Epuisement des ressources naturelles

Un article de Oleowiki.

Sommaire

Pétrole

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Gaz

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Charbon

100 à 300 ans de réserves, selon les sources

Uranium

Si on applique le même raisonnement que pour les énergies fossiles, à savoir diviser la taille des réserves par la consommation annuelle, on obtient un ratio R/P de l'ordre d'un siècle. Mais un tel raisonnement n'est pas suffisant dans le cas de l'uranium :

  • les réserves d'uranium correspondent à la quantité d'uranium qu'on sait extraire pour un prix donné, souvent $80/kg. Si on est prêt à payer beaucoup plus cher, la quantité d'uranium récupérable augmente de façon très importante ; comme l'uranium ne représente qu'environ 5% du coût du kWh électrique sortie centrale, cela signifie que si le prix de l'uranium était multiplié par 10, le prix de l'électricité nucléaire sortie centrale augmenterait seulement de 50%... et le prix de l'utilisateur final seulement de 25%, car la moitié du prix qu'il paie sert à amortir les coûts de transport et de distribution.
  • les centrales nucléaires actuelles "brûlent" très mal le combustible : quand il est déclaré "usé", il contient encore du plutonium et de l'U235 qui, après retraitement, peuvent fournir du combustible. Selon les données du CEA, on peut réutiliser, après retraitement, 75% d'une "charge" neuve (uranium enrichi à 4%) sous forme d'uranium enrichi et de MOX (mélange d'uranium et de plutonium). On peut donc considérer que le retraitement permet de multiplier au moins par deux les réserves d'uranium. Et Les Etats-Unis n'ont pas (encore ?) recyclé un gramme de tout le combustible usé que leurs centrales nucléaires recrachent depuis 40 ans, mais l'entreposent aujourd'hui "en attendant" de le stocker "de façon réversible" sous la Yucca Mountain.
  • le plutonium militaire, produit en quantité démentielle durant la guerre froide pour équiper les missiles intercontinentaux, peut être utilisé de façon plus pacifique, après conversion en MOX. Les accords de désarmement START et SALT ont amené d'énormes quantités de plutonium sur le marché du combustible "civil".

Le cours de l'uranium témoigne-t-il d'un épuisement des ressources ?

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Source : The Ux Consulting Company

Prix spot et long terme sont également disponibles sur Cameco.com

En fait, l'uranium n'est pas coté en Bourse. Les "cours" dont on entend souvent parler, comme celui publié ci-dessus, correspondent à des indicateurs établis par des acteurs de la filière sur la base des prix de vente récemment affichés (sans qu'il y ait forcément transaction) et dont ils ont connaissance ; leur représentativité est donc discutable. Encore plus que sur le pétrole ou le gaz, une pénurie entraîne une flambée de l'indicateur prix, mais la réciproque n'est pas toujours vraie. Cette sacrée spéculation !

Et le thorium ?

L'Inde et la Norvège ont annoncé en 2007 qu'elles engageaient des efforts de recherche pour développer cette filière, ces deux pays disposant d'importantes ressources minières. L'initiative indienne est aujourd'hui la plus avancée, l'objectif affiché étant de développer un réacteur de recherche de 300 MW, soit une puissance équivalente à celle d'une centrale à gaz ordinaire. Ces efforts de développement d'une filière de substitution laissent à penser que la surabondance d'uranium est derrière nous.

Autres ressources

Selon Quid.fr : Aluminium 147 ans

Argent 14 ans

Brome 26 ans

Cobalt 149 ans

Lithium 265 ans

Mercure 75 ans

Nickel 44 ans

Plomb 21 ans

Zinc 24 ans