinet, « la prise en compte d’une forme d’intérêt collectif, supérieur aux contraintes individuelles momentanées, permet d’accepter de tels dispositifs. » Et d’ajouter : « C’est un débat qu’il est difficile de tenir en France. »

1-4) Le confinement, un pis-aller indispensable

Pour Jean-François Delfraissy, « ça n’est pas la bonne stratégie, c’est la moins mauvaise des stratégies qui était possible en France. » Le confinement a pour but essentiel d’étaler au maximum l’arrivée des patients en services d’urgence afin que les capacités hospitalières ne soient pas débordées. C’est une stratégie qui a été contestée par ses deux bouts. Il y a ceux qui sont pour un confinement strict, avec des autorisations de sortie extrêmement limitées. À l’inverse, le gouvernement britannique a défendu, avant de faire marche arrière, l’absence de confinement pour laisser s’installer une immunité collective (au prix d’environ 250.000 morts, ont fait remarquer les experts).

1-5) Les masques, pour tous

En France, la situation impose de réserver les masques aux personnels de santé directement en contact avec les personnes infectées ou susceptibles de l’être. Il a également été recommandé d’étendre leur utilisation à toutes les personnes en contact avec le public, en particulier aux professionnels des services à la personne, notamment ceux s’occupant des plus fragiles. Pour une mise au point sur le sujet, voir sur Univadis.

2) AVANTAGES ET FAIBLESSES DES SYSTÈMES SOCIAUX ET DE SANTÉ

La pandémie est également un excellent révélateur des forces et faiblesses des systèmes sociaux et de santé des pays.

2-1) Les inégalités sociales sont nocives pour tout le monde.

Les populations défavorisées se soignent moins et moins bien. De très nombreux travaux ont montré que cela impacte les populations favorisées, notamment en ce qui concerne les maladies infectieuses, dont beaucoup connaissent peu les barrières sociales. En France, la question se focalise actuellement sur les « sans domicile fixe » (notamment sur les problèmes d’hébergement et de sanitaires), mais il est permis de s’interroger aussi sur les trois millions d’enfants pauvres que compte le pays.

2-2) La gratuité des soins, un atout considérable.

Cela vaut la peine d’être rappelé : le système de protection sociale français assure une couverture santé gratuite à l’ensemble de la population, ce qui autorise potentiellement le traitement de tous les malades. C’est un atout considérable, que n’ont pas des pays comme les États-Unis, malgré leur développement technologique, et a fortiori nombre de pays où la population pauvre est importante et le système de santé défaillant.

2-3) Le rôle crucial de la médecine de ville

Comme l’écrit Angèle Malâtre-Lansac, « la médecine de premiers recours constitue un atout essentiel pour effectuer un premier triage, permettre la continuité des soins et empêcher l’engorgement des hôpitaux. Les médecins généralistes français n’ont pas été informés de façon claire et rapide sur leur rôle et la conduite à tenir, ils n’ont pas été équipés de protections de base et notamment de masques pour faire face à l’épidémie. Ces difficultés révèlent une vraie faiblesse de notre système de santé publique qui se concentre essentiellement sur l’hôpital. » Hélas !, cette problématique n’est pas du tout nouvelle et reste susceptible de longs développements… L’auteure souligne également l’importance de la télémédecine, qui permet le suivi des patients contaminés, mais aussi des personnes confinées, tout en protégeant les soignants. Elle rappelle qu’en France, « à peine 2.000 médecins pratiquaient la télémédecine fin 2019. »

2-4) Des services de réanimation bien équipés avec un nombre de lits suffisants

Une des raisons invoquées pour expliquer la faiblesse du nombre de décès dus au Coronavirus en Allemagne par rapport aux autres pays européens est que ce pays dispose de « 28.000 lits de soins intensifs, soit 6 pour 1.000 habitants, ce qui la classe au 3e rang mondial derrière le Japon et la Corée du Sud, très loin devant la France (3,1 pour 1.000, 19e rang) ou l’Italie (2,6 pour 1.000, 24e), » rappelle Thomas Wieder, correspondant du Monde à Berlin. Le nombre de respirateurs artificiels est également crucial. Il est très vraisemblable que le COVID-19 relancera les accusations contre la gestion de l’hôpital public par les pouvoirs publics depuis une trentaine d’années.

2-5) Le recours massif à la technologie

En Corée et à Taïwan, elle « est aussi bien employée pour centraliser la donnée et disposer de données précises sur l’évolution, canton par canton, que pour effectuer le suivi efficace des patients suspects ou contaminés, » explique Gilles Babinet. On songe évidemment aux relations ville-hôpital, mais aussi, ajoute l’auteur, à la possibilité de « donner un retour d’information aux patients sur l’évolution de leurs symptômes et de diffuser les bonnes pratiques. »

2-6) Une gouvernance centralisée et transparente

La transparence est un élément essentiel de confiance de la population dans les pouvoirs publics, donc d’approbation et de suivi des recommandations des autorités de santé. Le contre-exemple iranien l’illustre jusqu’à la caricature. Les polémiques politiciennes sont également contre-productives, en deça des questions légitimes posées par la gestion de la crise sanitaire.

Gilles Babinet soulève également un problème français, qui dans la situation actuelle apparaît plus théorique qu’effectif : la multiplication des acteurs de santé publics (HAS, ANSM, CNAM, Ministère, ARS, etc). Inversement, on peut soutenir que la pénurie de masques est due pour une part à la disparition de l’EPRUS (Établissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires), dissout dans Santé publique France. Les pays centralisés semblent avoir un avantage net par rapport aux pays fédérés, comme l’illustre encore une fois les pays asiatiques, en premier chef la Chine, et a contrario l’Italie, où la mise en route des dispositifs de lutte a été extrêmement disparate selon les provinces, voire les villes.

Mais surtout, fait remarquer Gilles Babiner, notre système de santé souffre d’au moins deux lacunes : le peu de recours aux scientifiques dans l’élaboration des politiques de santé et « l’imperméabilité » du système de santé aux « initiatives de la société civile . »




CONCLUSION

L’épidémie de COVID-19 finira bien un jour. Nous servira-t-elle de leçon pour améliorer notre système de santé, voire notre capacité à vivre ensemble ? Nous incitera-t-elle à un examen de nos certitudes et de nos pratiques ? Les bons résultats obtenus en Asie du sud-est tiennent en grande part à l’expérience acquise dans ces pays par la première épidémie de SRAS et par celle à H5N1. Il est possible qu’inversement notre expérience des épidémies de H1N1 et de "la vache folle", bien moins graves que prévu, ait incité nos gouvernants et nous-mêmes à trop de prudence : « Une partie de l’opinion et des médecins ont cru que l’épidémie ne nous toucherait pas », a avoué Jérôme Salomon. En tout cas, les pays d’Asie du sud-est donnent une belle leçon de modestie aux pays occidentaux. Ça ne sera vraisemblablement pas la dernière.

Références Disclaimer

Max Fisher and Amanda Taub. 9 Essential Lessons on Fighting Coronavirus From Around the World. The New-York Times. The Interpreter, March 19, 2020.

Max Fisher and Choe Sang-Hun. How South Korea Flattened the Curve. The New-York Times. The Interpreter, March 23, 2020.

Covid 19 : argumentaire scientifique sur le dépistage de masse et le confinement. Avis du conseil scientifique du Collège national des généralistes enseignants, 23 mars 2020.

Gilles Babinet. La technologie pour lutter contre le coronavirus : le cas de Taiwan. Institut Montaigne, blog, 20 mars 2020.

Angèle Malâtre-Lansac. La santé publique face au coronavirus : trois leçons à retenir. Institut Montaigne, blog, 20 mars 2020.

Raphaëlle Bacqué. Coronavirus : la mission impossible de Jérôme Salomon, directeur général de la santé. Le Monde, 20 mars 2020.

Loup Besmond de Senneville. Jean-François Delfraissy : « Nous préconisons des tests massifs à la sortie du confinement ». La Croix, 20 mars 2020.

Thomas Wieder. Coronavirus : en Allemagne, le faible taux de mortalité interroge. Le Monde, 21 mars 2020.

Brice Pedroletti. Le dénigrement du masque en Europe suscite la consternation en Asie. Le Monde, 21 mars 2020.

Benoît Collombat. Pénurie de masques : les raisons d'un « scandale d’Etat ». France Culture, 23 mars 2020.







>
les fake med,des tartuffes en moins atttachant car chassent en meute , mentent : ex :homeo
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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par tita » 26 mars 2020, 20:11

Excellente analyse de ce Serge Cannasse. Merci hypérion.

Petite constat, par rapport aux tests. On a testé plus d'1% de la population en Suisse, soit plus que la Corée du Sud en pourcentage de la population.

Tout comme l'Allemagne néanmoins, c'était trop tard. Trop de clusters étaient présent sur tout le territoire, rendant impossible l'isolation ciblée et la cartographie de la propagation. En réalité, les tests auraient dû être réalisé dès le début février sur toutes les personnes présentant des symptômes.

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par Remundo » 26 mars 2020, 20:27

merci Hyperion, ça fait plaisir d'avoir le point de vue d'un médecin.

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par Remundo » 26 mars 2020, 21:01

un autre médecin s'insurge contre la "timidité" des autorités au sujet de la chloroquine
Il n'a pas pour habitude de mâcher ses mots. Et hier, il en a fait toute la démonstration. Dans une lettre ouverte adressée à La Provence, le docteur Bernard Giral, médecin généraliste à Fontvieille et président de la CTPS (Communauté territoriale professionnelle de santé) du Pays d'Arles a exprimé la révolte des professionnels de santé à l'encontre des décideurs et de ce qu'il n'hésite pas à nommer "le scandale de la chloroquine". Ce médicament prôné par le professeur marseillais Didier Raoult pour combattre le Covid 19 mais dont les autorités en refusent toujours la prescription aux patients, "alors que ça ne coûte rien et que cela pourrait freiner l'aggravation de l'état des patients".
Source : La Provence
Dernière modification par Remundo le 26 mars 2020, 22:08, modifié 1 fois.

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par mobar » 26 mars 2020, 21:42

Te fatigues pas Remundo, la chloroquine ce sera comme le dépistage massif et la mise en quarantaine des cas positifs, elle finira par leur faire manger leur chapeau aux obsédés des revues à comité de lecture, multi études contradictoires et revues par les pairs! :wtf:
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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par mobar » 26 mars 2020, 22:05

Quand on dit qu'on est en guerre, le plus important ce n'est pas la science mais le moral des troupes, la logistique, la force de frappe et les victoires sur le terrain!
Focaliser sur la science, paramètre insignifiant et négliger les paramètres essentiels, c'est l'assurance de se faire laminer!

ça ne coutait rien de laisser Raoult déployer son traitement, ça pouvait donner l'impression qu'on prenait en compte la souffrance des gens, qu'on soulageait les soignants, qu'on tentait tout ce qui pouvait améliorer la situation … au lieu de ça on a eu droit à une porte parole débile qui nous avouait ne pas savoir mettre un masque et soutenait pendant des semaines des mensonges tous plus énormes les uns que les autres!

Pendant ce temps la ministre de la santé du Luxembourg organisait un pont aérien avec Cargolux pour aller chercher dans les stocks de l'OTAN à Bari un hôpital de campagne, des respirateurs, des masques et du matériel de lutte conte l'épidémie!

https://5minutes.rtl.lu/actu/luxembourg/a/1487070.html

Et ils se permettent d'accueillir des malades français pour soulager les hôpitaux débordés du Haut-Rhin
https://www.wort.lu/fr/luxembourg/un-se ... 784e359dc3

Le (bon) sens des priorités!
Dernière modification par mobar le 26 mars 2020, 22:11, modifié 1 fois.
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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par Remundo » 26 mars 2020, 22:09

mobar a écrit :
26 mars 2020, 21:42
Te fatigues pas Remundo, la chloroquine ce sera comme le dépistage massif et la mise en quarantaine des cas positifs, elle finira par leur faire manger leur chapeau aux obsédés des revues à comité de lecture, multi études contradictoires et revues par les pairs! :wtf:
comme les masques aussi, qui ne servent à rien, même que Si Bête Haleine d'Ail, porte-mensonges du gouverne-ment, a déclaré "ne pas savoir s'en servir"... :roll:

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par Pétroleur » 27 mars 2020, 00:00

mobar a écrit :
26 mars 2020, 16:22
Olivier Berruyer file du mauvais coton, il rejoint les media main stream et le pouvoir pour condamner Raoult sur son délit de sale gueule
Exactement, ce dont il se plaint de devoir subir à longueur d'année!
Bien d'accord, je ne reconnais pas son blog que j'appréciais jusqu'il y a un mois. A croire qu'il a été piraté par un hacker! :shock:

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par tita » 27 mars 2020, 10:22

Un article de nature qui dissèque le mécanisme par lequel l'hydroxychloroquine pourrait être efficace contre le virus Sars-Cov-2. En rapide, ce serait en inhibant la capacité du virus à s'introduire dans les cellules,

https://www.nature.com/articles/s41565-020-0674-9

Les auteurs mettent la conclusion suivante:
There is cautious optimism that (hydroxy)chloroquine may have prophylactic and/or therapeutic effects against COVID-19, and understanding the mechanisms by which these drugs affect SARS-CoV-2 would be critical for optimizing and developing preventative and therapeutic strategies.

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par mobar » 27 mars 2020, 11:12

tita a écrit :
26 mars 2020, 20:11
Petite constat, par rapport aux tests. On a testé plus d'1% de la population en Suisse, soit plus que la Corée du Sud en pourcentage de la population.

Tout comme l'Allemagne néanmoins, c'était trop tard. Trop de clusters étaient présent sur tout le territoire, rendant impossible l'isolation ciblée et la cartographie de la propagation. En réalité, les tests auraient dû être réalisé dès le début février sur toutes les personnes présentant des symptômes.
Il ne suffit pas de tester à tour de bras, il faut tester les personnes qui sont exposées à la contamination, les personnes fragiles, les soignants, ceux dont les attributions peuvent amener à disperser le virus ... et les mettre en quarantaine jusqu'à guérison, si on les détecte positif!!

Les coréens sont allés très loin dans la détection, quarantaine ... ce n'est pas pour autant qu'ils ont éradiqué le virus
Il leur faudra continuer sans baisser la garde, mais leur politique de ne pas confiner tout le monde sans raison leur permettra probablement de garder la tête hors de l'eau à leur économie et d'éviter la faillite collective!
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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par mobar » 27 mars 2020, 16:12

Avez-vous ajusté vos indications thérapeutiques ?

Notre doctrine, c’est de détecter et de traiter le plus en amont. L’hydroxychloroquine fonctionne sur les cas modérés à sévères. Au-delà, quand les patients sont en réanimation, c’est trop tard. Le virus est encore là, mais le malade souffre d’inflammations pulmonaires consécutives.

Justement, l’essai clinique Discovery va être mené sur des patients très atteints…

Si on avait envie de prouver que ça ne marche pas, on ne s’y prendrait pas autrement. Il y aura une enquête parlementaire après tout ça, et elle sera sanglante, autant que l’affaire du sang contaminé. Et ce sera pire si le gouvernement décide de refuser l’accès au médicament.
https://marcelle.media/2020/03/26/covid ... er-raoult/
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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par Remundo » 27 mars 2020, 16:22

les traitements doivent être testés davantage en préventif qu'en curatif, plus précisément avant la détresse respiratoire sévère,

ne pas perdre de vue que le but prioritaire n'est pas de guérir les gens qui s'étouffent (pour ça les lits de réa sont là... en quantité limitée), mais qu'il y ait le minimum de gens qui s'étouffent...

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par mobar » 27 mars 2020, 16:41

Il semble que ce soit enfin sur la bonne voie!

On dispose encore d'une usine qui fabrique de la chloroquine en France, FAMAR ... et elle est en redressement judiciaire

C'est le moment pour Edouard Philippe de faire ce qu'il a dit qu'il pourrait faire : nationaliser les entreprises stratégiques!

Ou bien va t'il nous faire le coup du Fillon avec son "si je suis mis en examen ..."? :-"

https://www.lefigaro.fr/societes/chloro ... r-20200325
https://www.capital.fr/entreprises-marc ... re-1365444
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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par parisse » 27 mars 2020, 18:24

En tout cas, je pense que le Pr Raoult est sincere, alors qu'on peut quand meme bien s'etonner que son traitement n'ait ete autorise que pour les cas essentiellement desesperes. Et son coup de pub pas tres orthodoxe sur le depistage va lui permettre d'avoir beaucoup de donnees rapidement sur l'efficacite du traitement lorsqu'il est applique suffisamment tot. Esperons que ca va marcher, il y a quelques signes qui permettent d'etre optimiste...

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Re: (covid-19) Disscussions sur les traitements (vaccins, chloroquine)

Message par tita » 27 mars 2020, 19:07

Une question éthique est en train d'être débattue: accélérer sensiblement le développement d'un vaccin en infectant volontairement des patients sains? (donc une partie traité par le vaccin en essai, et une partie par placebo)
Many scientists see a vaccine as the only solution to the pandemic. Clinical safety trials began this month for one candidate vaccine, and others will soon follow. But one of the biggest hurdles will be showing that a vaccine works. Typically, this is done through large phase III studies, in which thousands to tens of thousands of people receive either a vaccine or a placebo, and researchers track who becomes infected in the course of their daily lives.

A quicker option would be to conduct a ‘human challenge’ study, argue scientists in a provocative preprint published this week1 . This would involve exposing perhaps 100 healthy young people to the virus and seeing whether those who get the vaccine escape infection.

How could you conduct such a study?

You would start only after some preliminary testing to ensure that a vaccine candidate is safe and that it accomplishes an immune response in humans. You then gather a group of people at low risk from any exposure — young and relatively healthy individuals — and ensure that they are not already infected. You give them either the vaccine candidate or a placebo and wait for enough time for an immune response. And then you expose them to the virus.

You then follow all the participants very closely to catch any signs of infection as early as possible. You are trying to check if the group that received the vaccine is doing better than the one that received the placebo. That might be in terms of viral levels, the time until symptoms emerge or whether they’re infected or not.
What’s the risk to participants?

The risk of harm can be reduced very significantly by selecting people who are relatively young — we envisage between the ages of 20 and 45 — and otherwise healthy. You would also select people who are already likely to be exposed to COVID-19 — either during the trial or sometime later. Unfortunately, there will be many of us who fit this description because we live in high-transmission areas.

Is this ethical?

It might seem as though anybody volunteering to participate in such a study lacks capacity for rational decision-making or must have misunderstood the informed-consent form. However, human beings do many important things out of altruism. And, as I said, although the study introduces risks, it also removes risks. And the net risks, while unclear, are not clearly extremely high. So, it is actually potentially rational — even from a selfish point of view — to participate in such a study.

We also let humans volunteer to do risky things all the time. We let people, for example, volunteer to be emergency medical services during this period. That significantly elevates their risk of getting infected. But it’s also very important. In clinical trials in general, we don’t focus only on reducing risks to participants; we focus on achieving a reasonable balance between the added risks that they take and the importance for the community. In this case, vaccines could be our soceities' only way out of the bind between economic stagnation and widespread mortality.
https://www.nature.com/articles/d41586-020-00927-3

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