Choc gazier

De Oleowiki.

Parce que le gaz était initialement un sous-produit d'extraction du pétrole, l'habitude a été prise d'indexer le cours des contrats d'achat de longue durée sur le prix du baril de pétrole. De ce fait, le prix du gaz s'est envolé en Europe en 2005-2006, alors qu'il n'y avait pas de déséquilibre offre-demande, du fait des records du prix du baril de l'été précédent provoqués par le passage des ouragans Katrina et Rita dans le Golfe du Mexique.

A peu près en même temps, aux Etats-Unis, où le gaz naturel est coté en Bourse, l'arrivée d'une vague de froid en conjonction avec un plafonnement de la production (pic gazier ?), et sans doute des phénomènes spéculatifs, a entraîné des hausses démesurées (+150%) mais temporaires.

Enfin, la Russie, via Gazprom, a décidé de relever ses tarifs vis-à-vis de ses clients au quatrième trimestre 2005, allant jusqu'à couper quelques jours l'approvisionnement de l'Ukraine qui refusait ces hausses.

  • La France ne dépend de la Russie que pour environ 20% de ses approvisionnements en gaz ; les deux tiers de son gaz provient en 2004 de pays stables et sûrs (Norvège et Pays-Bas).

Capacités de stockage en Europe

La capacité de stockage est un atout essentiel pour éviter de donner des idées de "chantage au robinet" à ses fournisseurs.

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On voit que le Royaume-Uni est particulièrement mal armé en la matière.

"OPEP du gaz"

L'OCDE dans son ensemble étant de plus en plus dépendante d'importations, la Russie tente actuellement de construire une "OPEP du gaz" en rassemblant les grands producteurs "instables" comme l'Algérie, le Qatar, la Libye, les pays d'Asie Centrale et peut-être l'Iran.


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