Le stockage des déchets nucléaire en France.

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par Remundo » 18 nov. 2009, 14:35

Est-ce que ces rayonnements sont aussi bons pour les animaux, d'autres mammifères comme nous, comme les chiens, les chats, les bovins ?

Avez vous des études sur ces sujets, que peut-on en penser ?

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Re: [Nucléaire] Nucléaire et sécurité, j'ai comme un doute.

Message par krolik » 18 nov. 2009, 17:38

On me transmet quelques precisions à ce sujet :
1/ Le centre de stockage de la Manche est equipe de deux reseaux de recuperation des eaux: le reseau pluvial et le reseau separatif.
2/ Le reseau pluvial a ete redimensionne avec l'arrivee de la couverture puisque les volumes en jeu augmentaient. (1m d'eau de pluie par an dont une partie s'evapore par evapo-transpiration)
3/ Le reseau separatif n'a pas ete demantele a la mise en place de la couverture. Il a meme ete reamenage. Il prendrait donc en charge un eventuel defaut d'etancheite comme il prenait en charge l'eau de pluie lorsque celle-ci n'etait pas redirigee par la couverture
4/ Depuis la mise en place de la couverture la quantite d'eau receuillie par le reseau separatif est d'abord devenue tres faible: quelques dizaines de m3 par an. On s'est alors emu de la presence d'eau, y compris quelques temps apres achevement de la couverture. La raison etait tout betement la ventilation qui, en ete, amenait un air charge d'humidite dans les galeries de visite, air qui se condensait alors. La ventilation a ete stopee et avec elle la recolte d'eau!
5/ Les galeries d'acces ainsi que le reseau separatif sont en excellent etat.
6/ Les travaux de couverture comprennaient la prise en compte des tassements differentiels dus aux colis plus anciens non compactes. C'est pourquoi un suivi continu et correctif est effectue. Toute fuite de la couverture est immediatement detectable au niveau du reseau separatif. On a ainsi pu sur le centre de la manche detecter un defaut de la couverture, peu apres son achevement. Ce defaut faisait 1m2. Sachant qu'il pleut en moyenne 1m par an et qu'il n'a fallu que quelques semaines pour localiser exactement le probleme, sachant qu'environ 50% de l'eau de pluie repart dans l'atmosphere, ce sont quelques dizaines de litres qui ont ete detectes et ont conduit a reparation.
7/ La presence de tritium n'est pas nouvelle. Elle n'a rien a voir avec une migration des autres elements radioactifs. Le tritium se deplacant selon des modes propres. A ce sujet le lecture du rapport de l'AIEA sur "Behavior of tritium in the environment" ne peut etre que conseillee! En ce qui concerne le centre de la Manche, il s'agit essentielleemnt d'une contamination originelle et d'une diffusion gazeuse (avec un captage par l'aquifere situe plusieurs metres en dessous)qui n'a donc rien a voir avec une lixiviation. Les deux phenomenes sont independants.


Complement de base:

8/ L'ANDRA a mis en place, en collaboration avec le BRGM, un outil d'evaluation de la couverture. Cet outil a ete realise sur le centre de l'Aube. De nombreuses etudes y sont menees depuis plus de 15 ans. Celles-ci confirment l'interet de la couverture, qui plus est, dans des conditions climatiques plus rudes qu'en basse-normandie.
9/ La couverture est constituee de plusieurs couches. Outre des fonctions e mise en forme (en dessous) et de ruissellement et drainage superficiel, une membrane bitumineuse assure l'etancheite de l'ensemble. Ce type de membrane n'est pas une nouveaute: elle equipe les flancs des barrages en montagne... Or l'experience montre qu'on peut lui faire confiance! Par ailleurs, le bitume est le materiau ideal pour l'etancheite. Les piscines de l'epoque romaine sont encore etanches!

Voila pour la partie technique!


Partie politico-"verte":

En ce qui concerne la position de l'ACRO and Co. Je comprends bien leur desarroi. Ayant combattu a mort la mise en place de la couverture du centre Manche (*) sous le pretexte que ceci empecherait de reouvrir (comme si les peleteuses n'existaient pas!), leur but etait de montrer qu'il y avait des fuites. Or la mise en place de la couverture, reduisant de 100% les infiltrations a travers les ouvrages (plus une seule goutte hors condensation ne sort), il n'y avait plus lixiviation, donc plus rien a dire contre le centre!

(*) Une demande d'arret des travaux avait ete deposee a la prefecture juste avant l'arrivee de la membrane. Si elle avait ete acceptee, les pluies auraient ruines le travail accompli alors (un specialiste, unique en son genre, lissait a l'aide d'une pelleteuse geante les talus en pentes sur plus de vingt metres de large sur les douze hectares concernes). La prefecture de l'epoque, ayant note que si l'on pouvait souder une membrane de 1cm d'epaisseur, on pouvait aussi certainement la dessouder ou la decouper, repondit intelligemment qu'il fallait mieux finir ce travail et reflechir ensuite a son demantelement. La prefecture donna ainsi les arguments necessaires pour prouver l'utilite de cette membrane, puisque, du jour au lendemain, quasiment plus d'eau ne passait (hors condensation dans un premier temps en ete comme indique ci-dessus). Les nombreux appels, par les protestataires habituels, contre cette decision, furent vains.

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par ni chaud ni froid » 20 nov. 2009, 01:42

En ce qui concerne le centre de la Manche, il s'agit essentielleemnt d'une contamination originelle et d'une diffusion gazeuse (avec un captage par l'aquifere situe plusieurs metres en dessous)qui n'a donc rien a voir avec une lixiviation. Les deux phenomenes sont independants.
De la phrase plus haut je conclus que les futs stockés n'étaient ni étanches à l'air (diffusion gazeuse), ni étanches à l'eau ( nécessité de mettre une membrane de couverture pour empecher la lixiviation). Quelques questions en vrac :

la "contamination originelle" c'est quoi ? une fuite précédente ou bien une concentration naturellement élevée ?

On parle de réseau séparatif et de réseau pluvial. Pourquoi 2 réseaux distincts ? Il y avait donc l'eau de pluie et... de l'eau "séparée" ? "de source" ? ou... "sale" ?

Pourquoi peut-il y avoir echange gazeux avec la nappe ? il n y a t il pas de geomembrane SOUS les dechets ou bien celle-ci est elle poreuse aux echanges gazeux ?

J'ai rien contre les gens qui gèrent ça, il font du mieux qu'il peuvent avec de la merde sur leurs pompes, et il vaut mieux une geomembrane en couverture que rien...mais le discours Mr Propre qnd la realité diffère finit par m'agacer

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par energy_isere » 04 juin 2010, 20:04

Stockage durable des déchets radioactifs : urgence mais pas de précipitation

Le 04 juin 2010 par Morgane Remy Usine Nouvelle
http://www.usinenouvelle.com/article/st ... on.N133032

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par energy_isere » 06 juin 2010, 11:43

Nouvelles pistes pour la gestion des déchets radioactifs dans l'Hexagone

Le Monde | 05.06.10

En matière nucléaire aussi, le conteneur peut être à moitié plein ou à moitié vide. Ainsi, environ 90 % des déchets radioactifs présents en France disposent de filières de gestion à long terme. C'est vrai si on parle en volume. Mais si on considère le niveau de radioactivité, force est de constater que plus de 95 % des déchets les plus toxiques et ceux dont la durée de vie est la plus longue, sont toujours dans l'attente d'une solution de stockage pérenne.

Le plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR) présenté vendredi 4 juin à Paris apporte des précisions sur le devenir prévisible de l'ensemble des sous-produits de l'industrie nucléaire (2 kg par an et par habitant en France). Présenté par l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et la direction générale de l'énergie et du climat du ministère de l'écologie, le PNGMDR a été élaboré par un groupe de travail pluraliste, comprenant des associations de défense de l'environnement.

L'objet de ce plan est de dresser tous les trois ans un bilan exhaustif de la gestion des substances radioactives. Il formule un grand nombre de recommandations. Par rapport à sa première édition, en 2007, il a sensiblement évolué. Il a notamment fallu prendre en compte la situation de blocage rencontrée par les pouvoirs publics dans la sélection d'un site de stockage à faible profondeur des déchets de faible activité à vie longue (FAVL) dont le volume atteignait fin 2007, 82 536 m3. L'Agence nationale de gestion des déchets radioactifs (Andra), qui avait reçu une quarantaine de candidatures, a vu les deux communes retenues se désister.

"A défaut d'aboutir, nous avons désserré les contraintes de calendrier", indique Pierre-Franck Chevet, directeur général de l'énergie et du climat au ministère de l'écologie. "Sur des sujets aussi sensibles, il faut du temps pour la concertation, avant d'entamer les reconnaissances géologiques", a reconnu Marie-Claude Dupuis, la directrice générale de l'Andra.

Un temps qui presse, pour les petits producteurs de déchets FAVL, lesquels n'ont pas les moyens de les conserver, si bien qu'un entreposage est envisagé sur le site de Morvilliers, dans l'Aube. Précisons : dans le nucléaire, on parle d'entreposage quand la solution est temporaire, de stockage quand elle est définitive.

Concernant les déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue (HA-MAVL), les plus dangereux, la prospection d'un site de stockage réversible se concentre sur 30 km2 près du laboratoire de Bure (Meuse) où cette option est étudiée. Objectif : mise en service en 2025, alors que l'opposition locale à ce projet de 15 milliards d'euros ne faiblit pas.

La grande surprise du PNGMDR concerne la définition même de ce qu'est un déchet nucléaire, qui apparaît moins figée. La diffusion sur Arte fin 2009 d'un documentaire décrivant l'envoi vers la Russie d'uranium appauvri issu du retraitement a fait bouger les lignes, admet M. Chevet : s'agissait-il de déchets, ou de matière valorisable, comme le soutiennent les industriels ? "L'uranium appauvri est bien valorisable, mais, dans le plan, nous nous sommes attachés à expliciter les choses", indique-t-il. Par exemple, son usage éventuel dans des réacteurs de quatrième génération - la décision d'engager un prototype étant attendue avant 2013.

Si d'aventure cette piste n'était pas retenue, il convient d'étudier des options de stockage pour ces grands volumes de déchets avant fin 2010, indique le plan. Il recommande aussi la poursuite de l'étude du stockage direct des combustibles usés, sans retraitement - sans pour autant que ce pilier du nucléaire français soit remis en question.

Résumant la "feuille de route" du PNGMDR, André-Claude Lacoste, président de l'ASN, a appelé l'ensemble des acteurs "à ne pas s'enfermer dans le confort de solutions provisoires satisfaisantes".
http://www.lemonde.fr/planete/article/2 ... _3244.html

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par krolik » 09 juin 2010, 00:35


« Plan National de Gestion des Matières et des Déchets Radioactifs : une feuille de route ambitieuse élaborée dans la concertation pour continuer à progresser dans la gestion durable des matières et déchets radioactifs »
Paris, le 04 Juin 2010

Pierre-Franck Chevet, directeur général de l’énergie et du climat au Ministère de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de la Mer (DGEC) et André-Claude Lacoste, président de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) ont présenté aujourd’hui, vendredi 4 juin, la nouvelle édition du plan national de gestion des matières et des déchets radioactifs (PNGMDR), élaboré au sein d’un groupe de travail pluraliste.

Une première édition du PNGMDR, publiée début 2007, avait prescrit un programme d'études et d’actions pour améliorer la gestion des matières et des déchets radioactifs. Ce programme a permis des avancées, en particulier pour la mise en place de nouvelles filières de gestion de long terme :

- projet de stockage réversible profond pour les déchets de haute activité et de moyenne activité à vie longue (HA-MAVL) : l'Andra a remis plusieurs études au Gouvernement fin 2009, dont une proposition de Zone d'Intérêt pour la Reconnaissance Approfondie d'une trentaine de km², située à proximité du laboratoire de Bure, qui a depuis été validée par le Gouvernement, et dans laquelle seront réalisées des investigations détaillées ont démarré en mai 2010 ;

- projet de stockage à faible profondeur pour les déchets de faible activité à vie longue : la recherche d'un site de stockage a été engagée par l'Andra, qui a reçu une quarantaine de candidature fin 2008. Suite au retrait de la candidature des deux communes retenues après évaluation, l’Andra poursuit actuellement la recherche de solutions de stockage, en examinant les différentes options possibles.

La nouvelle édition du PNGMDR poursuit l’effort d’amélioration de la gestion des matières et des déchets radioactifs grâce à un programme de travail conséquent pour les années à venir. Les actions engagées dans le cadre du PNGMDR précédent seront poursuivies et intensifiées : poursuite des projets de stockage en couche géologique profonde (HA-MAVL) et à faible profondeur (FA-VL), conditionnement des déchets historiques, réduction de l’impact à long terme des stockages de résidus miniers, mise en place de nouvelles filières pour les déchets n'en disposant pas encore. Un plan d'actions est également lancé dans de nouveaux domaines : programmation de la reprise de déchets de certains anciens entreposages, étude de l'impact de la réutilisation historique de stériles miniers et amélioration de la cohérence globale de la gestion des matières et déchets radioactifs.

Par ailleurs, la nouvelle édition du PNGMDR a été fortement complétée en termes d’informations sur la gestion des matières radioactives. Les informations apportées permettent ainsi d’appréhender pleinement quels sont les déchets aujourd’hui produits, quelles sont les matières aujourd’hui valorisées et quelles sont les matières en attente de valorisation. Pour ces dernières, la stratégie de valorisation est explicitée et des demandes conservatoires sont fixées dans l’hypothèse où ces matières deviendraient des déchets. Le recours à des installations étrangères dans le processus de valorisation des matières est également mieux explicité.

Ce plan de gestion résulte des échanges au sein d’un groupe de travail pluraliste, qui regroupe, sous la présidence conjointe de la DGEC et de l’ASN, les producteurs de déchets, les représentants politiques et administratifs, les organisations responsables de la gestion des déchets radioactifs et non radioactifs ainsi que les associations et parties prenantes concernées. Le groupe de travail est également particulièrement intéressé aux recommandations que pourra formuler le Haut Comité pour la transparence et l'information sur la sécurité nucléaire (HCTISN).

André-Claude Lacoste a souligné que « aux yeux de l’ASN, tous les déchets radioactifs doivent disposer à terme d’une filière d’élimination. Dans la majorité des cas, cette filière d’élimination doit aboutir à un stockage définitif. Un certain nombre de ces stockages définitifs existent déjà.

Les déchets qui n’en disposent pas encore sont, dans l’attente de ce stockage, entreposés et contrôlés dans des conditions que l’ASN juge satisfaisantes. Il importe que les délais que ces entreposages permettent soient utilisés pour mettre en place les filières d’élimination et les stockages correspondants».

Comme l’a rappelé Pierre Franck Chevet : « en France, près de 90 % du volume des déchets radioactifs dispose d'ores et déjà de filières de gestion à long terme, les autres déchets étant entreposés temporairement. La mise en service de filières de gestion de long terme pour ces catégories de déchets n'en disposant pas encore constitue l'enjeu le plus important pour les prochaines années. Si le cadre de gestion est déjà solide, le PNGMDR propose de nouvelles actions afin de progresser encore dans la gestion durable des matières et déchets radioactifs».

Consulter le dossier de presse
Consulter la plaquette de présentation
Consulter la synthèse du PNGMDR
Consulter la nouvelle édition du PNGMDR



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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par Remundo » 09 juin 2010, 16:48

c'est pas mal de commencer à penser à stocker les HAVL 60 ans après les premières fissions civiles. On est dans les temps. #-o

Le concept est bien pensé: un gros trou bien profond avec un peu de béton et de vitrification. Ma foi on sera tranquille pour quelques générations.

Mais pour que ça tienne 300 000 ans... :roll:

Le mec qui ingère 1 mg de HAVL prend une dose mortelle... 1 mg = 0.001 g : facilement emporté par l'eau, le vent, un mouvement tectonique, etc...

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par krolik » 09 juin 2010, 18:14

Sauf que 300 000 ans.. il faut voir un peu le détail.
Je vous remets la courbe d'évolution de l'activité des HA-MAVL car en fait c'est mélange de "haute activité à vie courte donc, et de moyenne activité à vie longue comme on peut voir cela sur la courbe de façon évidente...
De plus il faudrait aller jouer à la taupe à 500 mètres de profondeur ...Mais pour un prof agrégé pour taupins, ça semble évident.

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par Remundo » 10 juin 2010, 14:24

ce qui semble surtout évident, c'est que vos courbes (non sourcées au passage) ne correspondent pas aux HAVL (haute activité vie longue).

ça c'est la rigueur du taupin.

Il n'y a aucune solution de stockage satisfaisante pour les HAVL.

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par krolik » 10 juin 2010, 14:41

Et qu'est-ce que pourraient avoir les caractéristiques verres R7T7 en activité dans le temps ?
Si ce que je vous propose n'est pas du R7T7

@+

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par Remundo » 10 juin 2010, 14:49

Ah encore votre "incassable" verre R7T7, qui pourrait d'ailleurs faire de bonnes assiettes...

On en a déjà parlé sur cet autre topic
Remundo a écrit :les conclusions de la très officielle CEPN (notoirement pronucléaire) sur le contenu en Sievert par ingestion de déchet HAVL :
http://www.cepn.asso.fr/pdf/Rapport/R268.pdf
Image

Malheur à celui qui boira l'eau chargée de ces cochonneries dans 1000 ans. 10 mg, 3 à 4 Sievert et direction le cimetière.

Sachant que des déchets HAVL, on en produit quelques centaines de tonnes par an
Les décideurs ne se rendent absolument pas compte des échelles de temps sur lesquelles ils prétendent donner des garanties. Aucune construction humaine n'a résisté ne serait-ce que 5000 ans, en particulier exposée à l'eau, à des mouvements de terrains à l'échelle d'un temps presque géologique...

Nous sommes tranquilles pour nos petites vies de gais fissionneurs car nous lançons un boomerang dont le retour sera pour des centaines de générations en aval de la nôtre.

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par krolik » 10 juin 2010, 19:21

Je vous signale que votre histogramme et ma courbe ne sont pas incompatibles.
La courbe que je vous ai mise exprime l'activité d'un conteneur en verre, activité exprimée en curies.
Et vous vous me mettez la dose efficace pour des HA-VL ingérés sans le verre ...
La différence est le verre.
Car le verre n'est pas sujet à lixiviation, c'est pour cela qu'il a été choisi.
D'autre part si vous avalez un bout de verre, il ne s'assimile pas, il sera rejeté en passage rapide, alors que vous ingérez des PF et de AM vous avez effectivement tous risques de recevoir une dose élevée.
Au passage on peut noter que les formes des courbes sont les mêmes, je vous rappelle que l'enfouissement profond des verres R7T7 se fait après 30 ans de stockage à La Hague sous ventilation forcée, donc pour le stockage, en 30 ans, la courbe du fait de la dégringolade rapide des PF prend déjà un bon coup dans le nez.

Nota l'argile retenue pour les stockages définitifs n'a pas bougé et n'a pas vu d'eau depuis 170 millions d'années.. il y a une petite chance que ça ne bouge pas sur les qq cent mille années à venir.
D'autant qu'il faudrait que le verre se brise en un sable fin, et qu'il remonte à la surface..
Ca fait beaucoup de conditions.. Et souvenez vous Oklo au Gabon, ça n'a pas bougé depuis 2 milliards d'années malgré plusieurs retours de la nappe phréatique..

@+

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par krolik » 10 juin 2010, 20:48

Areva doit s'occuper de reconditionnement..

@+
L'ASN somme Areva La Hague de s'occuper enfin des déchets nucléaires anciens

CAEN (AFP) - L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) va "obliger" le groupe nucléaire Areva à s'occuper de déchets radioactifs mal stockés près de son usine de retraitement de La Hague (Manche) auxquels le groupe promet de s'attaquer depuis 20 ans, a indiqué jeudi le gendarme nucléaire.

Le conditionnement de ces déchets "assez radioactifs" produits par une usine de retraitement du site qui a fonctionné entre 1966 et 2002 est un "point qui soucie clairement" le gendarme nucléaire, a indiqué Thomas Houdré, chef de la division de Caen de l'ASN lors d'un bilan annuel.

Un millier de tonnes de déchets stockés dans du "béton qui vieillit" doit être reconditionné, a-t-il précisé.

Les déchets produits à partir de 2000 ont été conditionnés correctement mais pas ceux stockés avant, en particulier les plus anciens. Les risques de fuites radioactives concernent "essentiellement l'environnement" mais pourraient aussi avoir des conséquences sur la santé humaine, a ajouté M. Houdré.

L'ASN n'exclut pas qu'il y ait déjà eu des fuites sans que cela ait été relevé car, jusqu'à récemment, Areva ne surveillait ces déchets qu'une fois toutes les deux semaines. L'entreprise est récemment passée à une surveillance quotidienne.

"Au début des années 90, Areva parlait de démarrer les travaux en 1997. Aujourd'hui, rien de significatif n'a été fait", s'agace M. Houdré.

Or, plus le temps passe, plus le reconditionnement sera difficile. "C'est un peu comme pour la vaisselle, il est plus facile de la faire juste après le repas que plusieurs jours après", a expliqué Eric Zelnio, chargé de ce dossier à l'ASN.

Le coût de ces opérations, qui prendront une dizaine d'années, se compte en centaines de millions d'euros, selon l'ASN.

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par Remundo » 10 juin 2010, 23:11

c'est intéressant : le béton vieillit. :idea:

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Re: Le stockage des déchets nucléaire en France.

Message par Lansing » 11 juin 2010, 10:05

Oui, le verre aussi, les miroitiers disent qu'il pourri. Mais comme pour le béton c'est une histoire de qualité. Des constructions de l'après guerre se dégradent immuablement alors que beaucoup de blockhaus du Mur de l'Atlantique sont intacts alors que non entretenus.

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