France

De Oleowiki.

Suite aux deux premiers chocs pétroliers, la France a opté pour une politique énergétique multisources faisant notamment la part belle à l'énergie nucléaire (Oléocène). Le potentiel de développement des énergies renouvelables y est encore important :

  • biomasse (Oléocène), notamment les biocarburants (Oléocène) : sans toucher aux terres agricoles, les massifs forestiers sont loin d'être exploités à leur maximum. L'utilisation plus rationnelle des forêts, comme celle des Landes en BtL (Oléocène) permettrait d'alimenter de l'ordre du million de véhicules en gazole.
  • solaire : Un ensoleillement assez généreux.
  • éolien : le troisième potentiel européen après l'Angleterre et L'Espagne. En 2005, pour la première fois en France, la production éolienne atteint le niveau notable de 1 TWh, ce qui représente une augmentation de 64 % par rapport à 2004 ;

La France dispose de ressources en charbon, mais elles sont quasiment inaccessibles : les coûts d'extraction sont trop élevés et l'impact environnemental associé n'est plus aujourd'hui acceptable (exploitation à ciel ouvert).


Consommation d'énergie primaire (2005)
Pétrole Gaz Charbon Nucléaire Renouvelables
33,3% 14,8% 4,9% 40,7% 6,4%
48,1%
Fossiles : 53%


Source: le bilan énergétique 2005 et le mix énergétique français en 2005 (gouv.fr)

Sommaire

Politique énergétique

Elle a été déterminée par la loi de programme du 13 juillet 2005, qui fixe 4 grands objectifs à long terme (30 ans) :

  • contribuer à l'indépendance énergétique nationale et garantir la sécurité d'approvisionnement ;
  • assurer un prix compétitif de l'énergie ;
  • préserver la santé humaine et l'environnement, en particulier en luttant contre l'aggravation de l'effet de serre ;
  • garantir la cohésion sociale et territoriale en assurant l'accès de tous à l'énergie.

Pour cadrer les actions à conduire pour l'application de cette loi, la France se donne des objectifs chiffrés ambitieux et définit un certain nombre de programmes mobilisateurs pour les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables :

Le soutien à un objectif international d'une division par 2 des émissions mondiales de gaz à effet de serre d'ici 2050, ce qui nécessite une division par 4 ou 5 des émissions pour les pays développés ; La réduction en moyenne de 2 % par an d'ici à 2015 de l'intensité énergétique finale (rapport entre la consommation d'énergie et la croissance économique) et de 2,5 % d'ici à 2030 ; La production de 10 % des besoins énergétiques français à partir de sources d'énergie renouvelables à l'horizon 2010 ; - une production intérieure d'électricité d'origine renouvelable à hauteur de 21 % de la consommation en 2010 contre 14 % actuellement, soit + 50 % ;

  • le développement des énergies renouvelables thermiques pour permettre d'ici 2010 une hausse de 50% de la production de chaleur d'origine renouvelable ;
  • l'incorporation de biocarburants et autres carburants renouvelables à hauteur de 2 % d'ici au 31 décembre 2005 et de 5,75 % d'ici au 31 décembre 2010.

La mise en œuvre de trois plans mobilisateurs pour les économies d'énergie et le développement des énergies renouvelables :

  • Le plan "L'énergie pour le développement " pour étendre l'accès aux services énergétiques des populations des pays en développement ;
  • Le plan "Face sud " dans le bâtiment doit permettre l'installation de 200 000 chauffe-eau solaires et de 50 000 toits solaires par an en 2010 ;
  • Le plan "Terre Énergie " pour atteindre une économie d'importations d'au moins 10 millions de tonnes équivalent pétrole en 2010 grâce à l'apport de la biomasse pour la production de chaleur et de biocarburants.

La loi de programme sur les orientations de la politique énergétique prévoit également le maintien de l'option nucléaire en France. Le nucléaire contribue de façon décisive à atteindre trois des objectifs de la politique énergétique définis dans la loi : garantir l'indépendance énergétique nationale et la sécurité d'approvisionnement, lutter contre l'effet de serre et enfin assurer des prix de l'électricité compétitifs et réguliers. Source : L'adoption de la loi de programme fixant les orientations de la politique énergétique (gouv.fr)

Bilan énergétique 2005


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consoenergtiquefrancecx0.png Source : http://www.industrie.gouv.fr/infopres/presse/bilanflux2005.pdf

Production d'énergie 2005

Fossiles & assimilés

  • Le pétrole : insignifiant (bassin parisien)
  • Le gaz (Lacq): fermeture en 2010. (voir ci-dessous)
  • Le charbon : dernière mine (Merlebach) fermée en 2003. Selon BP, les réserves sont de 17 millions de tonnes, à comparer aux 63 000 millions de tonnes de l'Allemagne. En fait, elles s'élèveraient à plus de 350 millions de tonnes.

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La production a "piqué" en 1958 ; plus que l'épuisement des gisements, la décrue brutale s'explique par le coût élevé d'extraction (entre 70 €/t en Centre-Midi et 250 €/t dans le Nord), non compétitif quand le charbon importé valait 50 €/t et que le parc de centrales électriques se convertissait au nucléaire à marche forcée. Depuis 2004, le prix mondial du charbon monte et les mines du Centre de la Fance redeviennent compétitives. Voir aussi le fil Etat des réserves de charbon en france sur le forum Oléocène

Renouvelables

  • L'hydraulique : nombreux barrages (Rhône, Isère, etc...). "Sur 28 TWh de potentiel théorique, il faut notamment retrancher les barrages sur des rivières protégées et dans des parcs naturels. Selon le rapport, le potentiel réel s'élève en réalité à 13,4 TWh, soit 19 % d'accroissement possible des capacités, y compris par amélioration de sites actuels." edf actu.
  • L'éolien : parc installé : 954 éoliennes. Puissance: 757 MW. Production 1 TWh: Suivi éolien (suivi-eolien.com)
    • 400 MW en 2004,
    • 700 MW en 2005,
    • 1 300 MW fin 2006.

L'évolution du parc installé en France évolue rapidement, mais avec environ 5 à 8 ans de retard par rapport au pays du Nord. En comparaison, l'Allemagne dispose de 20 000 MW installés en éolien, l'Espagne 10 000 MW et le Danemark 3 000 MW.

Consommation d'énergie 2004

Par secteur

Industrie - Agriculture 25,1%
Résidentiel - Tertiaire 43,3%
Transports 31,6%


Par source

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Pétrole

La consommation de pétrole de la société française s'établit ainsi pour l'année 2004.
Dans la dernière colonne, la variation en pourcent entre 2003 et 2004

Usage non énergétique 13.2 Mtep 15% -1.5%
Industrie 6.1 Mtep 7% -1.3%
Residentiel tertiaire 15.4 Mtep 17.5% -2.8%
Agriculture 2.3 Mtep 2.6% +2.2%
Transport 49.4 Mtep 56.3% +0.7%
Production électrique 1.4 Mtep 1.6% +2.3%
Total 87.8 Mtep 100%
Total 2005 87.0 Mtep 100%

Source : Bilan 2004 (PDF) du Ministère de l'Industrie

A noter donc : les transports représentent 56.3% des hydrocarbures mais 22% au total.

Gaz

Avec moins de 45 milliards de m3 de gaz naturel consommés en 2004, la France est un consommateur de taille moyenne (1,7% du total mondial, soit autant que les Pays-Bas et deux fois moins de que le Royaume-Uni), du fait de la prédominance du nucléaire dans la production d'électricité. Ses approvisionnements sont diversifiés :

(source : BP)

Il est principalement importé par des contrats de long terme, ou directs par les clients éligibles, le reste provenant du gisement de Lacq en France, presque épuisé et dont la fin d'exploitation par Total est prévue en 2010

(source : DEGMP (gouv.fr))

Voir aussi le fil dédié au gaz en France sur le forum Oléocène

Electricité

Renouvelables

10 millions de tep de bois sont brûlés chaque année, à 90% pour le chauffage domestique.

Liens