Prix du baril en Euro
Un article de Oleowiki.
Graphique
Données disponibles en bas de l'article
Origine du graphique : blog des Aerobar Films
Interprétation des dernières évolutions de tendance
2012
La crise de la zone euro provoque une légère dépréciation de sa monnaie, et par conséquent un renchérissement du prix apparent.
2011
Le prix du baril s'est rapidement établi à 80 € où il est resté parfaitement stable, sans doute grâce une stratégie modératrice de l'OPEP.
2010
Après une chute historique due à la crise financière de 2008-2009, les cours se sont rétablis à un niveau qui semble correspondre à un équilibre stable des exigences des pays producteurs et consommateurs. La valeur élevée des cours ainsi que leur stabilité permet aux industriels de retrouver une certaine sérénité dans le montage de leurs investissements.
2008
Une poussée spéculative inédite a amené le baril jusqu'au maximum absolu de 93 euro en juillet 2008. Depuis, les cours s'effondrent, du fait du retrait progressif des acteurs spéculatifs des marchés à terme de matières premières, ainsi que de l'orientation à la baisse de la demande mondiale.
2007-2008
L'hiver doux 2006-2007, ainsi que le potentiel d'accroissement des livraisons des pays non-OPEP annoncé pour 2007, ont suffi à faire baisser le baril juste au-dessus de 40 € en janvier 2007, dans un mouvement fort éloigné de toute pénurie pétrolière. L'annonce non confirmée d'une nouvelle baisse de livraison de l'OPEP de 500 kbbl/d au 1er février 2007 n'a eu aucun impact.
La dépréciation marquée du dollar a permis d'atteindre des niveaux psychologiquement importants ($100), mais il s'agissait d'un simple retour à la trajectoire en euro engagée à la mi-année 2006.
Depuis septembre 2007, le cours remonte vers son maximum absolu (68 € constants en 1982).
2004-2006
Une spéculation à la hausse, à laquelle ont participé de nouveaux acteurs aux puissants moyens financiers (hedge funds), a été alimentée par :
- les tensions géopolitiques autour de l'Iran, de la Syrie et du Liban, faisant craindre des ruptures dans les approvisionnements en provenance du Moyen-Orient,
- les aléas météorologiques, attendus ou réels (cyclones Katrina et Rita), dans le Golfe du Mexique,
- une vision simpliste et fausse des cycles de consommation des pays développés, centrée sur le mode de vie supposé des Américains. Ainsi, il a été évoqué la mythique driving season, localisée au printemps et au début de l'été, durant laquelle les Américains passeraient leur temps à conduire. L'analyse des données de l'AIE montre qu'en fait, la consommation pétrolière de l'OCDE est maximale... au dernier trimestre de l'année :
Cette spéculation a ajouté une prime de risque au baril qui a culminé à 15 € environ.
La fin du conflit Israël-Liban à l'été 2006, conjuguée à une saison cyclonique banale, a inversé le sens de la spéculation et a provoqué une chute brutale, enrayée partiellement par l'action de l'OPEP, qui a décidé en septembre 2006 de restreindre ses productions d'1.2 Mbbl/d ; même si cette décision n' a été que partiellement suivie par ses membres, elle a été suffisante pour enrayer la chute entre septembre et décembre 2006. Cette valeur est toujours très supérieure au coût moyen de production du baril, et même au coût de production marginal.
2003
La dépréciation du dollar qui a suivi l'engagement anglo-américain en Irak a provoqué une première hausse du prix du pétrole en dollars, que l'appréciation de l'euro a complètement annulée.
Et la Chine dans tout ça ?
Depuis plusieurs années, la progression de la demande chinoise dépasse celle des autres pays, ce qui en fait la première responsable de la pression commerciale ; l'impact de cette pression reste certainement inférieur aux paramètres cités ci-dessus (spéculation boursière, géopolitique, OPEP, espérance de gain boursier, climat). Il est de plus probable qu'une grande partie du pétrole chinois ne soit pas acheté sur le marché mais dans le cadre de contrats long terme.
Prévisions à moyen terme
Certains, comme le Department of Energy des Etats-Unis, clament que la reprise récente des investissements pétroliers devrait calmer le jeu à partir de 2008. Cette hypothèse acceptable est malheureusement entachée par leur refus d'accepter en parallèle l'imminence d'un pic pétrolier à l'horizon de la décennie...
Source : EIA International Energy Outlook 2007
Prix moyens mensuels du baril en euros (2002 - ....)
2002: 22,0 JANVIER / 23,3 FEVRIER / 27,0 MARS / 29,0 AVRIL / 27,7 MAI / 25,2 JUIN / 25,9 JUILLET / 27,2 AOUT / 29,0 SEPTEMBRE / 28,1 OCTOBRE / 24,3 NOVEMBRE / 27,8 DECEMBRE / Année 2002: moyenne 26,40 €
2003: 29,4 JANVIER / 30,4 FEVRIER / 28,3 MARS / 23,0 AVRIL / 22,4 MAI / 23,7 JUIN / 24,9 JUILLET / 26,8 AOUT / 24,2 SEPTEMBRE / 25,3 OCTOBRE / 24,6 NOVEMBRE / 24,3 DECEMBRE / Année 2003: moyenne 25,54 €
2004: 24,8 JANVIER / 24,4 FEVRIER / 27,4 MARS / 27,9 AVRIL / 31,4 MAI / 29,0 JUIN / 31,2 JUILLET / 35,2 AOUT / 35,4 SEPTEMBRE / 39,9 OCTOBRE / 33,2 NOVEMBRE / 29,5 DECEMBRE / Année 2004: moyenne 30,76 €
2005: 33,9 JANVIER / 34,9 FEVRIER / 40,3 MARS / 40,1 AVRIL / 38,2 MAI / 44,7 JUIN / 47,8 JUILLET / 52,0 AOUT / 51,3 SEPTEMBRE / 48,7 OCTOBRE / 46,9 NOVEMBRE / 48,0 DECEMBRE / Année 2005: moyenne 43,70 €
2006: 52,0 JANVIER / 50,4 FEVRIER / 51,7 MARS / 57,3 AVRIL / 54,5 MAI / 54,2 JUIN / 57,2 JUILLET / 57,2 AOUT / 48,6 SEPTEMBRE / 45,8 OCTOBRE / 45,6 NOVEMBRE / 47,3 DECEMBRE / Année 2006: moyenne 51,87 €
2007: 41,3 JANVIER / 44,0 FEVRIER / 46,9 MARS / 49,9 AVRIL / 49,8 MAI / 52,9 JUIN / 56,0 JUILLET / 51,9 AOUT / 55,4 SEPTEMBRE / 57,9 OCTOBRE / 63,0 NOVEMBRE / 62,4 DECEMBRE / Année 2007: moyenne 52,86 €
2008: 62,5 JANVIER / 64,4 FÉVRIER / 66,8 MARS / 69,2 AVRIL / 79,1 MAI / 85,1 JUIN / 84,5 JUILLET / 73,7 AOUT / 68,0 SEPTEMBRE / 53,7 OCTOBRE / 41,1 NOVEMBRE / 29,9 DÉCEMBRE / Année 2008: moyenne 65,71 €
2009: 32,7 JANVIER / 33,8 FÉVRIER / 35,7 MARS / 38,1 AVRIL / 42,2 MAI / 49,0 JUIN / 45,8 JUILLET / 50,8 AOUT / 46,4 SEPTEMBRE / 49,2 OCTOBRE / 51,4 NOVEMBRE / 50,9 DÉCEMBRE / Année 2009: moyenne 44,10 €
2010: 53,4 JANVIER / 53,8 FÉVRIER / 58,1 MARS / 63,3 AVRIL / 59,9 MAI / 61,2 JUIN / 59,0 JUILLET / 59,8 AOUT / 59,5 SEPTEMBRE / 59,5 OCTOBRE / 62,4 NOVEMBRE / 69,2 DÉCEMBRE / Année 2010: moyenne 59,86 €
2011: 73,2 JANVIER / 76,0 FÉVRIER / 81,5 MARS / 85,3 AVRIL / 79,7 MAI / Année 2011: moyenne 79,2 €
Données compilées mensuellement par AJH à partir des pages du site http://www.developpement-durable.gouv.fr/ :
Historique depuis 1983
http://www.soleocene.org/phpBB3/download/file.php?id=144 Source : DGEMP
Conséquences de la variation des prix du baril en Euros
Date > € contre $ > Baril en $ > Baril en € > Prix HT du litre de gasole
janvier 2002 > 0,88 > 19,4 > 22,0 > 0,24
janvier 2003 > 1,06 > 31,2 > 29,4 > 0,29
janvier 2004 > 1,26 > 31,3 > 24,8 > 0,26
janvier 2005 > 1,31 > 44,5 > 34,0 > 0,35
janvier 2006 > 1,21 > 63,0 > 52,1 > 0,47
Deltas:
2002 à 2003 > 7,4 € d'augmentation le baril > 0,05 € d'augmentation du litre HT
2003 à 2004 > 4,6 € de diminution du prix du baril > 0,03 € de diminution du litre HT
2004 à 2005 > 9,2 € d'augmentation du prix du baril > 0,09 € d'augmentation du litre HT
2005 à 2006 > 18,1 € d'augmentation du prix du baril > 0,12 € d'augmentation du litre HT
Entre 2002 et 2006 > 30,1€ d'augmentation du prix du baril a induit une augmentation de 0,23 € du prix HT du litre
On peut donc considérer qu'en moyenne, une augmentation de 10 € du prix du baril induit une augmentation du litre HT de +/- 0,08 €, soit environ 15 centimes le litre à la pompe, suivant les carburants.
Voir aussi :
- Elasticité de la demande au prix du pétrole
- [ http://www.enerzine.com/evolution-prix-carburant.html évolution du prix des carburants en France] sur un an glissant (Enerzine)
Prix du pétrole en dollars et en euros / prix de l'essence et du gasoil
- Le prix du pétrole en dollars et en euros (avec et sans inflation) et en Smic horaire depuis vingt ans
- Le prix du pétrole, de l'essence et du gasoil (et du fioul domestique) depuis vingt ans
Prix du baril en euros, en temps réel
Sur zagaz.com

